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Manuel de formation · Praticien·ne naturopathe avec Trainin Center
Trainin Center · École française de formation en bien-être
Mentions légalesCe manuel constitue le support de formation principal du parcours Praticien·ne naturopathe de Trainin Center. Il rassemble, en une référence unique, les fondements théoriques et pratiques nécessaires à l’exercice de la naturopathie.
Il s’organise en deux parties. La Partie 1 couvre le socle du praticien — Modules 1 à 6. La Partie 2 est consacrée à l’installation et au développement professionnel.
© Trainin Center — Tous droits réservés. Ce document est réservé à l’usage personnel des élèves inscrits. Toute reproduction, diffusion ou revente, totale ou partielle, est interdite sans autorisation écrite de Trainin Center.

BienvenueNous sommes heureux de vous accompagner dans cette formation. La naturopathie n’est pas seulement un ensemble de techniques : c’est une manière de comprendre l’être humain dans sa globalité, et d’accompagner chacun vers davantage de vitalité.
Tout au long de ce manuel, vous découvrirez les grandes cures, l’étude des tempéraments, l’anatomie et la physiologie, la bio-nutrition, la phytologie, l’iridologie, puis l’art de la consultation et le cadre déontologique de la pratique.

L’écoleTrainin Center forme en ligne aux pratiques du bien-être, de la naturopathie et de l’accompagnement naturel, avec une approche à la fois structurante, humaine et accessible à distance.
Des contenus clairs à suivre où vous voulez, quand vous voulez, avec un accompagnement tout au long du parcours.
Un enseignement rigoureux, fidèle aux fondements de la naturopathie, qui prépare à une posture de praticien responsable.
Le parcours complet Praticien·ne naturopathe donne lieu à une certification de fin de formation, attestant des compétences acquises.
Mode d’emploiChaque module s’ouvre sur une page de présentation, puis déroule son contenu théorique et pratique. Les titres en vert (I, II, III…) structurent les grandes parties ; les sous-titres précisent les notions.
Prenez le temps d’assimiler chaque partie avant de passer à la suivante.
Chaque notion s’inscrit dans une stratégie d’accompagnement individualisée.
Des QCM jalonnent le parcours pour ancrer les acquis.
L’équipe pédagogique reste disponible tout au long de la formation.
SommaireLes six premiers modules posent les fondements du métier : les cures et les tempéraments, le corps humain, l’alimentation, les plantes, l’iridologie, puis la consultation et la déontologie.

Le socle de la pratique : comprendre les cures, lire les tempéraments et maîtriser les grandes techniques naturopathiques.
Il ne s'agit pas de soigner par un traitement mais de rétablir une hygiène de vie.
La naturopathie applique un ensemble de techniques (nutrition, exercices physiques, diététiques et respiratoires, gestion mentale, hydrologie, phytothérapie, techniques manuelles, utilisation d'autres éléments naturels...) aucune technique n'a pour unique but de traiter ou soulager un symptôme : le naturopathe a une approche globale.
Ces pratiques répondent et s’adaptent aux différentes sources de déséquilibres. Elles sont systématiquement insérées dans une stratégie globale en fonction du problème particulier de la personne qui est venue consulter : son tempérament, sa vitalité, son entourage ainsi que le stade de son désordre biologique. Ainsi, par exemple, une nourriture correcte sera insuffisante si l'on ne prend pas en compte les éléments suivants : l'activité physique ou la gestion mentale. Les techniques permettent des résultats bien au-delà de la simple somme arithmétique de chaque technologie.
Elles sont à adapter à l'individu, plus particulièrement selon ses particularités : tempéraments, forces et faiblesses des organes respectifs, surcharges, vitalité, facteurs familiaux et psychosociaux; en raison des réponses du corps à ces processus; selon le but que l'on se donne : retrouver la santé ou la maintenir ?
Elles sont hiérarchisées en fonction de l'état de l'individu. Ne pas stimuler tous les émonctoires en même temps et s'assurer que toutes les fonctions sont dans un état de réaction.
Il n'y a pas de techniques supérieures à d’autres, les 3 sont fondamentales Alimentation et diététique: nous sommes ce que nous consommons. Exercices physiques: hygiène musculaire et émonctorielle Gestion du mental: le stress et les facteurs psychologiques ont une réelle action
Les 10 techniques doivent être connues et sont nécessaires au naturopathe. L'étude d'une spécialité ne relève pas de la naturopathie. C'est la tendance actuelle de la médecine douce: spécialisation, approche symptomatique dans un esprit allopathique.
d'atténuer les symptômes que de s'attaquer à leurs sources, c'est-à-dire de déterminer la cause profonde du mal.
une négociation sur le programme de la cure : car c’est le client qui sera l’acteur et va appliquer la cure. Donner des outils qui lui permettront d'atteindre les objectifs tout en restant rigoureux sur les bases.
ce que nous remarquons, ou sentons.
l'allopathie. Il s'agit d'aller beaucoup plus loin en améliorant le terrain et en rétablissant la santé. Le soulagement du symptôme par la biothérapie n'est pas la solution prioritaire.
Pas toujours facile, car l'énergie vitale varie selon le moment de la journée et selon l'évolution de la maladie.
La naturopathe est un éducateur de santé : il doit expliquer la source de la maladie, les erreurs de vie et le but des cures et techniques afin que le sujet devienne un acteur de sa santé.
Il est souhaitable que le naturopathe donne lui-même l'exemple en étant en pleine santé et qu'il puisse témoigner de son expérience personnelle, même si chacun est unique.
Détoxification: cure d'élimination visant à éliminer les déchets et les substances toxiques de l'organisme.
Revitalisation: consiste à stimuler l'énergie Stabilisation: permet de maintenir l’état de santé Régénération: consiste à renforcer le bon fonctionnement des organes/cellules, corriger les carences.
En général, la démarche logique des cures est de parcourir le trajet suivant : nettoyage, réparation, ré-harmonisation.
Cependant, il est souvent indispensable de revitaliser avant de désintoxiquer, la personne étant déjà fragilisée et souvent dévitalisée.
Un bon naturopathe est celui qui définit une cure adaptée, dans laquelle les différentes méthodes ont été choisies en fonction des fins recherchées. L’information du public étant souvent biaisée par la culture allopathique dominante.
-Alimentation / Bromatologie (science de se nourrir) -Plantes / Phytologie: nous utilisons des végétaux qui ont des actions spécifiques sur l'organisme, certaines sont plus ou moins ténues pour faciliter le processus d'élimination.
Les déchets sont une cause de toutes les maladies. Ils sont d'origine endogène et exogène.
Endogène (résidus du fonctionnement cellulaire et du métabolisme): l’organisme crée ses déchets.
Exogène: sont de plusieurs types de substances Intestin enflammé qui devient perméable et permet le passage des toxines. Molécules chimiques synthétiques non destinées au métabolisme du corps : colorants, médicaments, pesticides. Ces résidus doivent être évacués pour les empêcher de pénétrer dans les fluides et les tissus du corps. Des toxines apparaissent dès que :
la quantité de nourriture consommée est plus importante que les besoins du corps (excès) les aliments ne conviennent pas aux exigences (aliments trop cuits, dénaturés) les faux aliments toxiques (alcool, café, molécules synthétiques, thé.) les aliments ont perdu leurs propriétés nutritionnelles et sont devenues des substances toxiques (mélanges alimentaires incompatibles)
Presque tous les individus manquent de vitalité, car ils se retrouvent de plus en plus seuls, coupés de leur environnement. Pour corriger, ils haussent leurs apports en vitamines ou oligo-éléments (souvent synthétiques) et en plantes adaptogènes. mais celles-ci ne leur apportent pas de vitalité, elles ne leur donnent qu'un "coup de pouce" temporaire.
La baisse du métabolisme digestif, émotionnel et immunitaire entraîne une hausse des déchets dans l'organisme et entraîne également une diminution de la vitalité. Une redynamisation est donc indispensable pour compenser ce manque.
Les surmenages et les soucis conduisent à des perturbations organiques. Le stress devient de plus en plus présent dans notre société et cela consomme beaucoup d'énergie. Ainsi le corps pompe de l’énergie psychique au détriment du corps.
La pollution chimique et physique cause des dégâts organiques mais affecte également le patrimoine génétique, ce qui affaiblit le potentiel vital :
Remarque: depuis près d'un siècle, nous sommes face à une croissance phénoménale des rejets exogènes : polluants, métaux lourds, produits chimiques toxiques (insecticides, colorants, herbicides, pesticides, additifs de synthèse, résidus d'antibiotiques, stabilisateurs, médicaments).
Ces polluants sont notamment très répandus : le régime alimentaire nord- américain fournit en moyenne 4 à 5 kg de produits chimiques par individu et par an. On sait que certains de ces aliments pris séparément sont considérés comme toxiques en raison de la dose ingérée, mais leur effet sur le corps humain est complètement inconnu.
La contamination affaiblit et interrompt l'activité des cellules qui ne fonctionnent plus normalement. De plus, les molécules chimiques stockées dans le corps sont difficiles à supprimer dès qu'elles ne sont pas absorbées par les enzymes.
Le rayonnement peut changer le contenu du noyau cellulaire sans entraîner la mort de la cellule. La jeune cellule ne se soumettra plus au régime général de conservation de l'unité biologique mais vivra pour elle-même comme un organisme parasitaire (cancer).
Cette cure permet de supprimer les substances indésirables et donc de nettoyer le corps. Elle comporte 3 grands principes qui se déclinent de manière simultanée :
a) Supprimer les surcharges par l’alimentation hypotoxique et la diététique suppose:
Pour adapter le régime alimentaire en fonction du sujet : on ne peut pas toujours réduire trop à la fois sans courir le risque de mettre en circulation une grande masse de déchets dans le corps.
En diminuant l’alimentation → on réduit l'activité digestive → ainsi plus d'énergie disponible pour le reste du corps.
Il existe 3 types régime :
Quantitatif : la quantité est réduite pour obtenir un poids total quotidien de 800 gr, 1000 gr ou 1500 gr. Ce régime est défini en tenant compte du volume de substances nutritives prises chaque jour par le sujet.
Qualitatif : certains aliments sont retirés de la ration alimentaire pour favoriser l'élimination. Une catégorie entière d'aliments peut être supprimée mais il faut être attentifs aux risques de carences et à la faculté du sujet à supporter ces suppressions : l'autolyse qui entraîne le déplacement des déchets. Un régime dissocié ne se fait que dans le contexte d'une cure de désintoxication et doit être restreint à certains mois (sauf exception). Ensuite, il faut ré-associer progressivement.
Le but est de manger un seul aliment (cru ou cuit) autant que l'on veut. Cet aliment est choisi en raison de sa capacité de digestion et de sa composition, mais aussi en fonction de l'état du sujet.
La prise d'un seul aliment permet une digestion plus rapide et épargne des réserves glandulaires et nerveuses. Plus l'aliment est pauvre, plus il est curatif. Les fruits sont en général choisis, mais il peut aussi s'agir de riz. Effets souhaités :
Reste du corps digestif économie hépatique et rénale économies d'énergie nerveuse et glandulaire purification du bol alimentaire (plus de fermentation) et purification du bol digestif élimination des surcharges.
3.Jeûne Il existe deux sortes de jeûne :
Le jeûne hydrique consiste à supprimer toute alimentation pour ne consommer que d’eau (1 à 3 litres par 24 heures).
Le jeûne à sec, qui consiste à ne rien avaler du tout, est effectué sur une période variable en tenant compte des capacités du patient et de son mode de vie antérieur (généralement d'un jour à une semaine).
Le jeûne est la solution la plus efficace, mais il suppose des conditions strictes, y compris une vitalité suffisante du patient et que les organes émonctoires soient capables de supporter la masse de déchets mis en mouvement pour être éliminés.
Il ne doit pas être utilisé avec les personnes âgées ou les femmes enceintes. Il est à noter que le fait de se restaurer ne donne pas d'énergie à une malade mais la consommation d’énergie qu'impliquerait la digestion contribue à sa fragilisation.
b) Libération des énergies vitales Les ondes nerveuses et les glandes sont indispensables à l'auto-guérison, elles sont suffisantes pour nourrir les organes.
Il s'agit donc de les mobiliser et de vérifier que les impulsions nerveuses et les hormones parviennent à chaque organe : des quantités adéquates circulent correctement dans le corps et ne sont pas bloquées dans l'esprit. Il existe 6 principes pour favoriser la libération des calories :
Relaxer :
Principe de base: si l'énergie est entièrement mobilisée par le cerveau cortical, le cerveau physiologique n'a pas assez de force dans le reste du corps pour assurer les fonctions physiologiques.
Il s'agit de court-circuiter le fonctionnement du système nerveux cérébral par rapport au reste du corps : l'énergie ainsi rendue disponible est utilisée au profit du système biologique pour ne pas figer les idées : point de dépense énergétique dans le système mental, augmentation des décharges qui vont se figer sur les neurones qui n'auront plus la capacité de se combiner et de se séparer (voir cours sur les techniques de revitalisation).
La relaxation peut être obtenue par différentes techniques : relaxation consciente, bain chaud, psychothérapie par le yoga et par l'analyse des activités physiques.
Réajuster: Les énergies circulent des stocks vers les organes et des organes réceptifs vers les centres nerveux et glandulaires. Les domaines de rétention d'énergie sont essentiellement situés dans la colonne vertébrale verte, les ceintures dorsale et abdominale et le crâne.
Pour favoriser la remise en circulation de l'énergie, il est essentiel d'utiliser des méthodes efficaces telles que des exercices, des massages, des pratiques manuelles (ostéopathie, chirologie).
Stimuler : C’est une nécessité lorsque l'énergie n'atteint pas les organes sans être arrêtée. Dans ce cas, il est donc nécessaire de provoquer une stimulation de l'organe sous-alimenté par des impulsions sur les voies nerveuses périphériques en exerçant une réflexologie (réflexologie = stimulation des organes à distance à l'aide de points réfléchis).
Recharger : Lorsque les ressources énergétiques sont faibles, il est nécessaire, avant de commencer la phase de répression, de faire le plein d'énergie pour permettre l'auto-guérison. Cela nécessite un contact régulier et continu avec les éléments naturels. Les techniques utilisées sont d'actinologie, la pneumologie, la magnétologie. Aussi, pour promouvoir un régime plutôt cru et se reposer. Déparasiter : Il s'agit de faire de la place dans son esprit et de compenser les idées parasites telles que les idées fixes, les inquiétudes, les angoisses car celles- ci font du gaspillage énergétique.
Remettre les idées dans son champ de vision pour les déloger et libérer l'esprit = rôle de la psychologie.
Positiver :
La réflexion doit être positive pour favoriser l'auto-guérison. L'esprit est débarrassé des pensées nuisibles à la santé et est appelé à utiliser l'énergie corticale pour le bénéfice du corps.
Méthodes et dispositifs sélectionnés en fonction des besoins (voir le cours sur les techniques de stimulation du système neuro glandulaire). Lors d'une consultation, il est essentiel de donner confiance au sujet. Ouvrir les émonctoires :
En fait, il est important de vérifier que le processus d'élimination énergétique est adéquat (coloration de l'urine, transpiration, régularité et couleur des selles), ce qui nécessite une énergie vitale appropriée de la part du sujet. Les reins et la peau chassent les pertes cristalloïdes (solubles): acides, sels. Les champignons et le foie excluent les dégâts colloïdaux (insolubles): expectorations, mucus. Foie et intestin :
Emonctoires spécialisés dans la suppression des muco-polysaccharides. Les différents moyens auxquels on peut faire recours : Les plantes amères (artichaut, chardon marie) pour augmenter la sécrétion biliaire (permet d’enlever les toxiques du sang) ; Bouillotte chaude sur le foie.
Excitation de la vésicule biliaire et des intestins afin d’empêcher que les intestins réabsorbent la bile (fumeterre, radis noir, fenouil) Petits lavements afin d’aider l’élimination intestinale. Purges salines pour purifier la vésicule : la vésicule se sèche dans l’intestin grêle qui ensuite chasse la bile, s’il n’y a pas suppression des selles, la bile est réabsorbée par la vésicule et le foie. Reins :
Emonctoires spécialisées dans la destruction des cristaux qui ont également le pouvoir de demander par la phytologie (plantes diurétiques : bouleau, tige de cerisier, Reine des Prés, pissenlit...) ou hydrologie (cure d'eau distillée). Les plantes usées renferment des ingrédients actifs qui chasseront les métabolites du corps en même temps que l'ingrédient actif utilisé. Cependant, il est difficile de connaître à l'avance quelle plante sera la plus opérante pour un sujet donné, il est donc impératif d'en tenter plusieurs. D'où la propension à donner des ensembles de plantes.
Les poumons :
Un émonctoire destiné à vider les substances colloïdales (mucus) qui sont chassées par pneumologie ou phytologie. Il admet donc de noter que les substances qui ne sont pas éliminées par le foie sont éliminées par les poumons et les voies respiratoires. L'exercice physique fait réagir les poumons en augmentant le niveau d'amplitude respiratoire: augmentation de la circulation sanguine qui augmente l'apport de nutriments (02) et surtout de dégâts (C02) qui seront vidés par les poumons.
La peau :
Émonctoire qui a la particularité d'être mixte : élimination des substances colloïdales et des cristaux. Son pouvoir purifiant peut être augmenté par l'hydrologie (sauna), la phytologie, d'actinologie, le réchauffement de la température corporelle.
Remarque : la bonne façon de promouvoir l'élimination par les 4 émonctoires est de faire de l'exercice. Il n'est pas essentiel de provoquer toutes les émotions en même temps car cela pourrait nécessiter trop d'énergie de la part du sujet, il faut donc choisir.
Conclusion :
La période de la cure de désintoxication est différente selon la personne concernée, elle dépend :
-de la dose de déchets à évacuer et de la rapidité avec laquelle votre corps peut les rejeter.
-du degré de vitalité du patient.
Il est donc important de suivre cette cure pour la réadapter en fonction des manifestations : réviser la durée et/ou l'intensité. Il est indispensable de tenir compte des fluctuations du rythme de vie du patient, de ses problèmes, de son entourage et de son état psychologique.
Quand elle n'est pas pratiquée avant (en cas de faible énergie vitale disponible) ou durant la guérison de désintoxication (c'est-à-dire pratiquée en parallèle, l'individu a besoin d'une revitalisation), elle suit habituellement la cure de désintoxication. Dans ce cas, elle est d'autant plus indispensable que l'organisme qui a rejeté tout ou partie de ses déchets est affaibli et que les carences sont plus importantes qu'au départ de la cure :
Aux déficiences morbides (de la maladie) s'ajoutent les déficiences dues à l'autolyse (détoxification).
Autres motifs de nécessité, les multiples facteurs de la dévitalisation ci-dessous : fatigue digestive chronique et troubles de l'écosystème intestinal nourriture dévitalisée muscles surexploités vie sédentaire lucide ou non sous stimulation professionnelle carence solaire stress oxydatif surcharge mentale isolement psycho-affectif séparation du milieu naturel perte de l'idéal. La cure de remise en forme permet de pallier ces carences. La disparition du poids qui se produit pendant la cure de désintoxication :
de tissus précieux, à savoir : les muscles et les os
rapides correspondent à des pertes d'eau porteuse de sels et d'acides. Cette perte de poids est souvent pénible à accepter chez les sujets, surtout chez les types neuro-arthritiques qui sont assez longilignes. Dans leur cas, elle doit être particulièrement maîtrisée : le régime dissocié ne doit pas être poursuivi au- delà de la cure de désintoxication.
La revitalisation permet de faire le plein d'énergie avant de commencer une nouvelle cure de désintoxication. Il est exceptionnel qu'un seul soin soit satisfaisant et souvent ces 2 sortes de soins alternent avec des durées plus élevées pour la revitalisation que pour la désintoxication. 5 étapes importantes :
Revenir à une alimentation humaine biologique Utiliser au moins des denrées alimentaires de tolérance (amidon et viande rouge) Combler les carences Reprendre une pratique régulière de l'activité physique Satisfaire les besoins énergétiques = dormir assez.
a) Revenir à l'alimentation "humaine biologique Privilégier un régime alimentaire le plus adapté à l'appareil digestif humain et qui fournit les plus importants éléments vitaux. On privilégiera ainsi une alimentation aussi normale, aussi crue que nécessaire (c'est-à-dire la moins modifiée et la moins raffinée possible), la moins polluée par les produits phytosanitaires (donc biologique si possible) et la plus disponible en vitamines, oligo-éléments et enzymes (donc avec une proportion) plus importante d'aliments crus, qu'il faudra moduler.
garder leur force vitalogène, enzymatique. Les aliments crus sont plus digestes que les aliments cuits et génèrent moins de déchets.
l'inverse, il a une tendance à épuiser son capital enzymatique en ne se nourrissant que de produits cuits.
animaux ne sont pas en mesure d'assimiler par eux-mêmes.
nombreuses qualités nutritionnelles des aliments (notion abordée dans le cours consacré à la biochimie digestive).
Les aliments qui ne fournissent rien sur le plan nutritionnel (sont vides) empêchent la digestion ; pourtant, ils sont couramment consommés pour affronter la vie de tous les jours.
Un régime alimentaire biologique est constitué de :
80% de fruits et légumes 20 % de sous-produits animaux (produits laitiers, œufs, crustacés) Il n'est donc absolument pas indispensable de consommer de la viande chaque jour. Bien entendu, ces bases devront être adaptées au climat, aux saisons, à l'activité physique et à la nature du sujet.
b) Utiliser au minimum les aliments de tolérance L'amidon et les viandes rouges sont des aliments résistants qui nous aident à supporter le froid et à faire notre travail (conditions que nous nous sommes imposées).
Il est indispensable de pouvoir définir la dose minimale pour réduire au maximum l'encrassement tout en permettant à notre corps de supporter le travail et le froid.
Sucres composés qui doivent être consommés cuits pour être assimilés par des enzymes : l'amidon est alors transformé en glucose. Ils sont aussi présents dans les pommes de terre, les céréales, les légumineuses.
Avantages La digestion, qui prendra quelques heures, va produire de la chaleur durant tout le processus de digestion.
L'amidon est "stockable" : la sortie du glucose dans le sang se fait sur une durée de plusieurs heures.
Inconvénients -Il nécessite une cuisson, donc plus de charge vitale une fois cuit. -Exige une longue digestion ce qui consomme de l'énergie -Mal digérée, est fermentée et produit des molécules toxiques. -Surcharge le sang de substances colloïdales, qui sont évacuées sous forme de pertes vaginales, d'expectorations, de rhumes ou qui restent dans l'organisme sous forme de colles.
Conclusion : Sa consommation doit être adaptée en fonction des saisons, doit être modérée et accompagnée d'exercice physique.
Peut être mangé cru et est plus digestible de cette façon, mais la tradition veut qu'ils soient mangés cuits pour éviter toute ingestion de bactéries. Principaux inconvénients :
Elle contient beaucoup d'acides (surtout la viande rouge). Une trop grande consommation n'est pas appropriée au tube digestif humain → provoquera des putréfactions.
Leurs déchets devront être éliminés et nécessitent un travail important des reins : les protéines de viande sont évacuées sous forme d'urée et d'acide urique ; les cellules de viande contiennent de nombreux noyaux, d'où une multiplication des déchets d'acide urique.
Les reins humains sont fragiles et ne peuvent éliminer qu'une faible partie de cet acide, d'où le surcroît de travail des reins entraînant la formation d'urate, qui cause des problèmes arthritiques. Ce sont des excitants qui obligent le corps à réagir en puisant dans sa réserve neuro glandulaire avec deux désavantages : L'effet coup de fouet est de brève durée et conduit à la fatigue. Il stimule les surrénales et force le foie à relâcher sa réserve de glycogène, comme en cas de stress.
Veuillez noter :
Diététique = fait partie d'une cure de désintoxication, elle consiste à mettre l'organisme en déficience.
Nutrition = apporte à son organisme ce dont il a besoin au niveau alimentaire. c) Pour combler les carences Il est question d'ajouter des apports de compléments alimentaires naturels au régime de base pour combler les carences. Ces compléments alimentaires naturels sont très intéressants pour leur richesse en :
Minéraux :
Les symptômes de carences: taches blanches sur les ongles, ongles cassants. Il est souvent difficile de savoir ce qui fait défaut à l'organisme, c'est la raison pour laquelle nous donnons des combinaisons de différents minéraux en sachant que l'organisme supprime l'excès.
En cas d'apport insuffisant en calcium, le corps détruit l'os pour nourrir les organes, ce qui conduit éventuellement à des problèmes d'ostéoporose, c'est-à- dire que les os sont alors moins denses et donc plus fragiles. Les minéraux sont très fortement concentrés en :
Les algues marines (fucus, wakamé, varech, nori, kombu ) sont également présentes en oligo-éléments.
L'eau de mer Coquilles (coquilles réduites en poudre) Coquilles d'œuf : enveloppe riche en silice Un minéral développé est chélaté, c'est-à-dire qu'il est lié à un acide aminé ; il autorise une meilleure assimilation. En le chauffant, il y a une dissociation (de chélation), il devient moins performant.
A noter : Les minéraux contenus dans l'eau ne sont pas absorbables en tant que tels car ils ne sont pas chélatés ; ils seront donc refusés par l'urine et n'auront qu'un effet détoxiquant et non minéralisant. Une eau trop minéralisée peut donc être problématique. Privilégiez une eau aussi peu minéralisée. Vitamines :
L'intérêt est de découvrir des aliments naturels qui ont une teneur en vitamine : Spiruline : vitamine C + fer Acérola pour la vitamine C L'églantier pour la vitamine C L'argousier pour la vitamine C Les levures (mais uniquement en tant que thérapie unique et non pour une longue période) pour les vitamines B Légumes colorés pour la vitamine A (jus de légumes) Enzymes (molécules qui transforment la matière) On les trouve essentiellement dans les graines germées, riches en maltase. Exemple : la papaye verte pour digérer les protéines.
Hormones :
Spécificités : avoir la meilleure charge vitale et éviter d'être fabriqué par les glandes.
Plusieurs sources :
Pollen mais aussi des hormones précurseurs comme le cassis. La gelée royale Plantes aromatiques (par exemple, la sauge)
Miel, canne à sucre, fruits secs.
Huiles, avocat, graines et surtout germes.
Glucides :
Les sucres (par ex : cannes à sucre, fruits séchés etc) Protéines :
Les amandes, les noisettes, la spiruline, les algues d’eau douce. Lipides :
Les huiles, l’avocat, les graines et surtout les germes.
d) Reprendre une activité physique régulière Il s'agit de promouvoir les interactions dans l'organisme par un effort physique qui privilégie les échanges entre les organes et les métabolismes cellulaires et digestifs, favorisant l'élimination des émonctoires.
Objectifs :
Stimuler les émonctoires Pour faire fonctionner les muscles qui sont des receveurs d'énergie. Conditions :
Avoir assez d'énergie L'exercice doit être utile Concentration, sensibilisation et préparation respiratoire La personne doit être assez désintoxiquée Pratiquez une activité physique journalière pour vous reconstituer. e) Repos Un sommeil suffisant pour :
1.Phase de digestion, assimilation 2.Phase de retrait (nettoyage pour éliminer les métabolites) 3.Phase de réparation des cellules 4.Phase de la recharge vitale et de la ré-harmonisation des fonctions. Les phases 2) 3) 4) sont indispensables durant le sommeil, la phase digestive doit donc être la plus courte possible afin que la phase 3) commence dès le début du repos nocturne. Si le sommeil n'est pas assez long et de mauvaise qualité, le corps ne peut pas se reconstituer correctement.
Cette cure n'est envisageable qu'une fois que les résidus ont été éliminés. Le but est de conserver la vitalité au plus haut niveau sans autoriser la réapparition des déchets dans le corps. Choisissez de préférence des instants propices à sa mise en application : des vacances au soleil, sans soucis.
Cette cure est établie selon 3 axes :
Organisation du rythme de la vie Suppression des aliments de tolérance Soutien des organes faibles a) Suppression des aliments de tolérance Seul le mode d'alimentation biologique est appliqué : la viande et les féculents ont disparu. Le régime est essentiellement crudivore et nous mangeons en accord avec notre faim : plus de repas rythmés à heures fixes. b) Organisation du rythme de vie Sur une période de 24 heures, les activités peuvent être divisées comme suit :
Ce temps est plus que nécessaire si aucun faux besoin n'est créé.
Temps nécessaire pour empêcher la polarisation de l'énergie sur un appareil. Destiné aux repas, aux activités de loisirs.
L'homme doit œuvrer sur ses 4 plans qui sont :
Physique et esthétique (bains, exercices ...) Vitalité, santé et longévité (contact avec les éléments naturels) Mental (fonction cérébrale / psychologie : lucidité, clairvoyance pour se projeter dans l'avenir) Spirituel (d'amour, de développement des valeurs de tolérance, de respect, de charité...) 8 heures de sommeil Ayez un rythme de sommeil intense et un réveil spontané.
c) Soutien des organes faibles Les cures de désintoxication et de régénération n'ont pas réussi à supprimer les déficiences organiques héréditaires ou acquises. Pour les soulager, il est important de leur fournir un soutien par des plantes, des suppléments alimentaires, du sommeil organique, des massages, de la chaleur et du froid. Transit ralenti à cause d'un intestin un peu trop long et fainéant : prendre une infusion de mauve une fois par semaine.
Tendance à faire des lithiases rénales : faire une cure d'eau pure. Sujet ayant un système de défense fragile : anticiper en prenant de l'échinacée au commencement de l'hiver.
Règles douloureuses pour cause de faiblesse oestrogénique : consommer une infusion de sauge 8 jours avant les règles ou entre le 8e et le 14e jour. Cette cure est souvent difficile à aboutir car les circonstances sociales ne s'y prêtent pas.
Elle peut toutefois être appliquée durant certaines périodes plus propices.
Elle ne peut être mise en œuvre qu'après le traitement de stabilisation. Elle est donc exceptionnelle, elle fait partie du programme général de perfectionnement du capital santé. Elle doit être mise en œuvre le plus tôt que possible chez l'enfant. La nature a la faculté de régénérer les êtres vivants lorsqu'ils sont en accord avec les lois biologiques qui gouvernent l'espèce.
Chaque individu doit être en mesure d'améliorer son organisme au cours de sa vie.
Dans cette cure, 3 facteurs sont prépondérants
a) Retrouver un environnement biologique parfait Il s'agit avant tout de combattre tout ce qui anéantit la nature : pollution de l'eau, exploitation des ressources naturelles, du sol, de l'air, destruction du vivant végétal ou animal, agriculture chimique.
50 espèces vivantes finissent par disparaître quotidiennement sur la planète, chaque espèce constituant un maillon de la chaîne vitale, son équilibre est de plus en plus menaçant. 50 hectares de forêt sont perdus tous les jours. 100 000 produits chimiques sont produits dans le monde tous les ans : ces molécules bouleversent le milieu vivant tant qu'elles ne sont pas dégradées. 1000 pesticides sur le marché mondial, dont 50% sont légaux et 30% des aliments en renferment.
b) Vivre le plus possible dans le milieu naturel En s'insérant dans le milieu de vie, on récupère de l'énergie. Il s'agit de se rapprocher de la nature en la faisant entrer dans nos habitudes : bâtir des maisons avec des matériaux naturels, marcher pieds nus, vivre en plein air, vivre dans des climats propices, porter des vêtements en fibres naturelles, respecter les formes des maisons, les positions des ouvertures pour la bonne marche des énergies (Feng shui) .
c) Travaillez les faiblesses Il s'agit d'améliorer les fonctions faibles pour les porter au niveau des fonctions puissantes et ainsi les ré-harmoniser. Pour ce faire, il est indispensable de faire des efforts, de la respiration, du jeûne, des bains froids et chauds, de la méditation.
Un organe se fortifie en travaillant dans les limites de ses possibilités (surtout au début de la vie de 0 à 20 ans).
Le changement est constaté non seulement au niveau du comportement mais aussi sur le plan physique.
Les formes évoluent en se rapprochant du modèle musculaire, l'harmonie et l'esthétique sont meilleures et la longévité accrue.
Ces 2 dernières cures (stabilisation et régénération) sont très rarement utilisées, mais elles sont parfois suivies par périodes (vacances).
Elles n'ont plus le caractère hygiénique ou curatif mais correspondent aux grandes aspirations de l'homme : plus de clarté, plus de santé, plus de considération pour les autres, plus de vitalité et respect de l'environnement, plus de spiritualité.
Recherche des tempéraments
Importance de la Morpho-Physiologie pour le naturopathe A- Premières remarques Les traitements et techniques naturopathiques sont mises au point en fonction de paramètres de vitalité, et non en référence à une maladie. Le soin symptomatique d'une maladie ne peut se réaliser qu'après un diagnostic précis de l'organe malade : c'est l'approche allopathique. Le naturopathe estime que l'encrassement est la source principale de la maladie. La dégradation des humeurs et du sol peut être généralisée ; les manifestations au stade des différents organes n'en étant que la conséquence. La cure qui est commune à pratiquement tous les "malades" est la cure de désintoxication, mais son degré d'intensité et le choix des différentes techniques qui la constituent sont fonction de la Vitalité et du Tempérament :
longue.
Si la désintoxication était exercée dès la première maladie, le sujet ne reproduirait pas d'autres maladies ; ainsi les maladies aiguës ne se développent pas en maladies chroniques ou dégénératives.
Les maux aigus sont des maladies de destruction. Un sujet qui élimine bien et régulièrement par la désintoxication ne souffre pas d'une maladie sérieuse. La vitalité et le tempérament sont deux paramètres majeurs pour le naturopathe dans son travail auprès de "l'homme malade".
La maîtrise et la compréhension des indications qui les déterminent et les caractérisent sont obligatoires. C'est ce qui nous permet de passer de l'examen théorique des évolutions naturelles à leurs mises en pratique. La morphologie (étude des formes) est la définition des organes forts et faibles du corps : la vie se présente à partir de la matière. La vitalité est une donnée immatérielle (la vie) observée via un support concret (le corps) et donc abordable par nos sens : la vie est inscrite dans la matière, elle la sculpte et nous avons la possibilité de la définir à partir de formes, de densités et de volumes. Cela nous contraint à réapprendre à regarder l'individu de manière objective en donnant des appréciations sur les mesures et les volumes : une démarche qui, pour les allopathes, paraît désuète et insignifiante.
Les formes nous renseignent sur les dispositions organiques et psychiques, ce qui justifie que la plupart des études morphologiques se tournent vers la psychologie. Cependant, l'homme constituant un tout, il est naturel que les renseignements sur le plan physique soient liés au plan psychique. La morpho-physiologie = fonctionnement des organes en fonction des formes. La morpho-psychologie = fonctionnement de la pensée en fonction des formes. Les crânes ayant des morphologies diverses, ces différences ont un impact sur la psyché. En effet, l'évolution du cerveau et de la manière dont nous nous en servons entraîne une transformation de la forme du crâne au fil du temps. La lecture de ce matériel donne des informations utiles sur le caractère psychologique des individus.
La synthèse des études morpho-psychologiques et morpho-physiologiques a permis de mieux connaître l'homme et la découverte de cette médecine unitaire qu'est la naturopathie.
Ainsi, la morpho-psycho-physiologie se doit d'être la base essentielle de toute investigation à laquelle on peut adjoindre des signes morphologiques localisés pour affiner le bilan (voir ci-dessous) B- Grands principes
l'information
naturopathie peut être utilisée et à sélectionner la ou les méthodes les plus appropriées
qualité des déchets et les organes les plus aptes à les prendre en compte.
possibilités de telles ou telles "maladies".
l'utiliser avec intelligence et mesure :
C'est un outil très utile d'analyse qui nous permet de mieux voir l'état de vitalité et les aptitudes de la personne venue en consultation, c'est une véritable grille d'analyse dynamique (notamment celle élaborée par Alain Rousseaux et P.V. Marchesseau ) par aptitudes organiques, comparaison et référence à un standard ("le musclé").
Il est recommandé de relativiser : attention aux représentations trop réductrices, voire caricaturales :
il y a en effet une infinité de nuances, on ne peut que rarement manifester à 100% un tempérament :
✔ tout le monde est empreint de tous les tempéraments.
✔ tout le monde a habituellement deux tempéraments qui se distinguent, dont l'un est le tempérament prépondérant qui va nous permettre de "décrypter" les grandes lignes de tendance.
Ce ne sont que des tendances, des préventions naturelles, des inclinations à...
Comprendre la construction de l'homme : l'homme est une unité. Structure quaternaire de l'homme : les 4 corps assemblés forment l'être humain. CV Corps Vital Éthérique ou énergétique CP Corps Physique Matière CM Corps Mental Emotionnel /Mental CS Corps Spirituel Esprit / Ame La vie donne la forme de la matière :
Les différentes catégories de composants sont introduites les unes dans les autres.
qui se côtoient.
Pour appréhender un sujet, on apprécie les corps physique et vital : c'est la morpho-physiologie ; elle est plus simple à aborder lorsque les 2 constituants sont insérés l'un dans l'autre. En morpho-psychologie, il faut décrypter le mental, qui, avant de faire partie du physique, s'inscrit dans le vital, et est donc plus éloigné. De la même façon, il est plus compliqué de décoder le spirituel, qui est encore plus lointain du corps physique.
Cependant, la retombée sera plus franche sur le corps le plus proche (ex : relation entre le CP et le CV).
jamais, elles se cumulent et se nuancent pour donner une résultante particularisée et unique Exemple : Un individu qui a un corps physique faible et un corps vital fort santé fragile Exemple : Un individu qui a un esprit fort et un corps vital faible pensée spéculative, sujet qui reste dans la théorie des choses sans passer à leur concrétisation.
une grande dimension spirituelle ne compense pas les déficiences de l'hygiène vitale.
l'inné (résultat de l'héritage et de la naissance) est tenace. l'acquis (résultat du mode de vie) est fugace.
donc l'inné est toujours prépondérant sur ce qui peut être obtenu : une force ou une fragilité innée a souvent plus de force que celle provenant de l'acquis. L'acquis doit être maintenu pour pouvoir durer et se renforcer, tandis que les traits innés demeurent présents : un corps chétif peut être consolidé par des moyens techniques, mais si l'hygiène de vie est délaissée, le corps va rapidement s'affaiblir.
sont à adapter en fonction de divers paramètres
tendons, os, capacité de cicatrisation)
morphologie expansive par rapport aux vieux).
Cependant, il existe une méthodologie hiérarchique : commencer par un examen général plutôt que de se perdre dans les détails. L'examen général est prioritaire sur l'examen détaillé même s'il y a autant d'informations dans un poil ou un ongle que dans tout le reste du corps.
Il est plus facile de faire une analyse du corps dans son intégralité. On débute donc par la structure ostéo-musculaire, puis le visage, puis les autres zones du corps (mains et crâne en priorité).
locaux (de détail) viennent apporter des informations complémentaires : l'examen de l'iris se fait ainsi après l'examen de la typologie générale.
que pour lui-même ; il doit être remis dans le contexte général pour être appréhendé à sa juste valeur.
L'absence de lunules sur les doigts ne veut pas dire systématiquement que le sujet est privé de vitalité.
A- De nombreuses typologies Elles sont multiples et ont surtout été utilisées pour définir des traits psychologiques ; cependant, elles fournissent également des informations intéressantes sur les caractéristiques physiologiques.
Chaque auteur, selon sa sensibilité, ses acquis et en fonction du but visé, a bâti sa typologie. Si l'on ne se focalise pas sur les modalités, les auteurs se rejoignent sur le fond. Selon le temps et le pays où ils sont nés, des modifications peuvent intervenir et il faut alors ajuster les savoirs aux éléments du moment. Ils considèrent l'individu comme un tout avec ses grandes tendances, ses points forts et ses points faibles.
B- Quelques typologies morpho-physiologique (L’équivalent selon la classification naturopathique ou hippocratique figure entre parenthèse)
Bonne longévité, bien portant. C'est un individu d'aspect carré, fort, travailleur et rustique. Il est de taille plutôt courte et peu flexible au sens littéral et figuré. Son avant-bras constitue un angle clos avec le bras. Il est donc prédisposé aux troubles de l'auto-intoxication, aux incidents cardiaques et à l'hypertension.
Il est plutôt longiligne, élégant, svelte, sensible et charmant. Très actif, il travaille trop et gaspille ses ressources minérales, abuse de sa thyroïde et de son foie, et est soumis à des troubles psychosomatiques et broncho-respiratoires. Son avant-bras fait un angle plat avec le bras, de même sa main est crispée et ses doigts écartés.
Il se distingue par une très grande flexibilité. Il est long et paraît toujours trop grand pour ses dimensions, si bien qu'il peut avoir une forte tendance à s'avachir... Il est sujet aux entorses et aux luxations. Son avant-bras est ouvert, le bras paraît cassé en arrière. C'est un cyclothymique déséquilibré qui se retrouve dans le monde artistique.
Il fait partie de ce que l'on pourrait qualifier dans la typologie d'"idéal", regroupant toutes les caractéristiques des 3 autres catégories.
(sanguin /musculaire/ respiratoire)
C- Classification d’origine purement psychologique
Il est question d’une particularité du caractère selon que l’individu s’adapte à l’entourage ou s’en isole.
D- Les signes morphologiques particuliers Ils correspondent à :
Également les projections qui proviennent d’un individu et qui déterminent sa personnalité globale :
Et enfin, l’être vivant résulte d’un milieu terrestre et cosmique. L’étude des influences externes est également riche d’enseignement :
Rousseaux et Pierre Valentin Marchesseau) A- Pourquoi une nouvelle typologie : ses spécificités Elle est une sorte de synthèse de quelques typologies citées plus haut et s'en différencie par le fait qu'elle est la plus dynamique.
Elle prend en considération la constitution quaternaire de ce dernier en expliquant les aspects vitaux, physiques, spirituels et mentaux mais aussi en expliquant son évolution ou son évolution d'un type à l'autre. Face aux diverses sollicitations de son milieu et aux stress (thermiques, physiques, psychiques,...) l'être humain va réagir de 2 sortes : soit avec ses cellules endocrines lorsque le système glandulaire prédomine, soit avec son système nerveux lorsque le système nerveux est dominant. Ces systèmes composent la vitalité de l'individu ; chez un sujet en état d'équilibre, leur énergie est égale (50% SN + 50% GE). C'est le cas du type musclé qui constitue la référence idéale de la typologie naturopathie. À partir du modèle musculaire, les sujets vont évoluer selon que leurs réponses sont de nature nerveuse ou glandulaire.
visage sera élargi surtout dans sa portion inférieure et le corps deviendra plus épais.
visage et le corps se resserrent surtout dans leur partie la plus basse.
(Bien qu’étant un signe second par rapport à la structure ostéo musculaire) est riche d’enseignement car c’est à son niveau que se projette le système nerveux. Le visage se partage en 3 étages égaux dans leur largeur et leur hauteur : L’étage inférieur (de la base du nez à la ligne de mâchoire) = le système glandulaire et la fonction digestive La largeur du visage = la réserve physique et énergétique L’étage moyen (de la ligne des yeux à la base du nez) = le système respiratoire / énergie – émotion et perméabilité au stress L’étage supérieur (de l’angle frontal à la ligne des yeux) = le système nerveux / intelligence C- Les différents tempéraments
Le sujet musculaire est mesuré sur tous les plans et dans toutes ses fonctions :
Par conséquent vitalité et durée maximale. Il compose la « référence » et le point d’équilibre entre les deux groupes ci-après (sanguino pléthoriques et neuro-arthritiques) a- Plan physique
b- Plan vital
bien, pour le plaisir
glandulaire
c- Plan mental
qu’une autre.
sujet qui ne se fait pas remarquer, aptitudes moyennes d- Plan spirituel
Le muscle a des obstacles à le rester car la vie fait basculer d’un côté ou de l’autre.
En allant vers la dilatation, le système nerveux devient faible et les glandes endocrines sont dominantes. Nous trouvons 3 catégories qui évoluent l’un par rapport à l’autre : le digestif, l’obèse et le sanguin.
nutritifs qui nuisent au système circulatoire - prédisposition aux maladies cardiaques.
membres.
observe une réduction de l’étage supérieur.
a- Plan physique
courts et puissants.
b- Plan vital
-Très bonnes aptitudes glandulaires exocrines (digestion /élimination) et endocrines (sexualité).
cardio vasculaire.
c- Plan mental
de la vie.
d- Plan spirituel
plaisirs de la vie.
Le volume inférieur devient large un peu plus et s’épaissit d’un double menton alors que le volume supérieur se réduit.
Les angles du visage disparaissent au profit de rondeurs adipeuses. Le tronc se dilate, alors que les membres égarent de leur puissance. La densité disparaît, la peau est rouge.
Moins de vitalité que le sanguin : 25% SN et 35% GE.
a- Plan physique
infiltrés de graisse)
b- Plan vital
laisser traîner les repas et à s’assoupir car les organes digestifs sont plus faibles
c- Plan mental
d- Plan spirituel
-Tout le système glandulaire s’effondre épuisement des glandes endocrines.
poire
a- Plan physique
-Les articulations deviennent hyperlaxes et se déforment sous le poids (genoux, chevilles)
b- Plan vital
c- Plan mental
d- Plan spirituel
En évoluant vers la rétraction, le système nerveux prédomine les glandes endocrines, néanmoins dans les extrêmes il devient faible considérablement. Nous trouvons 3 catégories qui évoluent l’un par rapport à l’autre : le nerveux, le respiratoire et le cérébral.
digestion
se rétracte.
niveau des poumons en mucosités et donc affaiblit la partie respiratoire.
35% GE
a- Plan physique
fait beaucoup de sport pour lutter contre lui-même.
marquée b- Plan vital
misères.
surcharges vers le système respiratoire sur lequel s’inscrivent toutes les maladies respiratoires.
éliminer les déchets colloïdaux (acné, eczéma, ..) dérivation vers organes centrifuges ; si l’élimination par la peau est bloquée, le sujet refera des maladies respiratoires (effet centripète).
toujours mieux c- Plan mental
d- Plan spirituel
comportement matérialiste qui reste souvent un paravent...
problèmes de comportement (schizophrénie,…).
25% GE.
face.
a- Plan physique
squelette
favorisent les fibroses
capacité digestive réduite
b- Plan vital
nutritionnelles qui lui conviennent (végétarien, macrobiote, crudivore, ….) troubles psychiques peuvent être plus nombreux (inquiétude, angoisse, insomnie, …)
(rhume, sinusite) plutôt chez les jeunes sujets
pour une idée tendance à vivre au-dessus de ses moyens et peut vite s’effondrer c- Plan mental
mentale
sans que la réflexion soit suffisante
ses semblables besoin d’une démarche spirituelle
Plan spirituel
charge
a- Plan physique
de longs tendons
creux
b- Plan vital
épuisé c- Plan mental
sclérose mentale) d- Plan spirituel
monde.
une raison de vivre.
D- Synthèse DILATATION RÉTRACTION Augmentation des volumes Vitalité glandulaire Souplesse (Eau) Raideurs (sels) Chaleur dominante Froid dominante Vitalité nerveuse Optimisme Pessimisme Rétraction des volumes Extraversion Introversion De moins en moins de minéraux De plus en plus arthritique Matérialisme Spiritualité Pragmatique (réalisation) Abstraction / spéculation Sensualité (nourriture) Raison (livre) Prédispositions pathologiques : troubles du système nerveux, du sommeil, de l’émotion et de l’équilibre psychosomatique Prédispositions pathologiques : troubles du système cardio-vasculaire et glandulaire Voir le tableau de synthèse proposé par Daniel Kieffer (« Naturopathie, la santé pour toujours » ) Notes :
Dans la réalité, les situations sont plus nuancées. Cependant les tendances sont toujours marquées, ce qui permettra de faire une analyse et de comprendre pourquoi un sujet souffre sur un des 4 plans.
Chaque type est bien sûr schématisé à l’extrême pour bien comprendre les étapes d’affaiblissement.
