Hygiène de vie

Naturopathie et sommeil : quelles habitudes pour favoriser un meilleur équilibre ?

Horaires, écrans, excitants, activité physique et environnement : découvrez les habitudes quotidiennes pouvant favoriser un meilleur sommeil.

Trainin Center··7 min de lecture
Habitudes quotidiennes favorisant un sommeil équilibré
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Bien dormir ne dépend pas uniquement du nombre d’heures passées au lit.

Horaires irréguliers, stress, écrans, excitants, manque d’activité physique ou environnement inadapté peuvent influencer la qualité du sommeil.

C’est pourquoi le sommeil fait souvent partie des thèmes abordés lors d’une consultation de naturopathie.

Mais lorsque des troubles deviennent persistants ou ont des conséquences importantes pendant la journée, ils nécessitent une évaluation médicale.

L’Assurance Maladie définit notamment l’insomnie par une mauvaise quantité ou qualité de sommeil ayant un retentissement sur les activités physiques, psychiques ou sociales du lendemain.

Pourquoi s’intéresser au sommeil en naturopathie ?

Le naturopathe travaille principalement sur les habitudes de vie.

Le sommeil est donc naturellement intégré à cet échange, au même titre que l’alimentation, l’activité physique ou le rythme professionnel.

Il peut notamment demander :

  • à quelle heure la personne se couche ;
  • à quelle heure elle se lève ;
  • si les horaires changent fortement le week-end ;
  • si l’endormissement est difficile ;
  • s’il existe des réveils nocturnes ;
  • si la personne se sent reposée au réveil ;
  • si elle consomme du café, du thé ou des boissons énergisantes ;
  • si elle utilise beaucoup les écrans le soir.

1. Retrouver des horaires relativement réguliers

Le corps fonctionne notamment grâce à des rythmes biologiques.

Des horaires très variables peuvent compliquer l’endormissement chez certaines personnes.

L’Assurance Maladie recommande notamment de maintenir des horaires relativement réguliers de lever et de coucher lorsqu’on cherche à améliorer son sommeil.

Il n’est pas nécessaire d’organiser chaque soirée à la minute près.

L’idée consiste surtout à créer progressivement des repères.

2. Faire attention aux excitants

Café, thé et autres produits contenant de la caféine peuvent perturber l’endormissement ou le sommeil chez certaines personnes.

L’Assurance Maladie recommande notamment d’éviter les excitants à partir de l’après-midi lorsqu’une personne rencontre des difficultés de sommeil.

La sensibilité reste cependant individuelle.

Un bon accompagnement commence donc par observer les habitudes plutôt que d’interdire automatiquement certains aliments ou boissons.

3. Réduire progressivement la stimulation en soirée

Passer directement d’une journée très active à l’endormissement peut être difficile.

Créer une transition permet de signaler progressivement au corps que la journée se termine.

Cela peut passer par :

  • une lumière plus douce ;
  • une activité calme ;
  • quelques pages de lecture ;
  • une douche ;
  • un exercice respiratoire ;
  • une réduction progressive des sollicitations numériques.

L’Assurance Maladie recommande notamment de privilégier un éclairage plus doux en soirée et de réduire certaines stimulations avant le coucher.

4. Bouger pendant la journée

L’activité physique régulière contribue au bien-être général et peut favoriser un sommeil de meilleure qualité.

Cela ne signifie pas qu’une personne doit devenir sportive pour mieux dormir.

Marcher davantage, se déplacer à vélo ou pratiquer une activité agréable plusieurs fois par semaine peut déjà contribuer à un mode de vie moins sédentaire.

5. Aménager l’environnement de sommeil

La chambre elle-même joue également un rôle.

Le calme, l’obscurité, l’aération ou la température peuvent influencer le confort pendant la nuit.

Les recommandations de l’Assurance Maladie insistent notamment sur une chambre adaptée au sommeil et sur la réduction des activités stimulantes dans le lit.

Exemple : pourquoi faut-il regarder l’ensemble du quotidien ?

Thomas se plaint de difficultés d’endormissement.

Il pense avoir besoin d’un complément alimentaire.

Lors de l’entretien, on découvre pourtant qu’il :

  • termine régulièrement de travailler à 22 h ;
  • boit plusieurs cafés pendant l’après-midi ;
  • dîne tard ;
  • regarde son téléphone au lit ;
  • se lève à des horaires très variables.

Avant de chercher un produit supplémentaire, plusieurs leviers comportementaux peuvent donc être testés.

C’est précisément le rôle de l’analyse de l’hygiène de vie.

Les plantes sont-elles nécessaires pour mieux dormir ?

Non.

Certaines personnes associent automatiquement naturopathie et plantes.

Pourtant, un accompagnement du sommeil peut commencer entièrement par l’organisation du quotidien.

Et lorsqu’un complément alimentaire à base de plantes est envisagé, il faut tenir compte des contre-indications et interactions éventuelles.

L’Anses rappelle que les compléments alimentaires, y compris végétaux, ne sont pas sans risque.

Quand faut-il consulter un médecin ?

Une difficulté occasionnelle de sommeil n’est pas la même chose qu’un trouble persistant.

Un avis médical est particulièrement pertinent lorsque :

  • les difficultés durent ;
  • elles deviennent fréquentes ;
  • la fatigue est importante ;
  • la somnolence apparaît dans la journée ;
  • les activités professionnelles ou personnelles sont affectées ;
  • des troubles respiratoires nocturnes sont suspectés ;
  • l’état psychologique se dégrade.

Le bilan médical permet notamment de rechercher la nature du trouble et ses causes possibles.

Quelle est alors la place du naturopathe ?

Le naturopathe peut accompagner les habitudes quotidiennes :

  • rythme ;
  • alimentation ;
  • activité physique ;
  • organisation de la soirée ;
  • récupération ;
  • gestion du stress.

Il ne diagnostique pas une pathologie du sommeil.

Cette distinction fait partie des limites essentielles de la pratique naturopathique.

La DGCCRF rappelle que les pratiques non conventionnelles ne doivent pas remplacer une prise en charge médicale nécessaire.

Se former à l’accompagnement du sommeil

Pour un futur naturopathe, connaître une liste de conseils ne suffit pas.

Il faut apprendre à interroger correctement la personne, comprendre ses habitudes, identifier des priorités réalistes et reconnaître les situations dans lesquelles une orientation médicale est nécessaire.

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À retenir

Le sommeil s’inscrit dans une approche globale de l’hygiène de vie.

Horaires, activité physique, excitants, environnement, niveau de stimulation et gestion du stress peuvent tous être examinés.

Le rôle du naturopathe consiste à accompagner les habitudes quotidiennes et non à diagnostiquer ou traiter un trouble du sommeil.