Il est possible de se régénérer en modifiant le tempérament de l’individu qui prend alors les caractéristiques du type directement « au-dessus » de lui : le cérébral s’améliore en devenant respiratoire ; en travaillant la respiration pour ouvrir le thorax et augmenter sa capacité respiratoire, peu à peu la fonction digestive peut se refaire car les besoins vont augmenter.
Toutefois, on ne peut pas changer de plusieurs tempéraments au cours d’une vie. En effet, progresser d’un type demande beaucoup d’efforts. En revanche, la perte de vitalité peut faire baisser de 2 tempéraments : un sanguin peut mourir avec les critères d’un obèse.
Dans notre société, la tendance est une perte de vitalité générale et par conséquent une diminution des sujets musculaires, ou s’en rapprochant, au profit des sujets extrêmes tels obèse et nerveux.
Un sujet qui a une bonne hygiène de vie perd les maladies de sa typologie pour tendre vers une typologie plus « avantageuse ».
Conséquences des conditions de vie actuelles : de plus en plus de neuro arthritique.
Certaines études ont révélé qu’environ 10% des individus correspondent à une typologie et que 90% n’y correspondent que partiellement Un être vivant mis dans un environnement propice ne peut que se régénérer. Le Naturopathe se doit de faire preuve d’empathie et de compréhension par rapport aux autres. Faire de la morphologie n’est pas juger mais apprendre à comprendre les autres, ce qui suppose également de bien se connaître. E- Les ouvertures du visage Sur cette typologie de base, chaque groupe peut être affiné par la qualité des orifices, à savoir les vestibules qui agrémentent le visage : bouche, nez, yeux, oreilles.
Le volume, l'expression, le dessin vont pouvoir affiner l'analyse et la nuancer. Pour le même type, les ouvertures vont modifier de manière significative le comportement du sujet.
Chaque ouverture est comme une vitre qui exprime un potentiel de contact avec le monde, une aptitude à donner, prendre ou échanger.
Les ouvertures sont associées aux 3 parties du visage Supérieur : les yeux et les oreilles Bas : la bouche Moyen : le nez
La chute de la bouche met en évidence un manque de tonus digestif. La lèvre inférieure correspond à la partie basse du tube digestif (intestin grêle et gros intestin).
La bouche « idéale » doit être bien dessinée, les larges, projetées et lèvres charnues.
La faiblesse correspond à la partie la moins bien dessinée ou la plus petite.
La lèvre supérieure correspond à la partie haute du tube digestif (estomac / duodénum).
Le nez doit être bien placé dans l’étage médian : au plus il est droit, meilleure est l’extension thoracique.
Le nez « idéal » doit être droit vu de profil, tonique, les narines musclées et bien ouvertes sans être trop grandes, angle bien marqué.
Sa partie haute correspond à la partie supérieure des voies respiratoires (sinus et gorge).
Le nez correspond à la capacité à prendre de l’énergie vitale dans l’air. Sa partie basse correspond à la partie inférieure des voies respiratoires (bronches et poumons) = capacité à fixer l’oxygène.
En réalité, un parallèle a été établi entre l'existence d'une scoliose et une déformation de la partie médiane du nez ; de même, il a parfois été constaté qu'en corrigeant la scoliose, le nez devient plus droit...
Des paupières qui s’affaiblissent révèlent une baisse d’énergie. Ils appartiennent au système nerveux central, l’expression du regard témoigne de sa vitalité.
Les yeux rentrés = information plus difficilement absorbée mais plus grande capacité à la thésauriser.
Chez les enfants, les yeux sont plus projetés que chez les adultes car ils sont plus ouverts au monde extérieur et les échanges sont plus intenses. Ils doivent être ouverts bien dessinés avec un regard expressif (vivacité intellectuelle).
Petits, ternes et inexpressif, ils témoignent d’un mental fatigué. Les yeux projetés = capacité à capter l’information très vite (en emprise avec le monde extérieur) mais information plus vite rejetée.
La tonicité des oreilles témoigne de la minéralisation.
Elles renforcent l’ensemble si elles sont bien dessinées, symétriques et toniques.
La réserve ostéo-musculaire est un gage de résistance et de longévité. Plus l’oreille est grande, ourlée, tonique et harmonieuse et plus la structure ostéo musculaire est forte.
Le cadre est la structure osseuse du visage : il peut s’inscrire dans un carré, un cercle, dans une poire, dans un ovale, dans un triangle…
Il en existe trois types principaux
Le contour du visage correspond au Grand Cadre et les ouvertures de la face au Petit Cadre.
Le grand cadre
Le petit cadre
grande capacité d’échange.
Rapport cadre / ouvertures
dessus de ses moyens : risque d’épuisement.
Idéal »
l’économie
échanges par souci d’économie ; meilleure conscience de ses limites que le cas précédent.
Autre signe de vitalité L’appendice xiphoïde Il est le prolongement du sternum, il fait partie du thorax, le diaphragme y est fixé. Plus cet appendice est développé et long, plus l'énergie est considérable. Il s'agit donc de bien apprécier le volume de l'extension.
Les musculaires et les respiratoires disposent de l'appendice le plus développé. Cet appendice est cartilagineux mais ossifiant, lorsqu'il est pénible au toucher c'est que l'énergie est réduite.
La main La main ne constitue pas uniquement l'extension de l'individu. Chez un droitier, la main droite enregistre l'acquis (ses réalisations) et la main gauche l'inné. Chez un gaucher, les choses sont opposées.
Les dilatés ont plutôt des mains brévilignes : tassées, courtes, paume épaisse, doigts forts. Bréviligne = le pli du poignet arrive au-dessus du pli fessier. Les rétractés ont plutôt des mains longilignes : fines, élancées, doigts longs, paume creuse. Longiligne = le pli du poignet arrive sous le pli fessier. Exemples :
est un sujet qui ne profite pas de toutes ses capacités.
provisions corporelles sont faibles, il aura tendance à vivre au-dessus de ses forces.
Il ne faut pas oublier que toutes ces études détaillées sont toujours à replacer dans le cadre général. C'est le général qui détermine la tendance ; le détail ne fait que l'affiner ; il est donc subsidiaire.
Typologie très importante mais peu connue définie par le Dr Gautier. Gautier a fait la démonstration que le système glandulaire était dans son évolution avant le système nerveux et que les glandes conditionnent ce que sera plus tard l'activité du système nerveux.
Les glandes endocrines sont déjà en fonctionnement et en accord dès le troisième mois de la vie fœtale, l'embryon a donc déjà une identité. En revanche, le système nerveux n'est pas tout à fait myélinisé à la naissance et ne peut donc exercer qu'une fonction limitée.
Ainsi, le déroulement et les réactions du nouveau-né ne trouvent leur source que dans l'activité glandulaire.
Le système nerveux est donc sous la responsabilité du système glandulaire qui va le guider dans son développement et ses aptitudes, la construction de l'encéphale sera fonction de la balance des sécrétions de ces 2 systèmes. Le système glandulaire est le réel constructeur de la structure osseuse, définissant les capacités organiques et mentales.
La forme de nos crânes suit la configuration de nos cerveaux : la différence des tailles reflète les différences de puissance de nos fonctionnements glandulaires : gonades, thyroïde, surrénale, hypophyse, pinéale (ou épiphyse). Les sujets sont alors classés en fonction de leur dominance glandulaire :
développée - Hypophyse dominante = Hypophyse partie frontale du crâne plus développée.
développée.
développée.
bonne adaptation à tout et une ouverture à d'autres modes de pensée. La mise en forme du crâne est appréciable au toucher en hauteur et en volume Caractéristiques de chaque tempérament Hypophysaire
Thyroïdien
choses simplement MAIS se « dé s’emballe » tout aussi rapidement
Pinéalien
Sujet présentant une grande sagesse, une forte sensibilité à la philosophie.
Surrénalien




l'action.
finesse (pas de sens esthétique).
Techniques d’élimination : exercices physiques, bains et massages
En sachant que toute maladie a pour origine un encombrement du terrain (excès endogènes et/ou exogènes), une guérison ne saurait se concevoir sans élimination.
C'est l'hygiène de vie qui est la condition de la santé.
En effet, dans les maladies, il y a toujours une présence de molécules non désirées. La faculté de mobilisation des divers liquides de notre organisme (sérum intra et extra cellulaire, lymphe et sang) par différentes techniques va nous permettre ainsi de drainer les molécules indésirables. Les techniques qui favorisent le plus d’éliminations, et donc les plus utilisées, sont :
Petit rappel : Voici les 3 clés pour retrouver la santé :
nourriture biologique qui respecte ses besoins quantitatifs et qualitatifs.
intestins, peau, reins, poumons).
déchets, par l'exercice physique, les bains et les massages.
La pratique d'un exercice physique permet à l'organisme de conserver ses 37° et de consolider le squelette grâce aux efforts exercés sur le système ostéo- articulaire (il agit ainsi sur l'ostéoporose et harmonise la croissance des adolescents).
Elle est également le premier moyen de déplacer les fluides et ainsi de favoriser l'élimination pour les deux raisons suivantes :
autre technique. Le fluide sanguin, en circulant plus fortement dans les filtres émonctoriels, connaît une épuration plus grande.
l'exercice physique en intervenant sur la structure ostéo-musculaire est la seule technique nous autorisant à agir directement sur les organes du corps. Il en résulte des effets physiques, thermiques et chimiques, le sang étant à la base de tous les processus physiologiques.
Peu importe le type d'exercice physique, les conséquences générales sont toujours les mêmes (voir ci-dessous) et sont bénéfiques pour l'ensemble du corps. Voilà pourquoi l'exercice physique doit être sollicité et conseillé en priorité.
En effet, le massage fait également partie des techniques d'épuration, ses finalités sont les mêmes que celles de l'exercice (mise en mouvement des liquides) mais sont obtenues par une méthode plutôt passive, par rapport à l'exercice physique : le cœur ne fait pas accélérer la circulation du sang, la mise en mouvement des déchets est plus lente.
Le travail et la compétence du masseur seront déterminants. Son but sera de mobiliser les liquides du corps afin de trouver une meilleure épuration en déstabilisant les endroits précis de déchets pour les faire circuler à nouveau dans le flux liquide.
Cette démarche hygiénique doit prévaloir sur les autres possibilités qu'offre le massage (réflexe, détente).
Toutefois, il est nécessaire de vérifier l'état des émonctoires et la vitalité du sujet, parce que si les émonctoires sont trop faibles, les toxines non évacuées dans les 48 heures se logent dans les tissus. Voilà pourquoi le massage est à réaliser dans le cadre d'une cure naturopathique.
Remarque : aujourd'hui, on a dévié cette technique d'hygiène de son but et on la réduit à de simples manœuvres pour permettre le mouvement ou soulager la douleur (physiothérapie).
Les baignades deviennent intéressantes lorsque la variation de la température de l'eau fait réagir l'organisme en modifiant la circulation du sang et de la lymphe et en mettant les organes internes à l'abri de la chaleur ou du froid.
des liquides vers l'intérieur (effet centripète).
des liquides vers l'extérieur (effet centrifuge).
Les baignades offrent un champ très large d'application grâce à leurs applications générales (bain complet) ou locales (bain d'avant-bras ou de pieds, etc...).
L'émonctoire qui est directement sollicité est la peau (émonctoire favorisé par le naturopathe en raison de sa résistance et de ses nombreuses capacités d'évacuation : couche basale, sueur et glandes sébacées) ce qui pour autant n'exclut pas une réaction des autres émonctoires.
Les bains vont donc aussi permettre la circulation des liquides, même si là encore il va s'agir d'une méthode plus passive et moins performante que l'exercice physique.
Toutefois, elle peut être tout particulièrement indiquée dans les cas de faible vitalité, où l'exercice physique n'est pas toujours possible. Finalement, l'eau peut également être utilisée par voie interne (cure d'eau ou lavement), ce qui permet d'agir plus concrètement sur les émonctoires rénaux et intestinaux en tant que support pour acheminer les déchets hors de l'organisme Conclusion :
Les trois techniques ont le même objectif : accroître la capacité de mobilisation des fluides par le corps.
; il est inutile de les connaître toutes.
L'important, en revanche, est de connaître les principes de base, puis de prendre connaissance par soi-même des différentes pratiques afin de se constituer une palette hygiénique.
mais elles doivent être intégrées dans une cure pour révéler toute leur utilité. À cet égard, elles peuvent être proposées aussi bien dans le cadre d'une cure de désintoxication que dans une cure de revitalisation.
A- Les Effets Généraux de L’activité Physique
L'exercice est obtenu par la contraction volontaire des muscles striés (= 40% de la masse corporelle). La contraction musculaire exige un apport en glycogène et en oxygène, ce qui entraîne un appel au foie et aux poumons pour satisfaire ce besoin. Le sang médiateur accroît alors son débit et sa vélocité pour approvisionner le muscle qui se contracte.
N'ayant pas de circulation particulière d'organe à organe, l'effet se fait sentir dans la circulation générale.
Ainsi le sang irrigue plus fortement les filtres qui mettent en route leurs fonctions : de 5 litres/min, le débit peut passer à 30 litres/min lors d'un exercice physique.
Ceci va faire intervenir le mécanisme de thermorégulation (géré par l'hypothalamus) en régularisant la chaleur interne en accroissant la chaleur des parties actives tout en désengorgeant les zones de surchauffes internes, particulièrement la sphère digestive.
Cela permettra un rééquilibrage interne en favorisant la chaleur libérée par les muscles et la peau (au détriment de la chaleur abdominale et du cerveau). Ce procédé est parfait pour les neuro-arthritiques.
La montée de la fréquence cardiaque se fera dans un contexte physiologique où la circulation sanguine due à une activité physique est à son maximum, présentant très peu de difficultés à la contraction ventriculaire (qui expulse le sang vers les poumons et le corps) : cela facilite donc le travail cardiaque (à la condition de respecter ses contraintes et de s'exercer dans le cadre d'une cure, sinon gare à la circulation des déchets !).
En effet, le tissu musculaire est une éponge qui va absorber le sang et la lymphe lors de la phase de relaxation et les rejeter lors de la phase de contraction. La circulation de retour (veineuse et lymphatique) est dotée de valves anti-retour, de telle sorte que le sang et la lymphe sont projetés vers le cœur. Ce mécanisme purement mécanique facilite énormément la circulation de retour et permet au cœur de ne pas faire le travail tout seul.
Toute contraction des masses musculaires provoque un déplacement du corps dans d'autres zones, en particulier dans la zone clé de l'abdomen, où se rejoignent et se transmettent les forces entre les ceintures scapulaire et pelvienne.
Au sol : régularise l'équilibre acido-basique en désacidifiant les tissus mais en remontant l'acidité du sang, ce qui permet une meilleure prise en charge par les émonctoires. Dans le même temps, il faut se méfier de l'acide lactique généré par des contractions musculaires trop fortes.
Faire de l'exercice est le seul moyen permettant d'améliorer son tempérament, c'est-à-dire de faire évoluer son organisme pour tendre vers le tempérament musculaire :
densifier.
densifier.
en fluidité.
Ces viscères sont alors sollicités par des pressions et des relâchements à répétition qui provoquent un auto-massage des organes, ce qui favorise leur circulation, leurs sécrétions et leur contraction. Une respiration consciente permet une grande efficacité en privilégiant les mouvements au niveau de la sangle abdominale.
Le feuillet viscéral qu'est le péritoine favorise la circulation de la masse viscérale. Lorsque des déchets se déposent dans ce feuillet, ils produisent des adhérences qui diminuent la fluidité de cette masse. De telles adhérences sont fréquemment à l'origine de colites et d'inflammations, pouvant aller jusqu'à la sclérose tissulaire (beaucoup de dégâts dans la zone urogénitale). Le déplacement permet d'éviter la formation d'adhérences, de préserver la fluidité des viscères et de faciliter leur nutrition.
Il ne saurait y avoir une activité normale des organes (foie, vésicule biliaire, pancréas, estomac, rate, intestins, ovaires, reins....) sans bonne musculature abdominale et donc sans exercice physique.
Un travail musculaire entraîne une demande cellulaire et donc assèche ou diminue les réserves de sucre de l'organisme (foie - sang). En outre, quand l'exercice physique est combiné à une alimentation quantitative ou appauvrie en glucides, le corps transforme les graisses en sucres.
Les excès de sucre et la vie sédentaire étant à l'origine de nombreux troubles digestifs, la pratique de l'exercice physique a un effet considérable sur les capacités de digestion (stimulation des sécrétions digestives et relance des mouvements des organes de la sphère digestive) et d'assimilation. À la condition de manger après l'effort car la digestion va prélever toute l'énergie nécessaire à l'exercice.
L'exercice, en augmentant la ventilation pulmonaire, favorise l'oxydation des déchets, ce qui les neutralise ou les élimine, tout en diminuant le taux de dioxyde de carbone.
L'oxygène est le principal purificateur du sang, aussi est-il important de respirer consciemment. Il s'agit de l'un des principaux moyens de diminuer l'acidose en éliminant l'acide carbonique.
Un jeu musculaire est susceptible de dévier les énergies nerveuses vers son propre compte, en provoquant ainsi une véritable détente ("le muscle est le contrepoids du nerf").
Cette capacité doit être utilisée par tous les neuro-arthritiques qui sont intellectuellement hyperactifs et qui sont également privés de plasticité musculaire.
Cette relaxation obtenue facilement par l'exercice est un des facteurs indispensables à l'équilibre psychique.
Une activité mentale mobilise beaucoup d'énergie vitale et peu de matériel, à la différence d'une activité physique.
Par ailleurs, le corps va se restaurer et se reposer la nuit, ce qui va aussi diminuer l'activité cérébrale nocturne.
La reprise de l'effort est la relaxation (techniques de Jacobson, Schultz B- L’Exercice Physique Dans Le Cadre De La Désintoxication Petit rappel : la détoxification consistera à supprimer les déchets de l'organisme, qui ont pour origine les aliments, les cellules et les sources exogènes (poisons de toutes sortes). Ces rejets sont réalisés par les émonctoires qui purifient le sang et au-delà la lymphe, les sérums extracellulaires et ceux de la cellule. Les qualités que doit avoir l’exercice pour désintoxiquer :
être assez rapide pour accélérer la circulation sanguine et la respiration : action cardio-pulmonaire (exercice qui dure dans le temps et sollicite l'ensemble du corps : course à pied, vélo, natation, etc.)
titre, le vélo est l'activité qui le sollicite le moins.
transpiration : la hausse de la température corporelle provoque une hausse de la combustion. Ce résultat est plus facile à obtenir avec un effort long qu'avec un effort brutal (minimum 20 minutes, à atteindre progressivement).
est souvent suffisant (par exemple, le jogging, le vélo, la gymnastique).
fois par semaine), mais tout dépend du tempérament de la personne. C- Les Exercices Appliqués À La Revitalisation Rappel : Revitaliser va permettre de restaurer ou d'accroître l'énergie vitale. Cette dernière se trouve dans les éléments vitaux et a besoin d'un support de qualité.
(Cf. l'amélioration du tempérament et la diminution de l'activité mentale). Il est donc indispensable de régulariser l' alimentation du muscle (protéines et fruits crus).
Le muscle nous permet d'apprécier la vitalité et le muscle est un vecteur de vitalité comme toutes les cellules, les myofibrilles disposent d'énergie. La particularité est que leur quantité peut être augmentée par notre simple volonté et un effort minimum.
Plus le nombre de cellules musculaires est important, plus nous emmagasinons de l'énergie.
Les muscles prennent du volume et de la qualité par le biais de l'exercice si le geste effectué est orthocinétique, c'est-à-dire qu'il répond aux besoins du muscle. Il faut donc que le muscle ait une capacité aussi bien de contraction (puissance) que d'élongation (souplesse) et de relâchement (relaxation). Le Volume ainsi obtenu constitue une réserve de protéines qui garantit une plus grande durée de vie et une meilleure résistance naturelle aux maladies. A noter :
Le muscle se développe relativement bien jusqu'à l'âge de 40 / 50 ans, au-delà c'est plus compliqué.
Un individu qui a toujours fait du sport dans sa jeunesse a des muscles qui se régénèrent plus facilement.
Une femme ayant fait du sport dans sa jeunesse retardera le risque d'ostéoporose, notamment si elle continue à faire du sport à l'âge adulte. Par ailleurs, le développement de la masse musculaire conduit à une harmonisation des viscères et donc à un renfort des organes. Qualités de l’exercice pour revitaliser
groupe musculaire.
progressive au cours des entraînements pour que le muscle se développe.
mouvements avec un court repos entre 2 séries :
Effectuez d'abord des séries de 10 mouvements et augmentez progressivement jusqu'à des séries de 20.
Ensuite, il faut augmenter la charge et reprendre des séries de 10 mouvements, puis les faire passer progressivement à 20.
concentration, il n'en sera que plus énergique.
car il est rare de trouver un sport complet qui permettra un développement harmonieux.
sur les points faibles afin de ré-harmoniser le corps.
Une autre façon de se revitaliser consiste à pratiquer des disciplines énergétiques telles que le Qi Gong, le Yoga, etc.
D- Les 4 Formes Gymniques Toutes les formes sont censées être complètes et pouvoir résoudre tous les problèmes ; toutefois, toutes tendent à se particulariser parce qu'elles favorisent et stimulent une fonction plus qu'une autre.
Le Hatha Yoga C'est l'une des disciplines physiques du Yoga (dérivé de la médecine traditionnelle ayurvédique) qui a pour objectif de maintenir les fonctions organiques pour mieux servir l'esprit : il faut mettre le corps au service de la pensée.
La discipline est basée sur l’ouverture articulaire assez grande pour permettre une bonne circulation des énergies (via les nadis ou méridiens). Pour avoir l’amplitude du champ articulaire, les muscles seront particulièrement relâchés pour permettre une élongation maximale des fibres musculaires.
Les 3 différents éléments de base de travail sont les postures fixes ou actifs :
seront bloquées alors que d’autres y travaillent.
maîtriser les choses (gestes avec doigts : cf. danses indiennes) Ce sont des postures qui se font sur un rythme respiratoire adapté : la pratique de l’exercice du Pranayama va correspondre à l’art du souffle. Chacune des postures est en soi un résumé de plusieurs actions, il est donc préférable de faire une décomposition pour mieux saisir les divers efforts. Le travail successif et particulier de :
Cette méthode est basée sur le développement musculaire qu’on obtenu par un travail de contraction (au détriment de l’élongation). Elle est analytique ; pour que chaque muscle puisse travailler, il convient de connaître l’anatomie et la dynamique musculaire.
Cette culture physique va utiliser des résistances qui sont très souvent des haltères ou des élastiques (Sandow).
Cette méthode hygiéniste c’est la gymnastique des organes selon l’enseignement du Professeur Desbonnet qui est dans un objectif de santé : le muscle est un moyen physiologique qui va permettre d’améliorer la santé, la beauté et la longévité.
Toutes les parties ou une partie de la musculature (637 muscles) peuvent-être travaillées. Les pratiques des exercices sont renouvelées par série de 10 à 20 mouvements, chacun 1 à 5 fois.
Aussi la respiration est très simple et ajustée sur le mouvement, sans aucune rétention, la glotte est constamment ouverte.
Les poids ne sont jamais pesants, parce que la charge est adaptée en fonction de la force du sujet.
La leçon de chaque jour aura lieu le matin au réveil (toilette musculaire) mais peut aussi se faire à n’importe qu’elle moment de la journée. Le développement du muscle est accompagné de l’augmentation de vitalité, la fatigue est le signe d’une leçon mal fait.
Cette méthode fait en excès, va conduire au culturisme ce qui représente une hypertrophie de la musculature, qui se fait sur des appareils particuliers et qui va à l’encontre de la santé.
L’éducation physique C’est la méthode officielle exercée dans les écoles. Elle vient de la méthode militaire de Hébert et d’Amoros, moyen très intense qui a été peu à peu diminuée afin d’aboutir à la méthode militaire de Joinville. Après l’éducation physique s’est tournée vers la préparation aux disciplines sportives. Au début, cette méthode consistait à faire prendre conscience aux individus de la manière de réaliser de façon naturelle les différents mouvements afin d’en avoir une meilleure maîtrise.
Le principe de base avait été d’éduquer le système ostéo-articulo-musculaire sous la vérification du système nerveux sensitivo-moteur. En plus, elle avait aussi pour but de corriger les insuffisances chez les enfants, primo par une prise de conscience de ses imperfections et après conseillé des gestes à effectuer pour consolider les points faibles, et aller vers une harmonisation du corps et des fonctions.
Donc cette discipline, bonne en soi bien qu’incomplète, se fait au contact des éléments vitaux (en plein air), la respiration est cadencée sur le mouvement : Inspiration dans l’ouverture thoracique, expiration dans la fermeture, la succession de l’inspir et de l’expir réglée selon la répétition de l’exercice. Aujourd’hui, l’éducation physique consistera plus à la potentialisation sur les points forts et ainsi va guider les jeunes vers les sports pour lesquels ils ont des qualités naturelles particulières.
Exemple : Un enfant qui court bien peut être entraîné à la course et ainsi aura du succès dans cette discipline plus qu’un enfant pesant et gros qui sera ordinairement plus expérimenté pour faire réaliser des efforts courts et puissants comme le lancé de disque ou de poids.
Donc, l’éducation physique a perdu son rôle indispensable qui est d’améliorer et d’équilibrer le développement individuel. Une aptitude qui est fait de surplus n’est pas équivalent d’équilibre de santé et de longévité. En effet l’idée est d’utiliser le sport comme moyen et non comme but pour rendre meilleur et développer les capacités physiques (endurance, force, souplesse, coordination, coopération).
La gymnastique suédoise Codifiée par Ling et a connu une large réussite dans les pays du Nord de l’Europe. Exercée dans les écoles, cette méthode a pu permettre de conduire à une nette progression des aptitudes physiques. La méthode a peu à peu disparu au profit de l’éducation physique.
Ce genre de gymnastique est basé sur l’extension du rachis et a pour rôle de renforcer l’ensemble des segments musculaires le long de la colonne. La pratique se fait au bâton ou à l’espalier :
travaillent et s’étirent.
qui s’étend ordinairement. Donc, le travail correctif va développer la gouttière rachidienne dans la rectitude.
Aujourd’hui, on retrouve ses principes dans le stretching, dans lequel on retrouve également plusieurs éléments provenant des gymnastiques orientales. Conclusion Ces formes gymniques sont toutes différentes mais ils ont en commun le fait de faire travailler les différents segments musculaires.
L’exercice physique sera choisi par rapport à l'individu et du but recherché, en ayant en tête que le seul but est celui de la santé et de l’équilibre psychosomatique.
Par rapport à des nécessités physiologiques, l’exercice physique doit être utilisé pour remettre, développer ou maintenir la santé.
Il n’y a aucune exercices qui luttent contre les maladies, mais doivent être prendre en fonction des besoins profonds.
« Le meilleur exercice est celui pour lequel on est ordinairement le moins doué ». (Desbonnet) E- Exercices Physiques Et Tempéraments
Il leur faut procurer : - La souplesse – La tonicité
Il leur faut procurer :
peu d’énergie physique à dépenser - énergie
Une tension nerveuse importante – La relaxation NB : Un exercice qui est fait avec un effort modéré (marche avec un sac, vélo modéré, marche en montagne, ski de fond..) va booster les surrénales. Un exercice rapide (jogging, ski alpin, danse..) agira sur la thyroïde.
L’étude de l’eau appliquée à l’organisme sous toute ses formes est l’hydrologie en naturopathie: liquide, solide (glace), gazeux (vapeur), ayant but de retrouver et de maintenir la santé.
Ainsi l’effet hygiénique doit être toujours recherché avant l’action thérapeutique ou anti-symptomatique.
A -L’action De L’eau Dans Les Bains Externes Objectif : déplacement des liquides En effet la vitesse de circulation des liquides du corps de manière décroissante est la suivante : sang, lymphe, sérums, cellules.
De la même manière que l’exercice physique, l’eau produit une action de déplacement des liquides qui sont :
captivés par le chaud, expulsés par le froid Ou distribués de façon homogène par le tiède.
L’eau qui a pratiquement la même masse que le corps immergé (1 pour l’eau contre 1,023 pour le corps), les échanges se font très rapidement et sont idéaux d’où des réactions très rapides du corps quand il est face au chaud/froid :
NB : C’est la méthode le plus adaptable (particulièrement pour les personnes âgées) car en agissant sur la zone, la durée, la température, on module les réactivités par rapport à la vitalité du sujet.
Sang et lymphe se convergent vers la peau (périphérie), les organes internes en effet sont décongestionnés (diminution de la production de chaleur interne)
Sang et lymphe sont renvoyés vers la profondeur (effet de vasoconstriction des capillaires) pour défendre les organes → conséquences : la chaleur est créée + accélération de la combustion interne ce qui permet de réchauffer le corps.
Les masses sanguines et lymphatiques sont également réparties entre la périphérie et la profondeur. Le corps est en effet dans en état d’apesanteur ce qui favorise l’équilibre liquidien, et constitue une condition idéale va permettre la normalisation des fonctions et la régénération du corps. Notons :
Les varices se rétrécirent dans un bain chaud alors que les capillaires en se dilatant attirent les masses sanguines, et déchargent ainsi les grosses veines. Par contre, à la sortie du bain, en position droit le sang descend dans les jambes et les varices s’accroissent.
À l’opposée, dans un bain froid les varices grossissent car les capillaires se rétractent et le sang ainsi concentré est dans les veines. Quand il s’agit des bains locaux, leur principe est le même que les bains généraux mais leur action est définie à une partie du corps ou un organe. Effet revitalisant de l’eau (également atmosphère orageuse, les pluies). C’est la conséquence :
L’eau des cascades est spécialement revitalisante car elle a été fabriquée à la lumière et ainsi s'enrichit en radiation vitale L’eau froide est donc plus négative que l’eau chaude, la rosée du matin est spécialement débordante de négative ce qui cause un apaisement et un bien-être rapide.
L’eau c’est la molécule qui saisit le mieux l’énergie vitale (cf. le travail d’Emoto).
B -Les règles d’application Elles sont en fonction des réactions naturelles du sujet La température du bain est faite en fonction du tempérament du sujet chaud : pour ceux qui sont neuro-arthritiques froid : pour ceux qui sont sanguino-pléthoriques tiède : pour ceux qui sont musculaires La question si a fait l’objet de nombreux travaux chez les précurseurs dont les plus célèbres sont KNEIPP et SALMANOFF. Le problème qui se pose est que les tempéraments étaient parfois respectés.
rétractés, il avait diminué la quantité d’eau froide.
39°C). Pour les dilatés, il diminuait la température de l’eau et additionnait des produits à effet révulsif pour faire réagir la peau.
Ces 2 chercheurs se sont régulièrement opposés sans découvrir la clé de la loi des tempéraments :
permettre la circulation de la chaleur dans tout le corps, parce que la chaleur produite par les organes (particulièrement au niveau de la sphère digestive) reste en interne.
contraire apporter la chaleur vers l’intérieur du corps car a tendance à évacuer beaucoup (toujours chaud) O D S M R C N de + en + froid Tiède de + en + chaud La durée du bain est définie selon les possibilités de réaction de chaque individu.
Ainsi donc aux extrêmes de l’échelle du tempérament, les réactions étant très faibles, le temps du bain sera de plus en plus court. Il est donc important de bien examiner la réaction du sujet par rapport au chaud ou froid : le sujet qui ne réagit pas ne peut pas augmenter sa vitalité et s'affaiblit.
seront longs ou aux extrêmes de température.
moins bonne, les bains seront moins longs et il est important de limiter les températures extrêmes.
et aussi éviter les extrêmes de températures.
Donc plus on s’éloigne en + ou en – de 37°C, plus le bain doit être court :
maintenir ses réactions pour faire face à la température.
Notons : Pour maigrir, il faut favoriser les bains froids qui amènent une combustion du glucose (thermogenèse) plus importante pour produire de la chaleur.
Au même moment, le fonctionnement des protéines grâce aux surrénales est ainsi favorisé et facilite l’acquisition du muscle : donc bien pour les maigres !
conséquences sur les différents émonctoires Pour causer une saine réaction : l’application froide est faite chaque fois sur un corps chaud sur un sujet réchauffé par le sauna, le hammam, les bains chauds, l’exercice physique, les enveloppements, les bains de soleil,... Après une application chaude on fait une application froide. En outre, chez un sanguin, le froid est directement appliqué sans au préalable le réchauffé.
Le froid est quand même utile chez un neuro-arthritique afin de lui permettre de faire réagir les surrénales, avec un effet revitalisant. Il doit être dosé de manière fine, quand c’est fait correctement :
pas épuisé la glande et donc limite de façon considérable la mobilisation du système énergétique »
surrénales trop faibles vont rendre le bain froid alors impossible…, il faut donc se contenter d’un bain tiède alors » (Alain Rousseaux : retrouver et conserver la santé par le sauna).
Au niveau des émonctoires Le froid sur un corps chaud fait intervenir les organes internes (reins et foie). Mais faite attention chez un rétracté, ces émonctoires pourront être bloqué (par exemple, au niveau du rein, l’urine restera limpide). Le chaud sur un corps froid fait intervenir surtout la peau car la masse sanguine quitte de l’intérieur vers la périphérie (sous condition que les glandes sudoripares et sébacées travaillent bien).
Notons : La peau est un tissu très solide qui se refait facilement et un émonctoire centrifuge et polyvalent dans la nature des déchets pouvant être rejetés. Dans tous les cas, la réaction doit causer en quelques minutes une impression de bien-être, signe que l’application a été correctement mélangée :
Au moment où la réaction corporelle devient nulle, c’est parce que l’application du froid après le chaud a été trop longue. Il faut donc alors repasser au chaud et corriger après le temps du froid ou la surface d’application. Notons :
Les glandes surrénales vont permettre de réagir à tous les stress physiques, chimiques, thermiques (extérieur) Au contraire, au moment de stress psychique, il est important de décharger le mental en procédant par l’exercice physique ou bien le chaud. Ainsi donc la réponse au stress psychique est de nature mentale en ayant des pensées positives.
Effet direct et localisé En effet le chaud se congestionne et devient long : le tissu devient donc plus sensible du fait de l’état d’inflammation et aussi du fait de la réparation des cellules ; il va permettre de refaire des tissus (par exemple : action sur les capillaires).
Le froid se vidange et se rétracte : il est donc utilisé en cas d’urgence pour adoucir.
Des exemples illustrant ces principes Au niveau d’une entorse, le froid soulage, évite ainsi l’hématome et va permettre le mouvement immédiatement.
À l'opposé, le chaud fait accroître la douleur mais va permettre une véritable guérison.
Au niveau de l’estomac, une bouillotte chaude permet d’améliorer la digestion en privilégiant le travail des enzymes. A l’opposé, en cas d’ulcère, mettre le froid va permettre de limiter les sécrétions qui vont irriter la paroi intestinale. Pour un cas d’appendicite, on va appliquer du froid pour faire calmer et faire retarder l’opération, aussi cela limite le risque d’éclatement de l’appendice. Effets indirects et généraux L’application simultanée de chaud sur une partie du corps et de froid sur une autre partie a donc pour conséquence de faire circuler les liquides dans le corps le sang va quitter la partie refroidie au dépend de la partie qui est réchauffée. Afin de soulager une crise d’asthme, on fait un bain chaud local d’avant bras. Avec un mal de tête, on va commencer par réchauffer les pieds pour diriger le sang vers le bas et on applique du froid sur la tête.
Nous pouvons peut-être renforcer la diurèse par un bain de pieds et de mains froids.
En cas d’otite, nous pouvons appliquer du froid sur le cou (bas de l’oreille) et du chaud dans l’oreille pour faire sortir l’écoulement, mais il faut aussi agir sur l’origine des déchets colloïdaux (nettoyer le foie, arrêter les amidons) Ainsi la réaction par le bain chaud est de nature cardiovasculaire qui a un but plutôt désintoxiquant. Aussi la réaction par le bain froid est de nature neuro-glandulaire qui a un but plutôt revitalisant.
C- Les Différents Bains
et lymphatiques.
par le système sympathique. Cette dilatation va dépendre de la qualité des vaisseaux qui seront entraînés aux réactions chaud/froid ; les tissus non entraînés seront affaiblies.
battre moins fort ; de ce fait le cœur se fatigue moins (le rythme s'accroît mais l’amplitude de la contraction se décroît) et la tension diminue. Alors la rééducation cardiaque peut se faire donc dans un bain chaud. Pour privilégier le cœur : bain à 38°, lorsque les pulsations du cœur vont atteindre 110 BPM, sortir.
Au fur et à mesure, qu'on augmente la température : le cœur devient fort.
l’activité cérébrale et ainsi favorise la relaxation.
l’augmentation de la combustion interne des déchets.
par les capillaires. Rapidement un réseau de capillaires va être formé pour irriguer toutes les glandes. Ainsi donc, si le réseau des capillaires est régulièrement entretenu, il reste actif. A l’opposé s’il n’est pas actif, il dégénère (« la fonction crée l’organe »). Les capillaires sanguins et lymphatiques se reproduisent à 40°C.
(se frotter après le bain avec un gant de crin par exemple).
éliminées avec les cellules qui sont mortes sur la peau. Ainsi Cette couche réagit aussi bien à la lumière.
Autres remarques En effet, la température du bain chaud est supérieure à 37°C et peut atteindre jusqu’à 45°C.
La température qu’on peut utiliser est toujours définie par rapport à que ce peut supporter le sujet et aussi selon son tempérament.
Afin d’éviter une température élevée, nous pouvons ajouter des produits qui sont révulsifs tels que les huiles essentielles (cannelle), le thym, la térébenthine, ou alors des produits qui apaisent tels les algues, les boues, les sels. Le repos est recommandé après le bain, les jambes légèrement surmontées si la circulation est fragile.
a) Sauna Le sauna permet aussi de réchauffer le corps par l’air chaud. Afin d’être source de bienfaits et sans aucun risque, nous devons respecter les règles précises, notamment : il faut être très sec : aucune eau sur les pierres et être sèche avant d’y entrer (voir l’ouvrage d’Alain Rousseaux sur ce point, nécessaire à la bonne compréhension et à la maîtrise de cette technique).
La chaleur (environ 80°C) va déclencher la sudation qui va permettre de garder la température du corps à 37°C et également de faire éliminer les sels et les acides.
En effet, dans un sauna, la température du corps ne s’augmente pas (du fait de la transpiration) le cœur ne se fatigue pas ; on peut donc les recommander aux sujets cardiaques pour se rééduquer.
Pourtant, il sera donc nécessaire de bien examiner lors de l’anamnèse que le sujet transpire bien et sur toute la surface du corps (pas seulement sous les bras) pour affirmer une utilisation sans risque : aussi tôt que la sueur ne s’évapore plus et va commencer à couler, la température du corps s'accroît dans la mesure où le corps ne c’est plus refroidi ; dans ce cas si on ne peut plus supporter la chaleur il faut sortir Faire attention, s’il n’y a eu aucune transpiration, c’est parce que les glandes sudoripares ont besoin d’être rééduquées avec des enveloppements aux huiles essentielles avant de faire le sauna.
Si l’on fait du sauna dans le but de purifier le sang, il est alors conseillé de boire beaucoup : l’eau absorbée va compenser la déperdition de sueur au niveau du sang.
Si l’on veut faire nettoyer l’organisme en profondeur, il est préférable de ne pas boire : pour permettre de compenser la perte de sueur, le sang va puiser l’eau dans le sérum extracellulaire et la lymphe, va ainsi permettre d’éliminer les déchets colloïdaux (il vaut mieux nettoyé le sang avant !). b) Hammam La température du hammam est petite (environ 43°C) mais l’air est en effet saturé d’humidité ce qui provoque des changements dans les échanges électrolytiques du corps.
La sueur ne peut s’évaporer, elle coule et donc ne permet pas au corps de se refroidir. La température interne accroît, ce qui rend le corps plus contraignant (vaisseaux et cœur) et de plus pénible à supporter. Le hammam n’est pas conseillé pour les sujets cardiaques.
vasoconstriction des vaisseaux sanguins périphériques qui ont été soumis à la réaction des glandes surrénales qui sécrètent l’adrénaline.
spécialement sollicités.
de maîtriser son élévation sans la couper.
maigrir (beaucoup plus que le chaud !).
D’autres remarques
jusqu’à 10°C, voire moins.
qu’il implique une réaction chaude du corps. En effet si elle n’est pas obtenue spontanément, ça veut dire que le temps d’exposition au froid est trop long ou bien inadaptée au tempérament. Il faut donc la provoquer par bain chaud, en a enveloppant chaud, frictions, exercices physiques…
sucres fabrique de la chaleur.
(même chose pour le bain chaud ou pour toute technique qui va demander de la réactivité).
Donc pour être actif, ce bain devrait être prolongé pendant des heures. La température du bain doit est maintenue constante et renouvelée sans que le sujet ne quitte l’eau. La durée est faite en fonction de l’état du sujet, le plus long bain a été de 9 mois en Allemagne pour un diabétique. Quand on sort de ce type de bain, il est important de faire une rééducation des muscles qui ne sont plus appropriés à l’effort du fait de l’état d’apesanteur dans l’eau (compter 8 à 10 jours).
Ce type de bain est recommandé pour toutes sortes de désordres ou de malades : maigreur, obésité, dysfonctionnement glandulaire ou nerveux, insuffisance organique, maladie de peau…
Dans certains cas, le bain général est impossible soit parce que les conditions ne l’ont pas permis, soit parce que le sujet n’a pas une vitalité suffisante. Ainsi dans ce cas, les bains de pieds (pédiluve) et de mains (maniluve) doivent permettre d’avoir des réactions intéressantes.
Le praticien prend la méthode qui sera la plus appropriée, le résultat, étant le même que celui du bain général.
Le bain alterné chaud et froid va permettre de mieux faire circuler les liquides (par exemple, alterner mains froides/pieds chauds et mains chauds/pieds froids).
Il y a possibilité également de faire des ½ bains, ce qui permettra de réduire la surface du corps qui expose et de mieux le supporter (exemple le bain de siège ou dérivatif qui va agir sur une petite partie du corps mais là où se déposent beaucoup de déchets).
Ces bains sont tous intéressants s’ils créent une réaction. Contrairement si au bout de 3 semaines aucune réaction n’est acquise, la méthode n’est pas appropriée.
L’utilisation des affusions est une autre possibilité de bain local : envoyez de l'eau sur le corps. Ainsi les écarts de température seront naturellement plus importants car le poids de l’eau augmente la sensation de froid, ce qui va permettre d’utiliser de l’eau moins froide. Les jets vont agir comme les affusions, par contre l’eau qui dirigée sur le corps, sous pression, donne un effet mécanique qui est celui du massage.
D- Action de l’Eau dans les Bains Internes L’apport chaque jour de l’eau à l’organisme est indispensable. Son rôle est triple:
Un vecteur des éléments nutritifs pour nos cellules : l’eau va servir de support à certains composants solubles. Pour ce cas l’eau est alimentaire (sève des végétaux, sérums des sous-produits animaux, sels et radiations vitales de l’eau pure).
Un vecteur pour éliminer les déchets du corps, colles et surtout cristaux via les filtres qui purifient le sang des résidus métaboliques et cellulaires. Tous ceux qui sont rejetés utilisent l’eau comme support ou solvant (selles, crachats, mucosités, urines, sueur). C’est l’action désintoxiquante qui intervient dans les bains internes. Aussi, l’eau sera utilisée pour dissoudre ou pour entraîner des substances amassées dans un orifice émonctoriel ou naturel (nez, gorge, bouche, anus, vagin, oreilles).
Pour permettre l’élimination des déchets par les émonctoires, l’eau sera bue en quantité plus importante, qui sera parallèle à une réduction alimentaire. De préférence, la prendre peu minéralisée, les minéraux de l’eau n’étant pas absorbés par le corps ; ils vont faire surcharger l’émonctoire rénal. Participation à l’équilibre hydrique et à l’homéostasie (cf. cours d’anatomie sur les milieux liquidiens)
Après avoir fait un jeûne sec de 24 à 36 heures, l’individu boit pendant 2 ou 3 heures, 2 à 3 litres d’eau pure (eau distillée ou Mont Roucous). L’eau qui est pure, très happante, amène les sels dans l’urine. Les sables et les calculs sont par moment solubilisés et rejetés.
L’action des reins est ainsi renforcée si l’individu a pris en même temps un bain chaud.
Ce traitement peut-être fait dans le cas d’affections rénales, de colites néphrétiques, de calculose, de néphrite, etc.
Dans le traitement de Hanish, l’individu garde une nourriture de type végétalienne et ajoute comme eau de boisson de l’eau distillée (1 à 2 litres par jour), et ce pendant 21 jours.
Lors d’un sauna, la personne peut boire entre 1 à 3 litres d’eau pure qu’il va éliminer aussitôt par sudation.
Cette eau va entraîner alors une quantité importante de cristaux. Ce traitement est acceptable dans toutes les maladies à prédominance cristalloïdale (rhumatisme, arthrite, arthrose, eczéma sec, psoriasis) etc.
Consiste à boire une grande quantité d’eau très salée (1,5 à 2 litres en 2 heures avec une quantité de sel > à 7 g/litre) pour permettre d’accélérer le transit et pour éviter l’assimilation.L’eau donc se boit par verres consécutifs suivis de mouvements qui renvoie l’eau de poche en poche de l’estomac jusqu’au rectum.
Si la méthode est bien réalisée, les selles viennent au bout d’une heure. Une purgation mal faite va laisser une sensation de soif pendant les heures qui suivent, ce qui prouve que l’eau n’a pas été totalement rejetée. Celle-ci a été filtrée dans le sang qui l’a envoyé vers les reins, au détriment de ce filtre.
Celle -ci consiste à administrer 300 à 400 gr d’eau, avec une poire ou avec un broc à lavement, dans le rectum pour aussitôt être rejetée. Il a pour but de ramollir le bouchon fécal et de ce fait de déclencher par son renvoi un réflexe à partir du sigmoïde qui va aspirer les matières qui sont contenues en amont. Cette pratique pourra se faire chaque jour dans le cas de constipation opiniâtre, mais aussi pour libérer simplement les intestins dans le cas de dérivation colloïdale.
Notons : la douche rectale ne concerne pas la flore intestinale.
Consiste à administrer avec un boc à lavement une importante quantité d’eau suffisante (eau tiède ou à 37°C) afin d’atteindre l’ensemble du gros côlon : 1 litre pour descendre, un 2ème litre pour la transverse, un 3ème litre pour monter (attention à la ptose intestinale).
L’eau rince la muqueuse et amène les substances dans le rejet. C’est une pratique bonne qui peut-être utilisée de temps à autre, mais on doit faire très attention chez les enfants, les personnes âgées, les ptosés, etc. Notons : Le lavement touche la flore intestinale ; cela peut provoquer des risques de constipation aggravée s’il est souvent trop pratiqué ; Ce n’est pas une solution simple ni alternative à un changement d’hygiène de vie : le lavement intestinal ne va rien servir sans correction de la nourriture ! Il est un moyen d’accompagnement. On doit l’accompagner de compléments de pro et pré biotique afin de reconstituer la flore.
C’est un lavement qui est pratiqué avec une longue canule à double corps afin d’atteindre l’angle qui est transverse et celui qui est descendant. L’eau tiède est administrée par un orifice de la canule et est ressorti par l’autre avec les substances en suspension. Nous passons ainsi 20 à 30 litres d’eau qui après avoir été diffusé dans tout le côlon est ressortie claire. Ainsi cette technique demande une certaine pratique, le ventre doit être alors sanglé. L’entéroclyse peut se faire également dans une baignoire, le corps de l’individu étant alors complètement sous l’eau.
De plus, pour permettre d’éviter les spasmes et pour faciliter le passage de l’eau, on masse l’intestin en même temps que l’eau répandue par la canule. Il faut ensuite masser afin de favoriser l’élimination des matières. Notons : La prise de pré et probiotique est nécessaire. Nous avons la même remarque que le précédent sur l’hygiène de vie à mettre en place en amont.
C’est le nettoyage de façon complète du tube digestif, l’eau qui entre par l’anus est ressortie par la bouche. L’eau qui est introduite se fait avec une longue canule (40 cm). De façon progressive, on envoie 3 litres pour faire remplir le gros intestin, puis encore 3 autres litres pour le grêle, et encore 3 autres litres pour l’estomac qui va commencer alors à faire sortir l’eau par grande quantité. Le circuit ainsi commencé peut être contenir une trentaine de litres d’eau. L’intestin a été purgé préalablement (plantes, huiles, sels) et un lavement a été fait. Pendant le remplissage du tube digestif, il est obligatoire de masser l’abdomen pour diminuer les spasmes et faire relâcher les sphincters (valve iléo-caecale, pylore, cardia).
L’abdomen devient sanglé quand la musculature est insuffisante. Le temps du circuit est de 1h30 à 2 heures et représente ainsi une manœuvre d’exception, une fois chaque année peut représenter une base hygiénique. E- Les Lavages Locaux et Externes
Se pratique avec une poire ou un boc.
L’eau qui est tiède voire même chaude et peut être ajoutée avec de l’huile essentielle (lavande, romarin, géranium, etc. / à mélanger toujours avec de l’huile !), d’argile fine ou d’une infusion de plante (thym, verveine, sarriette, etc.).
Peut être régulièrement pratiquée dans les cas de pertes blanches ou aussi d’infection de la sphère uro génitale.
C’est le lavage des muqueuses, qui est d’origine indienne, elle s’effectue avec de l’eau salée que l’on respire par la narine qu’on plonge dans un récipient. La décongestion des muqueuses est instantanée et des mucosités vont s’écouler aussitôt pour laisser les orifices bien dégagés.
C’est de nettoyer le conduit auditif externe quand un bouchon de cérumen va encombrer le passage.
La pratique se fait avec une poire et consiste à administrer avec force dans le conduit un mélange d’eau tiède et d’huile (olive, tournesol). La tête qui est inclinée sur le côté va permettre au bouchon de sortir.
Les massages donnent des effets désintoxiquants, relaxants, stimulants ou énergisants selon le moyen utilisé.
A- Les Effets du Massage
Il agit sur la circulation des liquides par la mobilisation des masses tissulaires. Cette action sur les tissus mous (muscles – éponges) va déplacer le sang, la lymphe et tous les sérums et va assurer ainsi une épuration par leur passage dans les 4 filtres.
L’effet est ainsi obtenu normalement et de manière optimum par l’exercice physique, et avec un degré moindre par les bains. La main de celui qui faire le massage va favoriser le retour des liquides vers le cœur, et avec un effet de surface va agir sur les liquides profonds (pompage) L’action du massage qui est produite est donc générale et a un effet désintoxiquant, ainsi toutes les procédés locales, secondaires mais parfois qui sont plus spectaculaires relèvent du grand principe du drainage. Alors toutes les parties du corps peuvent être massées, la main qui s’adapte à la nature des tissus, le mouvement va être déterminé par le sens dans laquelle coule liquide. L’action massant est le produit de deux composantes :
Déplacement Pression Tangentielle (action massante)
L’échange entre le patient et le masseur, par rapport plan énergétique, thermique et vital ont lieu : le masseur transmet son énergie et de la chaleur. Le plus approprié est que le masseur soit un canal afin de transmettre l’énergie universelle et non pas la sienne !
En faisant le massage sur la peau, le tissu conjonctif sous-cutané et les muscles, vont déclencher des réactions au niveau des terminaisons nerveuses sympathiques ce qui impliquent des phénomènes réflexes sur l’ensemble des autres organes.
Les endroits de Head de la peau sont en communication avec chaque organe ainsi que les endroits de Mackensie pour les tissus musculaires et celle de Dick pour le tissu conjonctif.
Ainsi les organes sont massés de façon indirecte en faisant des pressions sur le corps et les troubles ressentis localement (cutanés, conjonctifs, musculaires) vont soulager les troubles organiques.
Chaque individu est unique et les cartographies (plantaires, palmaires…) qui sont proposées ne sont pas efficaces pour tout le monde : nous devons vérifier la véracité de ses projections durant un épisode douloureux.
La première forme de communication non verbale très puissante est le touché. Ainsi le besoin de toucher et d’être touché est donc nécessaire et mondial. Alors Il se retrouve au niveau toutes les espèces et dans toutes les cultures : des souriceaux vont mourir s’ils ne sont pas léchés et des bébés singes se retirent dans un coin de leur cage s'ils sont privés de contact. Sans le toucher, c’est impossible de grandir et de se développer ; le massage va aider celui que l’on masse à nettoyer de nouveau son corps. Les zones sont de nouveau associées et intégrées, liées et harmonisées entre elles, la personne est donc confirmée dans son identité à travers l’ensemble de son organisme. Une profonde relaxation s’installe.
Il y a plusieurs explications : en se faisant masser et étant pris en charge par un autre fait engendrer des idées positives qui excitent le cortex cérébral gauche ainsi que le système nerveux parasympathique responsable de la détente musculaire. Mais ce mécanisme psychologique n'est pas seul en cause. Se faire masser la peau provoque une activation nerveuse directe qui au niveau cérébral fait stimuler la partie supérieure de l'hypothalamus provoquant un relâchement musculaire parasympathique généralisé.
Une étude qui a été réalisée chez les femmes qui sont atteintes d'un cancer du sein montre qu'un simple massage de 30 minutes trois fois par semaine pendant cinq semaines réduirait l'anxiété, la dépression et aussi le sentiment de colère ; ainsi ces améliorations étaient donc corrélées à un accroissement des taux de sérotonine, de dopamine ainsi qu'à un accroissement des lymphocytes et des cellules NK, capable de faire détruire les cellules cancéreuses. B- Les Diverses Méthodes de Massage Elles s’établissent en fonction de 3 critères qui sont :
de fibrosité (pétrissage, foulage).
des ligaments qui va concentrer les déchets, massage qui est assez douloureux (avec le bout des doigts).
pression et relâchement.
chiropractie).
niveau des terminaisons nerveuses de la peau
reforme, qui permet d’accélérer la réparation de l’os (par action de ponçage).
Notons : au niveau de l’esthétique, les massages sont notamment de type circulatoire : le travail se fait au niveau du conjonctif ce qui agit sur le système de retour (massage lissé, glissé)
Les masseurs vont adapter les massages qu’ils font à leur propre morphologie face à la personne.
a) Les manœuvres de base du massage hygiénique sont :
Ainsi chaque manœuvre pourra subir des variantes.
Par exemple : les percussions pourront devenir hachurage quand le choc est fait avec le bord cubital de la main.
Effleurage : Prise de contact – Effet calmant – ne touche uniquement que la peau La main est en contact légèrement avec la peau et glisse sur le corps, le sujet va prendre conscience, va oublier peu à peu le mouvement des mains, le cortex cérébral va se relâcher, et l’énergie passera de la tête au corps. Après l’effleurage pourra se changer en glissé plus profond, plus circulatoire, il se fera dans le sens du système de retour.
Pressions : c’est la compression verticale du tissu L’écrasement (éponge) large (main à plat) et ponctuera l'extrémité du doigt).
Frictions : un massage horizontal rapide, et réchauffant, qui dû à la friction de deux corps. Une action qui est un réflexe végétatif : en faisant agir aussi dans les zones froides du corps, on a une réponse hypothalamique qui va entraîner une dilatation des vaisseaux.
Tapotements : Effet qui est circulant et relaxant (main à plat ou en creux) Foulages : Une expression du liquide des tissus mous qui amorce ainsi une torsion par apposition des mouvements de la main.
Percussions : De petits coups qui sont donnés sur les tissus (doigts, paume, bord cubital) Il stimule les terminaisons nerveuses, massage énergétique.
Les percussions fouettées vont faire réagir les capillaires. Vibrations : Un effet circulatoire des sérums intracellulaires et extracellulaires qui tonifie les ligaments Pétrissages : C’est la trituration du muscle avec les 2 mains. Une action sur les liquides et aussi le relâchement de la fibre. Massage Viscéral: Manœuvres qui sont adaptées aux organes abdominaux par pressions, tapotements, foulages, vibrations, selon leur anatomie abdominale et le but qu’on recherche.
b) Vitesse d’exécution :
favoriser la détente nerveuse et la vasodilatation des vaisseaux.
sédatives. Elles vont mobiliser les liquides et les déchets.
▪ Que nous choisissons n’importe quelle technique, nous ne devons jamais la pratiquer de manière isolée et anti symptomatique mais par contre toujours dans le cas d’un traitement.
▪ La pratique du sport est la meilleure méthode de désintoxication et de revitalisation.
▪ Le cortisol et l’adrénaline sont détruits par l’exercice musculaire d'où l’importance du sport quand on est stressé.
Module 2 Anatomie Physiologie
Le corps humain de la cellule aux grands systèmes, le langage indispensable du praticien.
Cours d’anatomie et de physiologie :
Introduction au cours d’anatomie et de physiologie La cellule
Anatomie : Etude de la structure de l’organisme.
Physiologie: Science qui étudie les fonctions et les propriétés des organes et des tissus chez les êtres vivants.
Définition selon le dictionnaire Le Robert.
L'anatomie a un caractère descriptif ; elle fournit des informations stables. La physiologie s’intéresse au fonctionnement de l’objet à étudier (organe ou cellule, système). Elle fournit des représentations actives en utilisant les principes de la chimie et de la physique (diffusion, pH, courant électrique.) L'anatomie et la physiologie sont inséparables : principe du lien entre la structure avec la fonction.
DU CORPS Il y a différents stades d’organisation, en partant du plus simple vers le plus organisé : l'atome, le système, l’organisme, la cellule, l'organe, le tissu, la molécule.
Niveau chimique = atomes et molécules Il est constitué de 96 % d'atomes de carbone (C), d'oxygène (O), d'hydrogène (H) et d'azote (N).
On peut distinguer :
Leur taille est petite et ne comporte pas en général d'atome de carbone (C): ((Oxygène O2), (eau H20)) sels en général comme le chlorure de sodium (NaCl), bases , acides.
Il y a une exception avec le CO2 (dioxyde de carbone) et le CO (monoxyde de carbone) qui sont aussi des particules non organiques.
Celles-ci se présentent généralement sous une taille importante et renferment en tout temps de l'hydrogène et du carbone.
Ce sont des lipides, des protéines, des glucides et des acides nucléiques (ADN, ARN et ATP).
Ce sont des composés chimiques qui se combinent pour constituer la cellule.
La cellule constitue une unité essentielle des êtres vivants. Les cellules sont divisées pour se multiplier.
Les cellules sont spécialisées = le phénomène est différencié (voir ci-dessous). Elles se réunissent pour constituer ainsi des tissus.
Un tissu est un ensemble de cellules spéciales de même nature et qui, réunies, assurent toutes une fonction particulière.
Les quatre grands types de tissus :
corps.
L'organe se définit comme étant la structure distinctive et constituée au moins de deux types de tissus qui assurent une fonction déterminée dans le corps.
Exemples : Le poumon, le cœur.
En général, on trouve dans un organe les 4 types de tissus évoqués ci-dessus.
En effet, un système est composé d'organes qui collaborent pour accomplir une même tâche.
Les 11 systèmes du corps humain : présentation et fonctionnement
cheveux). Recouvre l'extérieure de l'organisme, siège de la synthèse (vit D), un émonctoire subsidiaire par le biais de la transpiration des glandes sudoripares et sébacées, renferme des récepteurs censoriaux et cutanés, zone de capture au niveau duquel on récupère des énergies.
des autres organes, la réserve minérale, siège de la formation des cellules sanguines (moelle osseuse).
manœuvre, préservation.
parle alors d'un système cardiovasculaire.
Mécanisme qui transporte l'oxygène, les nutriments, les gaz, les liquides et les liquides organiques.
Carbone, déchets métaboliques) et en communication (médiateurs chimiques et cellulaires).
trachée, les bronches et les poumons. Garantit la transmission des gaz entre le sang et le milieu externe (dioxyde de carbone, oxygène, acides volatils).
l'estomac, du pancréas du foie, des intestins et de l'anus. Décompose les nutriments, consomme les aliments, évacue les résidus.
l'urètre. Il évacue tous les résidus azotés, régule la teneur en eau, en électrolytes et équilibre acido-basique dans le sang, interagit sur le système osseux à travers sa fonction endocrinienne.
prostate, du pénis, du scrotum et des canaux déférents chez l'homme ; des trompes de Fallope, de l'utérus, du vagin et des glandes mammaires chez la femme. Il garantit la reproduction, fonction de perpétuation de l'espèce. Il renvoie à un de nos principaux besoins alimentaires.
moelle épinière et du cerveau. Il perçoit les stimuli, il les analyse et réagit. Siège de l'apparition de la pensée, de la conscience, de la réflexion.
épiphyse), l'hypophyse (ou glande pituitaire), la thyroïde, la parathyroïde, le thymus, les surrénales, le pancréas et les gonades (testicules et ovaires). Régule les processus vitaux par le biais d'hormones.
des vaisseaux lymphatiques, de la rate, du thymus et des ganglions lymphatiques (ganglions lymphatiques). Appareil de protection et de purification.
A noter : un même organe peut faire partie de deux différents systèmes, notamment le pancréas pour le système endocrinien et le système digestif.
Tous ces systèmes composent l'organisation, le niveau d'organisation le plus développé. Tous ces systèmes ainsi que leurs interactions servent à maintenir la vie.
Par ailleurs, dans le corps humain, on compte plusieurs milliards de cellules. Toutes ces cellules constituent ainsi une unité organisationnelle comportant plusieurs niveaux hiérarchiques.
Pendant la croissance embryonnaire, il faut distinguer 3 couches qui donnent vie aux diverses composantes de l'organisme.
Chaque feuillet va donner naissance aux structures correspondant à une fonction:
suppression et de multiplication (cœur, reins, gonades, muscles, tendons et tissu de conjonction) avec les os et les cellules de sang.
De multiples organismes renferment en effet des cellules issues de différentes folioles. Dans ce classement, il faut donc se focaliser sur la conception de la fonction et non sur celle d'un organe.
Le corps est en mesure de conserver des valeurs internes fixes dans un milieu instable, ce qui assure l'intégrité de l'organisme. (Voir plus bas).
Le mécanisme de fragmentation en substances simples assimilables par l'organisme.
Toutes les réactions chimiques qui ont lieu dans le corps.
Rôle consistant à évacuer les déchets vers l'extérieur de l'organisme.
Aptitude à percevoir certains signaux ou stimulants pour y répondre. Exemple : Cellules du pancréas réagissant à un niveau en sucre dans le sang afin de sécréter de l'insuline.
Il s'agit de :
tissus contaminés - des organites dans la cellule
Cela se fait soit par l'augmentation du nombre de cellules, soit par celle de la taille des cellules.
Pour la transformation d'une cellule non spécifique en une cellule spéciale en vue de l'exécution de tâches particulières.
Répartition de la cellule pour :
V – HOMÉOSTASIE Maintien à leur valeur normale des différentes constantes physiologiques de l’individu (température, tonus cardiovasculaire, composition du sang etc.). L’homéostasie est réglée par le système nerveux végétatif et les glandes endocrines.
Les définitions sont tirées du Dictionnaire illustré des termes médicaux, Garnier Delamare, éd Maloine.
Signifie étymologiquement "position similaire" du grec homoeostasis, donne une notion de statique.
En effet, la stabilité relative du milieu interne par rapport à un milieu externe fluctuant avec la variation dans les limites étroites des constantes biologiques. Principales constantes biologiques :
dans tous les tissus ainsi que celui des nutriments des vaisseaux vers le liquide intercellulaire.
les tissus et le passage des nutriments des vaisseaux vers le liquide extracellulaire.
évaluer le niveau de la matière (solide, liquide)
des protéines pour de bons échanges gazeux ...
La régulation de l’homéostasie s’appuie sur deux mécanismes :
l'homéostasie. Processus qui par sa réponse se traduit par un blocage de la stimulation initiale.
Exemple : le contrôle de la glycémie, le contrôle de la température du corps.
amplifie le stimulus initial pour le maintien de l'homéostasie. Exemple : la coagulation sanguine.
Le maintien de l'homéostasie corporelle est essentiel pour le bon fonctionnement des activités physiologiques du corps.
Cette régulation de l'homéostasie est fondée sur la communication entre le centre de régulation et ses récepteurs et effecteurs.
Les échanges entre ces diverses structures sont réalisés à travers le système endocrine et le système nerveux.
Ce sont les substances chimiques qui se trouvent dans les aliments. Ils apportent :
muscles...) ou fonctionnelles (hormones et enzymes)
des adipocytes On distingue 6 types de nutriments :
Le métabolisme constitue un ensemble de manifestations chimiques qui ont lieu dans l'organisme.
L'anabolisme désigne la série de réactions chimiques permettant de transformer des molécules de petite taille en molécules de grande taille. = L'anabolisme correspond à l'ensemble des réactions chimiques par lesquelles les petites molécules sont transformées en grosses molécules. Cette opération nécessite de l'énergie que fournit l'ATP.
Le catabolisme se définit comme l'ensemble des réactions chimiques qui décomposent les molécules complexes en substances toutes simples. = Le catabolisme fait référence aux réactions qui conduisent à une décomposition dans le but de fournir de l'énergie et/ou de dégager des substances.
Les molécules ainsi détériorées sont essentiellement des nutriments provenant de l'alimentation ou de notre structure de l'organisme (exemple : dans le cas d'un régime monodique ou d'un jeûne).
Ce sont ces réactions de dégradation, connues sous le nom de réactions cataboliques, qui délivrent l'énergie chimique que contiennent les molécules. L'énergie ne se transfère donc pas directement lors des réactions cataboliques vers les réactions anaboliques, elle a besoin d'une molécule de transfert qui est l'ATP (Adénosine Tri Phosphate).
L'ATP est une molécule indispensable pour la vie qui est présente sur tous les organismes vivants. Elle est la réserve d'énergie de la cellule mais son stock ne dépasse pas une consommation de quelques secondes.
L'ATP comporte 3 groupes de phosphate. Au contact avec l'eau, l'ATP se décompose en ADP (Adénosine Di Phosphate), autrement dit, il perd un phosphate et libère de l'énergie : ATP + H2O ADP + P + Énergie (réaction réversible) Celui-ci permet ainsi de conserver l'énergie dégagée par les réactions cataboliques. Seule une partie de l'énergie libérée par la réaction catabolique sera conservée sous forme d'ATP, et une grande partie est perdue sous forme de chaleur.
L’énergie est nécessaire pour :
Les molécules d'ATP possèdent une vie de moins d'une minute avant leur utilisation, donc c'est juste un moyen de transfert d'énergie. Les vraies réserves d'énergie se situent dans les hydrates de carbone, les lipides, les protéines, que ces derniers en soient d'origine alimentaire ou qu'ils soient intégrés dans la constitution de notre corps.
En effet, les réactions anaboliques se forment alors que les réactions cataboliques se détruisent. Entre ces deux actions, l'ATP sert de vecteur de transfert d'énergie.
VII – LE MÉTABOLISME DES MOLÉCULES SOURCE D'ÉNERGIE
Le glucose est le carburant que préfère l'organisme.
Pour les globules rouges et les neurones, le glucose est la seule source pour la production d'énergie (ATP).
Il est nécessaire de maintenir un taux de glucose sanguin normal afin de fournir une constante source d'énergie aux cellules.
Le maintien de la glycémie se fait :
aminés, de glycérol provenant de graisses, ou d'acide lactique formé par les globules rouges ou les muscles.
Utilisation du glucose :
niveau normal dans le sang
muscles
Stockage du glucose :
glucose qui peut être rapidement mobilisée par le foie pour toutes les cellules de l'organisme. Le stock est limité à 400 g de glucose. - le glycogène du muscle délivre le glucose nécessaire à l'activité musculaire très rapidement tout en attendant la mobilisation du glycogène hépatique.
dans le corps quand les stocks de glycogène sont pleins et que l'organisme a trop de glucose dans le sang.
L'insuline est l'hormone indispensable à la pénétration intensive du glucose dans les cellules du foie, des muscles et des cellules adipeuses (lieu de stockage) Dégradation du glucose :
Le processus permettant la décomposition du glucose en énergie se déroule en deux étapes :
Conforme au fonctionnement de la respiration cellulaire. Requiert de l'oxygène et évacue le CO2 et l'eau.
La glycolyse :
Stade situé dans le cytoplasme cellulaire.
La glycolyse est produite par le glucose :
Sous l'effet de l'oxygène, l'acide pyruvique pénètre dans le cycle de Krebs en poursuivant ainsi sa dégradation. Sans oxygène, l'acide pyruvique se transforme en acide lactique dont la décomposition en glucose est interrompue à ce stade. Bilan énergétique : 2 ATP Le cycle de Krebs : : (ou cycle de l'acide citrique) Stade localisé dans le cytoplasme des mitochondries.
Acétyl-CoA provenant de l'acide pyruvique produit via le cycle de Krebs:
Le NADH/H+ et le FADH2 sont des réservoirs d'électrons qui sont libérés suite aux réactions par dégradation. Pour pouvoir entrer en action, cette énergie devra passer par la chaîne respiratoire des mitochondries. La chaîne respiratoire :
Elle est localisée au niveau de la membrane interne des mitochondries. Elle autorise une utilisation des molécules NADH/H+ et FADH2 afin de produire des molécules d'ATP au cours des mécanismes d'oxydoréduction en série.
Phase de production la plus énergétique, 30 ATP par molécule de glucose. Exige par contre la présence d'oxygène.
Production de H2O (eau métabolique).
Bilan énergétique :
En aérobiose, la cellule émet 36 ATP par molécule de glucose. La molécule de glucose est alors totalement transformée en CO2 et H2O. En anaérobiose, en revanche, la cellule ne fournit que 2 ATP par molécule de glucose. Ceci reste le cas des globules rouges sans mitochondries et des cellules des muscles pendant un grand effort quand l'oxygène est insuffisant. Dans l'anaérobiose, la cellule synthétise de l'acide lactique responsable des maux et des crampes. Ce phénomène est réversible et l'acide lactique est transformable en acide pyruvique afin de pénétrer dans le cycle de Krebs en cas d'oxygénation suffisante.
Destinée des produits terminaux du métabolisme des glucides :
maintenir le taux de sucre dans le sang. Pas très favorable sur le plan énergétique.
le cycle de Krebs produit de l'énergie.
Origine : Les 8 acides aminés étant indispensables, leur apport doit être assuré par les aliments. Le reste peut être obtenu au moyen des transformations des réactions de transamination impliquant des enzymes appelées aminotransférases.
Exemple : ALAT (alanine aminotransférase) et ASAT (aspartate aminotransférase).
Suite à la digestion dans le tube digestif, les acides aminés parviennent au foie par la veine porte. Le foie va réguler le rejet des acides aminés dans la circulation générale afin de garantir la satisfaction des besoins cellulaires. Devenir des acides aminés :
bien pour leurs propres besoins (protéines de structure, enzymes) que pour fabriquer des produits de sécrétion (hormones).
désamorcés. En effet, la partie azotée donnera de l'ammoniac (NH3), toxique à la cellule. L'ammoniac se transformera ensuite en urée, non toxique et soluble dans l'eau, puis sera évacué par les reins. - La portion carbonée est utilisable avec les cellules :
-afin de délivrer de l'énergie à travers le cycle de Krebs.
tant qu'intermédiaire.
La réserve d'acides aminés de l'organisme est nulle. Les protéines musculaires serviront donc de source d'acides aminés durant la nuit ou un jeûne long.
Origine :
muqueuse intestinale et pénètrent dans la circulation sanguine par le système lymphatique, en contournant le foie. Ils parviennent immédiatement aux tissus de conservation.
largement les besoins de l'organisme et sont stockés dans le tissu conjonctif. La molécule de charnière des différents métabolismes est l'Acétyl-CoA. Les lipides « essentiels » devant être fournis obligatoirement par l'alimentation sont :
− Oméga 3 − Oméga 6 − Vitamines A, E, K Utilisation des lipides :
production de produits issus de ces structures (hormones stéroïdiennes, vitamine D) Le foie décompose les triglycérides nutritionnels afin de les re synthétiser conformément aux exigences particulières des cellules.
rendement énergétique.
38 KJ/g de lipides au lieu de 17 pour les glucides et les protéines. Production d'énergie :
Krebs. Chaque molécule d'acide gras donne plusieurs Acétyl-CoA en fonction de la longueur de leurs chaînes de carbone.
Les muscles et le foie sont la source d'énergie préférée.
Sans mitochondries, les globules rouges et le cerveau sont incapables de se procurer directement des TG en guise de source d'énergie.
cellules et par le cerveau (en traversant la barrière hémato-encéphalique). Ces corps cétoniques constituent en quelque sorte le mode de transport de l'Acétyl-CoA dans la circulation sanguine. Son excès d'accumulation dans le sang est dangereux car il provoque une acidose métabolique (abaissement du pH du sang).
VIII– LES COMPARTIMENTS LIQUIDIENS
Du liquide contenu dans les cellules
Inclut tous les liquides en dehors de la cellule.
Il faut distinguer :
IX – LES CAVITÉS DE L’ORGANISME
la moelle épinière.
Elle renferme les organes rassemblés sous la dénomination de viscères. Le diaphragme le divise en deux parties :
La cavité thoracique : Limitée à l'aide des côtes, du sternum et de la colonne vertébrale. Il englobe :
Le médiastin : il est localisé dans la région des deux cavités pleurales et se prolonge du cou au diaphragme et du sternum à la colonne vertébrale. Ce dernier comporte le cœur, le thymus, les gros vaisseaux, l'œsophage et la trachée.
La cavité abdomino-pelvienne :
Elle comprend à la fois deux sous-divisions et une structure qui ne sont pas séparées l'une de l'autre :
rate, le pancréas, l'intestin grêle et la majeure partie du côlon.
Il comporte la vessie, les organes génitaux internes et une partie du côlon. X – LES PLANS DE COUPE
Il y a environ 30000 milliards de cellules qui composent l’organisme. Une cellule a un diamètre compris entre 10 et 20 micromètres. La forme des cellules est variable :
plus petits vaisseaux du corps.
La longueur des cellules est variable :
Cela peut aller de quelques micromètres à 1 mètre (axones des cellules nerveuses assurant le déplacement des pieds : nerf sciatique). Au niveau de la cellule, on distingue 3 parties :
La cellule constitue une unité structurelle de l'organisme. Il existe plus de 200 types de cellules différentes, qui se distinguent par leur forme, leur fonction et leur structure.
Seuil de l'extérieur de la cellule.
Elle permet de séparer le milieu intracellulaire du milieu extracellulaire. Elle est constituée de lipides et de protéines.
Elle est constituée de deux couches de phospholipides.
La membrane plasmique sert de barrière et de filtre.
La membrane a une composition lipidique de :
Chaque molécule de phospholipide est constituée d'une molécule de glycérol avec 2 chaînes d'acides gras (FA) et un radical phosphate. Par conséquent, les phospholipides créent un obstacle pour empêcher de nombreuses molécules de passer. Ces phospholipides ne sont pas liés entre eux, ce qui confère à la membrane un caractère flexible.
Les molécules de cholestérol : sont entremêlés entre les molécules de phospholipides et contribuent ainsi à la stabilité de la membrane. Les glycolipides : participent à :
De nombreux rôles sont joués par les protéines membranaires :
la stabilité structurelle et la forme de la cellule
d'histocompatibilité) ou Système HLA (Human Leukocyte Antigen)
Contenu de la cellule qui se trouve entre le noyau et la membrane plasmique. On appelle sa partie liquide le cytosol.
Dans ce liquide, les organites et les inclusions sont mis en suspension. Il s'agit d'un liquide transparent et visqueux constitué de 75 à 90 % d'eau, de protéines, d'hydrates de carbone, de lipides et de substances inorganiques. Il y a de nombreuses réactions chimiques qui se déroulent dans le cytoplasme.
Il s'agit de petites substances, composées de protéines et d'ARN (acide ribonucléique).
Rôle : garantir la production (=synthèse) de protéines cellulaires à partir d'acides aminés (AA) en utilisant l'ARN en tant que matrice.
Il s'agit d'un système de membranes qui créent un réseau de canaux dans le cytoplasme.
Nous distinguons :
fixer. C'est le siège des protéines qui doivent être transformées et transportées hors de la cellule ou isolées dans des vésicules (lysosomales). L'ensemble de ces protéines se trouvera enfermé dans les vésicules et sera dirigé vers l'appareil de Golgi.
C'est là que sont synthétisés les lipides tels que les acides gras, les phospholipides, le cholestérol et ses dérivés (stéroïdes, vit. D). Sur le plan des cellules du foie et des reins, il peut également purifier divers produits chimiques : alcool, pesticides, cancérigènes...
C'est dans les cellules musculaires que le calcium est stocké. Le RE est particulièrement développé dans les cellules ayant une forte sécrétion.
C'est un système composé de sacs membraneux superposés qui sont associés à des vésicules.
Rôle : Il traite, trie, conditionne et livre les protéines et les lipides récemment synthétisés.
Il agit comme un interrupteur : il dirige les macromolécules qui passent à travers lui vers leur véritable destination intracellulaire.
Les vésicules ainsi formées ont 3 destinations possibles :
contenu dans le liquide extracellulaire (par exemple les cellules pancréatiques qui libèrent des enzymes digestives)
protéines et des lipides qui sont transformés en protéines membranaires.
L'appareil de Golgi forme des vésicules.
Rôle : Il renferme des enzymes digestives pouvant détériorer de nombreuses molécules ("tube digestif" au niveau) de la cellule. Il effectue ainsi la transformation des matières à l'intérieur de la cellule. Dans les globules blancs, il y a de nombreux lysosomes.
Au cours de la digestion, ils digèrent les bactéries, les virus et les toxines. De plus, ils permettent également de mettre à profit les organites de la cellule (= autophagie). De même, ils assurent la digestion des cellules mortes qui proviennent de tissus détériorés ou qui n'existent plus (partie de l'utérus au moment des menstruations).
Elles sont constituées par une membrane d'extérieur qui est perméable ainsi que par une membrane d'intérieur présentant de nombreux plis.
Rôle : Il s'agit des centrales électriques de nos cellules. En effet, grâce aux mitochondries, elles permettent le stockage de l'énergie sous forme d'ATP. Cela exige la décomposition des molécules de glucose ou d'autres substances nutritives. Ainsi, l'énergie qui est disponible sous forme d'ATP est utilisée pour les diverses fonctions de la cellule.
L'ensemble de ces réactions chimiques se déroule en plusieurs étapes, et l'ensemble de ces réactions est appelé respiration cellulaire aérobie (en présence d'oxygène).
Il existe de nombreuses mitochondries dans les cellules très actives : cellules musculaires, cellules hépatiques, cellules rénales.
Il s'agit d'un réseau des filaments ayant l'apparence de tiges de différentes tailles.
Rôle : donner une forme et un support à la cellule.
De plus, l'organisme participe à la modification de la forme de la cellule en produisant les déplacements des organites dans la cellule ou le mouvement de la cellule elle-même.
Il y a 4 types de filaments.
existent à l'intérieur de toutes les cellules et occupent la plus grande partie du squelette fibreux. Ils sont surtout très développés dans les cellules des muscles car ils interviennent dans la contraction.
protéines les protéines qui les constituent leur apportent une grande résistance à la tension, c'est-à-dire aux forces exercées sur la cellule. On les rencontre essentiellement dans les cellules où les tissus sont soumis à un grand stress : les filaments de kératine dans les cellules de la peau.
myosine, ceux-ci sont très contractiles, et par conséquent n'existent que dans les cellules musculaires.
tubes creux et solides qui créent et conservent la forme des cellules. Ils jouent donc un rôle majeur dans le transport des cellules.
On les trouve dans les cils ou les flagelles, dans le fuseau mitotique et dans les centrioles.
Le centrosome est une zone épaisse du cytoplasme où l'on trouve deux structures dénommées centrioles.
Chacune des centrioles se présente sous la forme d'un cylindre composé de 27 microtubules.
Rôle : Au cours du processus de division cellulaire, les centrioles vont former le fuseau mitotique qui séparera les chromosomes de façon égale pour chacune des deux cellules.
Il s'agit de vésicules entourées d'une double membrane lipidique. Rôle : dépollution à travers la décomposition des molécules. Ils renferment des enzymes qui utilisent l'oxygène en vue de paralyser une certaine substance toxique telle que l'alcool, les radicaux libres...
Il s'agit d'extensions cellulaires dont disposent certaines cellules. Elles sont formées d'un cytoplasme qui sont enveloppés de membranes plasmiques et qui possèdent des caractéristiques dynamiques par le biais d'un réseau de microtubules.
Dans le cas où ces extensions en nombre sont courtes = cils (cellules ciliées des voies respiratoires) Dans le cas où ces extensions en longueur sont rares = flagelle (spermatozoïde) Remarque : la nicotine du tabac neutralise les cils, ce qui réduit leur fonction et se traduit par une élimination médiocre du mucus.
Celles-ci ne sont pas déterminées par une membrane.
Ces différents types de substances construites ou stockées dans la cellule varient suivant le type cellulaire.
Les triglycérides emmagasinés en grande quantité dans les cellules graisseuses Le glycogène est une forme de réservoir du glucose qui se trouve dans les cellules du corps et en partie dans les cellules hépatiques et musculaires.
des cheveux, des poils permettant ainsi l'absorption des rayons et la pigmentation
Centrale de régulation cellulaire.
De forme sphérique ou ovale, il est situé à proximité du centre de la cellule. Il s'agit de la structure la plus volumineuse de la cellule. Il renferme les gènes qui constituent la structure héréditaire. Les cellules contiennent généralement un noyau (excepté les globules rouges mûrs, qui n'ont pas de noyau).
Il existe des cellules qui comportent des noyaux multiples (cellules musculaires, cellules hépatiques et certaines cellules osseuses).
Le noyau se distingue du cytoplasme en raison du caractère double de l'enveloppe nucléaire, qui est composée essentiellement de deux membranes similaires à la membrane plasmique.
Les pores nucléaires autorisent la circulation des molécules dans le noyau de manière contrôlée entre l'intérieur et l'extérieur de celui-ci. Dans le noyau, il existe 3 structures :
d'ADN. Au cours de la phase de division cellulaire, ces filaments fusionnent en formant des chromosomes. L'ADN comporte l'information génétique qui gouverne la structure ainsi que les fonctions de la cellule.
présents dans les cellules actives. C'est là que les ribosomes sont assemblés. Le rôle du noyau consiste en effet à garantir la transmission et l'expression de l'information génétique.
Ces protéines sont chargées de la structure et du fonctionnement de nos cellules. Le processus de fabrication de nos protéines est caractérisé par des molécules d'ADN sous une forme de code qui correspond au code génétique figurant dans le noyau des cellules.
Nous pourrions dire que l'ADN représente la mémoire de la cellule qui renferme les instructions pour la fabrication des protéines.
Le code génétique est un langage et les protéines en sont l’expression
a) Généralité Les acides nucléiques qui sont présents dans le noyau sont de molécules organiques de 2 types :
Leur but est d’a magasiner et de restituer l’information génétique. A noter : Il s’agit d’une classe bien à part de molécules organiques, différentes des protéines, glucides, lipides.
L’unité de base des acides nucléiques sont les nucléotides. Tous les nucléotides contiennent 3 éléments :
acide phosphorique b) La molécule d’ADN Cette molécule d'hérédité est porteuse de l'information génétique. Elle renferme sous forme codée tous les renseignements relatifs à tout ce qui concerne la vie d'un organisme vivant. Elle a pour rôle fondamental de stocker l'information génétique.
La molécule d'ADN est une molécule gigantesque qui ne peut pas partir du noyau. Elle se trouve sous la forme d'une double hélice (en raison des multiples) réactions entre les molécules. C'est la fusion de cette hélice qui fournira les chromosomes lors de la division cellulaire.
Le gène appartient à un segment de la molécule d'ADN qui va définir la composition d'une protéine.
On évalue à 30 000 le nombre de gènes contenus dans le corps humain. c) La molécule d’ARN Comme l'ADN ne peut pas quitter le noyau des cellules, il a besoin d' un intermédiaire : L'ARN. L'ARN est un intermédiaire dans la production de protéines.
L'ARN est synthétisé à partir du modèle d'ADN = phénomène de transcription (voir ci-dessous).
L'ARN va transmettre des informations sur le lieu de la synthèse des protéines
a) Généralités Les protéines ont pour éléments de base les acides aminés. Il y a 20 acides aminés différents.
En faisant la variation du nombre et la séquence des acides aminés, on peut avoir un nombre important de protéines.
Les protéines ont beaucoup de niveaux d'organisation.
Rôles :
éléments d'une cellule
enfin d'autres protéines qui peuvent être des enzymes.
b) Les enzymes Ce sont des catalyseurs de réactions chimiques.
Ils sont le plus souvent associés à un coenzyme (ion-métallique) et à un cofacteur (vit B).
Principales propriétés :
La spécificité de ce dernier relève en grande partie de sa conformation spatiale. Les enzymes sont donc très réactives aux paramètres physico- chimiques de leur environnement cellulaire.
réaction chimique et ajoute sa vitesse de 100 millions à 10 milliards de fois. La rapidité de réaction dépend aussi de la température
La réalisation des protéines a besoin d’une molécule intermédiaire qui est l’ARN messager.
Il y aura 2 étapes :
un brin d’ARN messager.
former la protéine
L’information génétique qui est dans l’ADN est copiée sur un brin d’ARN messager. La molécule d’ARN synthétique va être prise par le cytoplasme pour être traduite en protéine.
L’information qui est dans l’ARN messager est prise pour créer une protéine. Elle a lieu dans le cytoplasme.
Sur la molécule d’ARN messager chaque séquence de 3 bases successives est appelée codon. Chacun des 20 acides aminés (AA) représente un ou plusieurs codons spécifiques.
L’ARN de transfert est aussi une chaîne de nucléotides. Il a la particularité de se lier à la fois à un AA et à la fois avec le codon d’ARN messager spécifique de cette AA.
Ainsi, l’ARN de transfert à un groupe de 3 nucléotides successifs appelés anticodon qui se mette sur le codon de l’ARN messager suivant la même méthode d’appariement des bases.
À cet effet, l’anticodon ne se mette pas comme il veut sur n’importe quel cordon mais sur celui qui représente à l’AA dont il est porteur. L’ADN comporte l’information. L’ARN transmet également l’information. Les protéines forment la matière dynamique douée de fonction, qui structure et exécute.
c) La vie cellulaire
Nous considérons toujours la division du noyau et la division du cytoplasme. On distingue deux grands types de division cellulaire :
Cela consiste à assurer la croissance et la régénération des cellules mortes. Dans cette division, on distingue :
On obtient donc à partir d'une cellule mère 2 cellules filles identiques, qui renferment le même patrimoine génétique de 46 chromosomes.
Cela permet la production de gamètes.
Dans cette division, on distingue :
Les cellules filles obtenues ne comportent pas le même nombre de chromosomes (23 chromosomes) que la cellule mère (46 chromosomes) et chacune ne comporte que la moitié du patrimoine génétique de la cellule mère. La méiose sera discutée en détail lors du cours sur le tractus génital.
La chromatine est un ensemble de filaments composé de molécules d'ADN associées à des protéines. Peu avant la division cellulaire, chaque molécule d'ADN se répète pour former 2 molécules d'ADN identiques, c'est ce qu'on appelle la duplication.
Chaque molécule d'ADN dupliquée est enroulée pour former un chromosome. Un chromosome est donc une molécule d'ADN qui est reproduite, pliée et enroulée plusieurs fois, associée à des protéines (les histones). Un chromosome est constitué d'une molécule d'ADN dupliquée. Il est donc porteur d'un groupe de gènes qui lui sont propres.
Les cellules humaines, sauf celles de procréation, contiennent toutes 46 chromosomes dans leur noyau.
Ces 46 chromosomes constituent le patrimoine génétique d'un individu. Note : Une partie du patrimoine génétique est portée par des mitochondries avec transmission uniquement maternelle.
Elle correspond à l'ensemble des étapes par lesquelles la cellule transite, de sa création à sa reproduction.
Il existe 2 périodes importantes :
Quelques cellules se maintiennent en interphase, c'est le cas de la majorité des cellules nerveuses. Dans ce cas, leur rotation cellulaire peut durer quelques années.
Par contre, quelques cellules, qui se régénèrent très rapidement comme les cellules de la peau, ont un cycle cellulaire de 24 heures. Elles sont en interphase durant 22 à 23 heures, et leur division prend 1 à 2 heures.
Cette interphase représente la période pendant laquelle aucune division n'a lieu. Période entre 2 périodes de division cellulaire.
Durant l'interphase, la cellule participe à tous les processus vitaux sauf la division cellulaire : L'ARN et les protéines sont produits. La réplication de l’ADN Depuis une molécule d'ADN, on peut obtenir une autre molécule d'ADN qui est parfaitement identique. Les 2 chaînes se divisent et les parties exposées de chaque chaîne s'apparient avec les parties complémentaires des nucléotides libres, en fonction de la loi de l'appariement des bases. Puisque les 2 chaînes servent de matrice, le résultat est 2 molécules d'ADN similaires. Chaque molécule est appelée chromatide.
Le chromosome est représenté par 2 brins identiques appelés chromatides, qui sont reliés entre eux par une zone réduite appelée centromère. On ne sait pas ce qui va provoquer la réplication de l'ADN. Cependant, dès que la réplication commence, elle se fait entièrement pour toute la chaîne (loi du tout ou rien).
On assiste aussi à la réplication du centrosome, aboutissant à 2 centrosomes
La mitose est composé de 4 phases :
Les filaments de chromatides se concentrent pour créer des chromosomes. L'enveloppe nucléaire se casse et se disloque. Les nucléoles ont disparu, et la synthèse de l'ARN est temporairement interrompue. Le fuseau mitotique (réseau de microtubules) est constitué de telle sorte que chaque centrosome se situe à un pôle contraire, de sorte que le fuseau mitotique s'étend d'un pôle à un autre.
Les centromères de chaque chromosome forment une ligne exactement au centre du fuseau mitotique. Il crée une région centrale appelée plaque équatoriale.
Chaque centromère de chaque chromosome se divise, et sous cette action des microtubules du fuseau mitotique, les 2 chromatides semblables de chaque chromosome se dirigent vers les pôles contraires de la cellule. Séparées, ces 2 chromatides sœurs sont appelées chromosomes filles. A chaque pôle se trouve donc un lot identique de 46 chromosomes.
Les chromosomes se déploient et adoptent la forme de filaments de chromatides. De nouveaux nucléoles apparaissent dans chaque cellule, de même qu'une nouvelle coque nucléaire autour de chaque lot de chromosomes. Le fuseau mitotique se désagrège.
Les micros filaments placés sur la surface intérieure de la membrane plasmique entraînent la membrane vers l'intérieur, créant ainsi un anneau contractile qui divise le cytoplasme en deux parties identiques. Les organites cellulaires sont répartis entre les deux parties. Les cellules pénètrent dans une nouvelle interface au cours de laquelle les cellules filles se multiplient.
La division cellulaire autorise la croissance de l'organisme en maintenant toutes les connaissances dans chacune des cellules de l'organisme. Durant la reproduction, la fusion de deux patrimoines ½ assure le maintien de la biodiversité au sein de la même espèce. En effet, ce mode de reproduction privilégie l'évolution et le renouvellement de l'espèce.
D’autres cellules ont le pouvoir de se spécialiser : cellules nerveuses, cellules musculaires ….. Les cellules ont le même patrimoine génétique, par contre concernant les cellules nerveuses d’autres gènes s’expriment alors qu'elles ne s’expriment pas dans les cellules musculaires.
C’est l’expression spécifique de gènes qui font la différenciation. Nous avons plus de 200 espèces de cellules.
Exemple :
myocytes : cellules musculaires ayant un potentiel contractile et de grandes réserves d'énergie sous forme de glycogène
conserver ou transporter des données sous forme électrique ou humorale. Ils sont chargés de la motricité, de la sensibilité, de la mémorisation et de l'intelligence.
Les mutations :
Il s'agit d'erreurs qui se produisent au moment de la reproduction de la molécule d'ADN et qui ont pour conséquence de modifier le message génétique.
Au moment de la fabrication d'une protéine, si une erreur de codage affecte la partie active de la protéine ou une partie impliquée dans le maintien de sa forme 3D, il y aura des retombées sur son activité. Sinon, il n'y aura aucune conséquence .
La mutation pourrait avoir 3 effets :
-une modification avec ou sans incidence sur la vie de la cellule. Si la mutation concerne l'ovule fécondé, ce sont toutes les cellules du prochain organisme qui seront concernées.
2 types de mort cellulaire :
naturellement = l’apoptose = processus de suicide des cellules afin qu’elles soient éliminées de l’organisme. Elle est mise en œuvre quand la destruction de la cellule est profitable à l’organisme.
brutales (brûlure, infection, toxiques, manque d'oxygène).
PLASMIQUES
La question est de voir de quelle manière les substances passent du milieu extracellulaire au milieu intracellulaire.
Ces échanges sont indispensables pour que la cellule puisse s' alimenter et éliminer les résidus et le CO2.
Les échanges sont permanents.
Des mécanismes nécessitent de l'énergie (ils sont dits actifs) et d'autres non (ils sont dits passifs).
Notions de chimie :
On appelle diffusion le déplacement de molécules ou d'ions en solution du milieu le plus dense vers le milieu le moins dense. Si les molécules peuvent se déplacer librement, alors la concentration du milieu a tendance à être uniforme. Ce déplacement est appelé mouvement thermique.
Plus la chaleur est élevée, plus l'agitation moléculaire est grande et plus la diffusion est rapide.
Cette diffusion progressive de la substance établit une échelle de concentration du milieu appelée gradient de concentration.
Dans notre corps, les matières liposolubles se répandent à travers une double couche de phospholipides de la cellule..
De minuscules substances, non liposolubles, se répandent à travers la membrane cellulaire.
Les substances liposolubles sont :
Les substances non liposolubles sont :
Ainsi la diffusion se fait par l'énergie calorifique (température du corps) et non par l'énergie fournie par l'ATP.
Ce phénomène de diffusion est appliqué aux molécules d'eau. Il s'agit du déplacement des molécules d'eau à travers la membrane plasmique d'une région à forte concentration de substances dissoutes vers une région à faible concentration jusqu'à ce que l'équilibre soit atteint.
Elle concerne soit des molécules trop grandes, soit des molécules qui ne sont pas liposolubles. Les substances se diffusent des deux côtés de la membrane, en passant de leur milieu le plus concentré à leur milieu le moins concentré, utilisant les protéines comme transporteurs.
Exemple : le cas du glucose.
Transporteurs :
Sont des molécules membranaires de nature protéique qui disposent d'un site de liaison sur lequel une matière à transporter peut être fixée de manière réversible.
Il s’agit des molécules trop grandes ou bien des substances qui vont à contre-courant de leur gradient de concentration.
Ce sont des mécanismes utilisant de l’énergie fournie par l’ATP. Exemple : la pompe sodium / potassium.
Il concerne le mouvement de substances contre leur gradient de concentration.
Cela concerne :
A noter :
Des drogues comme le cyanure, bloquent la fabrication d’ATP et sont mortelles. La pompe Na+/ K+ , transport actif primaire :
La concentration de Na+ dans le liquide extracellulaire est plus haute que dans le liquide intracellulaire.
Pour K+, c’est l’inverse.
La pompe Na+ / K+ est une protéine qui assure le transport des ions Na+ (sodium) et K+ (Potassium) contre leur gradient de concentration. Elle expulse les ions Na+ de la cellule et fait entrer les ions K+ dans la cellule. But : maintenir la différence de concentration intra- et extracellulaire des ions Na+et K+. 2) Le transport vésiculaire Le transport nécessite de l’énergie sous forme d’ATP.
Il gère le mouvement des grosses substances à travers la membrane plasmique par formation d'une vésicule.
Une vésicule est une structure isolée arrondie formée par une membrane plasmique.
On distingue :
l’endocytose qui transporte les grosses substances de l'extérieur vers l'intérieur de la cellule.
l’exocytose qui déplace les grosses substances de l'intérieur vers l'extérieur de la cellule; a) L’endocytose Au niveau de l’endocytose, une partie de la membrane plasmique entoure la substance et l’introduit dans la cellule par formation d'une vésicule. But = faire pénétrer la substance dans la cellule.
On peut distinguer plusieurs endocytoses particulières :
L'endocytose par récepteur interposé : endocytose spécifique de macro molécule. Elle est sélective.
Exemples : insuline, cholestérol
Cette vésicule qui résulte de la phagocytose (phagosome) est fusionnée avec la membrane d'un lysosome. Son contenu est ensuite soumis à une action des enzymes digestives du lysosome. Les produits de la digestion (AA ou sucre) traversent la membrane du lysosome et se retrouvent dans le cytosol où ils sont utilisés à d'autres fins.
Cette phagocytose fait appel à des bactéries, à des substances étrangères et à des débris tissulaires détériorés.
C’est donc un dispositif de défense contre les corps étrangers. Seuls les globules blancs utilisent la phagocytose.
dissoutes (reins, intestin).
b) L’exocytose C’est le phénomène contraire de l’endocytose.
Des vésicules de sécrétion, qui viennent de l'appareil de Golgi, font la fusion avec la membrane plasmique et ainsi libèrent leur contenue dans le liquide extracellulaire.
Il permet :
l'endocytose. - de libérer dans le liquide extracellulaire des substances produites par les cellules. Exemples : hormones, enzymes digestives et neurotransmetteurs.
Le phénomène n'est pas continu. Un stimulus est indispensable pour que les cellules puissent libérer leurs substances.
Ces vésicules de sécrétion restent toujours disponibles dans les cellules pour être utilisées dès qu'un stimulus se présente.
Pendant ce temps, elles forment une réserve.
Il y a un phénomène de transcytose consistant en l'exocytose de vésicules venant de l'endocytose et ayant passé par l'espace intracellulaire. Exemple : au niveau des cellules endothéliales de la vs.
Les membranes sont perméables de manière sélective.
La membrane est beaucoup plus perméable aux ions K+ qu'aux ions Na+. Avec la pompe K+ / Na+, la membrane déplace plus de Na+ vers l'extérieur que de K+ vers l'intérieur.
Cela se traduit par une faible accumulation de charges négatives sur la partie interne de la membrane et une concentration de charges positives sur sa face externe. Ceci entraîne une tension électrique de part et d'autre de la membrane, appelée potentiel de la membrane.
Au repos, toutes les cellules ont un potentiel de membrane au repos compris entre -20 et -200 millivolts selon le type de cellule.
Il est possible, sous certaines conditions, une modification du potentiel de repos de cette membrane. Ces modifications permettent d'activer les cellules nerveuses et musculaires.
En effet, les échanges de la Cellule avec son entourage extérieur et donc l'activité de la Cellule seront fonction du potentiel de la membrane.
Nous avons 2 sortes de tissus :
pour d’autres organes, il tapisse les vaisseaux sanguins, les canaux, les cavités corporelles, l’intérieure des voies respiratoires, du TD, et des systèmes urinaires et reproducteurs.
A partir tissu épithélial on peut aussi combiner avec du tissu nerveux pour former les organes des sens.
Il a beaucoup de cellules.
Elles s’ajustent entre elles pour créer des couches continues qui sont en nombre variable.
Dans un tissu épithélial les cellules ont 2 pôles :
Un tissu épithélial repose presque toujours sur un tissu conjonctif auquel il adhère fortement, ce qui le maintien en place.
Entre ces 2 tissus se tient la membrane basale, qui est une mince couche de protéines et de fibres.
Un tissu épithélial ne contient pas de vaisseau sanguin.
Il se nourrit et se nettoie par les vaisseaux sanguins contenus dans le tissu conjonctif adjacent.
Il est innervé.
Il se renouvelle facilement Un tissu épithélial assure différentes fonctions selon son emplacement :
a. Epithélium simple Il est créé d’une seule couche de cellules.
Ils garantissent surtout des fonctions :
L’endothélium ressemble à l’épithélium simple qui revêt l’intérieur des vaisseaux sanguins et des vaisseaux lymphatiques.
b. Epithélium stratifié Il est composé d’un ensemble couches de cellules.
Ils se voient dans des endroits où il y a beaucoup de frictions. Exemples : surface de la peau, muqueuse buccale.
c. Epithélium pseudostratifié Il est réalisé d’une seule couche de cellules dont les noyaux se trouvent à des profondeurs variées.
Il se perçoit au niveau des organes qui ont une fonction de sécrétion. Exemple : les organes respiratoires.
À l’étape de la surface libre d’un épithélium, certaines cellules pourront présenter des cils (prolongements du cytoplasme) ou des microvillosités. Les microvillosités sont des extensions digestives de la membrane plasmique. Elles agrandissent la surface de cette membrane, ce qui consent un plus grand échange entre la cellule et le milieu extracellulaire.
Exemple : dans le tube digestif
a) Définition d’une glande Elle est constituée d’une cellule unique ou d’un groupe de cellules épithéliales spécialisées dans la sécrétion, c'est-à-dire dans la production et la libération de substances dont elle ne tire pas profit.
On observe 2 types de glandes :
b) Les glandes exocrines et les glandes endocrines Les glandes exocrines :
Elles répandent leurs produits de sécrétion à la surface de la peau ou dans la lumière d’un organe creux toujours par un canal dit excréteur. Exemples :
Les glandes endocrines :
Elles créent les hormones qui sont libérées dans le sang (pas de canal excréteur) Exemples :
c) Structure des glandes exocrines Les glandes exocrines unicellulaires :
Elles sont fabriquées d’une seule cellule.
Ce sont des cellules isolées intercalées entre d’autres cellules épithéliales. Chez l’homme, elles ressemblent aux cellules caliciformes. Elles créent le mucus.
Les glandes exocrines multicellulaires :
On distingue plusieurs types Selon l’aspect du canal excréteur, on distingue :
Selon la structure de leur partie sécrétrice, on distingue :
Selon leur mode de sécrétion, nous avons :
pancréas, glandes salivaires, glandes sudoripares.
produit de sécrétion en même temps que des débris cellulaires. (mort de la cellule) Exemple : les glandes sébacées.
temps que son produit de sécrétion. (Nécessite réparation de la cellule) Exemple : les glandes mammaires.
C’est le tissu le plus abondant du corps.
On distingue 4 grandes classes :
Les rôles du tissu conjonctif sont :
Au niveau du tissu conjonctif on a 3 éléments de base :
Substances fondamentales et fibres forment la matrice.
Le tissu conjonctif a peu de cellules.
La matrice est dense, elle peut être liquide (comme le sang) semi liquide, gélatineuse, fibreuse ou calcifiée.
Elle détermine les qualités du tissu où elle se trouve.
Exemples :
Le tissu conjonctif a beaucoup de vaisseaux sauf pour le cartilage qui n’en a pas, et les tendons qui en possèdent peu.
a) La substance fondamentale Liquide extracellulaire contenant de grosses molécules de nature protéique et glucidique. Suivant la nature et le nombre de ces grosses molécules, la matière fondamentale sera liquide, gélatineuse ou solide.
Elle maintient et assemble les cellules du tissu conjonctif. Elle constitue un milieu d’échange entre le sang et les cellules. b) Les fibres Elles sont de 3 types :
Les fibres de collagène :
Elles sont formées d’une protéine appelée le collagène.
Elles sont solides et flexibles, d’où une grande résistance de la matrice à la traction. Parfois ces fibres sont groupées en faisceaux, ce qui leur donne une grande force. Elles se trouvent en particulier dans :
Les fibres élastiques :
Elles sont formées d’une protéine appelée l’élastine.
Elles permettent à la matrice d’être souple et tenace aux chocs. Elles pourront être étirées jusqu’à 150 % de leur longueur de repos sans se déchirer, et reprendre leur position initiale.
Elles se voient en particulier dans :
Les fibres réticulaires :
Ce sont de minces fibres de collagène.
Elle fournit à la matrice soutien et force.
Elles s’aperçoivent en particulier :
fibres nerveuses et des cellules musculaires
la rate, les ganglions, le foie
c) Les cellules Parmi la classe de tissu conjonctif, on a régulièrement :
une cellule jeune non arrivée au stade de maturité.
Ces cellules jeunes fabriquent les différents éléments de la matrice puis deviennent adultes.
Exemples : fibroblaste, ostéoblaste.
maintiennent l’intégrité du tissu.
Exemples : ostéocyte, fibrocytes, adipocyte.
Les cellules du tissu conjonctif proprement dit :
Nous avons :
Les fibroblastes et des fibrocytes: qui sécrètent les fibres et la substance fondamentale.
Des adipocytes ou cellules graisseuses : stockent les triglycérides qui constituent la réserve d’énergie de l’organisme.
Des cellules mobiles : les globules blancs qui proviennent du sang. Certains vont subir des transformations au niveau du tissu conjonctif : -mastocytes: fabriquent l’histamine, substance qui dilate les petits vaisseaux dans le processus d’inflammation.
-macrophages: phagocytent les matières étrangères, les bactéries, les cellules mortes ou usées.
-plasmocytes: fabriquent les anticorps.
Le tissu conjonctif proprement dit a) Le tissu conjonctif lâche Il a de nombreuses cellules et des fibres tissées lâchement. On en observe 3 types :
Le tissu conjonctif aréolaire :
Il est le plus abondant du corps.
Il comporte les différents types de cellules précitées, les 3 types de fibres, une substance fondamentale semi liquide.
Localisation :
Rôle :
cellules des tissus adjacents
contenu cardiovasculaire.
Il absorbe le surplus de liquide comme une éponge provoquant un œdème
Le tissu adipeux :
Chez ce tissu, les cellules graisseuses prédominent et la matrice est très peu abondante. Il représente une réserve d’énergie importante. Localisation :
Rôle :
graisse est un mauvais conducteur de la chaleur)
Le tissu conjonctif réticulé :
Il est formé d’un fin réseau de fibres réticulaires et de cellules réticulaires. Localisation :
moelle osseuses rouges Rôle :
b) Le tissu conjonctif dense Il a des fibres plus épaisses et plus nombreuses et moins de cellules par rapport au tissu conjonctif lâche.
Nous distinguons 3 types de tissu conjonctif dense :
Le tissu conjonctif dense régulier :
Il est fait de faisceaux de fibres de collagène disposés parallèlement et régulièrement pour garantir une grande force et résistance à l’étirement. Il est peu vascularisé et est légèrement flexible.
On le retrouve dans les régions où la force s’exerce toujours dans la même direction, à savoir :
Ce tissu admet de solides points d’attache entre différentes structures (entre les os et les muscles) tout en résistant à l’étirement.
Le tissu conjonctif irrégulier :
Il est fait principalement de faisceaux de fibres de collagène beaucoup plus épaisses et disposés dans toutes les directions.
On le retrouve dans les régions où les forces sont exercées dans des directions différentes, à savoir :
Le rôle de ce tissu est de renforcer les structures où il se trouve, et résister à l’étirement.
Le tissu conjonctif élastique :
Il a surtout des fibres élastiques.
Il apporte l’élasticité permettant l’étirement des organes où il se trouve, à savoir :
Le sang sera enseigné lors du cours sur le milieu liquidien. Le cartilage et le tissu osseux seront enseignés lors du cours sur le système ostéo-musculaire.
Une membrane de revêtement est composée d'un tissu épithélial et d'un tissu conjonctif séparés par une membrane basale.
La membrane basale est acellulaire. Elle forme un soutien et un filtre sélectif pour la diffusion des molécules. Elle accroît la résistance de l'épithélium aux étirements et aux déchirures.
Cela correspond à la peau qui recouvre notre corps.
Elle est constituée d'un épithélium stratifié squameux kératinisé, l'épiderme, qui lui donne la résistance et d'un épais tissu conjonctif dense irrégulier, le derme, qui lui octroi la souplesse.
Elle a la même origine embryonnaire que le système nerveux.
Elles recouvrent intérieurement les organes en relation avec le milieu extérieur, à savoir : les organes des appareils digestif, respiratoire, reproducteur et urinaire.
Au niveau des muqueuses, la couche épithéliale est un épithélium de revêtement qui réalise un obstacle au passage des agents pathogènes.
L’aspect, et par là même les fonctions, de cet épithélium diffère selon l’endroit du corps ou il se trouve.
Le tissu conjonctif d’une muqueuse est toujours appelé chorion.
Elles recouvrent les cavités corporelles qui ne transmettent pas avec l’extérieur, ainsi que les organes qui s’y trouvent.
L’épithélium d’une séreuse est toujours appelé mésothélium. C’est un simple épithélium pavimenteux.
La couche de tissu conjonctif est relativement mince (tissu conjonctif lâche aréolaire).
Une membrane séreuse est toujours faite de 2 parties :
La séreuse qui tapisse les poumons = la plèvre La séreuse qui tapisse la cavité cardiaque et le cœur = le péricarde La séreuse qui tapisse la cavité abdominale et recouvre les organes abdominaux et certains organes pelviens = le péritoine La localisation des différents tissus est directement liée aux besoins locaux des structures organiques et de leurs fonctions.
Cours d’anatomie et de physiologie :
Le système digestif / INTRODUCTION Les aliments sont indispensables pour apporter l’énergie nécessaire au fonctionnement des cellules et des matériaux de base nécessaires à la construction des tissus (usures, lésions ou tissu en croissance). Les aliments ne peuvent pas être utilisés directement, ils doivent être déstructurés en éléments simples pour arriver à nos cellules. L’appareil digestif est le système qui transforme les grosses molécules des aliments en petites molécules (les nutriments) qui seront transportées par le sang jusqu’aux cellules.
En résumé : le système digestif déstructure les aliments bruts, les absorbe et élimine les résidus non digérés.
C’est l’introduction des aliments dans le Tube Digestif (TD) par la bouche.
Elle comprend la déglutition et le péristaltisme.
Le péristaltisme est la succession d’une onde de contraction musculaire et d’une onde de relâchement musculaire dans la paroi du TD.
Ce processus involontaire brasse la nourriture et la pousse de l’œsophage à l’anus.
C’est la transformation de la nourriture par des processus mécaniques et chimiques.
La digestion mécanique comprend la mastication par les dents et le pétrissage des aliments par les muscles de l’estomac et des intestins. La digestion chimique dégrade les grosses molécules en nutriments grâce à des enzymes secrétées par les différentes glandes digestives.
C’est le passage des nutriments issus de la nourriture digérée de la lumière du tube digestif jusque dans le sang ou la lymphe.
C’est l’expulsion des résidus par l’anus.
Sur un cadavre, le tube digestif à une taille de 9 m de long contrairement au niveau d’un sujet vivant elle mesure 4,5 m. Cette différence est causée par la tension des muscles localisés au sein de sa paroi. La lumière du tube digestif n'est pas séparée de la zone extérieure, d’où l’existence des bactéries « bénéfiques » supportées, par contre elles ont la capacité de se transformer en pathogènes dès qu’ils entrent dans le corps.
Il n’y a que les dents et la langue qui touche directement les aliments. Les autres fabriquent et/ou rejettent des substances synthétisées à l’intérieur du tube digestif, à l’aide des conduites permettant la digestion.
Les organes localisés sur la partie supérieure de l’œsophage renferment une muqueuse et une musculeuse.
C’est tout au long de l’œsophage vers l’anus qu’on observe une organisation en 4 substances étendues :
Elle est constituée de 3 substances, dont :
L'Épithélium :
À l’intérieur de la bouche, le pharynx, l’œsophage et la conduite relative à l'anus, il est constitué d’un grand nombre de substances cellulaires aplaties. Il s’agit d’un épithélium pavimenteux stratifié.
Grâce à sa capacité de survie aux forces de ralentissement, il veille à la mise à l’abri des tissus sous-jacents pendant que la traverser des aliments ou de la fèces.
Au sein du reste tube digestif, il est composé uniquement d’une substance cellulaire prismatique. Il est nommé épithélium prismatique simple. Il assure la synthèse ainsi que l’absorption. Entre les cellules épithéliales, il existe des cellules caliciformes qui synthétisent du mucus, des cellules dont la fonction est de synthétiser des enzymes en plus de certaines qui fabriquent des hormones.
Le mucus développe une pellicule sur l’aire entière de l’épithélium qu’il lubrifie afin de favoriser la circulation de l’aliment et prend la défense contre l’effet des enzymes digestifs Le chorion :
Tissu qui supporte l’épithélium et le fixe à la musculature muqueuse. Il comprend :
des nutriments afin de se diriger vers chaque tissu corporel.
ensemble (amygdales, appendice vermiforme) qu’on nomme MALT (tissus lymphatiques associés aux muqueuses).
Elle assure la défense du corps des bactéries et de tout corps pathogènes liés aux aliments.
La musculaire muqueuse :
Elle comprend des cellules musculaires sans aspérité ni rayure qui offre à la muqueuse son tonus, contribue aux rejets des synthèses glandulaires et au sein de la grêle met en double une ou plusieurs fois la muqueuse pour élargir de façon importante son aire.
Rappel : Les cellules musculaires sans aspérité ni rayures lisses sont reliées aux organes et échappent aux suivis de notre désir. Les cellules musculaires couvertes de stries sont liées aux muscles squelettiques et sont dirigées par notre désir.
C’est un tissu qui joint.
Elle renferme des faisceaux très riches en fibre de collagène garantissant la ténacité, des fibres capables de se déformer garantissant la capacité de se plier, d’un grand nombre faisceaux sanguins et lymphatiques en communication avec des substances situées aux alentours et ensuite des fibres nerveuses sympathiques (Σ) et parasympathiques (pΣ) qui normalisent les synthèses digestives.
Il faut retenir qu’il a 2 systèmes nerveux :
les commandes motrices pour toutes les fonctions du corps vers les effecteurs.
volonté
Partant de la bouche jusqu’au niveau supérieur de l’œsophage, elle est constituée de cellules musculaires recouvertes de stries qui assurent la déglutition contrôlée.
Au sein de l’anus, on n’y trouve des cellules musculaires tapissées de stries qui offrent la possibilité de diriger la défécation.
À l’intérieur du reste du tube digestif, les cellules musculaires sans aspérité ni rayures sont ceux qui sont rangés 2 couches :
Une couche à l’intérieur de formes circulaires assurant le resserrement de l’ouverture digestive. une autre couche à l’extérieur étendu en long et rend plus court le tube digestif. L’effet des muscles sans aspérité ni rayure de la paroi de assure la fragmentation des aliments, leur union avec les synthèses digestives et leur éjection par force.
Dans de nombreuses zones de la TD, la substance circulaire servant de couverture devient épaisse afin de produire des sphincters : ils s’agissent des anneaux musculaires localisés aux alentour d’un organe qui présente une cavité dont ils sont capables de boucher l’ouverture.
Ils quittent le reflux et gouvernent la circulation de la nourriture entre les organes.
Entre les 2 substances musculaires, il y a présence d’un grand nombre de fibres nerveuses sympathiques (Σ) et parasympathiques (pΣ) qui normalise le degré de resserrement de la musculeuse. Le pΣ s'augmente et le Σ l’inhibe.
Sur le diaphragme, la séreuse est commutée par un adventice, substance tissulaire conjonctive qui associe l’œsophage aux systèmes qui lui sont proches. En dessous du diaphragme, la séreuse représente le péritoine viscéral. Au-dessus du diaphragme, la séreuse est remplacée par un adventice, couche de tissus conjonctifs qui relie l’œsophage aux structures avoisinantes. Sous le diaphragme, la séreuse correspond au péritoine viscéral. Quoiqu’en soit sa position, elle comporte plusieurs vaisseaux sanguins et lymphatiques en plus d’un grand nombre de nerfs en relation avec ceux des autres substances tissulaires.
Le péritoine :
Il s’agit de la plus grande séreuse de l’organisme.
Le feuillet pariétal enveloppe la grange partie des organes de ce creux abdomino-pelviens.
Le feuillet viscéral enveloppe la grande partie des organes de ce creux. Au sein des 2 feuillets figure le creux péritonéal : elle renferme un faible volume de fluide qui rend glissant qui offre la possibilité aux organes de se déplacer avec légèreté et aisance relativement aux autres lors de leur déplacement.
Le péritoine fait part de grand plissement qui s'élargissent parmi les organes, les unit les un aux autres et à la paroi abdominale.
Ces plissements contiennent des vaisseaux sanguins et lymphatiques en plus des nerfs s’acheminent vers les appareils digestifs.
Ils sont capables d’accumuler de la graisse.
Il existe 2 catégories de plissement :
Les organes ne présentent pas tous les mêmes organisations relativement au péritoine parce que le feuillet pariétal se sépare de la paroi abdominale à l’intérieur de la zone postérieure.
Les organes localisés à la fois au sein du péritoine et la paroi abdominale postérieure sont appelés rétropéritonéal (ex : les reins, le pancréas). Les autres organes totalement enveloppés par les plissements péritonéaux s’appellent intrapéritonéaux (ex : l’estomac, l’intestin grêle).
Elle présente comme paroi les joues, le palais, la langue en plus des lèvres.
Elles sont constituées de muscles squelettiques tapissés et renfermant de la muqueuse.
Rappel : Muqueuse = tissu épithélial + membrane basale + couche de tissu conjonctif
Elles ont les mêmes constituants que les joues.
Elles s’élargissent depuis le point focal du nez à la partie supérieure du menton. Leurs parois sont les lieux d’échange au niveau de la peau et la muqueuse buccale.
Elles sont irriguées de nombreux vaisseaux sanguins et innervés. Puisqu’elles sont privées de glandes sébacées et sudoripares, il s’avère très important de les humidifier fréquemment pour empêcher leur déshydratation et l’existence de gerçures.
Chacune des lèvres se lie à sa gencive à travers un plissement de la muqueuse nommée frein de la lèvre.
Les joues et les lèvres tiennent fermement les aliments au sein des dents lors de la mastication et participent à l’élocution.
Il se scinde en 2 parties :
Le palais dur est constitué d’os tapissé d’une muqueuse.
Il écarte la cavité buccale des fosses nasales. Il s’agit d’une aire qui ne fléchit pas et contre laquelle la langue brise les aliments lors de la mastication. Le palais mou (ou voile du palais) est une partie destinée à séparer ou à diviser deux cavités et ayant un aspect d’arche qui se lie à la langue et à l’oropharynx. Il est constitué de muscles squelettiques tapissés d’une muqueuse. Il a sur ses parois disponibles la luette et au sein de ses soutiens latéraux les amygdales palatines. Lors de la déglutition, il se soulève afin de boucher le nasopharynx pour empêcher le bol alimentaire de se déplacer vers le haut et d’entrer dans le nez.
Elle constitue la partie la plus importante de la bouche, elle est renfermée de muscles squelettiques envelopper d’une muqueuse.
Ses agitations rendent plus simple la mastication, pétrir les aliments à l’aide de la synthèse des enzymes salivaires et assurent la déglutition puis interviennent dans l’expression orale.
Des muscles particuliers rendent la langue immobile afin de lui offrir la capacité de se changer sa position, il s’agit des muscles extrinsèques qui rattachent la langue à toute autre organisation de constituant de la bouche (os du crâne, palais mou).
Certains muscles ont la capacité de changer la l’apparence ainsi que la taille de la langue, il s’agit des muscles intrinsèques.
Le ralentisseur de la langue est constitué d’un pli double de muqueuse qui rattache la langue au plancher buccal délimitant son agitation en arrière. L’aire située au-dessus de la langue ainsi que ses deux parties opposées gauche et droite mettent en évidence la continuité muqueuse nommée papilles. Il existe des papilles qui confèrent un aspect rugueux à l’aire de la langue, donnant la capacité de licher des aliments semi-solides (comme la glace) générant un frottement utile pour pétrir les aliments.
Par contre, un autre groupe de papilles renferment des cellules de fonction spécifique appelée gustatives interviennent dans goût (cf. cours organes des sens).
Le 1er tiers qui suit la langue est privé de papilles, mais il renferme plutôt des enflures représentant les amygdales linguales. Ces tissus interviennent dans l’élimination des corps pathogènes introduits dans le corps ou dans les voies respiratoires.
La langue renferme aussi certaines glandes qui synthétisent la lipase linguale : c’est l’enzyme qui commence la digestion de quelques substances onctueuse. En résumé :
La langue :
compacte nommée bol alimentaire
La salive est un fluide synthétisé en permanence :
un grand nombre de fines glandes présent à l’intérieur de la muqueuse buccale. Elles correspondent au 10% de la synthèse salivaire entière – en plus un volume important grâce aux glandes salivaires les plus considérables localisées en dehors de la bouche.
Les Parotides :
Elles sont localisées en dessous de la peau en avant et en bas des oreilles. Le canal parotidien atterrit à l’intérieur des vestibules (partie située entre les lèvres et la gencive) en avant de la 2e molaire située au-dessus. Les sous maxillaires :
Elles sont localisées en dessous de la zone basale de la langue, tout au long de l’aire interne des mandibules (mâchoires inférieures). Son canal devient accessible à la base du ralentisseur de la langue.
Les sublinguales :
Beaucoup plus antérieures, elles sont localisées en dessous de la langue et en avant de ceux qui viennent immédiatement avant. Leur 10 à 12 canaux atterrit à l’intérieur du plancher de la bouche.
La salive est constituée d’eau de 97 à 99,5% et de soluté. Ces solutés sont :
L’eau solubilise les molécules afin qu’elles soient possibles d’être « goûtées » au sein des papilles gustatives (cf. cours d’anatomie organes des sens) Les bicarbonates et les phosphates ne réduisent presque à rien les aliments acides, cependant, le pH de la salive devient plus moins acide (pH 6,5 à 7), état favorable pour la bonne marche de l’amylase.
Elle est de 1000 à 1500 ml par jour.
Sous l’influence du système nerveux pΣ les glandes salivaires buccales synthétisent de façon continue de la salive utile pour humecter et rend plus glissant localement.
Les aliments excitent les glandes salivaires, premier déclenchant la synthèse d’un grand volume de salive.
Les substances chimiques présentent à l’intérieure des aliments excitent les chémorécepteurs localisés au niveau de la langue, le frottement des aliments au-dessus de la langue et les parois de la bouche excitent des récepteurs qui se font sentir à la force nommée mécanorécepteurs ou barorécepteurs. Ces récepteurs projettent avec force des messages nerveux au système nerveux situé au centre (noyaux salivaires du tronc cérébral) qui agir en retour à travers des messages nerveux à l’intérieur des fibres du système pΣ qui viennent exciter la synthèse salivaire.
Il s’agit des substances de grande acidité à l’instar du citron qui excite mieux les chimiorécepteurs. L’odeur, la vue, le bruit ou le rappel de l’aliment est capable d’exciter la synthèse de salive.
Ces stimulations suscitent l’habitude assurant le déclenchement de la digestion à partir du moment où les aliments sont entrés à l’intérieur de la bouche. Lors du stress de longue durée, une grande excitation du Σ faire son apparition, c’est ce qui réduit la synthèse de la salive.
Les dents permettent la digestion mécanique à l’intérieur de la bouche, elles rompent et brisent l’aliment en de petites portions.
On distingue 4 sortes de dents :
Anatomie de la dent :
Toute dent est composée de 3 zones :
dans le maxillaire et la mandibule)
Les dents sont composées :
sanguins et des nerfs.
matière assez solide : la dentine ou ivoire.
▪ dans la zone de la couronne la dentine est tapissée d’émail : substance sécuritaire aussi assez solide ▪ dans la zone de la racine, la dentine est tapissée par le cément. La dentine, l’émail et le cément regorgent des sels de calcium et correspondent au tissu osseux. Néanmoins, par opposition au tissu osseux, ils n’ont pas de vaisseaux sanguins (avasculaires)
La denture primaire :
Elle est constituée de dents néoformées.
Elle est à courte durée et manquant.
Elle se forme en l’espace de 6 mois allant 2 ans.
Elle comporte 20 dents :
La denture permanente :
Elle surgit dès l’âge de 6 ans, petit à petit les premières dents chutent et sont substituées par les dents permanentes.
Elle comporte 32 dents :
Ils sont semblables à l’ingurgitation des aliments à l’intérieur de la bouche.
Elle se réalise grâce à la mastication durant laquelle les aliments ne sont pas mélangés à la salive et transformés en une pâte molle rendant plus simple la déglutition.
La mastication est dirigée par l’individu lui-même et involontairement par l’action des mécanorécepteurs se trouvant dans les parois buccales.
Elle se réalise grâce à l’amylase salivaire qui réduit l’amidon en de minuscules morceaux de sucre. La lipase linguale présente dans la salive est passive cependant s’actionne à l’intérieure de l’estomac au niveau duquel elle catalyse les triglycérides.
Il est question de l’étape de déglutition.
Le pharynx est un canal d’à peu près 15 cm d’étendue qui rattache les fosses nasales et la bouche au larynx (voie respiratoire) et à l’œsophage (voie digestive).
Il laisse alors véhiculer l’air et les aliments.
Il contribue à la déglutition.
La nasopharynx ou rhino-pharynx est localisée en aval des fosses nasales. L’oropharynx est localisé en aval de la bouche.
Le laryngopharynx est la zone située en bas pour se continuer par l’œsophage. Sa paroi est constituée de muscles squelettiques tapissés d’une muqueuse (épithélium de type pavimenteux stratifié).
L’œsophage est un canal sous forme d’un cylindre très étendu de 25 cm rattachant le pharynx à l’estomac.
Il passe par le cou, le thorax puis la zone en avant de la cavité abdominale. Il est précisément localisé en avant de la colonne vertébrale et pends par l’arrière derrière du cœur, ce qui explique l’éventuel lié à propos des symptômes cardiaques et digestifs.
Il passe par le diaphragme à travers une petite ouverture nommée hiatus œsophagien se trouvant au niveau de la partie focale du diaphragme. Son épithélium est disposé par couches superposées et recouvert d’écailles ne possédant pas de kératine pour ne pas céder aux frottements pendant que le bol alimentaire y traverse.
Les glandes œsophagiennes fabriquent du mucus qui est renvoyé pendant que le bol alimentaire assure son passage et ils ont pour rôle de le rendre glissant. Sa paroi comporte plusieurs fibres tendres qui assurent l’élargissement de l’œsophage pendant que le bol alimentaire assure son passage. Cette loi d’élasticité n’est plus quand on parle de la balafre de la paroi. Au niveau de sa partie haute, la musculeuse est composée de muscles formés de petits sillons striés (5 cm) tandis que la partie située en bas ne contient que du muscle lisse.
Au niveau de sa zone externe se localise le sphincter œsophagien supérieur: anneau en épaisseur musculaire qui recouvre l’intérieur de l’œsophage. Au moment de l’ingurgitation, il s’abaisse afin de faire traverser le bol alimentaire.
Au niveau de sa plus basse zone se situe le sphincter œsophagien inférieur : anatomiquement il n’est pas considéré comme un sphincter cependant comme un endroit au niveau duquel les fibres musculaires lisses en pause présentent un tonus augmenté recalant le passage du fluide gastrique au sein de l’œsophage. Au cours de la déglutition, le sphincter au repos assure le passage du bol alimentaire vers l’estomac.
La paroi de l’œsophage ne possède pas de séreuse cependant possède une adventice, tissu conjonctif, rattachant l’œsophage aux structures environnantes.
La déglutition est le phénomène à partir duquel les aliments quittent la cavité buccale pour l’estomac, elle est simplifiée grâce à la salive au mucus.
Elle dépend de l’individu lui-même, tout en posant l’extrémité de la langue contre le palais osseux et en resserrant les muscles de la langue, le bol alimentaire rejoint l’oropharynx.
C’est une réponse indépendamment de la volonté : le bol alimentaire actif des mécanorécepteurs se trouvant au sein de la paroi du pharynx. Il transmet des messages nerveux au point focal de la déglutition localisé à l’intérieure du Tronc cérébral (cerveau reptilien), le tronc cérébral dispose convenablement la suite des évènements remarquables de la déglutition par transmission des messages nerveux aux muscles du pharynx, du larynx, de l’œsophage puis de la respiration :
Le sphincter œsophagien supérieur se rabat, le larynx s’écarte et la respiration recommence. Les aliments acheminent le trajet de l'œsophage à la suite de resserrements péristaltiques. Ces ondes propulsent le bol alimentaire dans l’estomac, peu importe la posture du corps (indépendant de la gravité). Le sphincter inférieur de l’œsophage s’écarte grâce à la force exercée par le bol alimentaire et se rabat après qu’il ait traversé.
Cette phase incontrôlée est commandée par le système nerveux, grâce à l’action des mécanorécepteurs, qui activent le péristaltisme dans la de la musculeuse. Concernant le sphincter inférieur de l’œsophage, la commande est en même temps neuromusculaire et hormonal.
Du côté des neuromusculaires : le pΣ le détend et le Σ le resserre. Du côté hormone : la gastrine accroît son resserrement et la progestérone lui accorde une détention.
Généralement, les aliments mettent 4 à 8 secondes afin de quitter la cavité buccale pour l’estomac, mais en ce qui concerne les fluides il faut 1 à 2 secondes.
L’estomac est une extension du tube digestif localisé au milieu de l’œsophage et de l’intestin grêle. Il se trouve en bas du diaphragme au niveau de la zone supérieure senestre du creux de l’abdomen.
L’estomac est anatomiquement en lien avec le foie de son côté dextre, la rate à sa senestre, le pancréas à la queue, le diaphragme en dessus et le côlon transverse en dessous.
Il est capable de se déplacer tranquillement au sein de ses 2 côtés. Sa posture et sa longueur changent alors fréquemment.
L’orifice d’entrée : le cardia, constituant une valve anti-reflux suite à une étendu de sa muqueuse sa partie supérieure : le fundus ou cavité de l’air Sa partie verticale : le corps Sa partie horizontale : l’antre pylorique et le canal pylorique Le bout de sortie : le pylore constitué d’un sphincter musculaire : le sphincter pylorique en lien avec le duodénum Son côté droit : la minuscule courbure Son côté gauche : la large courbure Particularités anatomiques de sa paroi :
La muqueuse :
Son épithélium simple ayant la forme d’un prisme doué dans en ce qui concerne la production est totalement constituée de cellules en forme de calice synthétisant un mucus de sécurité pâteux et alcalin.
Son épithélium s’enfonce plus à l’intérieur du chorion constituant des cryptes qui présentent d’innombrables glandes gastriques.
Ces glandes ont une variété de types cellulaires puis fabriquent diverse produits de par leur position :
la paroi de l’estomac
(HCl) et le facteur intrinsèque
Leurs sécrétions sont généralement appelées suc gastrique. Son volume est estimé à 1,5 à 2 litres par jour.
Son épithélium recommence régulièrement chaque 3 à 6 jours. La musculeuse :
Elle est constituée de 3 strates (longitudinale, circulaire, oblique) qui assurent le mixage des aliments au suc gastrique et de plus les propulse du côté du duodénum.
Les rôles joués par l’estomac sont :
l’intérieur de l’intestin grêle- un rôle d’absorption
Elles se réalisent par des resserrements péristaltiques qui prennent origine à côté du cardia et se répand à travers l’estomac à peu près chaque 20 secondes. Ses signaux pétrissent les repas, les mixent au suc gastrique et les transforment en pâte liquide nommée Chyme et renvoyée à l’intérieur de l’intestin grêle. Il existe moins de signaux dans la zone du fundus et celui du corps de l’estomac par conséquent moins de mixages de nourritures avec le suc gastrique, ce qui favorise à la lipase linguale et à l’amylase salivaire de continuer leurs activités. Dans la zone de l’antre pylorique (partie horizontale) les signaux s’accentuent Toute onde propulse une infirme portion du chyme de par le sphincter pylorique.
La majeure partie du chyme est renvoyée au sein du corps dans lequel le mixage continue. Ce geste d’aller-retour assure la venue petite à petit et longue du chyme au sein de l’intestin grêle (quelques ml à la fois). Le volume de chyme traversant l’intestin grêle est sous la commande de plusieurs éléments (température du bol alimentaire, homogénéité, composition …).
Elle tient principalement compte des protéines.
A l’endroit du fundus et du corps de l’estomac, les glandes gastriques produiront:
cellules essentielles
Le pepsinogène est stimulé dans la zone acide. L’existence de l’acide chlorhydrique favorise l’acidité au sein de l’estomac (pH entre 1,5 et 3,5) et assure le changement du pepsinogène en pepsine stimulé.
La pepsine divise les protéines en de minuscules morceaux du nom de Peptides. La pepsine est actionnée dans les zones très acides, mais une fois dans l’intestin grêle au niveau duquel le pH augmente, elle reste inactive.
digestion des acides gras du lait chez bébé.
Rôle de HCl :
et la désorganisation de la structure spatiale des protéines
consommées.
La production des glandes gastriques ont également une fonction en ce qui concerne l’absorption, la sécurité de même que la fonction endocrinienne :
B12 par le grêle. Il est produit grâce aux cellules périphériques (avec le HCl) dans la zone du fundus et du corps gastrique et est propagé à l’intérieur de l’estomac.
l’effet des enzymes de la digestion.
Il est possible qu’à ce niveau, quelques volumes d’eau, de minéraux, d’acides gras à chaîne de petite taille, d’alcool et quelques médicaments (comme l’aspirine) soient absorbés.
Car l’estomac est inaccessible aux autres substances.
Remarque : l’absorption est le passage à l’intérieur de la cellule de substances présentes à l’extérieur de la cellule.
a) Phase céphalique :
Ce sont des mécanismes nerveux involontaires.
Elle commence bien avant l’entrée des aliments à l’intérieur de l’estomac. Des messages nerveux quittent des récepteurs de la vue, de l’odeur, du goût des aliments suite parfois en ayant l’idée d’un repas, et arrivent à des zones du système nerveux central. Le système nerveux central réagit par des messages nerveux pΣ qui atteignent la paroi de l’estomac par les nerfs vagues (ou pneumogastrique).
Ces messages nerveux activent la synthèse de suc gastrique et la motilité gastrique.
Le manque d’appétit occasionné par les soucis ne favorise point la sécrétion de ses activations céphaliques, ceci rendra la digestion plus lente. b) Phase gastrique :
Les mécanismes nerveux de l’état gastrique nécessitent la présence des mécanos et des chémorécepteurs se trouvant à l’intérieur de la paroi de l’estomac. Ils réagissent vite à la migration des aliments et à leur composant en acide. Lorsque ces récepteurs sont rendus plus actif, ils envoient des potentiels d’action, qui reconduit par le bulbe rachidien, excite les fibres nerveuses pΣ appartenant au nerf vague apportant des éléments nerveux à la paroi de l’estomac.
La synthèse de la motilité de l’estomac est donc excitée.
Les mécanismes hormonaux nécessitent la gastrine.
La gastrine, c’est la molécule messagère toute droite répandue dans le sang est principalement synthétisée par les glandes gastriques de l’antre pylorique il intervient dans le resserrement des muscles et aussi dans la synthèse du suc gastrique.
L’existence de protéine, de caféine, de thé, de chocolat, un accroissement du pH et l’allongement de l’estomac déclenché aux venues du bol alimentaire excitent sa synthèse.
La synthèse de la gastrine est interrompue lorsque le pH de l’estomac devient considérablement faible (très acide). Les réactions affectives à l’instar de la colère, la peur, l’anxiété sont capables de diminuer la vitesse de la digestion dans l’estomac suite à la stimulation du Σ qui empêche l’action du pΣ. c) Phase intestinale :
Lorsque les aliments viennent à l’intérieur du grêle, des réactions nerveuses et hormonales empêchent la synthèse et la faculté de l’estomac à se mouvoir. Les réactions nerveuses font intervenir les récepteurs localisés au sein de la paroi du grêle et sont rendu actif grâce à l’écartement de la paroi et l’existence d’acide ou de la présence de graisse au sein du chyme alimentaire et aussi des corps irritants.
Ces récepteurs balancent des potentiels d’action qui stimule les fibres nerveuses Σ de là survient une réduction de la synthèse de la faculté de l’estomac à se mouvoir. Cette situation est nommée le réflexe entérogastrique. Les mécanismes hormonaux :
Le grêle synthétise 3 hormones qui empêchent la synthèse de la motilité de l’estomac. La synthèse de ces hormones est stimulée grâce à l’acidité du chyme et aussi l’existence de graisse et de sucre, et par l’allongement de la paroi du duodénum.
Il s’agit de :
Une hormone synthétisée par la grêle excite les productions et la motilité l’estomac. Sa production est synthétisée par un pH duodénal faible. Il est question de la gastrine
La gastrine et le système nerveux pΣ sont responsables du nettoyage de l’estomac en accroissant sa capacité à se mouvoir en libérant les sphincters pyloriques.
Le réflexe entérogastrique ainsi que les 3 hormones synthétisées grâce au grêle (sécrétine, CCK et PIG) freinent le nettoyage de l’estomac. Toutes ces actions exigent à l’estomac de ne pas se débarrasser plus de chymes que l’intestin grêle est incapable d’examiner.
À l’intérieur de l’estomac, le contenu existant est scindé entre 2 et 6 heures juste après avoir avalé les aliments. Le fluide qui passe aussi à travers l’estomac (20 à 30 min pour 250 ml) Les aliments qui renferment assez de sucre demeurent pendant un temps long pendant que ceux riches en protéines se stationnent pour une longue durée. Quand un repas renferme assez de graisse, la nourriture à la capacité de siéger à l’intérieur de l’estomac plus de 6 heures parce que la graisse présente dans le chyme excite considérablement la synthèse des hormones synthétisées par le grêle, ce qui freine le nettoyage de l’estomac.
De même manière, le constituant sucré dans un repas va freiner sa digestion. Les lipides qui ne sont pas mélangés aux aliments surnagent au-dessus du chyme et traversent le pylore en dernière position.
Rappel :
On distingue 2 types de glandes :
l’ouverture des organes présentant des cavités.
l’intérieur du sang.
Le pancréas constitue une glande localisée avant puis en bas de l’estomac. Sa partie supérieure est entourée de duodénum.
Sa partie inférieure est positionnée à côté de la rate.
Il s’agit d’une glande mixte à constituant endocrine et exocrine. Le pancréas est composé de fin rassemblement de cellules épithéliales de nature glandulaire : - à peu près 1% de ces cellules produit des matières nommées îlots de Langerhans, endroit endocrine qui synthétise beaucoup d’hormones comme l’insuline et le glucagon participant à l’ensemble des transformations moléculaire des glucides. (cf. cours sur les glandes endocrines) À peu près 99% demeurent des amas appelés acinus, zone exocrine qui synthétise tout un ensemble de fluide et enzymes digestives nommé suc pancréatique.
Le suc pancréatique est répandu dans le pancréas à l’intérieur des minuscules conduites qui se rassemblent pour réaliser la conduite de Wirsung et celui de Santorini.
La conduite de Santorini aboutit à l’intérieur de l’ouverture du Duodénum. La conduite de Wirsung aboutit à l’intérieur de l’ampoule hépato- pancréatique ou ampoule de Vater, lieu de croisement des canaux pancréatiques et biliaires. L’ampoule de abouti à l’intérieur du duodénum à travers le sphincter d’Oddi.
Il s’agit d’un fluide dont son engendrement varie de 1200 à 1500 ml par jour. Il est constitué d’eau, de bicarbonate et d’enzymes.
Le bicarbonate (HCO3-) :
Il empêche l’acide chlorhydrique quittant l’estomac fournissant au suc pancréatique un pH faiblement alcalin oscille entre 7,1 et 8,2. Ce pH bloque le fonctionnement de la pepsine et va bien avec le fonctionnement des enzymes synthétisées dans l’ouverture de grêle.
Les enzymes :
chymotrypsine, la carboxypeptidase et l’élastase.
Le pancréas synthétise les protéases de manière inactive.
Elles sont rendues fonctionnelles dans l’ouverture du duodénum. Le trypsinogène confère la trypsine sous l’effet d’une entérokinase (enzyme sécrétée par le duodénum). Ensuite la trypsine se chargera de rendre fonctionnelle les autres protéases :
chymotrypsinogène => chymotrypsine procarboxypeptidase => carboxypeptidase proélastase => élastase
Lors de l’étape céphalique et gastrique de la digestion gastrique, les potentiels d’actions pΣ cédés à l’estomac rejoint le pancréas excitant sa synthèse. À l’état hormonal, la sécrétine excite la synthèse de bicarbonate et la CCK excite la synthèse d’enzymes.
L’apparition d’acide chlorhydrique à l’intérieur du duodénum excite la formation de sécrétine grâce au duodénum, ce qui amplifie la formation d’ions bicarbonates grâce aux pancréas afin d’empêcher et d’inactiver la formation de HCI par l’estomac.
L’existence de graisses et de protéines à l’intérieur du chyme active la formation de CCK grâce au duodénum. La CCK par suite excitera la formation d’enzymes digestives grâce au pancréas et réduit les resserrements de l’estomac afin de freiner la venue de chyme et donner le temps à la digestion. Cependant, les nutriments déclenchent personnellement leur digestion tout en excitant la synthèse d’hormones qui, par suite, excite la synthèse de suc pancréatique conforme.
Dans le même temps que la digestion des aliments, ils arrêtent l’excitation de la synthèse d’hormone et ceci s’avère un exemple de boucle à rétroaction négative.
Le foie représente le second géant organe de l’organisme après la peau et est également la glande qui pèse le plus : à peu près 1,4 kg.
Il est localisé en dessous du diaphragme à l’intérieur de la zone supérieure située à droite de la cavité abdominale. Il est majoritairement recouvert par la cage thoracique.
Sa plus grande limite va jusqu’au 4ème espace intercostal. Il se partage en deux lobes principaux :
Le lobe droit et le lobe gauche sont écartés grâce au ligament falciforme, double pli du péritoine, qui rattache le foie au diaphragme. Il est constitué d’une quantité importante d’unités actives (environ 50 000) nommées lobules. Chacun des lobules compote :
nommés cellules de Kupffer ayant le pouvoir d’introduire des substances non identiques pour les rendre inactives.
Les lobules sont écartés l’un de l’autre par des espaces remplis par des solives de tissus ayant la capacité de joint ensemble nommées espaces interlobulaires ou espaces portes.
Chacun des espaces interlobulaires renferme :
Les hépatocytes produisent continuellement de la bile qui passe par de très petits canaux (placés entre les hépatocytes) et se répand à l’intérieur des canaux interlobulaires.
Chacun de ces canaux s’associe pour constituer la conduite hépatique d’ensemble qui se lie au conduit cystique provenant de la vésicule biliaire afin de constituer la conduite cholédoque.
La conduite cholédoque se rend accessible à l’intérieur du duodénum dans un lieu commun à la conduite de Wirsung au sein de l’ampoule de Vater À ce stade, un anneau de muscle lisse, le sphincter d’Oddi, régule la venue des sécrétions dans le duodénum.
Quand le grêle ne contient plus rien, le sphincter demeure bouché. Dans ces circonstances, la bile emmagasinée à l’intérieur du cholédoque arrive au niveau de la vésicule biliaire afin d’y être conservée.
À la suite d’un repas, des stimuli non identiques déclenchent le resserrement de la vésicule biliaire et l’abandon de ce sphincter. La bile arrive donc au duodénum.
La fourniture de sang au foie se fait doublement :
sang oxygéné
issues de l’estomac, de l’intestin grêle, du côlon, du rectum, du pancréas et de la rate.
Elle fournit au foie du sang riche en composé organique et minéral fraîchement assimilé.
Les ramifications de l’artère hépatique ainsi que ceux de la veine porte s’introduisent à l’intérieur du foie ensuite progressent dans les aires interlobulaires apportant du sang vers les sinusoïdes.
À ce stade, les hépatocytes puisent du sang, l'oxygène, le maximum de nutriments et quelques poisons.
Les macrophages introduisent les microbes ainsi que les cellules du sang détériorer pas usage.
Les nutriments sont conservés afin de produire de Les macrophages ingèrent les microbes et les cellules sanguines usées. Les nutriments sont stockés ou transformés pour la fabrication des composés qui n'existaient pas auparavant.
Des substances préparées au sein des hépatocytes, mise à part la bile et les nutriments nécessaires pour les cellules restantes du corps, traversent les sinusoïdes ensuite les veines centro-lobulaires.
Ces veines se fondent en un pour produire les veines sus-hépatiques qui proviennent du foie et se lancent à l’intérieur de la veine cave postérieure qui joint le cœur.
Le foie est le moteur qui réalise la majorité des réactions chimiques au sein de l’organisme. Il est responsable des tâches :
Fonction dans la transformation des glucides :
Fonction dans la transformation des lipides :
Le foie s’avère l’unique organe assurant l'évacuation du cholestérol.
Rôle dans la transformation des protéines :
de coagulation
Rappel : la bilirubine est issue de la décomposition des globules rouges à l’intérieur de la rate
par la bile
La fonction du foie n’est pas de digérer comme la décomposition des aliments. Il intervient dans la digestion des graisses en assurant de manière physique l’activité des amylases pancréatiques à travers l’émulsion des graisses. La formation des sels biliaires assure une dissolution des graisses dans une zone contenant de l’eau.
Sa formation est de 800 à 1000 ml par jour.
Il s’agit d’un fluide vert jaunâtre de pH alcalin oscille (entre 7,6 et 8,6). Ses constituants sont les suivants :
La bile est dépourvue d’enzymes digestives.
Les bicarbonates éliminent la concentration en acidité du chyme. Les molécules sels biliaires ont été produites par le foie grâce au cholestérol. À l’intérieur de la bile, uniquement les sels biliaires et la lécithine interviennent dans la digestion. Ils autorisent l’émulsion des graisses accroitre cependant leurs aires de communication avec les enzymes de la digestion.
Lorsqu’il n’y a pas de sels biliaires, la digestion et l’absorption des lipides présentent un faible taux ainsi une grande quantité de lipides introduite se situe dans les déchets fécaux.
La bilirubine est le premier pigment biliaire. Elle est issue de la décomposition de l’hémoglobine des globules rouges ruinés.
Lorsque la bilirubine quitte la rate, elle est pompée à l’intérieur des hépatocytes où elle est convertie d’un état libre en un état modifié, ensuite elle est évacuée par la bile dans le duodénum.
À l’intérieur du gros intestin, elle est décomposée par l’ensemble de microbes en urobilinogène puis en stercobiline, une substance qui confère aux selles caractéristiques visuelles brunes. Raison pour laquelle, lorsqu’il n’y a pas de bile les selles prennent la couleur blanc grisâtre en plus des cordons de graisse. L’aspect physique de l’ictère est la couleur jaune prise par les yeux, partant de la peau et les muqueuses à travers le stockage de bilirubine à l’intérieur de ces tissus.
L’ictère est susceptible d’être déclenché par plusieurs facteurs :
bile.
La formation de la bile par le foie est excitée par diverses causes :
physique).
Il s’agit d’une poche musculeuse ayant un aspect de paroi de 7 à 10 cm comme longueur et demeurant sur l’aire postérieure du foie. Sa conduite synthétiseur se nomme la conduite cystique.
Sa paroi est constituée d’une muqueuse et d’une musculeuse formées de cellules musculaires sans aspérité ni rayure ensuite tapissée de péritoine. Elle accumule et augmente la teneur de la bile par une nouvelle absorption d’eau et d’ions (sauf le calcium).
La bile est synthétisée sans interruption. En absence de digestion, le sphincter d’Oddi reste boucher et la bile est foulée de nouveau dans le VB. Au seuil d’un chyme gras au sein du duodénum, ce dernier synthétise la CCK. La CCK excitera donc le resserrement des cellules musculaires de la VB afin de rejeter la bile à l’intérieur de la conduite cystique ensuite le cholédoque. De la même manière, la CCK relâche les cellules musculaires du sphincter d’Oddi afin d’autoriser le déversement de la bile à l’intérieur du duodénum. Rappel : la CCK excite aussi la sécrétion du suc pancréatique qui devra se déverser également dans le duodénum au moment où la bile se déverse. Étymologie de CCK : Cholé = bile, Cysto = vésicule, Kinine = mouvement.
Organe premier de la digestion.
Il est l’endroit de la déstructuration des aliments et de l’absorption des nutriments.
Il s’agit d’un tube ayant 6 à 7 mètres comme longueur au sein d’un sujet mort et de 3 mètres pour un sujet qui respire encore. Il est l’intermédiaire entre le sphincter pylorique de l’estomac et la valve iléo-cæcale du gros intestin. Il est constitué de 3 segments successifs :
Le duodénum étant fixe avec une cavité considérable se courbe de l’intérieur à l’extérieur au voisinage de la tête du pancréas. Il est communiqué aux conduites pancréatiques et le cholédoque d’où le suc pancréatique et la bile. Le jéjunum et l’iléon restent en mouvement à l’intérieur de la profondeur abdominale. Ils se plient plusieurs fois en forme courbée à l’intérieur de la zone moyenne et postérieur de la profondeur abdominale. Ces diverses courbes sont rattachées entre elles et en « équilibre » dans la profondeur abdominale à travers le mésentère (repli issu de la séreuse).
L’étendue du grêle et l’harmonisation de sa paroi croient de façon importante son aire d’absorption estimée à 200 m2.
Les plis de forme ronde sont des plis superposés stables et dont la cavité de la muqueuse et de la sous-muqueuse est à peu près 10 mm d’altitude. Ces plis contrôlent le chyme à l’instar des rails en le mettant en mouvement circulaire autour de lui-même. Ils autorisent cependant l’union du chyme et les synthèses intestinales et rabaissent son avancement au sein du grêle ce qui accroît l’absorption des nutriments.
Les villosités de la muqueuse intestinale sont des représentations ayant un aspect de doigt à peu près 1 mm d’altitude.
Pour chacune des villosités, la cavité représente le chorion de la muqueuse composé d’une artériole, une veinule, un groupe de capillaires sanguins en plus d’un capillaire lymphatique nommé vaisseau chylifère.
L’épithélium de l’intestin grêle renferme une unique portion de cellules épithéliales prismatiques.
Au sein des villosités on rencontre :
-des cellules absorbantes nommées entérocytes et affichant au niveau de leur extrémité hors de l’atmosphère terrestre des microvillosités. Elles font pénétrer les nutriments et sécrètent des enzymes digestives et les incorporent à leur membrane plasmique.
Au sein des villosités, des affaissements naturels recouverts d’épithélium glandulaire nommé cryptes de Lieberkühn ou glandes intestinales de l’intestin grêle synthétisent le suc intestinal.
On y dénombre :
lysozyme et peuvent de phagocyter.
Chacune de ces cellules sont de façon ininterrompue changée par de cellules primeur.
L ‘épithélium intestinal est aussi totalement remplacé tous les 3 à 6 jours. Les microvillosités représentent de fines ramifications de la membrane plasmique des entérocytes, et sont localisées près de l’ouverture intestinale (pôle apical). Elles représentent la bordure en touffes de poils. C’est donc au sein d’eux s’observent les effets des enzymes de la bordure en touffes de poils produits grâce aux entérocytes.
Le chorion de l’intestin grêle renferme assez de tissu lymphoïde lié aux muqueuses (MALT) qui s’oppose aux bactéries toxiques ou aux toxines de pénétrer dans le sang.
Au sein de l’Iléon, leur quantité s'accroît, ceux occupant beaucoup d’espace sont appelés Plaque de Peyer.
Au sein du duodénum, la sous-muqueuse renferme des glandes duodénales ou glandes de Brunner qui produisent un mucus alcalin qui intervient dans l’anéantissement total du chyme acide qui a quitté l’estomac. La musculeuse est composée de deux couches de muscles sans aspérité ni rayure:
Le péritoine viscéral (séreuse) enveloppe l’intestin grêle sauf le duodénum qui est rétropéritonéal.
Il fait 1 à 2 litres par jour.
Il est partiellement alcalin, pH 7,6.
Il est caractérisé d’eau et de mucus.
Son environnement aqueux facilite l'arrivée des nutriments vers les microvillosités.
La source essentielle de sa sécrétion est l'allongement et l’agitation de la muqueuse intestinale par le chyme.
Elles contribuent directement la digestion de façon partielle dans le milieu d’absorption, sur l’aire des entérocytes.
Quelques enzymes assimilent les glucides, d’autres des protéines et certains des acides nucléiques (ADN, ARN).
Alors que les cellules épithéliales sont fatiguées et fanées, elles relâchent dans l’ouverture de l’intestin les enzymes de la bordure en brosse qui continuent leurs activités.
Elles sont exécutées à travers 2 types d'actions : la segmentation et le péristaltisme. La segmentation :
Elle se fait par un resserrement et une dilatation du grêle situé aux endroits qui regorgent le chyme.
Le chyme présent dans un segment qui se resserre est propulsé dans l’intestin en avant et en arrière.
Cette action d’aller et de retour malaxe le chyme, l'agite avec les sécrétions intestinales et mélange les nutriments et la muqueuse intestinale pour qu’ils soient assimilés.
Cette action n'est rien d'autre que la digestion mécanique. Le péristaltisme :
Les ondes péristaltiques réagissent du moment où une grande partie des nutriments a été assimilée et que les réactions de segmentation baissent. Ces ondes se positionnent suivant la longueur de l’intestin grêle conduisant la nourriture restante dans le gros intestin. Chacune de ses ondes sillonne une région de l’intestin grêle.
Et ensuite tout l'intestin grêle grâce au parcours de chacune d'elles. La totalité des ondes d’un « voyage » entier s’appelle un complexe de mobilité migrante (CMM).
Chaque CMM dure entre 30 et 150 mn.
Pendant le jeûne, une onde péristaltique à chaque 120 mn en moyenne l'intestin grêle afin de le libérer de tous ses déchets de la même façon que les cellules de la muqueuse dessoudée ou les bactéries du gros intestin cheminant vers l’intestin grêle.
Les actions de l'intestin grêle sont commandées par des hormones et par le système nerveux pΣ et Σ :
La segmentation réduit et le péristaltisme s'élève pendant que les parois de l’intestin sont tendues.
L'intensification de la sécrétion et du resserrement de l’estomac provoque un réflexe dit réflexe gastro-iléal qui augmente la segmentation dans l’iléon et dilaté le sphincter iléo-cæcal, occasionnant ainsi le curage de l’intestin grêle dans le côlon.
L'émotion peut changer le travail de resserrement de l’intestin. Exemple : la peur incite le système nerveux Σ qui baisse la motilité.
a. Les glucides :
Les glucides sont des molécules caractérisées d’atome de carbone, d’hydrogène et d’oxygène ayant pour formule : Cn(H2O)n.
Les sucres sont donc des hydrates de carbone.
« n » correspondant à un nombre variable d’atomes.
Exemple : la molécule de glucose = C6H12O6.
Les glucides ont la possibilité d'être :
Les monosaccharides :
Ils constituent les unités de base des glucides.
Ils sont automatiquement digérés sans modification.
Ils comptent 3 à 7 atomes de carbone.
Les principaux sont :
Le glucose, la racine essentielle d’énergie du corps (fruits, miel, quelques végétaux) Le fructose (dans les fruits, le miel, certains végétaux) Le galactose (dans le lait) Les disaccharides :
Ils sont issus de la fusion de 2 monosaccharides.
Les principaux sont :
Le saccharose = glucose + fructose (sucre de table, betterave, canne à sucre) Le lactose = glucose + galactose (dans le lait) Le maltose = glucose + glucose (dans les aliments comme l’orge) Les disaccharides étant plus volumineux pour pouvoir passer par les membranes cellulaires sont divisés en monosaccharides pour être assimilés par la muqueuse du tube digestif.
Les polysaccharides :
Ils sont issus de la fusion de plusieurs monosaccharides.
L’amidon, la cellulose et le glycogène sont tous constitués de centaines de molécules de glucose, la différence se situe au niveau de la superposition des molécules de glucose entre elles. - L’amidon : sucre végétal. À l'intérieur le tube digestif l’amidon se décompose en molécules de glucose.
humain n’a pas d'enzymes qui peuvent la décomposer. Elle demeure dans l'intérieur intestinal et crée du volume qui facilite la traversée des déchets à travers le tube digestif (fibres alimentaires qui arrangent le transit).
polysaccharide de l’organisme. Il se localise dans le foie et les muscles squelettiques.
À l'intérieur de l'organisme, les glucides constituent 2 à 3% du poids corporel total, ils ont pour activité essentielle fonction de fournir une source d’énergie rapidement accessible aux cellules afin d'accomplir leurs activités. Un nombre réduit de glucides contribue à la composition de certaines structures (ex : membrane plasmique).
Si l'approvisionnement en protéines est négligeable, le foie transforme certains sucres en acides aminés.
La digestion chimique de l’amidon :
Elle débute dans la bouche sous l’action de l’amylase salivaire qui le décompose en petites parties glucidiques.
À l'intérieur de l’estomac, pendant que le pH n’est pas assez acide, l’amylase salivaire peut continuer son opération. Si le chyme quitte l’estomac, la décomposition de l’amidon en plus petit parti glucidique est incomplète. Cette transformation est alors accomplie grâce à l’amylase pancréatique au niveau du grêle. Les petites parties glucidiques sont découpées en monosaccharides directement digérés par les enzymes de la bordure en brosse. La digestion chimique des disaccharides :
Elle se produit au niveau de l'intestin grêle par des enzymes de la bordure en brosse (sucrase, lactase et maltase).
À la fin il ressort des molécules de glucose, de galactose et de fructose qui sont assez petites pour être assimilées.
Les monosaccharides passent à travers les entérocytes puis le chorion des villosités et rejoignent les capillaires sanguins.
Le sang les conduit jusqu’au foie. S’ils ne sont pas rejetés de la circulation par les cellules hépatiques, ils gagnent la grande circulation sanguine et en même temps des autres cellules du corps.
b. Les protéines :
Les protéines sont des corps composés constitués de très fines particules de carbone, d’hydrogène, d’oxygène et d’azote (CHON).
Les protéines sont composées d’un groupement d’éléments de structure nommée acide aminés, il y a 20 catégories d’acides aminés infiltrés à l’intérieure des protéines.
La jonction au milieu de chacun des acides aminés est nommée liaison peptidique.
Lorsque la quantité d’acides aminés est < 50, il s’agit de peptides Lorsque la quantité d’acides aminés est > 50, il s’agit de protéines La majorité des protéines comportent de 100 à 1000 acides aminés. Une énorme variété de protéines est probable parce qu’il est possible de changer aussi bien la quantité que leur succession (séquence).
Au sein du corps, les protéines constituent 12 à 18 % de la masse corporelle définitive.
Les fonctions des protéines :
Elles jouent divers rôles :
la kératine, le collagène ...
neurotransmetteurs
La digestion des protéines contient des protéines issues des aliments ainsi que celles se retrouvant au sein des cellules épithéliales inexistantes et déliées de la face externe de la muqueuse de l’intestin grêle.
La quantité de protéine utile et particulièrement conseillée est d’à peu près 50 gr le jour (0,8 gr par kg de poids corporel).
Des 20 acides aminés, 8 s'avèrent très importants. Le corps ne peut pas les produire.
Nous avons : le tryptophane, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, la thréonine, la valine, la leucine, l’isoleucine.
Ils sont issus des plantes et des bactéries.
Les protéines issues des aliments de nature animale (viande, poisson, œuf, laitage) comportent la totalité des acides aminés les plus importante. Les protéines issues des aliments de nature végétale sont surtout rencontrées au sein des céréales complètes, les légumineuses puis les légumes à feuilles. Cependant les aliments d’origine végétale ne contiennent pas tous les acides aminés indispensables, ou du moins en sont pauvres.
Le régime végétalien sera véritablement reconsidéré afin d’esquiver l’acide aminé dont le niveau d’apport dans l’organisme empêche la bonne synthèse des protéines: union de légumineuses + céréales.
Rappel : les céréales sont limitées en lysine et les légumineuses en méthionine. La digestion des protéines :
Elle commence au sein de l’estomac grâce aux pepsines et continu au sein de l’intestin grêle grâce aux protéases issues du pancréas et des enzymes dont le bord est dentelé.
Elle conduit à des acides aminés indépendants, des Di- et Tri-peptides. L’absorption :
Les acides aminés indépendantes passent par les entérocytes, les Di- et Tri- peptides sont catégorisés en acides aminés lesquels rejoignent les capillaires sanguins à l’intérieure des villosités. Le sang les conduit au foie. Ils empruntent un chemin idem que les grosses particules de sucre.
c. Les lipides :
Les lipides étant de grosses particules sont constitués de carbone, d’hydrogène et quelques atomes d’oxygène. Les lipides ne se dissoudent pas dans l’eau cependant dans certains fluides ils sont homogènes diverses catégories de lipides sont :
hormones cortico-surrénaliennes
liposolubles (A, E, K) Les triglycérides :
Les triglycérides sont des substances lipidiques qui sont en grande quantité au sein de l’organisme et dans les repas.
Ils présentent une grosse particule de glycérol (variété de sucre) au niveau duquel 3 acides gras sont liés. Un acide gras est un composé sans ramification d’éléments chimiques de carbone et d’hydrogène.
Le glycérol demeure intact, le changement d’un triglycéride à un autre dépend du contenu en acide gras. Lorsque la totalité des éléments chimiques de carbone sont associés à des liaisons covalentes simples, on parle de la saturation de l’acide gras.
Du moment où on note une liaison double au milieu des atomes de carbone, on parle de l’instauration de l’acide gras.
Les graisses saturées :
Nécessaires pour notre croissance, en grande quantité elles empêchent l’hydratation des membranes et par ricochet empêchent les échanges et la communication cellulaires.
Les substances contenants des lipides saturés se solidifient à une température égale à celui du corps: beurre de cacao, huile de palme, huile de noix de coco, graisse des viandes.
Les graisses insaturées :
Les graisses insaturées sont d’une part mono- insaturées et d’autre part poly- insaturées.
Parlant des Oméga 6 végétaux et les Oméga 3 ils sont des acides gras poly- insaturés indispensables .
On rencontre des lipides poly-insaturées indispensables à l’intérieur de l’onagre, la bourrache, le poisson, le tournesol, le lin, la noix …
Ces lipides ne changent pas d’état mis dans un réfrigérateur, ils ne se solidifient pas.
Le rôle des triglycérides :
Les triglycérides sont l’origine d’où provient l’énergie la plus intense de l’organisme.
Ils sont emmagasinés à l’intérieur du foie et les tissus entourés de graisses conforment au dépôt d’énergie utilisable.
L’aptitude d’emmagasiner les triglycérides à l’intérieur des tissus lipidiques est totalement infinie, de même les surplus de glucides et de protéines sont modifiés en triglycérides.
Les phospholipides :
La présentation des triglycérides est voisine de celle des triglycérides cependant une particule d’acide gras est changée par un radical phosphate. Ce sont les éléments essentiels des membranes des cellules puis l’on les rencontre concentration élevée au sein des nerfs et du tissu cérébral. Les stéroïdes :
reste des stéroïdes. Il a alors une importance vitale. Le foie en fabrique 80% de nos besoins et à peu près 20 % viennent des aliments. Les aliments contenants assez de cholestérol sont : le jaune d’œuf, la viande rouge, abats, produits laitiers, chocolat.
Les prostaglandines :
Elles proviennent d’acides gras polyinsaturés des successions d’Oméga 6 et Oméga 3. Les PGE1 et PGE3 font varier l’inflammation et regroupent plaquettaires. Les PGE2 contribuent à la réaction inflammatoire et sont pro-agrégant plaquettaire.
Elles permettent aussi la contraction des muscles dans la zone de l’utérus pendant la parturition.
L’acide linoléique (Oméga 6) précède les PGE1.
L’acide alpha-linolénique (Oméga 3) précède les PGE3.
L’acide arachidonique rencontré dans la viande rouge, le beurre et les produits laitiers précède essentiellement les PGE2.
La digestion des triglycérides :
Le volume de lipides que renferme l’alimentation oscille entre 25 et 150 gr chaque jour, il s’agit primordialement des triglycérides.
Une partie de la digestion des triglycérides se réalise dans l’estomac par la lipase linguale et principalement au sein du grêle assuré par la lipase pancréatique.
Dans l’estomac, puisque les triglycérides sont insolubles dans l’eau, ils produisent de grosses gouttelettes de graisse. Uniquement les fluides localisés sur la surface de ces gouttes sont accessibles à la lipase. Au sein du duodénum, les sels biliaires écrasent les grosses gouttes en un grand nombre de fines gouttes, il s’agit de l’émulsification.
La lipase divise les triglycérides en acide gras et glycérol. Les acides gras s’unissent aux sels biliaires et à la lécithine pour constituer des fines sphères qu’on nomme micelles.
Dans ces micelles les molécules de cholestérol et de vitamines liposolubles y sont confinées (A, D, E, K).
Les sels biliaires appartenant à la lécithine offrent la possibilité aux micelles de se dissoudre dans le fluide intestinal et à se mettre simplement en liaison avec les entérocytes.
En absence d’eux, l’absorption des graisses n’aura pratiquement pas lieu. La totalité des graisses enfermées au sein des micelles provient des entérocytes afin de venir à la lymphe.
La lymphe va donc vers la circulation sanguine par la bière de la veine subclavière gauche localisée à la partie postérieure du cou et retrouve le cœur. Les lipides sont ainsi répandus aux cellules du corps.
Remarque : les sels biliaires s’avèrent très nécessaires pour la digestion et à l’absorption des graisses. Raison pour laquelle, dans les moments d’addition de complément alimentaire renfermant assez de vitamines solubles dans les lipides, il est capital de consommer ces compléments pendant un repas riche en graisses pour ces dernières déclenchent le relâchement de bile intestinale au sein du grêle d. L’eau :
À peu près 9 litres de fluide entre chaque jour dans l’intestin grêle, soit :
la salive le suc gastrique la bile le suc pancréatique le suc intestinal 8 litres ont pénétré dans les entérocytes et parviennent au sang. Le litre restant va vers le gros intestin.
e. Les minéraux absorbés par le grêle :
Ils résultent principalement des synthèses de l’organe digestif et une autre partie des aliments et des lipides introduits.
Les premiers oligo-éléments sont entre autres :
Sodium, chlore, potassium, magnésium, calcium, phosphates, fer, zinc, iode, cuivre, molybdène …
La majorité d’entre eux pénètre le grêle, mais considérablement dans sa zone principale, le duodénum.
f. Les vitamines :
Le grêle fait pénétrer les vitamines issues des aliments en lui par contre le gros intestin quant à lui faire pénétrer des vitamines du groupe K et B d’origine bactéries présentent dans son ouverture.
Les vitamines d’origine alimentaire A, D, E, K (liposolubles) s’introduisent à l’intérieur des micelles parcourent le même chemin que les triglycérides. Les vitamines issues des aliments hydrosolubles appartenant aux groupes B et C pénètre la grêle sans difficulté le grêle puis atterrissent dans le sang. g. Les acides nucléiques :
De faibles volumes d’ADN et d’ARN présents au sein des aliments (cellules végétales et animales). Si la quantité de cellules augmente grande sera sa libération d’acides nucléiques issus des parties centrales des cellules pendant la digestion. Des enzymes appartenant au suc pancréatique et de la bordure en brosse les divisent en substances pouvant pénétrer les entérocytes. Puis ils atterrissent dans le sang.
Au seuil de l’ouverture du grêle, une faible quantité uniquement de minéraux, d’eau, de produits non digérés atterrissent dans le gros intestin.
La fonction du gros intestin est :
forme de selles
C’est l’extrémité finale du tube digestif. Il s'élargit de la valve iléo-cæcale et atterrit au niveau de l’anus. Il parcourt la totalité de l’abdomen en enveloppant l’intestin grêle et débarque à l’intérieur du minuscule bassin et se rend accessible à l’extérieur. Il mesure 1,50 m de long et un diamètre de 6,5 cm. Il est divisé en 4 zones successives :
La lumière intermédiaire de l’iléon et le cæcum est interrompue grâce à un double pli de la muqueuse nommé valve iléo-cæcale, généralement elle est bouchée et accomplir son rôle à l’instar d’un sphincter en s’opposant à l’ensemble des constituants du gros intestin de se retourner dans le grêle. À la suite d’un repas, la valve iléo-cæcale se détend toutes les fois que l’iléon se resserre et également sous l’effet de la gastrine. Par contre, l’allongement du côlon interrompt son accès.
Il s’agit d’une poche en cul-de-sac mesurant 6 cm comme longueur localisée dans la zone postérieure droite au fond de l’abdomen, dans la partie en dessous de la valve iléo-cæcale.
Le cæcum s’élargit suite à un appendage de 8 cm de long et 4 à 8 mm de diamètre, l’appendice vermiforme qui forme une zone du tissu lymphatique. La fonction de l’appendice vermiforme échappe à une bonne explication. Il est possible que sa fonction soit de stock défendu pour bactéries amies.
Il parcourt entièrement l’abdomen en formant une trajectoire circulaire de petits creux entourant l’intestin grêle. On dénombre 4 zones successives :
l’aire postérieure du foie. À ce niveau, il dévie vers la gauche en décrivant un angle colique droit ou angle hépatique.
de la rate. À ce niveau, il fait demi-tour décrivant l'angle colique gauche ou angle splénique.
niveau de la crête iliaque
sacrum.
Le rectum est une continuité atterrissant en face du sacrum et le coccyx et en prenant la direction conduisant en arrière vers le bas.
Comptant à partir de la terminale du tube digestif à 3 cm, ce dernier constitue la conduite anale qui se rend accessible à l’extérieur grâce à l’anus. Cette lumière est défendue sous le contrôle d’un sphincter situé à l’intérieur et constitué de muscles sans aspérité ni rayure (involontaires) et d’un sphincter localisé à l’extérieur constitué de muscles squelettiques (volontaires). La lumière de l’anus ne s’observe uniquement pendant l’expulsion des déchets.
L’épithélium de sa muqueuse est constitué d’un unique groupe de cellules prismatiques qui assure la pénétration de l’eau en son sein et une grande quantité de cellules caliciformes qui produisent du mucus lubrifiant et défenseur. Au sein du côlon, la couche qui est étendue le long de la musculeuse est diminuée à 3 cordons musculaires, la cordelette du côlon, qui plie et replie la paroi en une succession de sac nommés haustrations du côlon. Elles confèrent au côlon sa nature bosselée.
Au sein de la conduite anale, l’épithélium est pavimenteux stratifié afin de s’opposer face à l’enlèvement des selles convertir dans un état condensé par l’absorption nouvelle de l’eau.
L’agitation du côlon débute lorsque le cæcum est entièrement comblé de substances. On dénombre :
segment situé au sein des haustrations. Elles se réalisent chaque 30 minutes, ce qui autorise les bactéries d’augmenter en nombre, aux restes d’être brassés et permet à l’eau d’être absorbée.
Elles quittent le centre du côlon situé en travers propulsant la matière qu’il renferme vers le rectum.
Elles sont causées par l’existence d’aliments à l’intérieur de l’estomac suite à un potentiel d’action dit gastrocolique.
Il se forme en conséquence 3 à 4 ondes péristaltiques chaque jour.
Les enzymes digestives ne sont pas produites par le gros intestin, ce sont les bactéries positionnées sur son aire d’ouverture qui achèvent le niveau final de la digestion.
Ces bactéries apportées par les aliments constituent la flore bactérienne intestinale.
Elles sont en grandes quantités : de 106 à 109 par ml de liquide cæcal.
d’une portion de la cellulose, cette réaction appelée fermentation produit dans le milieu un ensemble de substance gazeuse qui contrôle les flatulences au sein du gros intestin.
issues des restes d’aliments, des cellules ne respirant plus ou des matières microbiennes inertes, il en découle la production de matières restante pour quelques substances toxiques qui vont être rejeté dans les selles participant à leur odeur concentrée, soit stocker et conduit vers le foie pour être transformer en substance faiblement toxique puis évacuer par excrétion dans l’urine. Cette réaction est nommée putréfaction.
D’autres bactéries au sein de la flore intestinale produisent des vitamines du groupe B et la vitamine K suffisantes pour la coagulation.
Le gros intestin fait pénétrer l’eau en son sein, accumule des minéraux, des vitamines produites grâce aux bactéries et d’autres sont issus de décomposition des protéines.
Sur la quantité en litre d’eau absorbée par le gros intestin, 900 ml sont absorbés de nouveau, rendant petit à petit dures les futures selles. Dans une situation diarrhéique, le volume d’eau absorbé par le côlon peut aller jusqu’à 5 litres chaque jour. Lorsque les matières fécales demeurent pendant une longue durée à l’intérieur du gros intestin, l’eau est retirée de nouveau des selles et cette fois-ci en excès, c’est la conséquence de l’assèchement des selles.
Après 3 à 10 heures de temps passé à l’intérieur du gros intestin, le chyme fabrique une matière solide nommée selle. Elles sont constituées de 100 ml d’eau, de minéraux, de mucus, de déchet de cellules épithéliales ne respirant plus, de bactéries et de reste d’aliments ayant échappé à la digestion.
Les selles pénétrant le rectum excitent les mécanorécepteurs localisés au sein de sa paroi. Ces récepteurs lancent des potentiels d’actions vers la moelle épinière, cette dernière réagit à travers des influx nerveux qui atterrissent aux fibres nerveuses pΣ localisées à l’intérieur du sigmoïde, le rectum et l’anus. Ces potentiels d’actions déclenchent des agitations péristaltiques au sein du sigmoïde, un resserrement du rectum et une libération du sphincter à l’intérieur de l’anus.
Lorsque les selles sont expulsées dans la conduite anale, des potentiels d’actions atterrissent au niveau du cerveau c’est donc ce qui nous offre la capacité de vouloir libérer ou de contracter le sphincter externe.
Au cas où l’excrétion est interrompue, les selles retournent dans le sigmoïde et l’envie de défécation survient au cours d’un nouveau resserrement du péristaltique au sein du gros intestin.
Nous déclenchons la défécation en resserrant le diaphragme et les muscles de l’abdomen, suivi d’une aspiration poussée en profondeur.
L’ensemble de ces phénomènes accroît la pression au sein de l’abdomen lui- même ce qui conduit à l’évacuation des selles sans difficulté. Chez le nourrisson, le réflexe de défécation provoque l'évacuation immédiate du rectum parce que le sphincter externe n’est pas encore contrôlé. Cours d’anatomie et de physiologie :
Le milieu liquidien 1 / Les liquides corporels
Les liquides constituent 60 % de la masse corporelle.
Ils englobent l'eau et les substances qui y sont dissoutes. Le liquide intracellulaire (LI) :
Il remplace les 2/3 des liquides.
Il est composé de liquides dans la cellule.
Le liquide extracellulaire (LE) :
Il remplace le 1/3 des liquides restants.
Il est constitué :
Ils figurent également dans le liquide extracellulaire interstitiel : le liquide synovial (dans les articulations), les liquides de l'oeil (humeur aqueuse et corps vitré), et des séreuses, la lymphe, le liquide de l'oreille, le liquide céphalo-rachidien, le filtrat glomérulaire dans les reins.
Les membranes plasmiques des cellules morcellent le liquide intracellulaire du liquide interstitiel. Les parois des vaisseaux sanguins divisent le liquide interstitiel du plasma.
A noter : seuls les capillaires disposent d’une paroi permettant de laisser filtrer le plasma.
Des mutations se font en permanence entre ces compartiments, et ainsi les compartiments s’influencent les uns les autres.
Le pourcentage d’eau varie selon les types de tissus :
Le pourcentage d’eau varie selon les âges :
et augmentation du tissu graisseux)
L’eau est une molécule polaire, avec une classification de ses charges inégales entre ses atomes (O et H). Cette propriété lui permet de dissoudre facilement des sels et d’autres molécules polaires pour former une solution. Ces molécules dissoutes par l’eau sont dites hydrophiles.
Solvant (l’eau) + soluté (sels ou molécules polaires) = solution Exemple : les molécules de chlorure de sodium (NaCl) se dissolvent dans l’eau en Na+et Cl C’est aussi un milieu de suspension pour des molécules plus grosses comme les cellules sanguines.
métaboliques Dans les réactions cataboliques, il y a ajout de molécules d’eau (hydrolyse). Dans les réactions anaboliques, c’est l’inverse, il y a libération de molécules d’eau (réaction de synthèse par déshydratation)
Grande capacité thermique L'eau a en effet besoin d'une importante quantité de chaleur pour faire monter sa température, et d'une énorme perte de chaleur pour la faire redescendre. L'eau peut ainsi absorber et dégager beaucoup de chaleur sans que sa propre température ne subisse de changements importants.
Lubrification et rôle d’amortisseur L'eau se retrouve dans de multiples substances lubrifiantes : mucus, liquide synovial...
L'eau se trouve autour de certains organes : le liquide céphalo-rachidien autour du cerveau et de la moelle épinière.
Un atome est constitué d’un noyau et des électrons qui gravitent autour. Le noyau est fait de 2 types de particules :
Les électrons qui gravitent autour sont chargés négativement. Un atome est électriquement neutre car il contient autant de charge (+) que de charge (-). Un atome peut perdre ou gagner des électrons, devenant alors un ion :
Quand ils sont dans l’eau, ils se dissocient en ions (+) et en ions (-). La plupart des électrolytes sont des sels, des bases ou des acides.
Quand ils sont dans l'eau, ils ne se dissocient pas en ions. Ce sont des molécules hydrophiles contenant de liaisons La plupart des non-électrolytes sont des composés organiques tels que le glucose, l'urée, la créatinine.
L’osmose : déplacement de l’eau à travers une membrane perméable aux particules et qui se fait de la solution la moins concentrée en particules vers la solution la plus concentrée en particules.
Ces particules entraînent une pression appelée pression osmotique. Les électrolytes exercent une plus forte pression sur les particules non électrolytiques, car ils se décomposent en plusieurs particules, chaque particule exerçant sa propre pression.
Les électrolytes sont bien plus capables de créer des échanges d'eau entre les différents segments liquides du corps.
(coenzymes).
organes du corps.
nerveuses de bien fonctionner.
Dans le liquide extracellulaire :
La principale différence entre le plasma et le liquide interstitiel est que :
Ceci est dû à l’imperméabilité presque complète des membranes des capillaires qui empêchent les protéines de passer du plasma au liquide interstitiel.
Dans le liquide intracellulaire :
Ils proviennent :
Exemple : la destruction de l'os libère calcium et phosphate dans le sang. Il y a perte dans les matières fécales, l’urine et la transpiration. Remarque : vomissement et diarrhée entraînent une grande perte d’électrolytes.
Si les reins fonctionnent bien, ils s’adaptent pour limiter les pertes.
musculaires - joue un rôle primordial dans l’équilibre hydro électrolytique
Sa concentration dans le liquide extracellulaire doit rester stable, car l’eau suit les mouvements du sodium par osmose.
Ainsi toute perte de sodium plasmatique entraîne une perte d’eau, d’où une baisse du volume plasmatique et une baisse de la pression artérielle, et inversement.
A noter : chez un hypertendu, réduire l’apport de sel.
De plus, comme tous les liquides organiques sont en équilibre osmotique, un changement de concentration plasmatique du sodium se répercute aussi sur le volume hydrique des autres compartiments.
Ce contrôle se fait en permanence par les reins et 3 hormones :
Na+)
(favorise l'excrétion d'eau et de Na+) Elles agissent sur les reins pour modifier la quantité d’eau et de sodium éliminée par les urines, en fonction des besoins.
Les autres hormones qui interviennent sont :
urines - les corticoïdes diminuent l’élimination de sodium dans les urines donc favorisent la rétention d’eau et donc l’œdème A noter : si insuffisance des surrénales, ne pas supprimer le sel.
(diffusion à travers la membrane plasmique par des canaux spécifiques)
reins, pour réguler la quantité de potassium éliminée dans les urines A noter : Le cœur est très sensible à la variation de potassium dans le sang, une baisse peut entraîner des troubles du rythme cardiaque, voire un arrêt.
On le retrouve dans le squelette et les dents, combiné avec des phosphates (sels de Ca) pour 98 % Ces sels donnent la dureté et la résistance aux os et aux dents.
Dans les liquides, le Ca est sous forme ionique Ca2+, principalement dans le LE et les cellules musculaires (seulement 7g sont métaboliquement actifs). Il participe :
Le taux du calcium est régulé par 3 hormones :
stimule la synthèse de vit D3 et la réabsorption rénale du Ca.
os et inhibe les ostéoclastes La crise de tétanie est causée par un manque de calcium dans le sang, ce qui entraîne spasmes, crispations musculaires, voir des convulsions. Organes intervenant dans la calcémie :
Ca (85 %) - le reste se trouve dans les phospholipides, les molécules d’ATP, les acides nucléiques ARN et ADN, et au niveau des protéines. Ils jouent un rôle dans :
Le taux des différents phosphates dans le plasma est régulé par :
urinaire (contrairement au Ca)
cardiaque - il active des enzymes qui sont nécessaires au métabolisme des sucres, des protéines et des acides nucléiques
On le retrouve dans :
Le meilleur reflet est le dosage du magnésium érythrocytaire (dans les GR)
H2O + CO2 → HCO3-+ H+
A noter : lorsque l'expiration diminue la [H+] augmente d'où le pH diminue et inversement. La respiration a donc un rôle important dans l'équilibre acido-basique du corps.
Le sang amène des éléments nutritifs aux cellules, et les cellules se déchargent de leurs déchets.
Pour y parvenir, elles effectuent d'abord des transferts du plasma vers le liquide interstitiel, puis du liquide interstitiel vers le liquide intracellulaire (et inversement).
Le liquide interstitiel est donc un pivot dans ces échanges. Tous ces échanges ont lieu au niveau des capillaires sanguins dont la paroi est composée d'un endothélium (1 seule couche de cellules épithéliales aplaties) qui permet à une petite partie du liquide sous pression de passer dans le liquide interstitiel.
La diffusion :
Bien entendu, les substances se répandent en fonction de leur gradient de concentration, du milieu où elles sont le plus concentrées au milieu où elles sont le moins concentrées.
L'eau diffuse librement d'un endroit à l'autre. Les substances dissoutes se propagent librement à l'intérieur d'un compartiment.
réabsorption La filtration : passage du plasma vers le LE interstitiel sous la pression hydrostatique.
La réabsorption : passage du LE interstitiel vers le plasma sous la pression osmotique.
Pression hydrostatique et pression osmotique sont deux forces qui permettent le passage de liquide d'un milieu à l'autre.
La pression hydrostatique :
Elle est la force exercée par un liquide contre une paroi. Lorsque le sang se déplace dans les vaisseaux, il exerce une pression certaine sous l'impulsion du cœur. Au fur et à mesure que le sang circule des artères vers les capillaires, cette pression baisse.
Pression hydrostatique à l'entrée des capillaires = 35 mm Hg La pression est propice à la sortie du liquide des capillaires vers le liquide interstitiel.
Pression à la sortie des capillaires = 16 mm Hg Cette pression sera en faveur de la pression osmotique.
La pression osmotique :
Cela est dû à la présence de particules dans un liquide.
En effet, les protéines plasmatiques qui restent à l'intérieur des capillaires vont exercer une force qui sera propice à l'entrée de l'eau dans les capillaires. Cette action permet de conserver le volume sanguin et la concentration en protéines plasmatiques.
Au niveau de l'entrée des capillaires, il y a une pression nette vers l'extérieur ce qui déplace le liquide vers les espaces interstitiels, c'est ce qu'on appelle la filtration.
A la sortie d’un capillaire, il y a une pression nette vers l’intérieur qui amène le liquide vers l'intérieur du capillaire, on parle de réabsorption. À la sortie d'un capillaire, il y a une pression nette vers l'intérieur qui déplace le liquide vers l'intérieur du capillaire, c'est ce qu'on appelle la réabsorption. Chaque jour, 20 litres de liquide sont filtrés par les capillaires, et seuls 17 litres sont ré-absorbés. Les 3 litres qui restent sont retournés dans la circulation sanguine par les vaisseaux lymphatiques.
Ces échanges sont au niveau de la membrane plasmique des cellules. Le mouvement de l'eau :
Osmose de l'eau entre le LI et le LE. (Voir le cours sur la cellule) Le sens du déplacement de l'eau est fonction de la concentration de ces deux compartiments dans les solutés.
Intoxication par l'eau :
Les mouvements des solutés :
Les solutés se déplacent :
potassium) Les mouvements nets des nutriments de l’O2, du CO2 et des déchets se font toujours dans le même sens, à savoir que :
tout de suite consommées par les cellules, ce qui maintient leur plus faible concentration dans le liquide intracellulaire. - pour les déchets et le CO2, c’est l’inverse, ils passent du LI vers le LE
Liquides et aliments ingérés (principale source) : 2250 ml
Métabolisme cellulaire :
Lorsque la perte d'eau est supérieure à l'absorption, le mécanisme de la soif se met en place. Le centre de la soif est situé dans l'hypothalamus. 3 phénomènes déclenchent ce mécanisme :
Elle se fait au niveau des reins par l’intermédiaire de 3 hormones:
Excrétion minimale du rein pour remplir sa fonction : 500 ml Pour maintenir l'équilibre des électrolytes et des fluides, le rein est capable de rejeter soit de l'eau (urine diluée), soit des électrolytes (urine concentrée). 2ème partie : Le sang
Le sang permet de :
jusqu’aux cellules. - transporter les déchets, le CO2, la chaleur vers les organes émonctoires.
Il régule certains paramètres :
Le sang joue un rôle de protection :
plasmatiques.
C’est un liquide visqueux, opaque et plus dense que l’eau. Sa température est de 38 °C.
Son pH est compris entre 7,36 et 7,42.
Son volume est de :
Le sang est un tissu conjonctif composé de :
C’est un liquide jaune pâle composé :
Les albumines : 54%
hydrosolubles et lipides)
interstitiel et règle le volume sanguin (pression osmotique) Les globulines : 38 %
blancs) - transport de substances comme le fer, des lipides et des vitamines liposolubles Le fibrinogène (facteurs de coagulation) : 7 %
Les autres : soit 1 %
A noter : ces enzymes protéiques renseignent sur les souffrances organiques hépatiques en fonction de leur taux dans le sang (CPK, Gamma GT, ALAT, ASAT)
Les électrolytes : sodium Na+, calcium Ca²+, potassium K+, magnésium Mg²+, bicarbonate HCO3-,chlorure Cl-, les phosphates (HPO4 2-), sulfate. Les gaz : O2, CO2, azote (N2).
Les nutriments : glucose, acides aminés, lipides (acides gras, triglycéride, cholestérol) et vitamines.
Les déchets qui viennent de la dégradation des protéines : l’urée, l’acide urique, la créatinine, la bilirubine.
Les substances régulatrices : enzymes et hormones.
Les 3 types de cellules sanguines sont :
HÉMATOPOÏÈSE Les cellules sanguines sont formées à partir de cellules souches qui se trouvent dans la moelle rouge de certains os, notamment :
Ces cellules souches sont soumises à de multiples divisions avant de se transformer par la suite en cellules sanguines à maturité. Une fois sorties de la moelle osseuse, les cellules sanguines achèvent donc leur maturation sans se diviser (excepté les lymphocytes). Des milliards de cellules souches sont produites tous les jours.
2 tests nous permettent d'évaluer la production de cellules sanguines dans ces os :
moelle osseuse.
En cas de détection d'anomalies dans la numération globulaire lors d'une analyse de sang, ils peuvent être effectués.
Ils sont entourés d’une membrane plasmique résistante et flexible. Ils n’ont pas de noyau, ni d’organite La forme de leur disque est biconcave et leur taille est de 7,5 mm. Au sein de son cytoplasme, on note ainsi la présence de :
L’eau Le glucose Des ions Des enzymes
Ceux-ci constituent 99% des cellules sanguines.
Dosage du taux d’hémoglobine dans le sang :
Le GR sert à transférer l'O2 depuis les poumons jusqu'aux cellules. L'O2 se fixe au niveau de l'hémoglobine dans les globules rouges. Le GR transmet en outre une partie du CO2 des cellules jusqu'aux poumons. Lorsque les globules rouges sont matures :
Toute molécule d'hémoglobine est constituée de deux parties :
Chaque hème renferme donc un atome de fer (Fe2+) capable de fixer une molécule d'O2.
Par conséquent, toute molécule d'hémoglobine est capable de se fixer à quatre molécules d'O2 et donc de former de l'oxyhémoglobine.
Il s'agit de 120 jours en moyenne.
Normalement, les globules rouges décèdent du vieillissement par hémolyse (une rupture de leur membrane plasmique). Ils sont alors évacués par les macrophages présents dans la rate, le foie et la moelle osseuse.
La globine est décomposée en acides aminés, qui peuvent être utilisés dans la fabrication des autres protéines. Le fer est alors libéré et retourne dans la circulation en association avec son porteur de plasma (la transferrine). Ainsi, il peut être réutilisé.
L'hème, qui est libéré du fer, est soumis à diverses modifications. Il traverse le foie pour être ensuite éliminé au moyen des reins et des selles, ce qui leur confère leur couleur respective, le jaune pour l'urine (urobiline) et le brun pour les selles (stercobiline).
La bilirubine correspond à la forme transformée de l'hème contenue dans le sang.
Le niveau de bilirubine peut être augmenté en cas de :
Ce phénomène est toujours présent et s'adapte.
En fonction des besoins, on peut multiplier la production par 6 ou 8. Pour obtenir une GR mature, le temps nécessaire est d'une semaine.
L'érythropoïétine sert à réguler le processus de production de GR. Il s'agit d'une hormone sécrétée et produite par les reins et dont la synthèse est induite par un manque d'oxygénation des cellules rénales.
Cette situation nuit à une oxygénation correcte des cellules :
La production de GR impose :
Remarque : en cas de déficience en fer ou en vitamines B12 ou B9, on parle d'anémie.
Le Fer On estime que sa réserve se situe entre 4 et 5 gr.
Le corps perd quotidiennement du fer de manière naturelle. Il en perd de grandes quantités lorsqu'il y a :
Aliments riches en fer :
Pour une bonne absorption du fer, il est nécessaire d'avoir de la vitamine C. Le thé freine l'absorption du fer.
Les exigences en fer sont plus élevées :
Acide folique ou vitamine B9 Le niveau des provisions en B9 est bas, et elles finissent par s'épuiser en 3 à 4 mois.
De plus, elles ne sont pas stables face à la chaleur et à l'air. La richesse en B9 des aliments est :
La carence en B9 est constatée chez les personnes qui ne mangent pas de crudités.
Les besoins sont accrus pendant la grossesse.
Vitamine B12 ou cobalamine En théorie, il suffit de disposer de réserves de B12 pendant 4 ans. Le stockage dans le foie et les muscles. Une absorption associée au facteur interne produit par l'estomac.
Voici les aliments riches en B12 :
La notion de leucocyte fait référence à tous les globules blancs (leukos = blanc).
La leucopoïèse consiste en la production de globules blancs. Celle-ci est activée par des substances produites par les macrophages et les lymphocytes T.
Ils sont nettement moindres que les RG.
5 000 à 10 000 par mm3 de sang.
Il s'agit de cellules avec un noyau.
On divise les globules blancs en 2 classes principales :
Neutrophiles Eosinophiles Les basophiles Leur noyau est constitué de plusieurs lobes.
Des granulations sont visibles dans le cytoplasme.
Les lymphocytes T et B Les monocytes (futurs macrophages) Leur noyau ne fait pas de polylobé.
Aucune gradation visible au microscope
Fonction : défendre l'organisme vis-à-vis des cellules et des substances étrangères.
la présentation des antigènes aux lymphocytes réaction inflammatoire réaction allergique la neutralisation et la purification Propriétés spéciales :
Aptitude à sortir des vaisseaux sanguins pour se rendre jusqu'à l'espace interstitiel.
Aptitude à se mouvoir par émission de prolongements cytoplasmiques, ces mouvements se qualifient comme des mouvements amiboïdes.
Aptitude à répondre aux substances chimiques (qui seront libérées soit par les cellules lésées, soit par des microbes ou d'autres GB) et de se concentrer sur les tissus lésés ou infectés.
Concerne essentiellement des neutrophiles et des macrophages
Ils représentent environ 50% de la Grande-Bretagne (50-70%). Leur nombre se situe entre 1 700 et 6 500 par mm3 de sang. Ces cellules ont une granulation de :
dégrader beaucoup de substances comme les bactéries, les virus et les champignons.
Ce sont les cellules qui demeurent brièvement dans le sang. Ces cellules se déplacent rapidement dans les tissus. À leur mort, elles forment des pu. Leurs déchets sont ensuite traités directement par les macrophages (par phagocytose).
Fonctions :
champignons lors d'infections bactériennes : angine, pneumonie, bronchite ...
de substances capables d'attirer d'autres globules blancs. Le taux de neutrophiles augmente :
menstruations
des vaisseaux)
Leur taux est de 50 à 500 par mm3 de sang (2 à 4 % des globules blancs). Ils comportent en outre des lysosomes contenant des enzymes digestifs dirigés dans le sens des vers parasites.
Ce sont des cellules qui sortent de la circulation sanguine rapidement et se rendent jusqu'au tissu conjonctif lâche des poumons et du tube digestif. Fonctions :
par la nourriture, soit par la peau (filariose).
déclencher ainsi des réactions allergiques
émise lors des réactions allergiques.
En cas de taux élevé d'éosinophiles, il faut consulter :
Leur taux est compris entre 0 et 50 par mm3 de sang (0,5 à 1 par mm3 de sang). Leurs granulations renferment de l'histamine, diffusée lors de la réaction allergique.
Rôle de l'histamine :
Fonction : Participe aux réactions allergiques.
Ils sont de 100 à 1 000 par mm3 de sang (3 à 10 % des globules blancs). Ils sont granulés sous forme de lysozymes.
En effet, les monocytes sortent rapidement du système sanguin et se transforment en macrophages.
fixeront et resteront au sein d'un tissu donné : à l'échelle de la rate, du foie (cellule de Kupffer) Il leur faut donc plus de temps pour atteindre le site d'une infection, en revanche, ils sont plus nombreux à y séjourner plus longtemps. Fonction :
phagocytose...
Quand leur taux croît, c'est :
Leur taux est de 1 500 à 4 000 par mm3 de sang (20 à 40 % des globules blancs).
Ils sont répartis en deux grands groupes de cellules :
Ils s'écoulent dans le sang et sont disponibles en grand nombre dans les ganglions lymphatiques et la rate ; ils se propagent dans le sang vers les tissus lymphoïdes dans l'ensemble du corps dans lesquels ils sont activés (deviennent "immunocompétents", c'est-à-dire en mesure de répondre aux antigènes. Fonction :
Leur taux augmente en :
fréquentes
Attention : tout accroissement de leucocytes présents dans le sang est susceptible d'indiquer une leucémie.
Elle varie en fonction du type de GB.
pendant quelques mois.
Il s'agit d'une analyse sanguine qui permettra de quantifier les différentes variétés de GB.
Cette technique permet de détecter les :
Il est également un moyen de :
chimiothérapie...) Il est plus intéressant de se pencher sur les valeurs absolues que sur les % :
Leucocytose : augmentation du nombre de globules blancs Leucopénie : taux anormalement bas de leucocytes
Leur volume est entre 200 000 à 400 000 par mm3 de sang.
Ils ont une courte durée de vie, environ 10 jours.
Elles sont détruites par phagocytose par des macrophages au niveau du foie et de la rate.
Caractéristiques :
des os.
la coagulation du sang.
Fonctionnent : Elles participent très activement à la guérison des vaisseaux sanguins abîmés.
Thrombopoïétine :
Cas de baisse du nombre de plaquette :
l'invasion des cellules du cancer la destruction de la moelle osseuse (aplasie médullaire)
rubéole, hépatite virale, oreillons, mononucléose infectieuse, varicelle.
Cas d’augmentation du nombre de plaquette :
Hémostase : ensemble des mécanismes qui permettent d'arrêter les saignements.
Lorsqu'un vaisseau sanguin est touché, trois mécanismes entrent en jeu :
Pour que ces mécanismes puissent être mis en place, il est nécessaire que :
Une contraction des fibres musculaires de la paroi du vaisseau conduisant à une réduction du calibre du vaisseau (vasoconstriction).
Conséquence = diminution du flux sanguin local, donc diminution des hémorragies.
Réalisation d'un bouchon qui bouche provisoirement la brèche dans le vaisseau. En principe, les plaquettes ne se regroupent pas les unes avec les autres, ni avec les cellules de la paroi du vaisseau.
Il s'agit d'un phénomène particulier dans le cadre d'une lésion endothéliale:
"bouchon".
agglutination.
regroupement plaquettaire et la limite ainsi à la zone lésée. Ce mécanisme apparaît en moins d'une minute après la lésion. C'est le premier mécanisme à être mis en place en cas de blessure. Il provoque le mécanisme suivant.
Formation d'un caillot : le sang liquide circulant est transformé en une quantité gélatineuse placée autour de l'ongle plaquettaire.
La coagulation se produit 3 à 5 minutes après la déchirure du vaisseau.
Le foie a besoin de la vitamine K pour fabriquer certains facteurs de coagulation. Elle est contenue dans le chou, le foie, les fruits, les épinards, les viandes, les légumes verts à feuilles. Elle parvient à être produite par la flore intestinale.
A noter :
Les accumulations de graisse dans les vaisseaux sanguins constituant les plaques d'athérome aboutissent à la destruction de la paroi des vaisseaux et à la mise en marche des mécanismes de coagulation, et donc à la formation de caillots.
Dans l'hémophilie, il y a absence de façon héréditaire d'un facteur de coagulation d’un caillot.
Transformation du fibrinogène présent dans le plasma en fibrine : besoin de toute cascade de réponses enzymatiques qui fait participer les facteurs de coagulation.
Ce réseau de fibrine va fermer les GR et ainsi constituer un bloc qui va boucher le vaisseau jusqu'à sa guérison.
Le caillot se rétrécit environ 1 heure après sa formation. Les plaquettes ont la capacité de se contracter, ce qui permet de rapprocher les deux extrémités du tissu lésé.
Les plaquettes et les cellules de la paroi du vaisseau dégagent des substances différentes qui vont permettre de restaurer la paroi du vaisseau.
Une fois la guérison terminée, le caillot se dégrade.
La fibrinolyse débute environ 2 jours après la blessure et continue pendant quelques jours.
Une substance appelée plasmine rompt le réseau de fibrine du caillot. La plasmine est issue d'un précurseur du nom de plasminogène : une protéine produite par le foie et constamment présente dans le sang sous une forme non active.
Un équilibre compliqué entre les nombreux facteurs de coagulation et les substances anticoagulantes qui entrent en jeu pour réduire la production du caillot au stade de la lésion vasculaire.
Action de multiples mécanismes de stimulation et de blocage.
Groupes sanguins : série de propriétés antigéniques du sang servant à classer les individus et à veiller à la compatibilité de la prise de sang entre le donneur et le receveur.
Antigène : substance qui provoque une réaction immunitaire. Anticorps : substance qui déclenche une réaction immunitaire : Protéine sécrétée par les lymphocytes B qui réagissent de manière spécifique avec un antigène pour le supprimer.
Un groupe est défini par :
sanguines :
sanguines autre que son propre groupe :
Transfusion avec du sang du même groupe sanguin : les globules rouges ont les mêmes antigènes de superficie que les individus receveurs, le fonctionnement du système immunitaire ne va pas reconnaître ces antigènes comme étrangers et ne les expulsera pas.
Transfusion avec un sang de groupe non compatible : le système immunitaire de l'individu receveur va accroître une agression contre les hématies transférées qui seront dégradées = réaction transfusionnelles (formation d’agrégats d’hématies, choc et insuffisance rénale aiguë).
3ème partie : Le système lymphatique
Le système lymphatique comprend les 3 structures suivantes :
La lymphe est le fluide interstitiel extracellulaire qui entre dans les vaisseaux lymphatiques.
La constitution de la lymphe est la même que celle du liquide interstitiel lui- même est identique à celle du plasma mais ne contient pas de protéines. La lymphe renferme un grand nombre de lymphocytes.
central, des os, des dents, de la moelle osseuse, de certaines parties de la rate et des tissus vasculaires tels que le cartilage.
qualifiés de vaisseaux chylifères et la lymphe est appelée chyle (contient les graisses absorbées par l'intestin lui donnant un aspect laiteux).
cellules de leur endothélium se chevauchent et se sont ouvertes comme une valve vers le dedans du capillaire sous la pression du liquide interstitiel. -Les capillaires lymphatiques engendrent des vaisseaux collecteurs lymphatiques.
zone superficielle en contact avec les veines du tissu sous-cutané.
Les grands troncs lymphatiques se finissent par 2 canaux :
Il entraîne la lymphe du haut du côté droit du corps, à savoir :
Il naît du côté de la citerne du chyle ou citerne de Pecquet. Il draine la lymphe provenant du reste du corps, à savoir :
les surrénales, les parois et viscères du bassin, la paroi abdominale, le pancréas, l’estomac, une partie du foie, les intestins, la rate… Chacun de ces canaux se jette dans une veine située à la base du cou :
La lymphe redevient alors du plasma.
Elle se réalise en sens unique : des espaces interstitiels vers les veines sous- clavières du cou. La lymphe traverse d’énormes structures appelées les ganglions lymphatiques.
La circulation de la lymphe est beaucoup plus lente que celle du sang car il n’y a pas d’organe équivalent au cœur pour propulser la lymphe. La propulsion de la lymphe est assurée par :
vaisseaux lymphatiques et permettent son passage.
région thoracique lors de la respiration :
Lors de l’inspiration : pression abdominale > pression thoracique, favorise la circulation de la lymphe.
Lors de l’expiration : ces pressions s’inversent, les valvules empêchent le reflux de la lymphe.
en se contractant facilitent le passage de la lymphe.
A noter : Tout ce qui facilite l’immobilité entrave la circulation lymphatique. A l’inverse, le mouvement favorise la circulation lymphatique (exercice physique ou massage).
Ses différentes fonctions sont :
liposolubles (ADEK)
Tissu sans limite nette.
Il se retrouve en particulier au niveau des muqueuses des voies digestives, respiratoires et urogénitales.
Masses ovales de tissu lymphoïde bien délimitées mais sans capsule.
urogénitales
Organes dont la structure est constituée de tissu lymphoïde bien défini entouré d'une capsule
Organes de 1 à 25 mm qui est sous forme de haricot, entourés d'une capsule On les découvre en grande quantité au niveau des aisselles, de l'aine et du cou, le long des vaisseaux lymphatiques avant la jonction avec les gros troncs lymphatiques.
Le corps renferme environ 600 ganglions situés en périphérie ou en profondeur. Ils sont traversés par des vaisseaux lymphatiques :
La lymphe entre dans les ganglions par les vaisseaux afférents sur le pourtour du ganglion et ressort par les vaisseaux efférents au niveau du hile. Rôles des ganglions lymphatiques :
− Epurer la lymphe avant qu’elle ne retourne au sang :
Les substances étrangères comme les bactéries, débris cellulaires, cellules cancéreuses incluses dans la lymphe restent emprisonnées dans les ganglions lymphatiques.
Les macrophages et les lymphocytes se débarrassent de ces substances. − Siège de la prolifération et de la différenciation des lymphocytes. A noter :
Lors d'une contamination, ils sont très douloureux, souples, flexibles et leur taille augmente souvent (signe de la réaction de défense de l'organisme). Au cours d'un processus de cancer, elles augmentent également de volume, mais elles sont solides, sans odeur et reliées aux structures adjacentes.
Organe souple fortement vascularisé, en silhouette de gros haricot. C'est le plus volumineux des organes lymphatiques (12 cm/ 8 cm). Il est localisé dans la partie de la cavité abdominale supérieure gauche, sous le diaphragme.
Il est placé dans le passage de la circulation sanguine et non dans le parcours lymphatique.
Au niveau du hile, la rate réceptionne le sang de l'artère splénique, et le sang sort de la rate par la veine splénique.
Le rôle de la rate est de :
-Fonction immunitaire :comprend les lymphocytes B et T (leur multiplication lors d'une contamination ont la possibilité d'impliquer une hausse de la taille de la rate)
sang dans la circulation principale)
Remarque : en cas de choc abdominal, la rate est très souvent atteinte. Le risque est de causer un saignement interne, la rate est alors retirée ce qui ne pose pas de problème vital.
Glande bilobée localisée dans la zone supérieure du thorax, en arrière du sternum et dans la zone des poumons. Il se place sur le parcours de la circulation sanguine et non sur le parcours lymphatique.
Le rôle du thymus : lieu de maturation des lymphocytes T A noter : la barrière hémato-thymique des vaisseaux sanguins du thymus bloque les antigènes d’aller stimuler précocement les lymphocytes T. La taille du thymus varie avec l’âge :
changé par des cellules graisseuses et du tissu fibreux.
Elle comporte des vaisseaux sanguins mais pas de vaisseaux lymphatiques. Son rôle :
sang, et les GR usés.
Au nombre de 5 :
part et d’autre
du pharynx (= les végétations) Elles réalisent un anneau de défense contre les substances inhalées ou ingérées. Ils composent le premier contact avec le tissu lymphoïde.
Rôle : créer un grand nombre de lymphocytes mémoires destinés à l'immunité à long terme.
A noter : quand les amygdales pharyngées accroissent en volume, elles obstruent les voies nasales, bloquant leur bonne marche et conduisant à des infections, d’où l’ablation chirurgicale.
Elles sont placées dans la zone de l’intestin grêle sur sa partie terminale. On en compte presque 200.
Leur composition ressemble aux amygdales.
Rôles :
immunité à vie.
Ramification tubulaire localisée sur le gros intestin juste après la valve iléo- cacale (jonction entre l’intestin grêle et le côlon).
Rôles :
l'immunité à long terme 4ème partie : Les défenses de l’organisme INTRODUCTION
L’immunité :
substances comme étant étrangères ou anormales, qui permet leur neutralisation et leur évacuation.
est propre, le soi, et ce qui lui paraît étranger, le non-soi. Reconnaissance du soi et du non soi :
surface de toutes les cellules de l'organisme, elle trace l'identité de l'individu. Les 2 types de réactions immunitaires :
particulier (réactions réalisées par les lymphocytes).
nature de l’agresseur.
substances (anticorps, cytokines, substances inflammatoires...) diffusées dans tout l’organisme ; la réaction immunitaire est généralement une réaction à caractère universel qui fait entrer en jeu nombreux acteurs.
composition des globules blancs.
milieu dans lequel elle opère, à une grande influence : dont les messages sont représentés par les hormones, les neurotransmetteurs, cellules, vaisseaux sanguins, nerfs, substances et structures tissulaires,…
rend plus pénible le passage des lymphocytes, d'où une diminution du système immunitaire.
primaires de l'alimentation et de la respiration :
Pour ceux qui sont inspirés par l'air : les amygdales et les végétations sont les avant-postes.
Pour ceux qui sont ingérés par la consommation de nourriture : Les plaques de Peyer et les cellules M de l'épithélium intestinal jouent le rôle d'avant-postes.
jeunes, 50 % chez les adultes et 25 % chez les aînés.
LT ont un parcours particulier :
Les LB finissent leur premier cycle de préparation dans la moelle osseuse. Les pré-LT migrent vers le thymus pour se propager et acquérir une immunocompétence.
Les lymphocytes ont des récepteurs pour les neurotransmetteurs et génèrent des neurotransmetteurs ou des neuropeptides qui sont réceptionnés par le système nerveux.
Influence du stress : H. Seyle a prouvé qu'il en découle :
80% des cellules pouvant produire des anticorps sont localisées dans les intestins.
Dans le système immunitaire du tube digestif se localisent toutes les armes préventives les plus sophistiquées dont nous possédons : LT, LB, macrophage. En cas d'une hausse de la perméabilité intestinale → passage accru de matières antigéniques → baisse de la réponse immunitaire due à l'épuisement ou à une réaction immunitaire non maîtrisée et incontrôlée.
L'épiderme constitue une barrière physique qui empêche la pénétration des microbes.
Les muqueuses entravent la traversée d'un nombre important de microbes, mais de manière moins efficace que la peau saine.
Mucus : piège les microbes au niveau des voies respiratoires. Les cils : avec le mucus, ils permettent de piéger et de supprimer les microbes et la poussière des voies respiratoires supérieures.
L'appareil lacrymal : assure la dissolution et la suppression des substances irritantes et des microbes par les larmes (grâce aux lysozymes). La salive permet d'éliminer les microbes de la face supérieure des dents et des muqueuses de la bouche. L'urine élimine les microbes de l'uretère. La défécation et les vomissements : chassent les microbes de l'organisme.
L’acidité de la peau bloque l’augmentation de plusieurs microbes (pH 3 à 5). Les acides gras insaturés : substances antibactériennes et antifongiques du sébum.
Le lysozyme : substance protéique anti bactérienne contenue dans la sueur, les larmes, la salive, les sécrétions nasales et les liquides tissulaires. Le suc gastrique : son acide chlorhydrique détruit les bactéries et la plupart des toxiques dans l’estomac.
Les défensines : classe de protéines anti microbiennes contenues au niveau des sécrétions de la peau et des muqueuses.
Les anticorps : certains sont contenus dans les sécrétions nasales et la salive et inactivent les microbes.
L'interféron est d’origine de certaines cellules infectées par des virus (lymphocytes, macrophages, fibroblastes). L'interféron va inciter la production de substance antivirale par les cellules non infectées et bloquer la copie du virus.
Un système de 20 protéines contenues dans le sang et les tissus qui élimine les bactéries et attrape les cellules phagocytaires.
Ingestion et élimination de particules étrangères par les neutrophiles, les éosinophiles et les macrophages. Les cellules phagocytaires de protection (macrophages et neutrophiles) sont ainsi attirées vers les sites où se produisent des inflammations et des infections par chimiotactisme. Les chimio-attractifs sont relâchés par les cellules endommagées, les microbes ou d'autres globules blancs déjà sur le lieu de l'infection.
Les macrophages, bien qu'ils soient une partie des moyens de défense non spécifiques (ils englobent et digèrent indistinctement les antigènes), contribuent aussi à des réponses immunitaires spécifiques : après avoir ingéré et digéré l'antigène, ils jouent le rôle de cellules présentatrices d'antigènes pour activer la réponse immunitaire et stimuler les lymphocytes T4) Les cellules tueuses naturelles (NK « Natural Killer ») Lymphocytes particuliers capables d’annuler un large spectre de cellules identifiées comme étrangères par reconnaissance, ou non reconnaissance du CMH.
Exemples : microbes, cellules tumorales …
Elles se débarrassent des perforines qui relient (cassent) la membrane plasmique des cellules indésirables.
La réponse immunitaire autorise la mort des microbes et la reconstruction des tissus abîmés. C'est la réaction à une attaque, elle ne peut donc pas être stoppée. 4 symptômes traduisent une réaction inflammatoire :
se manifeste par un œdème local qui provoque une compression des terminaisons nerveuses sensibles.
est aggravé lorsque les médiateurs chimiques du procédé inflammatoire accroissent la sensibilité des terminaisons nerveuses sensibles à des stimuli douloureux.
Elle est le résultat de 4 étapes :
plus grand approvisionnement en sang, d'où la présence de plus de GB. Cela permet aux GB de sortir du système sanguin en nombre important pour se diriger vers le site de l'inflammation.
Entraîne une élévation de la température et une rougeur de la région enflammée.
neutrophiles et macrophages) de ces vaisseaux jusqu'aux tissus endommagés et aux sites inflammatoires (se fait par chimiotactisme = attraction chimique des leucocytes vers les sites d'inflammation).
En cas de réaction allergique, la réaction inflammatoire est trop importante et équivaut à une faible régulation.
Une protéine, l’interleukine 1, produite par les phagocytes dans la bataille contre les microbes conduit à la libération de prostaglandine, un médiateur chimique qui fait passer le point d'équilibre du thermostat thermique de l'hypothalamus à un degré supérieur, ce qui provoque de la fièvre.
Le rôle de la fièvre :
de l'organisme En allopathie, tout est fait pour réduire la fièvre afin de prévenir les convulsions.
ne devrait pas en avoir après l'âge de 4 ans.
Autres inconvénients de la fièvre :
jeunes enfants.
En résumé :
Bien faire la différence entre la réponse inflammatoire et la réponse immunitaire Réaction inflammatoire : non spécifique, sans mémoire, elle fonctionne de manière précoce et est mobilisée rapidement.
Elle fait appel à des neutrophiles.
Réaction immunitaire : elle est orientée vers un antigène spécifique et dispose d'une mémoire, elle intervient plus tard mais est mieux appropriée à l'agresseur. Elle recourt à la LB et à la LT.
Il existe 2 grands types de défenses spécifiques :
L'immunité humorale est fournie par des anticorps générés par les lymphocytes B et est essentiellement dirigée contre les bactéries et les antigènes qui sont dilués dans les fluides corporels.
L'immunité cellulaire est assurée par les lymphocytes T.
Elle participe à la dégradation des cellules relatives au non-soi, à savoir :
Ce sont les lymphocytes, les plasmocytes et les macrophages.
Ils se sont développés à base de cellules souches localisées dans la moelle osseuse.
Lieu de maturation :
Ces lymphocytes, au moment de leur maturation, acquièrent à la surface de leur membrane quelques protéines qui vont servir de récepteurs, ce qui permettra à un lymphocyte donné de réagir avec un antigène donné.
Ce phénomène de maturation est connu sous le nom d'immunocompétence. Les lymphocytes obtiennent l'immunocompétence avant de faire face aux antigènes qu'ils rencontreront plus tard.
C'est sous le contrôle de nos gènes que le système immunitaire développe une très large variété de lymphocytes pour la protection de l'organisme contre un nombre important d'antigènes potentiels.
Une fois l'immunocompétence obtenue, ces lymphocytes entrent dans la chaîne sanguine et rejoignent les tissus lymphoïdes.
Au sein de ces tissus, ils sont soit au repos, soit stimulés par un antigène. En cas de stimulation :
lorsque le corps est exposé à nouveau au même antigène.
Les lymphocytes mémoire assurent une réponse beaucoup plus intense et rapide que lors de la première présentation de l'antigène.
Après leur activation, les lymphocytes B sont convertis en plasmocytes qui produisent des anticorps. Un plasmocyte donné fabrique des anticorps vis-à-vis d'un seul type d'antigène.
La réponse des plasmocytes est spécifique.
Définition : Toute substance qui, lorsqu'elle est présentée dans l'organisme, provoque la formation d'un anticorps spécifique.
Un antigène a la capacité de stimuler soit les lymphocytes B, soit les lymphocytes T, soit les deux. Ils sont la plupart du temps des protéines qui peuvent s'unir aux récepteurs des lymphocytes qui leur correspondent. Les principaux antigènes présents dans la nature sont ceux qui se situent à la surface :
Mais aussi :
industriels ou domestiques ...
1ère étape : Les LB identifient les antigènes (sans qu'il soit nécessaire de leur présenter) 2ème étape : une fois l'antigène découvert et attaché, la LB se forme et se sépare en 2 types de cellules :
antigènes et les neutraliser.
après leur première rencontre avec les antigènes.
Cette réaction immunitaire fait intervenir les cellules T. Au niveau du tissu lymphoïde, les cellules T sauront reconnaître les antigènes qui leur conviennent. L'antigène se lie au récepteur LT concerné et déclenche l'activation de la LT.
4 sous-types de LT :
Sont stimulées par des cellules spécifiques qui émettent des antigènes. Elles sortent du tissu lymphoïde et se rendent sur le site de l'invasion. Ils identifient la cellule contenant l'antigène, s'y accrochent et produisent des substances chimiques qui vont détruire cette cellule.
Sont stimulées par toutes les cellules de l'organisme atteint qui ont intégré un antigène à la face supérieure de sa membrane plasmique.
Elles génèrent des substances diverses qui sont indispensables à la réalisation de presque toutes les réponses immunitaires.
A noter : le virus du sida agit en effondrant la production des T4.
Ils demeurent dans l'organisme et répondent beaucoup plus vite et plus intensément au second choc avec l'antigène.
Ils ont pour but de réduire la réaction immunitaire pour la moduler.
Elle est causée par la présence de lymphocytes mémoires à très longue période et la présence d'anticorps à longue période.
Le fonctionnement de cette mémoire est de permettre une grande résistance aux infections et une réponse rapide et spécifique.
Immunité active acquise naturellement :
C'est celle qui est obtenue au contact d'un antigène.
Immunité acquise artificiellement :
C’est le même phénomène mais acquis par vaccination.
L'individu reçoit cette immunité de l’extérieur.
Immunité passive acquise naturellement :
Durant la grossesse et l'allaitement, les anticorps sont transmis directement de la mère à l'enfant : Immunité passive acquise artificiellement : Injection à un individu d'anticorps issus d'une autre personne ou fabriqués en laboratoire.
Exemple : en cas de tétanos déclaré sur un individu non protégé. La période de cette immunité est fonction de la durée de vie des anticorps reçus.
Conclusion Le milieu liquidien est le pivot de notre fonctionnement.
Il véhicule notre énergie, nos informations chimiques et notre immunité.
Il est le pilier de notre métabolisme.
Le maintien de son équilibre est indispensable à notre survie.
Cours d’anatomie et de physiologie Le système ostéo-musculaire Le système musculaire Les muscles représentent 40 à 50 % du total du poids de notre corps. Le muscle a pour principale fonction la transformation en énergie mécanique de l'énergie chimique. Cette particularité du muscle est de pouvoir produire un effort et un mouvement.
1ère partie : Le tissu musculaire
Il existe 3 grands types de tissus musculaires :
Ils varient en fonction de leur composition, de leur localisation géographique et du mode de déclenchement de leur réaction à la contraction. En règle générale, les préfixes ou suffixes MYO, MYS ou SARCO désignent des muscles. Exemple : Le sarcolemme est la membrane plasmique des cellules musculaires.
La cellule musculaire est aussi appelée fibre musculaire.
Tissu musculaire squelettique :
et claires, ce qui explique le nom de muscle strié.
Il se contracte sur une base facultative et peut être contracté ou relâché consciemment.
Tissu musculaire cardiaque :
C'est lui qui constitue la majorité des parois du cœur.
C'est un muscle strié, qui se contracte involontairement. Vous ne pourrez pas influencer consciemment la contraction du cœur.
Tissu musculaire lisse :
Il est présent :
respiratoires
Il est doux du fait que ce changement de bandes sombres et claires est invisible au microscope et que sa contraction est accidentelle.
En résumé :
Le muscle strié squelettique est intentionnel.
Le muscle strié cardiaque est inconscient.
Le muscle lisse viscéral est inconscient.
Le mouvement Produire une motion de :
Maintien de la posture Aide à conserver la posture grâce à la contraction prolongée au niveau de certains muscles squelettiques.
Stabilité des articulations Participe à la solidarité.
Exemple : Au niveau de l'épaule, de nombreux muscles sont introduits pour préserver l'omoplate.
Régulation du volume des organes Contrôle la quantité d'organes en résistant à la tension de leur contenu. Exemple : paroi de l'estomac ou du tube digestif.
Le tissu musculaire lisse, qui se raccourcit progressivement, bloque la sortie du contenu d'un organe creux.
Exemple : le cas des sphincters de la vessie ou de l'estomac. (Sphincter : muscle annulaire constituant un orifice) Génération de chaleur Lorsque le muscle se raccourcit, celui-ci convertit l'énergie chimique en énergie mécanique, mais son efficacité est insuffisante car 60% est converti en énergie thermique, ce qui permet de maintenir la température du corps.
La capacité qui permet de percevoir une modification (stimulus) provenant de l'environnement interne ou de l'entourage et de réagir à cette modification par une contraction.
Exemple de stimuli dans le tissu musculaire :
Le tissu musculaire réagit par la génération et la propagation pour produire un courant électrique, dénommé potentiel d'action musculaire.
C'est l'ensemble des aptitudes à se contracter lors de chaque excitation, et ceci sous l'effet du potentiel au niveau de l'action musculaire. Le raccourcissement ou le durcissement du muscle se caractérise par la contraction musculaire.
Capacité du muscle à s'étirer.
Les cellules musculaires sont susceptibles d'être étirées au-dessus de la longueur qu'elles ont au repos.
Aptitude du muscle à retrouver son aspect primitif à la suite d'une contraction ou d'un étirement. Il agit en tant qu'amortisseur, en supprimant et en améliorant les prestations du muscle.
C'est la propriété du muscle de demeurer en état de tension, indépendamment des mouvements actifs.
Tout muscle squelettique comporte une multitude de fibres musculaires, de tissus conjonctifs, de fibres nerveuses, de vaisseaux sanguins et lymphatiques. Tout muscle strié a une partie médiane et deux extrémités à travers lesquelles celui-ci pénètre dans les os.
Il existe deux types de muscles striés :
(constitué de fibres conjonctives serrées) ; il arrive que le corps charnu engendre à une extrémité une multitude de tendons : en fonction du nombre de tendons, ce dernier est appelé muscle biceps, triceps, quadriceps.
le corps du muscle en question qui est très court ne possède pas de tendon.
Toute fibre musculaire (cellule) s'entoure d'une gaine de tissu conjonctif dénommée endomysium.
Différentes cellules musculaires composent un faisceau enveloppé d'une gaine de tissu conjonctif beaucoup plus épaisse, baptisée le périmysium. Les faisceaux du même muscle sont entourés d'une couche de tissu conjonctif baptisée épimysium.
Le tissu conjonctif nommé fascia assure la cohésion de plusieurs muscles, comble le vide entre ceux-ci tout en leur permettant de coulisser séparément les uns des autres. Tous ces tissus conjonctifs contribuent à la protection, au soutien et au renforcement du tissu musculaire.
De plus, il permet :
la connexion des muscles aux os.
Un tendon est un cordon de ce tissu conjonctif qui attache le muscle squelettique à un os.
L'aponévrose se caractérise par une membrane fibreuse conjonctive et blanchâtre fixée au muscle squelettique. Les aponévroses d'insertion correspondent à des tendons de muscles plats (un type de tendon plat et large). Les fascias (aponévroses) qui les recouvrent enveloppent des muscles ou l'ensemble de muscles.
Dans un muscle squelettique on y trouve plusieurs fibres nerveuses et vaisseaux sanguins.
Chaque cellule musculaire dispose :
sa contraction. - de nombreux vaisseaux sanguins.
Le muscle consomme énormément d'énergie afin de se contracter, de sorte qu'il a donc besoin de nombreuses substances nutritives et de l'oxygène du sang pour fabriquer l'ATP indispensable à sa contraction.
Pendant qu'un muscle est au travail, il génère un grand nombre à la fois de déchets et de chaleur dont le sang se débarrasse. Ce type de capillaires sanguins présente la particularité au niveau de leur longueur et de leur sinuosité, ce qui leur permet de mieux répondre aux modifications apportées à la longueur du muscle.
Composition chimique des muscles :
Toutes les cellules musculaires ont une forme allongée. Celle-ci peut varier de quelques millimètres à plusieurs centimètres (dans les quadriceps). Sa membrane plasmique a été baptisée sarcolemma.
Son cytoplasme se nomme sarcoplasme.
Chaque cellule musculaire contient :
l'O2. Ainsi, elle est un réservoir- d une multitude de mitochondries, les centres énergétiques de la cellule
l'intérieur de la cellule en vue de transmettre des données électriques.
occupe la totalité de la longueur de la cellule musculaire.
musculaire.
fonctionnement nommées sarcomères.
Le sarcomère constitue la principale unité de fonction musculaire. Tout au long de chaque myofibrille, il existe alternativement deux bandes, l'une claire et l'autre sombre. Celles-ci reflètent la forme et le recouvrement de tous les myofilaments (filaments protéiques) qui forment la myofibrille. Les myofilaments se composent de protéines appelées rétractiles puisqu'elles se chargent de la contraction des muscles :
Toute molécule d'actine dispose d'un site de fixation sur lequel la myosine (filaments épais) peut être rattachée. Deux protéines dites régulatrices recouvrent au repos des sites de fixation. Et c'est à cette hauteur que va intervenir le calcium.
Ces têtes sont capables de se fixer sur les molécules d'actine et ont également des sites avec lesquels l'ATP se lie. En s'attachant aux filaments d'actine, ce sont les têtes de myosine qui engendrent une force.
Canaliculaire longitudinal (équivaut au réticulum endoplasmique) Le réticulum sarcoplasmique emmagasine les ions calcium pendant que la fibre musculaire se trouve au repos. Sous stimulation, il relâche des ions Ca, ce qui provoquerait alors la contraction du muscle.
Ensemble de canaux autorisant la transmission de l'influx nerveux par la membrane plasmique de la cellule musculaire jusqu'à sa partie la plus profonde. Fonction :
aux sarcomes (unité de contraction). - Il joue un rôle dans les mécanismes de libération du calcium par le réticulum sarcoplasmique
Les phénomènes biologiques associés au processus de contraction musculaire : thermiques, électriques, hormonaux, nerveux et chimiques.
a) Phénomène thermique Chaque muscle contracté génère de la chaleur.
Approximativement 60% de l'énergie dégagée est relâchée comme chaleur. Cette chaleur peut être utilisée dans le but de préserver sa température corporelle ou être évacuée à travers les poumons et la peau. Quand la température corporelle chute, les frissons qui constituent les contractions des muscles squelettiques génèrent de la chaleur.
b) Phénomène mécanique Chaque muscle se contractant génère du travail, lequel peut être :
c) Phénomène chimique En effet, toute contraction musculaire conduit à une dépense d'énergie sur le plan musculaire. Cette énergie est apportée au muscle au moyen de réactions chimiques.
Les glucides et les acides gras qui assurent l'énergie indispensable pour le muscle sont alimentés depuis les réserves des cellules musculaires ou apportés par le sang.
Le pourcentage d'utilisation de chacun de ces carburants est fonction de la durée et de l'intensité de l'effort :
issue de la combustion des glucides est élevée.
lipides.
d) Phénomène électrique Dans l'état de repos, on observe un écart de potentiel électrique considérable entre la surface du muscle (chargé positivement) et son intérieur (chargé négativement). Il s'agit du niveau de potentiel au repos.
Au moment où le muscle est stimulé (information donnée au muscle pour qu'il se contracte), sa surface est chargée négativement (dépolarisation), et la différence de potentiel s'inverse. On parle alors de potentiel d'action. Cette dépolarisation est tout d'abord située à proximité des plaques motrices (zone de contact avec les fibres nerveuses qui donnent l'information à contracter) et ensuite se répand jusqu'aux deux extrémités des fibres musculaires. La dépolarisation engendre la production d'un courant électrique. e) Phénomène hormonal C'est la sécrétion d'une substance chimique (médiateur chimique) sur la plaque motrice au cours de la transmission de l'influx nerveux qui provoque la contraction du muscle.
Chez les muscles striés, les terminaisons nerveuses du motoneurone comportent une série de vésicules chargées d'acétylcholine. L'acétylcholine déclenche le phénomène appelé dépolarisation de la membrane sarcoplasmique. f) Phénomène nerveux Toute fibre musculaire bénéficie d'une fibre nerveuse qui en contrôle ses contractions. La liaison entre les fibres nerveuses et musculaires est effectuée au niveau de la plaque motrice : c'est l'ensemble composé des synapses du motoneurone (renflement à son extrémité terminale) et de la fibre musculaire.
motrice.
membrane de la fibre musculaire au niveau de la plaque motrice.
provoquant le détachement du calcium du réticulum sarcoplasmique.
fixation de la myosine sur des molécules d'actine.
dans ces têtes est divisée.
la molécule d'ATP en ADP + P (libération de l'énergie contenue dans la liaison). Ce pivotement des têtes entraîne la chute des filaments fins.
ainsi tomber.
On répète ce cycle aussi longtemps que l'impulsion nerveuse existe et que l'apport en calcium et en ATP est suffisant.
En résumé, une contraction musculaire requiert :
Veuillez noter :
Après la mort, la décomposition des cellules musculaires provoque une décharge massive de calcium dans la cellule musculaire. Ce phénomène engendre une contraction que l'on qualifie de rigidité cadavérique. Lorsque la réserve d'ATP est appauvrie, les têtes de myosine deviennent indissociables. Cette rigidité est conservée jusqu'à ce que les molécules d'actine et de myosine subissent une dégradation. La rigidité cadavérique persiste pendant environ 24 heures.
Toute fibre musculaire bénéficie d'une fibre nerveuse qui contrôle ses contractions ; le contrat entre la fibre nerveuse et la fibre musculaire se fait au niveau de la plaque motrice.
Les cellules musculaires sont excitées par les neurones moteurs, des cellules nerveuses qui proviennent du cerveau et de la moelle épinière. Toute cellule nerveuse qui arrive dans le muscle a de nombreuses ramifications, et chaque ramification entre en contact avec une fibre musculaire qui forme une jonction neuromusculaire.
Aux extrémités des cellules nerveuses, appelées synapses, se situent des vésicules remplies d'acétylcholine. Cette impulsion nerveuse produit un courant électrique qui excite l'acétylcholine dans la fente synaptique (l'espace entre la membrane synaptique et la membrane de la fibre nerveuse).
Ce neurotransmetteur se fixe à des récepteurs membranaires dans la fibre musculaire au niveau de la plaque motrice. Cette fixation de l'acétylcholine sur le récepteur va permettre l'entrée des ions sodium (Na+) dans la cellule musculaire et la sortie des ions potassium (K+). Le potentiel de repos est donc ainsi modifié. Cette dépolarisation crée un potentiel d'action musculaire. Ce potentiel se propage le long de la membrane plasmique sous la forme d'une onde de dépolarisation (courant électrique).
Le courant électrique se propage et déclenche la libération de calcium. En résumé :
Une excitation du nerf moteur provoque la libération d'acétylcholine qui, par dépolarisation du sarcolemme, provoque la libération d'ions calcium et la contraction de la fibre.
La cellule musculaire, suite à la contraction, retrouve sa position de repos. Cela se produit lorsque le calcium sort du sarcoplasme et revient dans le réticulum sarcoplasmique.
Il existe deux mécanismes qui permettent cette la relaxation :
calcium du sarcoplasme pour en magasiner dans le réticulum sarcoplasmique. Remarque : le curare est combiné avec les capteurs d'acétylcholine ; il permet d'empêcher l'acétylcholine de se rattacher à ces capteurs. Il entraîne une paralysie des muscles respiratoires, ce qui provoque la mort par asphyxie.
Lorsqu’ un neurone moteur vient au niveau d’un muscle, il se partage en de nombreuses ramifications qui entrent en contact avec plusieurs fibres musculaires.
L’unité motrice est l’ensemble composé par :
Lorsqu’un un neurone moteur est excité, il provoque la contraction simultanée de toutes les fibres musculaires auxquelles il est relié.
En moyenne, on compte 150 fibres musculaires pour un neurone, mais ce nombre peut varier.
Exemples :
il y a peu de fibres par neurone.
fort mais ne nécessite pas de grande précision, il y a beaucoup de fibres musculaires par neurone
C'est le résultat d'une action réflexe qui permet de maintenir un muscle squelettique sous tension sans produire de déplacement.
Le but du tonus musculaire est de maintenir la posture et de stabiliser les articulations.
a) Introduction La contraction musculaire entraîne la réalisation d'un déplacement qui est le résultat de la transformation de l'énergie chimique en travail mécanique. Le muscle devient donc un transformateur d'énergie chimique en énergie mécanique et thermique.
L'ATP (adénosine triphosphate) représente la seule source d'énergie chimique pouvant être utilisée directement pour la contraction musculaire. L’ATP est obligatoire :
La quantité d'ATP contenue dans les fibres musculaires est réduite, d'où l'utilisation des trois voies énergétiques pour sa production pendant l'exercice physique :
L'intervention privilégiée de l'une ou l'autre des voies est fonction de la nature de la fibre musculaire, de l'intensité et de la durée de l'exercice. b) Phosphate de créatine La créatine phosphate (CP) est une molécule avec un lien phosphate qui est emmagasiné dans la fibre musculaire.
Il permet le stockage du phosphate pour la régénération de l'ATP après son hydrolyse en ADP. CP + ADP C + ATP Ce système est utilisé au commencement de la contraction, il apporte de l'énergie pour une contraction musculaire maximale de 15 secondes. Il est le substrat essentiel pour les exercices intensifs. Exemple : 100 m de sprint, haltérophilie...
L'organisme se doit d'utiliser d'autres canaux si l'exercice est prolongé. Il agit jusqu'à ce que les autres systèmes soient en place. c) La glycolyse ou système anaérobie Consiste en une décomposition en partie du glycogène (stocké dans le muscle) en acide lactique, qui est accompagnée par la formation d'ATP. Ce système s’effectue en l’absence d’O2 c’est pourquoi il est appelé anaérobie.
donnent 2 molécules d'ATP.
Au cours de contractions intenses plus ou moins prolongées en conditions anaérobies, la surproduction d'acide lactique peut entraîner des crampes. L'énergie dégagée par cette voie est très rapidement disponible et est nécessaire pour tous les exercices courts et intenses.
Exemple : sport avec des efforts intermittents comme le tennis . Toutefois, il provoque une baisse du pH par la production d'acide : l'acidose cellulaire induite est mal tolérée (apparition de crampes musculaires), ce qui limite l'exercice en conditions anaérobies. Le système fournit bien moins de molécules d'ATP que le système respiratoire cellulaire, mais sa production se fait plus rapidement.
d) Le système aérobie Rappel sur la respiration cellulaire (voir cours d’anatomie sur la cellule) Le système aérobie
Les principaux substrats qui sont utilisés sont les glucides puis les acides gras ou les acides aminés.
Limites de ce système :
Le système se limite à la quantité d'O2 et de nourritures fournies aux muscles par le sang, ce qui dépend des systèmes cardiovasculaire et respiratoire.
intense, ne peut fournir l'ATP aussi rapidement qu'il est utilisé. Elle devient la voie principale pour les exercices de plus de deux minutes Exemple : Course d’endurance En résumé :
Les activités qui requièrent une énergie immédiate de quelques secondes font appel au système créatine phosphate (haltérophilie, sprint, plongée...). Les activités intensives de longue durée, telles que le tennis, le football, font appel presque exclusivement à la voie anaérobie.
Les efforts légers ou les épreuves plus longues nécessitant plus d'endurance que de puissance utilisent la voie aérobie, comme le jogging, le cyclisme, le marathon.
Après l’exercice, pour que la cellule musculaire revienne à la normale, il faut reformer de l’ATP, de la créatine phosphate, du glycogène, recharger l'hémoglobine en oxygène et éliminer l’acide lactique.
La production de ces nouvelles réserves et l'élimination de l'acide lactique requièrent la consommation d'O2.
On appelle cela la dette en oxygène.
Plus l'exercice est long et intense, plus les réserves devront être reconstituées. Plus l'exercice est anaérobie, plus la dette en oxygène est importante.
L'incapacité physiologique d'un muscle à maintenir sa force de contraction même lorsqu'il reçoit encore le stimulus.
Ce phénomène est dû à l'épuisement des réserves de glycogène et au manque d'oxygène, il y a un manque d'ATP et la contraction est moins efficace. Lorsque il n’y a plus d’ATP fourni, il y a contracture. La tête de myosine ne se détache plus de l’actine.
Secousse Musculaire = réponse mécanique d’une fibre musculaire à un seul influx nerveux Période de latence = période entre le démarrage du stimulus et le démarrage de la contraction. Par leur interaction, les myofilaments allongent les différents composants du muscle avec une élasticité donnée, notamment les gaines du tissu conjonctif et les tendons.
Ces derniers fonctionnent comme des ressorts entre les myofilaments et l'os. La force exercée par les têtes de myosine allonge ce ressort, qui à son tour tire sur les os, ce qui permet le mouvement.
Il faut du temps pour allonger ces éléments élastiques.
Période réfractaire = période au cours de laquelle les fibres musculaires sont incapables de se contracter à nouveau (lorsqu'elles ont perdu leur excitabilité), même s'il y a un 2e stimulus.
Cela correspond au temps requis pour que la fibre se repolarise et soit capable de réagir à nouveau à la stimulation.
Paramètres intervenant sur la force de la contraction musculaire
la force exercée est importante.
rapprochées, la contraction est normale.
lorsque la longueur du muscle se situe entre 80 % et 120 % de sa longueur au repos.
En résumé Les paramètres qui agissent sur la contraction musculaire sont :
neurones moteurs
Lorsqu’un un muscle se contracte, il exerce sur un objet une force appelée tension musculaire. En retour, l’objet exerce sur le muscle une force de résistance appelée charge.
Dans une contraction isotonique :
La tension musculaire est supérieure (>) à la charge, le muscle bouge l’objet. La longueur du muscle varie mais la tension est constante On distingue : - la contraction isotonique concentrique, avec raccourcissement du muscle - la contraction isotonique excentrique, avec élongation du muscle Lors d'une contraction isotonique, les filaments d'actine coulissent le long de la myosine.
Dans une contraction isométrique :
Cette tension est ≤ sous charge, le muscle ne se rétrécit pas, il tient l'objet dans une position figée ou tente de le faire bouger sans succès. Le muscle garde sa longueur initiale mais la tension produite change. Exemple : Tenir un livre à bout de bras sans bouger.
En contraction isométrique, les filaments d'actine ne coulissent pas le long de la myosine.
Dans les exercices aérobies qui comportent de nombreuses contractions isotoniques, comme le jogging, la natation, le cyclisme, il y a augmentation du nombre de mitochondries, de myoglobine et de capillaires. Les fibres musculaires reçoivent une meilleure résistance à la fatigue et une augmentation de l’endurance. (Pas d’hypertrophie des muscles) Dans les exercices anaérobies qui comportent de nombreuses contractions isométriques, comme l'haltérophilie, il y a une élévation de la synthèse des protéines musculaires. Cela entraîne un plus grand nombre de myofilaments, donc une croissance du volume et de la force musculaires. Il y a également une croissance du stock de glycogène.
Ces muscles très performants ont une faible capacité d'endurance, ils se fatiguent très vite.
En résumé :
d’activités prolongées
Différences avec le muscle squelettique
sont pas organisés en sarcomères, d'où l'absence de bandes claires et sombres et leur aspect lisse.
nécessaire à la contraction a une origine extracellulaire.
synapses le long de leur axone. Les neurotransmetteurs sont relâchés dans une grande fente synaptique appelée jonction diffuse et les récepteurs sont distribués à la surface du sarcolemme.
Ces fibres sont isolées dans certains organes ou rassemblées. Isolées Certaines fibres sont isolées dans du tissu conjonctif Exemple : Dans le tissu conjonctif sous cutané, au niveau du scrotum et des mamelons Groupées Certaines fibres sont groupées selon 3 types de structures : Les tuniques musculaires lisses Ils se trouvent dans les parois des organes creux des voies digestives, respiratoires, génitales et urinaires, de même que dans les parois des vaisseaux sanguins et des grands vaisseaux lymphatiques. Les cellules musculaires forment le système musculaire et sont réparties en deux couches, l'une longitudinale et l'autre circulaire.
Leur contraction et leur relaxation cycliques font en sorte que la lumière de l'organe se resserre et se dilate, et donc propulse leur contenu. Formation d'une onde péristaltique.
Exemple : paroi de l'estomac, tube digestif...
Petits muscles lisses Quelques fibres sont regroupées dans de véritables petits muscles bien structurés.
Exemple : Les muscles de l'arrecteur des cheveux, les muscles de l'iris permettant d'ajuster le diamètre de la pupille.
Paroi d’un organe creux Les fibres musculaires lisses constituent la majeure partie de la paroi d’un organe. Exemple : Le myomètre de l’utérus.
Similitudes avec les muscles squelettiques :
sarcoplasme. - Phénomènes mécaniques, thermiques, électriques et chimiques identiques.
Par contre, la contraction :
ions de calcium sont plus lents à atteindre les filaments. -est souvent réalisée sous forme péristaltique (propagation de l'onde contractile).
Situation de contraction partielle et permanente des cellules musculaires lisses. Chez certains muscles lisses, et même en l'absence d'un stimulus externe spécifique, la concentration de calcium dans le sarcoplasme suffit à maintenir une faible activité des têtes de myosine, ce qui entraîne une tonicité très prolongée de ces muscles.
Ceci permet aux parois du tube digestif et aux vaisseaux sanguins de maintenir une pression constante sur leur contenu.
Exemple : Au niveau des vaisseaux sanguins, permet de maintenir la pression sanguine.
Les fibres musculaires lisses sont innervées par le système nerveux autonome, elles ne sont pas soumises au contrôle de la volonté. Un même neurotransmetteur peut selon l’endroit où il se trouve entraîner une contraction ou un relâchement.
Illustration pour la noradrénaline
relaxation des petites bronches, ce qui provoque leur dilatation.
leur contraction, ce qui réduit le diamètre des vaisseaux. D’autres facteurs peuvent intervenir :
provoquent le relâchement des cellules musculaires lisses des voies respiratoires et de certains vaisseaux sanguins.
de CO2, les variations de température, les changements de concentration de certains ions dans le liquide extracellulaire, le degré d'étirement des cellules musculaires lisses (si elles sont trop étirées, elles peuvent provoquer leur propre contraction. Exemple : la vessie) Quelques muscles lisses sont innervés par le SN sympathique et parasympathique, d'autres seulement par le SN sympathique ou seulement par le SN parasympathique.
Les cellules musculaires lisses sont capables de s'étirer considérablement sans produire de tension prolongée. La tension est vite relâchée et le muscle s'adapte à sa nouvelle longueur.
Cela permet aux organes creux tels que l'estomac ou la vessie de se dilater sans contraction et d'expulser instantanément leur contenu.
Les aliments ont ainsi assez de temps pour être digérés et absorbés. Ce phénomène est appelé la réaction de contraction-détente.
A la différence des muscles squelettiques, seule une partie des têtes de myosine est activée dans une cellule musculaire lisse en réponse à la plupart des stimuli.
Au niveau du cœur il y a 4 cavités :
Les fibres myocardiques s’assemblent entre elles en formant 2 grands réseaux distincts :
-Le réseau ventriculaire correspond au tissu musculaire de la paroi des ventricules.
-Le réseau auriculaire correspond au tissu musculaire des oreillettes.
Au sein de chaque réseau, chacune des fibres est solidement reliée aux fibres environnantes par des structures spéciales (desmosomes et jonctions communicantes).
lors de contractions cardiaques vigoureuses.
rapidement d'une cellule à l'autre.
Particularité des cellules myocardiques :
Il faut distinguer les cellules myocardiques contractiles et les cellules nodales qui sont capables de s'auto-exciter. Le flux se propage de cellule en cellule dans les différentes parties du myocarde grâce aux jonctions communicantes, de manière à ce que les contractions des oreillettes et des ventricules se succèdent, ce qui permet au cœur d'assumer son rôle de pompe.
Le processus de contraction est le même que celui du muscle strié squelettique, avec cependant quelques particularités :
Au repos, le myocarde se contracte et se relâche sans arrêt et de façon rythmique (environ 75 battements/ minute) La durée d’une contraction du tissu musculaire cardiaque est 10 à 15 fois plus longue que le muscle squelettique. . Cette situation est due à la présence prolongée de Ca2+ dans le sarcoplasme. Le calcium indispensable à la contraction musculaire vient du réticulum sarcoplasmique et du milieu extracellulaire.
Sous l'influence du potentiel d'action, les canaux calciques de la membrane plasmique sont ouverts mais le restent plus longtemps.
Les besoins en énergie du cœur sont considérables. Le système aérobie fournit de l'ATP. C'est pourquoi le cœur ne peut fonctionner sans O2. Les mitochondries de ces cellules sont plus volumineuses que dans d'autres types de tissus musculaires.
Ce sont les cellules nodales qui produisent le stimulus qui entraîne les contractions du cœur. Ils produisent des impulsions électriques qui changent le potentiel de repos membranaire des cellules myocardiques contractiles, d'où l'apparition du potentiel d'action musculaire.
Les fibres nerveuses sympathiques et parasympathiques peuvent, par stimulation nerveuse, stimuler ou ralentir l’activité des cellules nodales et ainsi modifier le rythme cardiaque La période réfractaire des fibres du muscle cardiaque est longue, permettant au cœur de se détendre entre les battements.
Cela évite toute contraction tétanique du cœur, ce qui arrêterait son action de pompage et donc la circulation sanguine.
Les fibres musculaires squelettiques Durant l'enfance, le développement des muscles squelettiques est principalement dû à l'augmentation du volume de ces fibres existantes et un peu à l'ajout de quelques fibres musculaires squelettiques provenant de cellules souches.
Tout au long de la vie, ces cellules souches pourront former de nouvelles cellules musculaires, mais de façon plus limitée.
Ce qui explique que, dans le cas d'une lésion importante des muscles squelettiques, la régénération soit très limitée et que la partie lésée soit remplacée par du tissu cicatriciel fibreux et non fonctionnel. Les fibres myocardiques
de blessure. - En cas de blessure, il se forme un tissu cicatriciel fibreux non fonctionnel.
Les fibres musculaires lisses
régénération est plus grande que pour les autres tissus musculaires, cependant elle reste limitée par rapport à d’autres tissus.
Dès l'âge de 30 ans, si le muscle est inutilisé, le tissu musculaire décroît progressivement et il est remplacé par du tissu conjonctif fibreux et/ou gras. Le résultat est une diminution de la force musculaire par une réduction du nombre de fibres. Le manque d'activité favorise cette baisse tandis que l'exercice physique la ralentit.
2ème partie : Comment les muscles squelettiques assurent le mouvement
Les muscles permettent le déplacement en exerçant une traction sur les tendons, qui tirent à leur tour sur les os.
Quand un muscle se contracte, il entraîne le rapprochement des os reliés par une articulation. En effet, un des os ne bouge généralement pas parce que d'autres muscles se contractent pour le maintenir en place.
Le levier est une barre rigide qui bouge autour d'un point fixe appelé pivot. Le corps utilise les os comme leviers et les articulations comme points d'appui. Quelques leviers permettent d'augmenter la force et d'autres permettent une plus large amplitude de mouvement.
3 facteurs interviennent dans les leviers :
même, le tissu qu'il enveloppe et tout ce qui peut être déplacé avec ce levier.
Il provient de la contraction des muscles. - L'emplacement du point d'appui Exemple : au niveau du biceps :
L’articulation du coude = point d’appui Le poids de l’avant bras, de la main et de l’objet = la résistance La contraction du biceps = la force.
C’est l’avant bras qui sert de levier.
Le muscle agoniste Le muscle agoniste est celui qui produit l’action.
Exemple : dans la flexion de l’avant bras, le biceps brachial est l’agoniste. Le muscle antagoniste Le muscle antagoniste est celui qui produit l’action contraire au mouvement développé. Exemple : Dans la flexion de l’avant bras, le triceps brachial est l’antagoniste.
Lorsque l’agoniste se contracte, l’antagoniste se relâche. Le muscle synergique Le muscle synergique va aider le muscle agoniste soit en provoquant le même mouvement (augmente l'efficacité du muscle agoniste), soit en diminuant les mouvements parasites pouvant se produire lorsqu'un agoniste se contracte. Exemple : Les muscles fléchisseurs des doigts se croisent avec les articulations du poignet et des phalanges, certains muscles synergiques stabilisent l'articulation du poignet. Ceci permet de fermer le poing sans fléchir le poignet. Le muscle fixateur Le muscle fixateur permet de maintenir une structure.
Exemple : L'omoplate est un os extrêmement mobile sur lequel naissent plusieurs muscles qui permettent de déplacer le bras. Au niveau de l'omoplate, les muscles de fixation vont du squelette axial à l'omoplate afin de la maintenir fermement contre la paroi postérieure du thorax lors des différents mouvements du bras.
3ème partie : Quelques muscles squelettiques à connaître Quelques muscles postérieurs du tronc :
Quelques muscles thoraciques :
Quelques muscles de l’épaule :
Quelques muscles abdominaux :
Quelques muscles des membres supérieurs :
Quelques muscles des membres inférieurs :
-Ischio-jambiers (semi-membraneux, semi-tendineux, biceps fémoral) Muscles fessiers :
Le système ostéo-articulaire Chaque os est un organe. Les os constituent le squelette. Tous les os et leur cartilage forment le système osseux.
1ère partie : Anatomie et physiologie du tissu osseux
L'os est composé de plusieurs tissus qui, ensemble, remplissent plusieurs fonctions : tissu osseux, cartilage, tissu conjonctif dense, épithélium, tissu hématopoïétique, tissu adipeux et tissu nerveux.
Tissu Osseux Tissu conjonctif de soutien minéralisé constitué principalement de collagène, de minéraux, d'eau et de protéines. Le tissu osseux subit un processus continu de remodelage dans lequel la matière osseuse se forme et se détériore.
En général, les os servent de support au corps.
Les os des jambes soutiennent le tronc.
Ils veillent à la protection de certains organes.
La colonne vertébrale protège la moelle épinière.
La cage thoracique protège le cœur et les poumons.
Elles assurent le mouvement sous la force de traction des muscles squelettiques.
Le stockage des minéraux, dont le plus important est :
Ces minéraux peuvent être libérés dans la circulation sanguine pour être répartis dans d'autres parties du corps ou maintenir le taux de calcium dans le sang.
Le stockage d’énergie :
Dans la cavité interne des os, on rencontre des lipides stockés dans la moelle jaune. Ces graisses peuvent être mobilisées pour produire de l’énergie.
Au niveau de certains os, il y a un tissu conjonctif appelé la moelle rouge, qui produit les cellules sanguines.
Le tissu osseux est présenté sous 2 formes :
On y retrouve ces 2 types de tissus dans tous les os, cependant dans des proportions différentes.
1-Les os longs Ce sont ceux qui sont au niveau des membres.
Ils sont surtout formés de tissu osseux compact.
Ils sont légèrement incurvés, ce qui permet une distribution plus harmonieuse du poids du corps et cela donne de la force aux os leur permettant de mieux résister aux fractures.
Exemples : radius, humérus, cubitus, phalanges…
Ils sont composés d’os spongieux, recouverts sur les 2 faces d’une couche d’os compact. Ils sont grossièrement cubiques et présentent un grand nombre de facettes articulaires. Exemples : Os des poignets et des chevilles
Ils sont faits d’os spongieux, recouverts sur les 2 faces d’une couche d’os compact. On les retrouve au niveau des cavités du crâne et du tronc.
La plupart sont des os crâniens, le sternum, les côtes et les omoplates. Ils jouent une fonction importante de protection.
De nombreux muscles peuvent s’attacher dessus.
Exemple : au niveau des omoplates.
Ils sont composés d’os spongieux, recouverts sur les 2 faces d’une couche d’os compact. Ce sont tous les os qui ont une forme complexe.
Exemples : Les vertèbres, certains os de la face et du crâne, les os du bassin.
Structure macroscopique Les os longs Au centre, la diaphyse est le corps de l’os.
Il contient une cavité centrale appelée le canal médullaire. Dans ce canal on retrouve la moelle jaune, variété de tissu conjonctif fait principalement de cellules graisseuses.
Aux extrémités, les épiphyses sont composées d’os spongieux recouvert d’une fine couche d’os compact.
Entre les deux, les métaphyses sont les zones qu’on retrouve entre les épiphyses et la diaphyse. Elles comportent le cartilage de conjugaison chez l’enfant, à partir duquel la croissance en longueur se fait. Le cartilage articulaire recouvre les épiphyses.
Le périoste est une membrane de tissu conjonctif qui couvre toute la surface de l'os à l'exception des surfaces articulaires.
Il renferme des cellules productrices d'os.
Il permet la croissance en épaisseur de l'os, sa réparation et sa nutrition. Il est également le point d'attache des tendons et des ligaments. L’endoste est une fine membrane de tissu conjonctif qui tapisse le canal médullaire et les canaux de l’os compact ainsi que les travées de l’os spongieux.
Il renferme des cellules productrices de matière osseuse.
Veuillez noter :
L'os long se compose d'unités fonctionnelles appelées ostéones. L'os spongieux est composé de baies dites alvéolaires ; entre ces baies on trouve de la moelle rouge et de la graisse.
Ils ne possèdent ni diaphyse ni épiphyse.
Elles présentent une surface externe formée d'un os compact, recouvert d'un périoste.
Sa surface interne est formée d'os spongieux, recouverte d'endosté.
Le tissu osseux est une variété de tissu conjonctif constitué de 2 parties :
a. Les cellules du tissu osseux Quatre types de cellules osseuses :
Les cellules ostéogènes : cellules souches Donneront naissance aux ostéoblastes.
On les retrouve dans le périoste et dans l’endoste.
Les cellules ostéoblastes : construisent Responsables de la formation du tissu osseux.
Sécrètent la portion organique de la matrice osseuse.
On les trouve à la surface de l’os.
Les ostéocytes : assurent la maintenance Ce sont des cellules matures du tissu osseux constitué.
Viennent des ostéoblastes qui se sont recouvertes de matrice. Rôle d’entretien de la matrice.
Pour se faire, ces cellules ont de nombreux prolongements qui leur permettent de communiquer entre elles et permettent des échanges de nutriments, de calcium, et de déchets entre le sang et le tissu osseux.
Les ostéoclastes : détruisent Ils sont issus de la fusion de plusieurs monocytes (variété de WBC). Sont responsables de la destruction du tissu osseux nécessaire pour le développement, la croissance, la maintenance et la réparation de l'os. Situé surtout dans la région endostérale.
b. La matrice osseuse Elle est abondante.
Elle comprend
souplesse et une résistance à l'étirement et à la déchirure.
phosphate de calcium). Ils se déposent sur les fibres de collagène puis se cristallisent, ce qui permet à l'os de durcir. C'est le processus de minéralisation. Le mélange de ces sels et du collagène explique la dureté de l'os et sa capacité à résister à une compression.
La matrice comporte de nombreuses cavités appelées "trous", dont chacune contient un ostéocyte. Toutes ces différentes lacunes sont reliées entre elles par des canaux (canaliculus) où se trouvent les prolongements des ostéocytes et du liquide extracellulaire.
Les nutriments et les déchets passent ainsi d'un ostéocyte à l'autre.
Nous avons 2 sortes de tissu osseux :
a. Le tissu osseux de l’os compact ou os lamellaire L'os compact a peu d'espace entre ses éléments solides. Il est dense, dur et résistant. L'ostéone est l'unité structurelle du tissu osseux compact. Il est constitué de lamelles concentriques formées d'une matrice calcifiée agencée concentriquement autour du canal central de l'ostéone (canal de Havers) qui passe longitudinalement dans l'os.
Chaque lamelle est constituée de fibres de collagène placées parallèlement et dans une direction qui change d'une lamelle voisine à l'autre. Grâce à cette disposition, les os offrent une grande résistance aux contraintes mécaniques et aux forces de torsion.
Les canaux centraux des ostéones sont liés entre eux et au canal médullaire ainsi qu'à la surface de l'os par des canaux perforants orientés transversalement (canaux de Volkmann). Ces canaux contiennent tous des vaisseaux sanguins, des vaisseaux lymphatiques et des nerfs du périoste.
Entre ces lamelles figurent les ostéocytes logés dans des lacunes qui sont connectées par des canalicules remplis de liquide interstitiel et dans lesquels les ostéocytes envoient des extensions.
Le système de Havres ou d'Ostéonel, constitué par un canal de Havres, ses lamelles, ses lacunes, ses ostéocytes et ses canalicules, est appelé le système de Havres ou d'Ostéonel.
Localisation de l’os compact :
Il constitue la couche externe de tous les os et la majeure partie de la diaphyse des os longs.
Rôles :
et par le mouvement.
Sa densité est inférieure à celle d'un tissu compact. Il n'est pas constitué d'ostéone. Ses lamelles sont un réseau irrégulier de trabécules osseuses. Les ostéocytes sont localisés dans des interstices et communiquent entre eux par des canaux. Ils sont directement nourris par le sang qui circule dans les vaisseaux du canal médullaire depuis le périoste et entre les travées. Localisation de l’os spongieux :
Elle forme la majeure partie de la structure des os plats, courts et irréguliers ainsi que les épiphyses des os longs. Il constitue un mince anneau tout le long du canal médullaire de la tige des os longs. Il est moins résistant que l'os compact et se situe dans des zones de faible contrainte ou de contrainte provenant de plusieurs directions à la fois.
Rôles :
-soutient et protège la moelle osseuse rouge située dans les espaces entre les trabécules. -léger, diminue la masse totale de l’os -résistance aux contraintes venant de nombreuses directions à la fois.
a. Généralités On appelle ossification la formation du tissu osseux.
L'ossification commence à la 6e ou 7e semaine de vie embryonnaire. Elle se poursuit chez l'enfant jusqu'à la fin de la croissance (environ 20 ans) pour obtenir un os adulte.
Les 4 étapes de l’ossification :
ostéogènes) qui viennent du mésenchyme (tissu embryonnaire duquel sont issus tous les tissus conjonctifs)
b. L’ossification endomembraneuse (os à modèle conjonctif) Concerne la formation des os plats du crâne, des petits os de la face et des clavicules. Sa formation comporte 2 étapes qui suivent le schéma général décrit ci-dessus.
Ossification Primaire :
Elle commence en un point d’ossification qui se développe directement à partir du mésenchyme. Elle aboutit à du tissu osseux non lamellaire. Ossification secondaire :
Consiste à remplacer ce tissu osseux non lamellaire par du tissu osseux lamellaire, compact en périphérie et spongieux au centre.
c. L’ossification endochondrale (os à modèle cartilagineux) Elle affecte la plupart des os du squelette.
Elle nécessite la destruction du tissu cartilagineux, car le tissu osseux prend beaucoup de place. progressivement sa place. Sa formation comprend une étape préliminaire plus les 2 étapes de l’ossification décrites précédemment. Étape préliminaire, la formation de l’ébauche cartilagineuse : Chaque os précède une ébauche de cartilage par transformation des cellules conjonctives en cellules cartilagineuses. Tout au long de l'étape d'ossification, le cartilage poursuit sa croissance en longueur, assurant la croissance du futur squelette du fœtus.
Etape de l’ossification :
ensuite le périoste.
de la diaphyse. L'enveloppe cartilagineuse est recouverte de tissu osseux.
progressivement se dissoudre et former le canal médullaire.
moment de la naissance.
épiphyses et aux jonctions entre les épiphyses et la diaphyse (cartilage de conjugaison).
L'examen radiologique d'un enfant peut déterminer son âge en examinant la progression des points d'ossification des épiphyses et la taille du cartilage. Inversement, connaissant l'âge de l'enfant, l'observation des points d'ossification indiquera une maladie osseuse (rachitisme, tuberculose osseuse, ...).
Il est le passage entre ce blanc d'os et sa forme adulte définitive.
La croissance en longueur des os s’effectue au niveau du cartilage de conjugaison.
Cartilage de conjugaison : zone de cartilage qui dans un os long en croissance sépare la diaphyse des épiphyses.
Le cartilage perdure jusqu'à ce que l'os atteigne son plein potentiel de développement, puis il cesse de se régénérer et est envahi par les points d'ossification diaphysaire et épiphysaire qui se rencontrent. L'élongation de l'os est totale.
Cette baisse de croissance se produit entre 18 et 25 ans.
Elle s’effectue à partir des ostéoblastes du périoste qui élabore des couches successives d’os.
Lorsque l'os s'épaissit sur sa surface externe grâce à l'activité des ostéoblastes, le centre de la diaphyse est résorbé par l'activité des ostéoclastes, ce qui augmente le diamètre du canal médullaire. Cependant, le travail de formation de l'os est plus rapide que la résorption, de sorte que l'os gagne en épaisseur sans devenir trop lourd.
La croissance en épaisseur a lieu :
La croissance de la longueur des os est régulée par différents facteurs :
L'hormone de croissance, les hormones thyroïdiennes et l'insuline stimulent la croissance osseuse. Les hormones sexuelles ont un double rôle : elles stimulent la croissance osseuse et l'élimination du cartilage de conjugaison. La croissance osseuse dépend également de l'apport alimentaire, notamment en :
Le tissu osseux est constamment détruit puis remplacé par du nouveau tissu osseux. La structure et la fonction de l'os sont maintenues grâce à l'équilibre entre l'activité des ostéoblastes et des ostéoclastes. Cette capacité de l'os à se remodeler lui permet de :
besoin. -de s'adapter en permanence aux contraintes mécaniques auxquelles il est soumis. L'os est en mesure de transformer sa matrice en fonction des contraintes mécaniques auxquelles il est soumis.
La 1ère étape est la résorption osseuse (ou destruction osseuse) effectuée par les ostéoclastes
des acides qui dissolvent les sels de calcium (d'où l'acidification du pH).
phagocytent la matrice osseuse déminéralisée.
La 2ème étape est la formation osseuse assurée par les ostéoblastes. Les os ne subissent pas tous la même vitesse de transformation, pour un même os, cela dépend de la zone concernée.
Exemple : La partie distale du fémur se renouvelle tous les 4 mois.
La parathormone (PTH) sécrétée par les parathyroïdes favorise la résorption osseuse. La calcitonine sécrétée par la thyroïde stimule la formation osseuse.
Les oestrogènes ralentissent la résorption osseuse en favorisant l’apoptose (mort cellulaire) des ostéoclastes.
Les forces gravitationnelles et mécaniques (la traction des muscles sur l'os) exercent une action directe sur l'os et stimulent sa formation. Par conséquent, l'exercice physique stimule la formation des os. Inversement, en l'absence de ces forces, on observe :
Phénomène observable chez les personnes couchées, dans le cas d'un membre plâtré ou chez les cosmonautes.
La perte osseuse pourrait atteindre jusqu'à 5 % par semaine d'alitement.
Ces maladies correspondent à un défaut de minéralisation osseuse dû à une carence en vitamine D.
Le rachitisme : chez l’enfant Signes cliniques :
des fontanelles. - peut entraîner des déformations thoraciques, une diminution de la taille.
Traitement : donner de la vitamine D Facteurs favorisants :
L’ostéomalacie : chez l’adulte Une maladie que rencontrent les personnes en période de restriction (famine, guerre) mais aussi les personnes âgées enfermées ou souffrant de pathologies digestives.
L'os est mou et peu résistant, il a tendance à être déformé et à se rompre. Signes cliniques :
Traitement : prendre de la vitamine D Les sources de Vitamine D :
l’action des UV elle subit une 1ère transformation, puis une 2ème au niveau du foie, et enfin une 3ème au niveau des reins, pour devenir la vitamine D active.
1 Généralités Le tissu osseux est le réservoir principal de calcium.
Il constitue 99 % du calcium total et 85 % du phosphore.
Les besoins en calcium augmentent pendant :
Les sources alimentaires du calcium :
A noter : le calcium d’origine végétal est absorbé à 75% L’absorption intestinale du calcium :
La vitamine D, les hormones sexuelles, l'hormone de croissance et la grossesse y contribuent.
Elle est réduite par les corticoïdes, les aliments riches en phosphate, l'acide phytique contenu dans le son des céréales crues.
Dans le sang la concentration de calcium doit être constante entre 88 et 105 mg/litre.
A noter : Une hypercalcémie peut provoquer un arrêt cardiaque et une hypocalcémie peut provoquer un arrêt respiratoire.
La calcémie est régulée par 3 hormones :
Elles interviennent au niveau du TD, des os et des reins.
a. La parathormone La parathormone augmente le taux de calcium dans le sang.
Au niveau osseux, il accroît la résorption osseuse en accroissant le nombre et l'activité des ostéoclastes.
Au niveau des reins, il accroît la réabsorption rénale du calcium. Cela stimule la transformation rénale de la vitamine D en sa forme active. Au niveau de l'intestin, la vitamine D agit indirectement en favorisant la transformation de la vitamine D, qui elle-même agit sur l'absorption du calcium dans l'intestin.
b. La calcitonine La calcitonine réduit le niveau de calcium dans le sang.
Au niveau osseux, il empêche la résorption osseuse en empêchant les ostéoclastes et en favorisant le dépôt de calcium dans les os. C . La vitamine D La principale source de vitamine D réside dans la transformation des précurseurs dans la peau sous l'action des rayons UV pour aboutir à une forme pré-active qui va ensuite subir à son tour une transformation dans le foie puis dans les reins pour obtenir la forme active.
Elle accroît le taux de calcium dans le sang car elle permet d'augmenter l'absorption intestinale et de réduire l'élimination urinaire du calcium. Cela favorise la formation osseuse au niveau des os.
D. Autres hormones D'autres hormones ont une influence sur le renouvellement des os et le métabolisme :
Il s'agit de l'appauvrissement progressif de la masse osseuse, appelé ostéopénie physiologique.
Chez l’enfant et l’adolescent :
La formation osseuse dépasse la résorption osseuse, ce qui se traduit par un pic de masse osseuse entre 20 et 30 ans.
Jusqu’à 30 ans :
La formation et la résorption correspondent.
A partir de 30 ans :
Ces 2 mécanismes baissent, mais à un degré moindre pour la résorption. Ceci est notamment vrai pour l'os spongieux, qui se régénère plus vite que l'os compact.
Exemple : Un homme va perdre 40 % de son capital osseux spongieux entre 30 et 70 ans, et une femme environ 50 %.
Hypothèse :
Avec l'âge, il est possible qu'il y ait moins d'apport en vitamine D, donc moins d'absorption intestinale du calcium, combiné à un calcium alimentaire insuffisant ou mal absorbé => taux de calcium sanguin plus bas => production de parathormone => accroissement de la résorption osseuse.
a. Définition Il s'agit d'un appauvrissement de la masse osseuse qui va au-delà de l'ostéopénie physiologique.
La masse osseuse, par contre, se trouve correctement minéralisée. Elle ne résulte pas d'un manque de calcium mais d'un surplus de résorption osseuse. b. Les facteurs aggravants
anorexiques, etc. - Facteurs nutritionnels
directement toxique sur les cellules osseuses, sédentarité (1 semaine d'alitement = 1 an de vieillissement osseux) - Le risque d'ostéoporose est inversé par rapport au pic de masse osseuse développé pendant l'enfance et l'adolescence.
raison de la force gravitationnelle plus faible.
2ème Partie : Le Squelette
Le corps est constitué de 206 os divisés en 2 grandes catégories : Le squelette axial (aide surtout à protéger les organes internes) contient : Les os de la tête, la colonne vertébrale, les côtes, le sternum.
Les osselets de chaque oreille y sont fixés, et l'os hyoïde y est attaché. Le squelette appendiculaire (spécialement adapté aux mouvements) comprend : Les os des membres supérieurs, les membres inférieurs, la ceinture scapulaire et la ceinture pelvienne.
Au niveau de la tête, on compte 22 os répartis en 2 groupes :
La boîte crânienne :
Les os de la face ont pour rôle :
pour le passage de l'air et des aliments -ils permettent la fixation des muscles faciaux qui sont responsables de l'expressivité du visage.
Chez l'adulte, les os de la tête se soudent entre eux par des articulations immobiles appelées sutures. Ces sutures commencent à se solidifier entre l'âge de 20 et 30 ans.
Chez le fœtus et le nouveau-né, les fontanelles sont des intervalles constitués de tissu conjonctif épais entre les os du crâne.
Ces fontanelles sont graduellement remplacées par du tissu osseux. En attendant, celles-ci permettent au crâne de changer de taille et de forme.
On observe une voûte et une base, on compte au total 8 os :
Il constitue le front, le plafond des orbites et la plus grosse partie de la région antérieure de la base du crâne.
Elle délimite les sinus frontaux.
Sont au total 2 Ils constituent la majeure partie du sommet et les faces latéro-supérieures du crâne. Ils sont reliés entre eux au niveau de l'os frontal, à l’os occipital et aux os temporaux par différentes sutures
Ils ont 4 parties :
Il est unique.
Elle constitue la région postérieure du crâne.
Sa partie inférieure est le trou occipital qui est le canal entre le crâne et le canal rachidien.
Là se trouve le bulbe rachidien, la partie du SNC qui connecte le cerveau et la moelle épinière.
De part et d'autre de ce trou occipital, latéralement, on trouve des protubérances osseuses qui communiquent avec la 1ère vertèbre cervicale (permet des mouvements de rotation, de flexion et d'extension).
Tout juste au-dessus du trou, il y a une protubérance appelée protubérance occipitale externe délimitant la partie supérieure du cou et servant de fixation aux ligaments cervicaux reliant les vertèbres du cou au crâne.
Il est unique.
Situé au niveau de la partie centrale de la base crânienne au-dessus des cavités nasales. L’hypophyse dans la selle turcique est située à son niveau. Il présente plusieurs ouvertures qui offrent un passage à différents nerfs crâniens et vaisseaux sanguins, principalement ceux à visée ophtalmique (nerfs optiques, artères ophtalmiques, nerfs oculomoteurs).
Réalise la majeure partie de la région osseuse comprise entre les cavités nasales et les orbites. Contient les 2 sinus ethmoïdaux.
Sont au nombre de 14.
Correspond à la mâchoire inférieure, elle a la forme d’un U.
Ils sont reliés entre eux pour former la mâchoire supérieure.
Sont les os qui forment les pommettes osseuses des joues et une partie de la paroi des orbites.
Ils se regroupent pour former l'arête du nez.
Sont situés en arrière et à côté des os nasaux.
Sont les plus petits os de la face.
Ils accroissent la turbulence de l’air dans le nez. Ils travaillent comme des turbines qui en accroissant la turbulence de l’air dans le nez vont le réchauffer.
Avec les maxillaires, forment une partie du palais osseux.
Forme une partie de la cloison nasale osseuse.
Il s'agit de cavités osseuses garnies de tissu adipeux qui contiennent les globes oculaires, les glandes lacrymales et les muscles chargés des mouvements des yeux.
Chaque cavité oculaire est constituée de 7 os qui forment ses parois. Chaque orbite comporte plusieurs ouvertures par où passent les nerfs (tels que les nerfs oculomoteurs, le nerf optique, l'artère ophtalmique).
Ils sont bordés par la muqueuse nasale, qui permet de réchauffer, d'humidifier et de filtrer l'air inspiré. La cloison nasale les sépare.
Il existe des sinus frontaux, ethmoïdaux, sphénoïdaux et maxillaires. Ces cavités sont creusées dans certains os de la tête et permettent de communiquer avec les fosses nasales. Elles permettent d'alléger le poids du crâne.
Elles jouent le rôle de caisse de résonance pour la voix, mais pas de façon dominante.
Il s'agit des plus petits os du corps et chaque oreille en contient 3 qui sont nommés d'après leur forme : le marteau, l'enclume et l'étrier. Ils sont reliés entre eux par des articulations.
Ils oscillent sous l'action des ondes sonores qui viennent frapper le tympan et transmettent ces ondes à l'oreille interne.
C'est le seul os du corps à ne pas s'articuler avec un autre os. Il est placé au milieu du cou, entre le larynx et la mâchoire inférieure. Il supporte la langue et participe aux mouvements du larynx pour permettre de parler et d'avaler. Cet os est souvent cassé lorsqu'une personne est étranglée (utile en médecine légale).
C’est une tige qui va de la tête au bassin.
Chez l’homme elle mesure en moyenne 70 cm et chez la femme 60 cm. Elle est à la fois solide et souple.
Ses fonctions :
Elle peut s’articuler dans différentes directions :
Elle est formée de 26 os superposés appelés vertèbres :
Parmi ces 33 vertèbres, seules les cervicales, dorsales et lombaires sont mobiles.
Ils sont séparés l'un de l'autre par un disque de tissu conjonctif appelé disque intervertébral.
Chaque disque est constitué d’une partie centrale appelée le nucléus et d’un anneau périphérique appelé annulus.
Le nucléus Il est constitué d'un liquide gélatineux qui confère au disque les qualités de souplesse et de compressibilité.
L'annulus Il est constitué d’anneaux concentriques de cartilage dont le rôle est de délimiter le nucléus.
Les disques ont 2 fonctions :
Ils sont plus épais dans les régions cervicales et lombaires, ce qui améliore la flexibilité. L’ensemble des disques réalise 25 % de la taille de la colonne vertébrale.
L’hernie discale Elle est provoquée par une rupture de l'anneau.
Le liquide coule, provoquant une compression des racines nerveuses et de la moelle épinière, ce qui provoque des douleurs et des troubles moteurs. Exemple : Dans la sciatique, la compression du nerf cause une douleur mais aussi une réduction de la force musculaire, des picotements et même une paralysie.
La colonne vertébrale vue de profil montre 4 courbures :
lordoses cervicales et lombaires.
cyphose dorsale et de cyphose sacro-coccygienne (ou sacré) Les courbes assurent une meilleure répartition du poids et renforcent ainsi la colonne.
Elles aident à avoir l’équilibre en position debout et absorbent les chocs.
Une vertèbre est composée de 3 parties :
C'est la partie épaisse des vertèbres, elle soutient la masse corporelle et sur ces faces inférieure et supérieure sont attachés les disques intervertébraux. Les disques intervertébraux sont disposés entre deux corps vertébraux.
Il est composé latéralement de 2 pédicules et de 2 lames.
L’arc postérieur et le corps vertébral délimitent un espace appelé le foramen vertébral, la succession des foramens vertébraux formant le canal rachidien qui renferme la moelle épinière.
Les pédicules de 2 vertèbres voisines délimitent un trou appelé trou de conjugaison par lequel passent les nerfs issus de la moelle épinière.
Ces 4 dernières s’articulent avec les vertèbres voisines.
Les vertèbres s’articulent donc de 2 façons :
Sur les apophyses transversales et épineuses viennent se fixer des muscles et des ligaments permettant le mouvement.
1 Les vertèbres cervicales
former le bulbe rachidien.
vaisseaux montent le long du cou vers le cerveau.
vertébrale de se prolonger.
anatomique à la palpation. La première vertèbre cervicale (C1) est appelée atlas car elle soutient la tête.
La 2ème vertèbre cervicale (C2) se nomme axis.
Elle a une apophyse supplémentaire appelée apophyse odontoïde. Rectifier le point À noter : c’est celle qui est touchée lors du coup du lapin dans un accident. En cas de fracture de l'odontoïde, le bulbe rachidien peut être traumatisé entraînant une mort immédiate
Ils ont la particularité de s'articuler avec les côtes.
Leurs apophyses épineuses sont longues et très inclinées ce qui limite l'hyper- extension. Elles sont donc moins mouvantes que les vertèbres cervicales en raison de leur fixation sur les côtes qui sont elles-mêmes fixées au sternum. 1 Les vertèbres lombaires Ce sont les vertèbres les plus grandes et les plus fortes car elles supportent une plus grande masse corporelle.
Leur épineuse est courte, ce qui permet une bonne extension. Leurs apophyses supérieures et inférieures sont orientées de telle manière qu'elles limitent presque complètement les mouvements de rotation, ce qui bloque les vertèbres lombaires et stabilise la colonne vertébrale. Leurs disques épais permettent des mouvements de flexion, d'extension et de flexion latérale très larges.
Il est constitué par la soudure des 5 vertèbres sacrées.
Cette soudure s’effectue entre 16 et 20 ans.
Il s’articule en haut avec L5, en bas avec le coccyx et latéralement avec les 2 os iliaques. Le canal rachidien se poursuit au niveau du sacrum et s’appelle alors le canal sacré. La péridurale se fait à cet endroit (entre S4 et S5).
Il est constitué par la soudure des 4 vertèbres coccygiennes. Cette soudure s’effectue entre 20 et 30 ans.
Il s’articule avec le sacrum.
Elle est composée en arrière par les vertèbres dorsales, latéralement par les côtés, devant par le sternum et les cartilages costaux.
Fonctions :
abdominale supérieure - soutient la ceinture scapulaire et les membres supérieurs
C’est un os plat de 15 cm de longueur environ.
Sur sa face antérieure, sont insérés les grands pectoraux. Il a 3 parties :
côtes.
10ième
muscles abdominaux.
Il existe 12 paires de côtes fixées à la partie postérieure des vertèbres dorsales qui se courbent vers le bas et vers l'avant.
Les 7 premières paires de côtes sont directement attachées au sternum par le cartilage costatique. Il s'agit des véritables côtes.
Les 8e, 9e et 10e paires se rattachent indirectement au sternum (via la 7e côte). Ce sont les fausses côtes.
Les 11e et 12e paires ne se fixent pas au sternum (mais seulement à l'arrière des vertèbres). Ce sont les côtes flottantes.
Les côtes sont fixées au sternum par le cartilage costatique, ce qui accroît la flexibilité de la cage thoracique. De chaque côté se trouvent les espaces intercostaux qui renferment les muscles, les vaisseaux et les nerfs intercostaux.
Elle est constituée par les 2 clavicules et les 2 omoplates. Elles ne sont pas attachées à la colonne vertébrale.
Son articulation est constituée de deux os, l'humérus et le sternum. Les membres supérieurs sont reliés au squelette axial.
Il présente peu de stabilité, d'où la dislocation de l'épaule, qui se fait aisément.
Ses extrémités internes sont articulées avec le sternum, et ses extrémités externes avec l'omoplate (articulation acromio articulaire). Ils tiennent les omoplates et les membres supérieurs à distance du haut de la poitrine. Dans le cas d'une fracture, la région de l'épaule se replie vers l'intérieur.
Ces os plats sont situés dans la partie dorsale du thorax, entre les 2e et 7e côtes. À la hauteur du bord supérieur se situe le processus coracoïde sur lequel sont insérés divers muscles, dont le biceps.
À l'angle externe se situe la cavité glénoïde qui est reliée à l'humérus, constituant l'articulation scapulo-humérale.
Sur ses côtés postérieur et antérieur, de nombreux muscles de l'épaule sont reliés.
Chacun des membres supérieurs comprend 30 os.
L'humérus est le plus grand et le plus long os du membre supérieur. Entre les deux tubérosités se loge un sillon appelé "gouttière bicipitale" dans lequel passe un tendon du biceps.
Il est constitué de deux os :
L'extrémité proximale est articulée avec l'humérus pour former l'articulation du coude.
L'extrémité distale est articulée avec les os du poignet.
Le radius et le cubitus, qui sont articulés entre eux, sont reliés sur toute leur longueur par le ligament interosseux, très résistant et souple. Ce ligament permet de limiter le mouvement des deux os l'un par rapport à l'autre et d'absorber les forces exercées sur ces derniers. L'extrémité supérieure proximale du cubitus est articulée avec l'extrémité supérieure proximale du radius, ce qui permet des déplacements en rotation.
Le squelette de la main est composé de :
Comprend 8 os qui forment le squelette du poignet.
Ce sont des os courts.
Ils sont reliés entre eux par des ligaments et sont donc mobiles les uns par rapport aux autres.
Il est constitué de 5 petits os longs appelés les métacarpiens. Formant ainsi le squelette de la paume.
Le 1er métacarpien solidaire du pouce est situé dans une position plus antérieure que les autres ; ceci permet le mouvement d’opposition du pouce qui lui permet de s’orienter face aux autres doigts. C’est ce mouvement qui nous permet de saisir les objets.
Il y a 14 phalanges par main (3 par doigts sauf le pouce qui en a 2). On parle de phalange :
Chaque phalange contient une base proximale, un corps intermédiaire et une tête distale.
La face antérieure du carpe forme une cavité en travers de laquelle un ligament est tendu, l’ensemble réalise le canal carpien.
Dans ce canal passe :
Un rétrécissement de ce canal provoque le syndrome du canal carpien, se manifestant par : - des douleurs
Les causes sont :
Exemple : cas dans les jeux vidéo, la pratique du piano, la saisie sur ordinateur, les coiffeurs …
On traite ce syndrome en faisant d’abord une infiltration (anti-inflammatoires locaux) et ensuite chirurgicalement.
A noter :
Les fourmillements de la main peuvent être dus :
Formé par les os iliaques, assemblés à l'avant par la symphyse pubienne, il s'articule à l'arrière avec le sacrum et latéralement avec les fémurs. Il est connecté au squelette axial par les ligaments les plus solides du corps. Il connecte les membres inférieurs au squelette axial et fournit un support aux membres inférieurs qui, à leur tour, maintiennent la masse corporelle. Un os iliaque est formé de 3 parties :
Le bord supérieur de l'Ilium est formé d'une crête nommée crête iliaque qui s'étend entre 2 épines palpables :
La face postérieure de l'iliaque montre une indentation d'où émerge le nerf sciatique pour rejoindre la cuisse. Les muscles fessiers sont introduits sur la surface externe de l'ilion.
Sur la face interne, il y a une surface articulaire qui s'articule avec le sacrum. Le corps de l'Ilium fait partie de la surface articulaire appelée acétabulum dans laquelle s'articule la tête du fémur.
À partir de la surface auriculaire, il y a une crête nommée ligne innominée qui rejoint la branche supérieure du pubis.
Avec le pubis, il définit le plus grand trou du corps nommé trou obturateur, par où passent plusieurs nerfs et vaisseaux.
À la hauteur de ses reliefs, sur la face inférieure, se situent les tubérosités ischiatiques qui soutiennent le poids du corps en position assise. Ce sont les zones les plus solides des hanches. Une colonne vertébrale nommée colonne ischiatique fait saillie dans la cavité pelvienne.
La symphyse pubienne permet aux deux os du pubis de s'articuler l'un à l'autre vers l'avant.
La symphyse pubienne est un coussinet cartilagineux et une articulation très peu mobile. Cette dernière permet quelques déplacements de glissement et peut se distendre lors de l'accouchement (espacement pelvien).
Les branches descendantes des deux vertèbres pubiennes constituent un angle appelé arc pubien, dont l'angle rend possible la différenciation entre le bassin masculin et le bassin féminin.
Cet angle est > 90° chez la femme et < 90° chez l'homme.
Celle-ci participe avec les 2 os précédents à la formation de l'acétabulum dans lequel s'articule la tête du fémur.
Il se compose de deux os iliaques, le sacrum et le coccyx. Il se divise en 2 parties par un plan oblique, le détroit supérieur, qui suit la ligne derrière le promontoire du sacrum, en latéral les lignes innominées et en avant la symphyse pubienne.
a. Le grand bassin Il se situe au-dessus de ce plan Elle est délimitée par les vertèbres lombaires, les parties supérieures de l'ilium et la paroi abdominale. Elle appartient à l'abdomen et soutient les organes de l'abdomen.
Elle ne comporte pas d'organes pelviens, à l'exception de la vessie quand elle est pleine et de l'utérus pendant la grossesse. Elle ne pose aucun obstacle à l'accouchement.
b. Le petit bassin Situé en dessous du détroit supérieur, il est délimité par le sacrum, le coccyx et les zones inférieures de l'ilium, de l'ischion et de la symphyse pubienne. Il entoure la cavité pelvienne et contient les organes pelviens, à savoir :
Organes reproducteurs internes Son orifice supérieur correspond au détroit supérieur Son orifice inférieur est le détroit inférieur limité à l'avant par l'arc pubien, latéralement par l'ischion et à l'arrière par le sacrum et le coccyx. Le coccyx et les épines ischiatiques font saillie dans le détroit inférieur. Remarque : le bassin et les détroits sont plus importants chez les femmes que chez les hommes afin de permettre l'accouchement.
Lors de l’accouchement quand l’enfant traverse le petit bassin :
l’occiput face à l’autre (car la plus grande dimension du détroit supérieur est son diamètre latéral) À ce niveau, un promontoire du sacrum trop large peut entraver l'entrée de l'enfant dans le petit bassin. - L'enfant franchit alors le détroit inférieur : il pivote la tête pour ramener le front vers l'arrière et l'occiput vers l'avant (car le point le plus large du détroit inférieur est son diamètre antéro-postérieur). À ce moment, un coccyx qui déborde trop vers l'intérieur ou des épines ischiatiques trop pointues peuvent compliquer l'accouchement.
C'est pour ces raisons que les dimensions du petit bassin (en particulier celles des détroits supérieurs et inférieurs chez les femmes enceintes) sont mesurées. x- Les Membres Inférieurs Chaque membre inférieur comporte 30 os.
La jambe représente l'ensemble des os situés entre le genou et la cheville. Squelette de la cuisse : le fémur Le fémur est le plus long, le plus solide et surtout le plus lourd des os du corps. Il est très solide pour supporter le poids du corps, et une forte pression. L’extrémité proximale du fémur comprend :
articulation coxo fémorale)
soutient le poids du corps.
Chez la personne âgée, sa fracture est régulière car il devient souvent trop faible pour supporter le poids.
s’insèrent des muscles de la cuisse et de la fesse
Il s'agit d'un petit os triangulaire qui est logé dans le tendon du muscle quadriceps (le tendon qui relie les muscles antérieurs de la cuisse au tibia). Il sert à protéger ce tendon et à le tenir en place lorsque le genou est fléchi. Il permet de protéger l'articulation du genou.
Il est constitué par le tibia à l'intérieur et le péroné (fibula) à l'extérieur. Le tibia est plus gros que le péroné.
La face inférieure de l'extrémité distale du tibia s'articule avec l'astragale qui participe à l'articulation de la cheville (articulation tibio-tarsienne). Une surface articulaire externe appelée incision péronière qui s'articule avec le péroné, formant l'articulation tibio-fibulaire distale.
Ainsi l’articulation de la cheville est constituée de :
La fibula : Son rôle consiste seulement à stabiliser cette articulation. Le tibia et la fibula sont collés sur toute leur longueur par le ligament interosseux de la jambe.
Ces os sont mobiles entre eux mais plus robustes et plus stables que ceux de l’avant-bras.
4.Squelette du pied a. Introduction Il est composé des os :
Le pied perçoit le poids du corps et joue le rôle de levier pour propulser le corps vers l'avant lors de la marche ou de la course.
La présence de plusieurs os augmente sa flexibilité.
b. Le tarse Il est formé de 7 os.
Dans sa partie postérieure, comprend 2 os :
Dans sa partie antérieure, il est composé de 5 os :
c. Le métatarse formé de 5 petits os longs appelés les métatarsiens.
La base proximale s’articule avec les os du tarse, à savoir : -avec la partie antérieure du tarse formant les articulations tarso- métatarsiennes.
-avec les bases des métatarsiens voisins.
La tête distale s’articule avec les phalanges proximales (articulation métatarso-phalangienne).
D. Les phalanges Sa structure est équivalente à celle de la main.
Il est plus court et moins souple que celui de la main.
Les phalanges proximales sont articulées avec les phalanges intermédiaires qui sont articulées avec les phalanges distales grâce aux articulations interphalangiennes du pied.
e. La voûte plantaire Il est constitué de 3 arches.
Ils lui permettent de répartir le poids du corps entre le talon et la tête des métatarses en position debout ou à la marche. De cette manière, le pied peut mieux supporter le poids du corps.
Ces arcs sont fixés par la forme des os, des ligaments et des tendons du pied. Les tendons et les ligaments ont une certaine élasticité qui leur permet de fléchir et de se redresser. Ainsi, les impacts sont mieux amortis. Ils lui permettent également de s'adapter à la configuration du sol. Les pieds plats :
correspond à un affaissement de la voûte plantaire dû à un relâchement des ligaments et des tendons.
Les facteurs déterminants sont :
L’hallux valgus :
Proéminence est dù à une déviation de la phalange proximale du gros orteil (hallux) Les facteurs déterminant sont :
3ème partie : Les articulations
Point de rencontre de deux ou plusieurs os.
Ces os sont soudés entre eux, peu ou pas mobiles entre eux. Une articulation peut être fibreuse, cartilagineuse ou synoviale. La portion des os recouverte de cartilage et liée par des ligaments constitue l'articulation.
On distingue 7 types d’articulations différentes. Nous ne parlerons que des 3 types principaux.
Exemple : les sutures des os crâniens.
cartilage articulaire.
Exemples : la symphyse pubienne les articulations des corps vertébraux.
fibres de collagène et de grosses molécules de sulfate qui donnent de la résistance et maintiennent l'hydratation du cartilage.
De par sa structure, ce cartilage est souple, élastique et compressible. Comme tous les cartilages de l'organisme, il est dénué de vaisseaux sanguins, de vaisseaux lymphatiques et de nerfs.
liquide synovial. La surface du cartilage est douce et continuellement mouillée par le liquide synovial, qui diminue la friction et absorbe les forces exercées sur l'articulation.
Il est constitué de liquide issu du plasma sanguin et d'acide hyaluronique produits par les cellules synoviales.
Il permet de lubrifier l'intérieur de l'articulation, de procurer des nutriments et de l'oxygène au cartilage articulaire et de supprimer les résidus.
Il renferme des cellules phagocytaires qui purifient la cavité articulaire des microbes et des débris des cellules usées.
renferme la cavité articulaire et rassemble les os au niveau des surfaces articulaires. Elle est composée de deux couches : la capsule fibreuse et la membrane synoviale.
La capsule fibreuse est un tissu conjonctif constitué de fibres de collagène qui confèrent à la capsule une flexibilité (facilite le mouvement) et une résistance importante (protège contre la dislocation). Elle se rattache au périoste des os de l'articulation.
à l'intérieur de l'articulation qui ne sont pas recouvertes de cartilage. Elle est composée de tissu conjonctif contenant des fibres souples et parfois du tissu adipeux.
introduits dans les os. Avec la capsule articulaire, ils forment le moyen d'union des os qui composent l'articulation.
adaptation exacte des surfaces articulaires.
Comme le cartilage, ils ne contiennent que très peu de vaisseaux, de sorte qu'il n'y a pas de possibilité de les régénérer lorsqu'ils sont déchirés. C /Mouvements Permis par les Articulations Synoviales
On peut décrire les mouvements par rapport aux axes autour desquels les parties du corps se mobilisent et par rapport aux plans de l'espace dans lesquels les déplacements ont lieu Nous avons 3 plans :
gauche
supérieure et inférieure
et postérieur.
Les mouvements permis par les articulations synoviales sont :
mais mouvement de glissement
On distingue 3 principaux types de mouvements :
Il s'agit d'une surface articulaire plane qui glisse sur une autre surface articulaire plane. Il s'agit de mouvements latéraux ou de mouvements de va-et-vient. Exemples : articulation entre les os du tarse, du carpe, des côtes ou des vertèbres.
Ils accroissent ou décroissent l’angle entre 2 os La flexion C’est un mouvement qui réduit l’angle, rapprochant ainsi les os. Exemple : Flexion de l’avant bras sur le bras.
L’extension C’est un mouvement qui accroît l’angle, éloignant ainsi les os (dans le plan sagittal) Exemple : Repositionner la tête après l’avoir fléchie L’hyper extension est la continuité de l’extension au-delà de la position anatomique. Exemple : Basculer la tête en arrière. L’abduction C'est le mouvement qui écarte un membre de la ligne médiane du corps dans le plan frontal. Exemples : Levée latérale du bras Étalement des doigts ou des orteils.
L’adduction C'est le mouvement qui permet de rapprocher un membre de la ligne médiane du corps dans le plan frontal. Exemples : Rapprocher les bras le long du corps dans la position anatomique Réunir les doigts ou les orteils après les avoir écartés.
La circumduction Ce sont des mouvements de flexion/extension et d'abduction/adduction, qui se combinent successivement. Exemple : Cercle du bras ou de l'épaule.
C’est le déplacement d’un os autour de son axe longitudinal. Exemple : déplacement de la tête de droite à gauche (articulation entre C1 et C2)
Déplacement ayant plusieurs composantes.
Élévation ou abaissement Exemples : Ouvrir ou fermer la bouche soulever les épaules La protraction et la rétraction Déplacement en avant, en arrière.
Exemple : Avancer la mâchoire en avant (prognathie) Reculer la mâchoire en arrière (rétrognathie) L’opposition Déplacement du pouce qui lui permet de toucher les autres doigts. Inversion et éversion Inversion = mouvement du pied vers l’intérieur Eversion = mouvement du pied vers l’extérieur Supination et pronation Supination =déplacement de l’avant-bras pour tourner la paume vers l’avant. Pronation =déplacement de l’avant- bras pour tourner la paume vers l’arrière.
D. Différents Types D’articulations Synoviales Il existe plusieurs types d’articulations selon le type de mouvement possible.
Uniquement des mouvements de glissement.
Exemples : Entre les os du Tarse, entre les côtes et le sternum
La partie bombée d'un os rentre dans la partie concave d'un autre os. Les déplacements possibles sont les mouvements de flexion et d'extension uniaxiale. Exemples : Genou, coude et articulation interphalangienne
La forme arrondie d'un os s'insère dans un anneau constitué par un autre os et un ligament. La rotation autour de leur axe longitudinal est le seul mouvement possible.
Exemples : Entre le radius et le cubitus dans le cadre d'un mouvement de supination et de pronation.
En effet, la surface convexe d'un os se fond dans la surface concave d'un autre os et autorise des déplacements bi-axiaux.
Exemples : Articulation du poignet.
Articulations entre les métacarpiens et les phalanges qui permettent aux doigts de se mouvoir dans deux plans.
Articulation entre les métacarpiens du pouce et du poignet qui permet le mouvement du poignet en opposition.
La tête sphérique d'un os entre dans la cavité en forme de coupe d'un autre os. Ces articulations sont les plus mobiles.
On y trouve tous les mouvements angulaires et aussi la rotation. Exemples : Articulations de l'épaule et de la hanche.
grossesse permettent de renforcer la flexibilité des différentes articulations du bassin.
synovial, une diminution de la flexibilité des ligaments et des tendons et est propice à l'atrophie musculaire.
Conclusion La combinaison des muscles, des os du squelette et des articulations, avec leurs rôles complémentaires, permet une posture harmonieuse de l'homme érigé. La synergie de leurs actions crée le mouvement.
Ses structures et sa physiologie, en parfaite adéquation avec ses fonctions, lui confèrent un mouvement efficace et précis.
Cours d’anatomie et de physiologie Le système respiratoire
Afin de satisfaire leurs besoins en énergie pendant qu’ils sont en activité incessante, les cellules utilisent en quantité suffisante de l’O2, pour couvrir la production de cette dernière.
Pendant ses activités, les cellules rejettent du CO2. Ce CO2 influence le pH du sang. Un mécanisme est nécessaire pour assurer son élimination à chaque fois qu’il est produit.
Dans cette initiative deux appareils sont mis en évidence :
L’appareil respiratoire assure le passage de l’O2 à travers le sang afin de rejeter le CO2 de notre organisme. Par contre l’appareil cardio-vasculaire transporte l’O2 et le CO2 vers les cellules en utilisant le sang des poumons comme canal de transport.
Le non-fonctionnement de l’un de ces appareils conduit directement à la mort puisqu’il y aura plus de CO2 et un déficit total d’O2.
Mieux encore l’appareil respiratoire intervient dans la sensation d’odeur et améliore la qualité de son. En plus, il apporte également une contribution à l’élimination de la chaleur et une portion d’eau dans l’organisme. Rôle de l’appareil respiratoire :
Faire pénétrer O2, nécessaire pour produire une quantité suffisante d’énergie
Appareil respiratoire : groupe de canaux de conduit et tissus qui assurent les échanges gazeux les deux régions, extérieur et intérieur de l’organisme vivant. Voies respiratoires : tout chemin qui assure le passage de l’air vers les poumons. Organes de l’appareil respiratoire :
La muqueuse respiratoire Les canaux respiratoires qui relient le nez aux bronches sont recouverts d’une muqueuse constituée de cellules ciliées et cellules caliciformes. Les cellules caliciformes :
Ils synthétisent du mucus qui est responsable de la formation de pellicule répandue sur l’aire de la muqueuse respiratoire.
Les cellules ciliées :
Elles ont pour rôle de permettre aux mucus et aux substances bloquées de refaire surface petit à petit de façon continue vers le pharynx. Ensuite, elles subiront une destruction par expectoration ou par déglutition.
Rôle du mucus :
Remarque : au cours d’une infection ou d’une irritation, la synthèse de mucus s’augmente (ex : fumée de tabac). Le mucus stationnaire est donc expulsé par l’effet de la toux et l’éternuement.
Il présente deux parties :
est formée d’os et de cartilages enveloppés de muscles et de peau.
communication avec la partie externe et utilise les 2 canaux appelés les choanes pour échanger en arrière avec le pharynx. Cette partie est reliée aux canaux des sinus et ceux de lacrymo-nasaux.
La partie interne du nez est constituée de 2 cavités appelées fosses nasales, scindées verticalement par la cloison nasale ou septum nasal, constitué de cartilages et d’os.
Les parois qui font partie des côtés du nez qui quittent les cornets nasaux, sont plus en relief que ceux de l’os qui les entourent et font saillie dans l’ouverture des fosses nasales.
Des parois latérales partent les cornets nasaux, proéminences osseuses qui font saillie dans la lumière des fosses nasales.
La muqueuse nasale est divisée en 2 régions :
précédemment et beaucoup de vaisseaux sanguins Lorsque l’air fait son entrée dans le nez, elle est filtrée par l’ensemble des poils présents. Ainsi, les particules géantes que l’aire renferment sont stoppées, ensuite, l’air vient au niveau de la muqueuse respiratoire des cornets qui assure son chauffage et l’humidifie afin de le filtrer.
La zone de turbulence créée par les cornets, emprisonne dans le mucus les particules inhalées. Le mucus nasal est constitué du lysozyme, enzyme qui élimine les bactéries.
En résumé, le nez :
Ils constituent un groupe de cavités aux alentours des fosses nasales. On y voit entre autres les sinus frontaux, ethmoïdaux, sphénoïdaux et maxillaires.
Ils diminuent le poids du crâne et servent de lieu de résonance pour la voix. Ils sont recouverts de muqueuse respiratoire, le mucus étant étalé à l’intérieur des fosses nasales.
Le canal qui rattache les fosses nasales et la cavité buccale au larynx est le pharynx. Il se développe depuis la base du crâne jusqu’au niveau supérieur du cou. Il présente une dimension de 15 cm.
Le pharynx est le point de croisement des canaux respiratoires et digestifs, il assure la circulation de l’air et des aliments.
La paroi du pharynx est constituée de muscles squelettiques en plus, il est recouvert de muqueuse respiratoire.
Sur le corps du pharynx, on distingue 3 parties :
1 Le nasopharynx (ou rhinopharynx) Localisé derrière les fosses nasales, le nasopharynx accueille uniquement que de l'air. De plus, il est relié au nez à travers les choanes. Sa surface latérale sert de débouché aux trompes d’Eustache. Au cours de la régulation, le voile du palais fait surface, bouchant le nasopharynx, bloquant cependant les aliments d’y entrer.
La paroi postérieure du nasopharynx renferme du tissu lymphatique : l’amygdale pharyngienne. Son hypertrophie représente les végétations. 2 L’oropharynx Il est localisé derrière la cavité buccale.
Il renferme les amygdales palatines positionnées sur le côté et les amygdales linguales localisées en dessous de la langue.
Ces tissus lymphoïdes sont le 1er niveau de contact avec les facteurs inhalés ou ingérés pouvant générer une maladie. La tâche des lymphoïdes est d’avertir et d’éliminer une bonne quantité de ces corps nuisibles.
Il s’étend à travers l’œsophage et le larynx atterrir dans sa zone inférieure antérieure.
En résumé, le pharynx assure 3 fonctions :
C’est un petit canal (environ 5 cm), il raccorde le pharynx à la trachée. Localisé en face des dernières vertèbres cervicales.
Composé de cartilages soutenus à l’aide des ligaments et des muscles. Tapissé de muqueuse respiratoire.
On le trouve volumineux au niveau de l’homme et plus petit chez la femme. Cela s’explique par le fait que les hormones sexuelles mâles exercent une perturbation qui accélère son développement, il affiche sur sa partie externe une arête médiane qu’on peut percevoir : la pomme d’Adam.
Pièce de cartilage capable de se mouvoir verticalement et décroissante à l’instar d’une trappe.
Pendant l’inspiration, il prend une légère altitude pour assurer le passage à l’air vers le larynx.
Lors de la déglutition, il se rabaisse au moment où le larynx monte vers le haut, en conséquence, l’ouverture supérieure du larynx est interrompue. Les aliments et les liquides prennent cependant le chemin vers l’œsophage. Lorsque les aliments avalés dévient vers un côté (phénomène de fausse route), une petite quantité traverse le dessous de l’épiglotte, un reflex provoque avec force une toux afin d’éjecter les corps nuisibles des canaux respiratoires. Dans un état d’inconscience, un tel réflexe est réduit à néant. Raison pour laquelle il est interdit de donner du liquide à tout patient dans un état de réanimation.
C’est l’indice de repérage réaliser la trachéotomie : créer une fuite de passage pour permettre à l’air d’aller vers les poumons d’engorgement formé dans les canaux respiratoires sur le larynx. On réalise une incision sous le cartilage, ainsi le patient arrive à respirer grâce à une canule.
Site où les cordes vocales et les muscles qui les actionnent sont reliés. Par leur facilité à se déplacer, ces cartilages rendent mobiles les cordes vocales et coopèrent ensuite pour le blocage et le déblocage des conduits du larynx au point de la fente de la glotte.
Les cordes vocales Ce sont des bandes de ligaments élastiques tapissés de muqueuses et étirés d’un bord à l’autre en traversant la lumière du larynx.
Elles présentent des séparations qui assurent la traversée de l’air. Au cours de la phonation, ces cordes ne sont ni trop ni moins rapprochées. L’écartement entre ces cordes est nommé fente de la glotte. La glotte renferme donc les cordes vocales et fentes de la glotte.
Elle oblige les cordes vocales à se serrer et la circulation de l’air dans le larynx. En fait, quand l’air quitte les poumons et traverse les cordes vocales, il provoque leur vibration ce phénomène est donc l’origine de la naissance des ondes sonores.
Si l’air est dégagé avec puissance, le son devient fort.
Si les cordes vocales sont bien étirées, le son est de nature aiguë. Le larynx produit donc un sa principale susceptible d’être modifiée :
les mots.
En résumé, le larynx assure 3 fonctions :
C’est la continuité du larynx et elle prend fin à une altitude de T5 en se fractionnant en 2 bronches primaires de part et d’autre.
La trachée se trouve en avant de l’œsophage Longueur : 12 cm Diamètre : 2,5 cm En plus, elle est constituée d’anneaux cartilagineux sur lesquels il manque des parties nécessaires, ces derniers sont soudés entre eux par des ligaments et recouverts de muqueuse respiratoire. Les anneaux cartilagineux élaborent un appui infléchissable qui s’oppose à l’affaissement de la paroi de la trachée afin qu’elle ne bloque pas la circulation de l’air.
Ces anneaux dont l’aspect physique ressemble à C ont des parties manquantes au niveau de l’œsophage. La paroi postérieure de la trachée ne présente pas de cartilage, par contre, elle est faite de fibres musculaires sans aspérité ni rayure qui lui offrent une qualité de se plier aisément, ainsi l’œsophage peut prendre de large vers devant et faire saillie à l’intérieur de la trachée pendant la circulation des aliments.
En résumé, la trachée :
muqueuse
Chacune d’elles décrit une trajectoire oblique afin de s’introduire à l’intérieur du poumon correspondant. Puisque la bronche droite est plus étendue et verticale que celle de la gauche, chaque bronche principale chemine obliquement avant de s’enfoncer dans le poumon qui lui correspond. Comme la bronche droite est plus verticale et plus large que la gauche, la plupart du temps, c’est à cet endroit que les particules étrangères s’installent.
Les bronches originales sont constituées d’anneaux présentant des défauts de cartilage et recouvertes de muqueuse respiratoire.
À l’intérieur des poumons, elles se réduisent petit à petit de fines bronches nommées dans cet ordre :
champ respiratoire des poumons.
Les voies aériennes des poumons se scindent à peu près 23 fois, constituant ainsi l’arbre bronchique.
Au fur et à mesure des ramifications :
sont échangés l’une après l’autre par des espaces de cartilage qui ne suit pas les règles progressivement remplacées par des plages irrégulières de cartilage qui devient introuvable
À partir des bronchioles :
aspérité ni rayure de forme ronde. Durant une crise d’asthme, ces muscles se resserrent réduisant le diamètre des conduits respiratoires. Puisque les cartilages de renfort ne soient plus, ce dernier est capable de conduire à la suspension des conduits respiratoires pouvant mettre la vie en danger -les cellules ciliées et caliciformes ne sont plus.
Les déchets présents à cet endroit ou se situant bien en dessous ne sont plus rejetés par ces structures, mais grâce à l’intervention des macrophages localisés à l’intérieur des alvéoles pulmonaires.
À l’intérieur des parois de l’arbre bronchique se trouvent des fibres élastiques. En conclusion :
Partant du nez aux bronchioles terminales, il y a un réseau de transport qui commande la circulation de l’air au sein des poumons : il s’agit du champ de transport de l’organe respiratoire.
Les poumons sont localisés à l’intérieur de la cavité thoracique de part et d’autre du médiastin.
Rappel : le médiastin est une région localisée au milieu des poumons allant du sternum à la colonne vertébrale. Il referme le cœur, l’œsophage, la trachée, les bronches primaires, le thymus et de plusieurs vaisseaux sanguins et lymphatiques.
Les poumons partent du diaphragme à une zone légèrement en bas des clavicules. Leurs parties terminales en amont sont intitulées l’apex et celle en aval est la base. Leurs surfaces mises en avant, latérales et postérieures sont reliées aux côtes. Leurs surfaces intérieures font voir une dépression nommée hile où se réalise l’embranchement des vaisseaux sanguins et lymphatiques, des nerfs et des bronches primaires, tous nommés racine du poumon. Chacun des poumons est encerclé et sécurisé à l’aide d’une séreuse : la plèvre. La plèvre, étant une séreuse, disposant de 2 feuillets non interrompus :
fortement soudé, à l’endroit où se situe le hile est prolongé par le feuillet viscéral,
lié.
L’ « écart » au milieu de ces 2 feuillets est intitulé cavité pleurale. Elle regorge un fluide glissant, le liquide pleural :
frottement des poumons en contacte de la paroi thoracique au cours de la respiration.
La plèvre en communication avec son liquide pleural assure l’union des poumons de la paroi thoracique. Par conséquent : pendant le changement de la grosseur de la cage thoracique pendant la respiration, les poumons s’élargissent et se relâchent l’un après l’autre.
Les poumons sont subdivisés en lobe par des scissures :
Chaque lobe est propriétaire d’une bronche lobaire qu’il possède et se subdivise en segment. Par poumon on dénombre 10 segments et chacun possède une bronche segmentaire.
Les segments sont distants entre eux par des cloisons de tissu conjonctif, ainsi les pathologies bronchiques et pulmonaires dont les tumeurs ou les abcès sont susceptibles d’être retrouvés à l’intérieur d’un segment. De par ces cloisons, il y a de fortes chances d’enlever par la chirurgie un segment malsain sans créer de problème de problème aux autres.
Chacun des segments broncho-pulmonaires est sectionné en plusieurs lobules, chaque poumon en compte jusqu’à 2000 Chaque lobule enveloppé de tissu élastique dont les cellules sont séparées par de la matrice extracellulaire riche en collagène, qui constitue des cloisons au sain des lobules et sans les écarter totalement. De plus, il renferme une bronchiole terminale, une artériole pulmonaire, une veinule pulmonaire et un vaisseau lymphatique.
Toutes les bronchioles finales se scindent en bronchioles de respiration qui ensuite se partagent en canaux alvéolaires. Les alentours de ces canaux présentent plusieurs sacs alvéolaires constitués d’un grand nombre d’alvéoles utilisant en commun le même tissu de canaux.
capillaires.
Les échanges gazeux lors de la respiration s’effectuent entre 2 membranes :
On ne peut pas dissocier une alvéole de ces alvéoles proches parce qu’elles partagent les mêmes parois.
La paroi alvéolaire est formée :
aplaties (épithélium simple pavimenteux) nommées pneumocytes de type I et
Les pneumocytes de type I aplatis représentent les cellules qui assurent un revêtement authentique.
Les pneumocytes de type II sont éparpillés parmi les entre les pneumocytes de type I et synthétisent un fluide nommé surfactant.
Ses fibres élastiques offrent aux alvéoles la propriété de se déformer afin de reprendre leur hauteur de départ pendant l’expiration suite à l’élargissement subit lors de l’inspiration.
Le fluide alvéolaire est une couche mince recouvrant la face intérieure de l’épithélium alvéolaire, l’humectant et le rend distinct de l’air alvéolaire Il est composé :
Les macrophages se trouvant dans l’espace intérieur circonscrit par les parois des alvéoles pulmonaires introduisent les corps étrangers qui vont vers les alvéoles et ensuite conduits vers les canaux aériens supérieurs ou transportés vers les canaux lymphatiques pour être détruits.
Ils représentent la dernière ligne de défense du poumon. Le tabac et l’alcool réduisent l’action des macrophages, cela expose les poumons aux risques de contamination par des microbes.
Les capillaires pulmonaires acheminent le sang moins riche en O2 vers les parois alvéolaires. Les veinules lobaires et les veines pulmonaires reconduisent le sang riche en o2 vers le cœur.
Il s’agit d’une association de strates que doivent franchir les gaz de l’espace intérieur circonscrit par la paroi des alvéoles à la face intérieure circonscrit par la paroi des capillaires pulmonaires.
Elle comporte :
L’épaississement de cette membrane vaut 0,5 micromètre de dimension. Cette diminution de l’épaisseur favorise un changement de position accéléré des gaz respiratoires.
La totalité de la face extérieure des alvéoles reliant les capillaires est évaluée à 200 m 2.
L’appareil sanguin possède :
Chacune des conduites comporte des artères, des capillaires et des veines.
produisent les translations :
La Circulation pulmonaire :
La petite circulation conduit le sang dépourvu d’oxygène du cœur droit aux poumons par l’intermédiaire de l’artère pulmonaire, et reconduit le sang néo oxygéné des poumons au cœur gauche par l’intermédiaire des veines pulmonaires.
Les artères pulmonaires droites et gauches prennent source dans le tronc pulmonaire qui font surface au niveau du cœur droit. Elles intègrent les poumons grâce au hile et se déplacent parallèlement aux bronches. Leur ramification terminale engendre les capillaires pulmonaires, rangés en groupe au sein de la paroi des alvéoles pulmonaires.
Dans les capillaires pulmonaires, le sang absorbe le O2 et rejette du CO2. Ainsi proviennent de ces capillaires, des veinules, ensuite des veines qui se rassemblent donnant des veines pulmonaires qui partent des poumons dans la zone du hile et rapportent au cœur gauche le sang néo oxygéné. La circulation systémique :
La circulation systémique transporte le sang riche en oxygène du cœur gauche aux tissus du corps à travers l’aorte et les artères, et achemine le sang dépourvu d’oxygène des tissus au cœur droit par l’intermédiaire des veines et la veine cave.
L’artère bronchique provenant de l’aorte et qui est scindé en capillaires péri bronchique favorise l’oxygénation du tissu pulmonaire. Le sang dépourvu d’oxygène est donc reconduit par les veines bronchiques qui finalement se dirigent vers le cœur droit.
En résumé :
L’apport sanguin aux poumons se fait doublement.
ventricule droit
circulation venant du ventricule gauche
1 La ventilation pulmonaire Elle équivaut aux échanges d’air avec le milieu extérieur et les alvéoles pulmonaires.
Elle prend en compte l’inspiration où l’air pénètre l’intérieur des poumons et l’expiration où l’air est rejeté des poumons.
La respiration externe Représente les trocs d’O2 et de CO2 entre l’air alvéolaire et le sang des capillaires pulmonaires.
Acheminement des poumons aux cellules et des cellules aux poumons. La respiration interne Représente les trocs d’O2 et de CO2 effectués entre le sang des capillaires avec les cellules appartenant aux tissus de l’organisme.
Remarque : A l’intérieur de la cellule, changements métaboliques qui absorbent de l’O2 et rejette du CO2 sont nommés respiration cellulaire.
1 Rappel sur les gaz Un gaz est constitué de molécules changeant de façon ininterrompue de position à grande allure d’une zone de forte pression à une zone de à faible pression pour unifier ces pressions.
Il essaye de remplir à petite part l’espace entier qui lui est donné et applique sur les parois de la région où il se localise une force pressante qui est fonction de sa concentration.
À l’intérieur de la ventilation pulmonaire, l’air traverse deux zones : l’atmosphère et les alvéoles pulmonaires. Le passage de l’air dans ces 2 zone se faire par une différence de pression :
Dans la ventilation pulmonaire, l’air circule entre deux régions : l’atmosphère et les alvéoles pulmonaires.
L’air circule entre ces 2 régions par différence de pression :
l’intérieur des poumons : c’est l’inspiration
des poumons : c’est l’expiration.
À une hauteur précise, la pression atmosphérique ne varie pas (760mm de mercure au niveau de la mer).
C’est à cause du fait que la pression alvéolaire est susceptible de changer si l’air parvient à pénétrer ou quitter les poumons.
Les changements d’une telle pression sont la conséquence de la modification de la dimension des poumons.
1 Loi de Boyle-Mariotte Pour une température donnée, la pression exercée par un gaz à l’intérieur d’un récipient est inversement proportionnelle au volume du récipient. Lorsque ce volume devient grand, la pression du gaz diminue et inversement. De plus, quand le volume de la cavité thoracique se compresse conduisant à une baisse du volume pulmonaire principalement les alvéoles, la pression alvéolaire croît et inversement.
La ventilation pulmonaire se résume en une suite d’action totalement mécanique qui prend appui sur les changements de volume créant des changements de pression qui par suite stimulent le passage des gaz. 1 L’inspiration Immédiatement avant toute inspiration, la pression alvéolaire est la même que la pression atmosphérique. Ainsi pas de passage de l’air.
À l’inspiration :
alvéoles pulmonaires.
pression atmosphérique, d’où l'entrée d’air à l’intérieur les poumons. Les muscles respiratoires principaux :
le diamètre de la cavité thoracique devient plus long.
Au cours d’une inspiration calme, il change de position à peu près de 1 cm. Au cours d’une inspiration forcée, il change de position à peu près 10 cm.
Pendant l’inspiration forcée, ils sont aidés par d’autres muscles du cou, des épaules et de l’abdomen.
Lorsque la cavité thoracique s’élargit, la plèvre qui y est fortement soudée est tendue vers l’extérieur amenant en plus d’elle les poumons. La dilatation du volume des poumons résultante fait baisser la pression intra alvéolaire. L’air pénètre ainsi dans les poumons au point où les pressions s’uniformisent, à cet instant l’inspiration prend fin.
Conclusion :
L’inspiration est une suite d’action qui agit, car elle résulte des contractions musculaires.
Elle commence à partir du moment où les muscles inspiratoires sont moins tendus, conduisant à une diminution des diamètres de la cavité thoracique. Grâce à leur capacité de s’allonger naturellement, les poumons se contractent afin de se mettre dans leur taille initiale. La capacité des alvéoles baisse et l’air qu’elles renferment est de temps en temps pressé avec force, d’une manière que la pression alvéolaire devient plus grande et supérieure à la pression de l’atmosphère, l’air est ainsi éjecté de l’intérieur des poumons. Conclusion :
L’expiration est alors un fait totalement passif qui se réalise par :
Remarque :
Des muscles abdominaux et les muscles intercostaux se trouvant à l’intérieur se contractent réduisant la capacité de la cavité thoracique.
a) La résistance des voies aériennes L’origine première d’opposition au mouvement de sortir de l’air est le frottement entre l’air et l’aire des canaux aériens.
Elle est remarquablement fonction de l’épaisseur de ces canaux. Lorsque l’épaisseur devient grande sa résistance s’affaiblir et vice versa À l’intérieur de la région principale d’acheminement, l’épaisseur des canaux aériens est assez vaste. Au niveau des divisions bronchiques terminales, le mouvement de sortir de l’air prend fin, laissant le part aux troncs gazeux. L’importante opposition à l’écoulement de l’air s’observe au niveau des bronches d’épaisseur moyenne et les bronchioles.
Plusieurs facteurs exercent un ascendant sur les dimensions des voies aériennes :
l’inspiration. Lorsque les poumons s’élargissent, les bronches et bronchioles s'ensuivent également, par conséquent la force d’opposition s'affaiblit. Par contre, lors de l’expiration ces canaux s'amincissent et la force d’opposition croit.
Tout phénomène d’engorgement à la circulation de l’air accroît la force d’opposition. Il peut s’agir d’un amas interne de mucus, les corps qui produisent des infections et les tumeurs bloquent les canaux aériens.
Le système nerveux p Σ conduit le resserrement du muscle lisse des bronchioles, ce qui réduit leur épaisseur et un accroissement de la force d’opposition s’ensuit. Mais pour le système nerveux Σ qui conduit l’élargissement de ces muscles identiques aux précédents, une réduction de la force résistante en résulte.
L’action d’aspirer des corps irritants ou l’histamine rejetée pendant les troubles allergiques provoque un resserrement des muscles des bronchioles, d’où l’accroissement de la force d’opposition. Par contre, l’adrénaline engendre un élargissement des bronchioles.
Le muscle sans aspérité ni rayure des canaux aériens devient aussi très sensible à la teneur en CO2. Une teneur importante engendre une bronchodilatation et vice versa.
b) La tension superficielle dans les alvéoles Les molécules d’eau ont une grande capacité de se rapprocher entre elles, mais cette capacité s'affaiblit lorsqu’il s’agit de se rapprocher des molécules gazeuses. Au cas où le fluide alvéolaire ne renfermait pas d’eau, elle bloquerait la pénétration des gaz à l’intérieur des alvéoles pulmonaires et l’inspiration demanderait plus d’activité musculaire afin d’élargir les poumons. L’existence de surfactant diminue la force d’adhérence des molécules d’eau du fluide alvéolaire au sein d’elles et, de là, abaisse la tension superficielle. Conclusion :
Le surfactant abaisse la tension superficielle sur l’aire des alvéoles. Il restreint l’affaissement des alvéoles sur elles-mêmes à l’expiration et facilite leur élargissement à l’inspiration.
c) La compliance pulmonaire C’est l’aptitude des poumons à s’élargir.
Elle devient grande lorsque les poumons s’élargissent Elle est fonction de 2 éléments :
composants élastiques.
Les facteurs capables de diminuer la compliance sont :
importante de fluide à l’intérieur des alvéoles Exemple : insuffisance cardiaque provoquant la réunion d’une grande quantité d’eau à l’intérieur des capillaires pulmonaires et donc à l’intérieur des alvéoles (augmentation de la tension superficielle)
a) Les volumes pulmonaires
C’est la quantité d’air qui pénètre ou qui se dégage des poumons pendant toute respiration calme (moy. 500 ml).
C’est la quantité d’air en excès qui est susceptible d’être inspirée en faisant un peu d’effort après une inspiration calme (moy. homme 3 100 ml, moy. femme 1 900 ml).
Juste après une expiration calme, les poumons renferment toujours une quantité importante d’air. La quantité d’air retenue lors de l’expiration correspond à la quantité d’air en excès qui est susceptible d’être rejeté des poumons par un effort à la suite à une expiration calme (moy. 1 200 ml).
C’est le volume d’air qui s’est stationné à l’intérieur des poumons suite à une expiration prolongée maximale (moy. 1 200 ml).
b) Les capacités pulmonaires Ce sont la mise en commun des différents volumes pulmonaires qui montrent l’identité respiratoire du sujet
C’est le volume maximal d’air susceptible d’être inspiré.
CI = VC + VRI soit 3 600 ml
C’est le volume d’air qui s’arrête pendant un temps long à l’intérieur des poumons après une expiration calme. CRF = VRE + VR soit 2 400 ml
C’est le plus grand volume d’air susceptible de pénétrer ou d’être éjecté des poumons pendant une seule respiration. C’est également le volume entier d’air échangeable.
CV = VC + VRI + VRE soit 4 800 ml Elle évalue ainsi les alternatives inspiratoires et expiratoires d’une personne. Elle est faible lors d’une faiblesse musculaire ou pendant que les poumons sont moins étendus (tuberculose, fibrose, …) Lors d’une activité musculaire, une personne consomme peu fréquemment plus de 50% de sa capacité vitale parce que certaines respirations aussi profondes exigent un exercice musculaire tarir.
C’est le plus grand volume d’air présent à l’intérieur des poumons suite à une inspiration sous contrainte, elle représente la mise en commun de tous les volumes pulmonaires :
CPT = VC + VRI + VRE + VR soit 6 000 ml Toutes ces constantes sont toutes basses au sein de la femme à cause de l’écart de taille entre les 2 sexes.
Au cours d’une inspiration, une portion d’air stationne à l’intérieur des canaux conducteurs (bronches, bronchioles) et n’intervient pas dans les troncs de gaz. On les nomme cette quantité d’air d’espace mort anatomique.
Sur 500 ml d’air inspiré :
L’espace mort anatomique est de 150 ml.
a) La ventilation minute C’est la quantité d’air qui entre à l’intérieur des poumons en 1 min pendant une respiration calme. Il représente chez une personne saine au VC x fréquence respiratoire (nbr de respiration / min) Soit 500 ml x 12 = 6 litres / min b) La ventilation alvéolaire En tenant compte de l’espace mort anatomique (EMA), les 6 litres ne sont pas entièrement utilisés pendant les échanges gazeux.
La ventilation alvéolaire représente le volume d’air frais qui entre à l’intérieur des alvéoles toutes les minutes soit :
Fréquence respiratoire x (VC – EMA) = 12 x (500 – 150) = 12 x 350 soit 4 200 ml / min
Chaque gaz à constituant un mélange de gaz fait usage de sa propre pression sans dépendre des autres gaz.
La pression maximale développée par un mélange de gaz est la somme des pressions appliquées individuellement par chaque gaz.
On appelle pression partielle, la pression d’un gaz résultant d’un mélange de gaz. Elle dépend de la teneur du mélange en ce gaz.
L’air atmosphérique est constitué de plusieurs gaz :
La pression atmosphérique = PO2 + PCO2 + PN2 + PH2O soit au niveau de la mer 760 mm Hg Donc, les pressions partielles atmosphériques des différents gaz se résument comme suit :
Le volume de gaz se décompose dans un fluide est proportionnelle à la pression partielle du gaz et à son coefficient de solubilité.
Cette loi gouverne les trocs gazeux entre l’air alvéolaire et le sang des capillaires (respiration externe).
Après que les particules de gaz soient décomposées à l’intérieur d’un fluide, ces dernières se dirigent d’une zone où elle présente une forte pression vers une zone où sa pression partielle est très faible.
Cette aptitude occupe la première place aux trocs gazeux effectués avec le sang et le fluide cellulaire de chaque tissu (respiration interne).
a) Description Le sang présent au seuil des capillaires pulmonaires ne contient pas assez d’O2, mais il est très riche en CO2 parce qu’il est issu de chaque tissu de l’organisme qui absorbe l’O2 et fabriquent du CO2.
À l’intérieur des capillaires pulmonaires : À l’intérieur des alvéoles pulmonaires :
L’O2 répand des alvéoles dans le sang au point où la PO2 à l’intérieur du sang atteigne la PO2 alvéolaire, soit 105 mm Hg.
Le CO2 répand du sang dans les alvéoles au point où la PCO2 à l’intérieur du sang atteigne la PCO2 alvéolaire, soit 40 mm Hg.
En conséquence, les pressions en O2 et en CO2 du sang riche en oxygène qui sort des poumons sont la même que la pression de l’air alvéolaire. Remarque : Malgré que le gradient de la pression du CO2 soit très inférieur à celui de l’O2, le volume de ces gaz échangé est en proportion égale, ce qui est dû au fait que le caractère soluble du CO2 à l’intérieur du plasma et dans le fluide alvéolaire est 24 fois plus élevé par rapport à celle de l’O2 b) les facteurs influant sur la respiration externe.
sang lorsqu'on se déplace à une certaine hauteur et puisque et puisque la pression atmosphérique baisse la PO2 atmosphérique représente celle de l’air alvéolaire s’affaiblir également.
Il découle donc de ce fait, une chute du gradient de la pression partielle en O2 au sein des alvéoles et le sang. Ce qui entraîne une faible pénétration d’O2 à l’intérieur du sang et une faible quantité d’O2 répandu vers les tissus. Les phénomènes qui caractérisent le déficit en O2 l’intérieur du sang sont : migraine, palpitation, essoufflement, fatigue, insomnie, nausée, étourdissement, perturbation du jugement et de la vision …
Toutes les maladies pulmonaires susceptibles d’amincir l’air membrane alvéolo- capillaire libre réduisent la quantité de respirations externes (pneumonie…) Pendant le repos, un nombre important de capillaires sont fermés, ce qui fait que la pression du sang dans les capillaires devient considérablement faible. Par contre, lors d’une activité physique, les capillaires pulmonaires qui étaient fermés au repos s’ouvrent afin d’agrandir l’aire d’échange.
Si la distance de diffusion s’agrandit, la quantité de respirations se réduit davantage et vice-versa. Mais, lorsqu’il s’agit d’œdème pulmonaire, il apparaît un amassement de fluide à l’intérieur des alvéoles accroît cette distance, ce qui entraîne une réduction des échanges.
grandeurs ou les deux baissent à la fois, la ventilation alvéolaire baisse, ce qui conduit à une chute de PO2 alvéolaire et une élévation PCO2 alvéolaire qui par suite cause une réduction des échanges gazeux.
À noter : à l’instar de la morphine, certains médicaments réduisent la fréquence respiratoire.
Lorsque le sang provenant des capillaires pulmonaires arrive aux capillaires tissulaires :
Puisque les réactions s’effectuant à l’intérieur des cellules absorbent l’O2 et rejettent continuellement du CO2 :
En considérant ces gradients de pression partielle :
à l’intérieur du sang atteint la valeur de la PO2 tissulaire, soit 40 mm Hg. Le CO2 répand des cellules dans le sang au point où la PO2 atteint la valeur de PCO2 intracellulaire, soit 45 mm Hg.
Comme ça, le sang dépourvu d’oxygène va de nouveau vers le cœur droit ensuite vers les poumons, après un nouveau cycle respiratoire commence
a) L’oxygène dissous Puisque le coefficient de solubilité de l’oxygène est trop bas, l’O2 a de la peine à se dissoudre dans l’eau. À partir de cet instant, 1,5% d’O2 est acheminé à l’état dissous dans l’eau présente dans le plasma sanguin.
b) L’oxygène lié à l’hémoglobine Les 98,5% d’O2 sont acheminés à l’intérieur des globules rouges sous forme liée à l’hémoglobine.
L’hémoglobine est l’élément premier composant des globules rouges, chaque molécule d’hémoglobine renferme 4 atomes de fer qui s’associe de manière à pouvoir se reproduire à 1 molécule d’O2.
L’oxyhémoglobine est l’hémoglobine associée à l’oxygène.
L’hémoglobine réduite est hémoglobine dissociée de l’oxygène.
Il n’y a que l’O2 dissous à l’intérieur du plasma est capable de répandre, avant que l’O2 associé à l’hémoglobine n’assure la diffusion, il est nécessaire qu’il se détache de l’hémoglobine et de se mettre dans un état dissous à l’intérieur du sang.
La pression partielle de l’O2 dans le sang La PO2 est l’élément primordial à l’intérieur du sang.
Ce ne sont que les particules d’O2 dissoutes à l’intérieur du plasma qui sont à l’origine d’une telle pression partielle.
L’oxyhémoglobine est un corps qui n’est pas totalement stable : elle apparaît sans peine lorsqu’il y a d’O2, mais se sépare sans peine pendant que la pression d’O2 s'affaiblit.
Au sein des capillaires pulmonaires, l’O2 répand des alvéoles dans le sang, en conséquence la PO2 du sang s'accroît, ce qui active la production d’oxyhémoglobine.
Puisque la majeure partie d’O2 qui se répand à l’intérieur du sang s’associe à l’hémoglobine, la PO2 du sang reste à la PO2 des alvéoles le temps que l’hémoglobine soit totalement saturée.
L’existence d’hémoglobine participe principalement en facilitant un grand volume d’O2 de se répandu à l’intérieur du sang.
Au sein des capillaires tissulaires, puisque l’O2 répand du sang dans les cellules, la PO2 Dans les capillaires tissulaires, comme l’O2 diffuse du sang vers les cellules, la PO2 du sang devient faible, il provoque la séparation de l'oxyhémoglobine, ainsi O2 se libère.
Le pH sanguin Dans un état sein, le pH du sang oscille entre 7,35 et 7,45. Lorsque le pH du sang s’affaiblit, la force de l’hémoglobine à s’unir à l’O2 chute, par conséquent le % de saturation de l’hémoglobine baisse. Ceci représente l’effet Bohr.
Par suite un important volume d’O2 est libre aux tissus.
C’est ce qui se produit pendant que les muscles sont en activité : ils rejettent à l’intérieur du sang un grand nombre d’ions H+ et de CO2 (lui-même pourvoyeur d’ions H+). Le pH du sang baisse, la force qu’a l’hémoglobine à s’unir à l’O2 chute, bon nombre de molécules d’O2 sont relâchées pour servir les cellules musculaires.
La température corporelle Au fur et à mesure que la température baisse, la force qu’a l’hémoglobine à s’unir à l’O2 croit, ainsi le % de saturation de l’hémoglobine croit, et vice versa. Dès lors, pendant la fraicheur, un petit volume d’O2 est relâché à l’intérieur des tissus localisés dans les zones du corps (parties découvertes ou superficielles). Par contre, pendant que les muscles sont en activité, ces derniers relâchent beaucoup de chaleur, lorsque le sang traverse l’intérieur des capillaires sa température devient plus grande, c’est donc ce qui est à l’origine du relâchement d’O2 et procure suffisamment d’O2 aux cellules musculaires en activités. c) Les différentes causes d’hypoxie L’absence totale d’O2 dans les tissus est connue sous le nom hypoxie.
Elle est causée par une forte diminution de PO2 rayant à l’intérieur du sang figurant à la sortie des capillaires pulmonaires, et ainsi à l’intérieur du sang artériel systémique.
Exemple : c’est la même chose pendant une le cas lors d’une mise en vue à une grande altitude, d’engorgement des canaux respiratoires (corps étrangers inhalés), d’existence de fluide à l’intérieur des poumons.
Le sang est pauvre en hémoglobine active.
Exemple : on observe cela au cours des hémorragies, une absence totale en fer, des troubles inflammatoires…
Elle est causée par une diminution de la vitesse ou un blocage du passage du sang lié à un dysfonctionnement de l’organe cardiovasculaire. Exemple : production d’un caillot à l’intérieur d’un vaisseau sanguin, dans cette condition les tissus exposés plus bas subirent l’hypoxie.
Les tissus accueil habituellement l’O2 pourtant ils ne sont pas capables de l’exploiter convenablement à cause de l’existence d’un corps toxique. Exemple : cas de l’empoisonnement au cyanure qui rend impossibles les mécanismes liés à l’exploitation de l’O2.
d) L’intoxication au monoxyde de carbone (CO) Le CO est un corps gazeux qui n’a ni de couleur ni d’odeur existant au sein des gaz d’échappement des automobiles la fumée produite par la cigarette. Il est également formé par la combustion de bois. À l’instar d’O2, ce dernier s’associe à l’hémoglobine, mais la force qu’à l’hémoglobine à s’unir au CO est 200 fois plus grande que celle par rapport à l’O2.
Alors, pour des pressions partielles toutes petites, le CO délocalise l’O2. Il en découle une hypoxie suite à une intoxication au CO.
Son éradication exige la prise d’O2 pure ou de l’O2 supérieur à la pression atmosphérique.
a) Le gaz carbonique dissous Le CO2 ayant disparu à l’intérieur du plasma équivaut à 10% du CO2 conduit au sang.
b) Le gaz carbonique lié à l’hémoglobine Le CO2 s’associe à la l’endroit riche de l’hémoglobine.
Elle est constituée d’hémoglobine et de CO2.
Elle constitue 30% du CO2 transféré au sang.
Cette association peut se produire dans le sens inverse, le CO2 étant capable de se lâcher à l’hémoglobine.
Influence de la pression partielle du CO2 dans le sang De la même manière que cela se passe avec l’O2, c’est uniquement les molécules de CO2 dissoutes à l’intérieur du plasma qui sont à l’origine de sa pression partielle.
Au fur et à mesure que la PCO2 s’élève, la production de carbhémoglobine augmente également, et vice versa. Au point des capillaires pulmonaires, le CO2 dissous répand du sang aux alvéoles, la PCO2.
Du sang diminue ce qui provoque la décomposition accélérée du CO2 de l’hémoglobine. Ce CO2 parcourt de nouveau, dans un état dissous, à l’intérieur du plasma ensuite entre à l’intérieur des alvéoles. Au point des capillaires tissulaires, le CO2 répand des tissus dans le sang, la PCO2 du sang croix et active la production de carbhémoglobine.
Influence du degré d’oxygénation de l’hémoglobine L’hémoglobine diminuer possède une force d’association plus élevée vis-à-vis du CO2 que l’oxyhémoglobine, par conséquent, si le degré d’oxygénation de l’hémoglobine s’affaiblir et mieux la production de carbhémoglobine s'accroît, c’est le phénomène observé pendant que le sang travers les tissus. Par contre, lorsque le sang passe à l’intérieur des poumons, parce qu’il y a production d’oxyhémoglobine, le CO2 se décompose aisément et rejoint les alvéoles grâce à la diffusion.
c) Les ions bicarbonates À peu près 60% du CO2 est conduit à l’état d’ions bicarbonates dans le plasma.
Le CO2 s’associe à l’eau pour produire de l’acide carbonique instable qui se dissout transforme en ions H+et bicarbonate :
CO2 + H2O <=> H2CO3 <=> H+ HCO3-réaction inverse acide carbonique ion bicarbonate Les ions H+ s’associent aux diverses substances, dont l’hémoglobine, pour assigner une limite à l’affaiblissement du pH du sang.
La pression partielle du CO2 dans le sang C’est l’élément premier.
Si la PCO2 est grande, il se produit l’ion bicarbonate et l’ion H+, c’est le phénomène qui se produit à l’intérieur des capillaires tissulaires. Si la PCO2 est faible, il se produit du CO2 décomposer et de H2O, c’est le phénomène qui se produit à l’intérieur des capillaires pulmonaires. Le degré d’oxygénation de l’hémoglobine L’hémoglobine diminue possède une force d’association aux ions H+ encore plus élevée que l’oxyhémoglobine, c’est le phénomène qui se produit à l’intérieur des capillaires tissulaires.
Par contre, à l’intérieur des capillaires pulmonaires, puisque l’hémoglobine absorbe la quantité maximale l'O2, sa force de s’unir aux ions H+ est réduite d’où le relâchement d’ions H+.
Ces derniers se transforment avec des bicarbonates afin de produire du CO2 qui se répand à l’intérieur des alvéoles pour être rejeté.
À ce niveau également, la venue d’O2 à l’intérieur du sang conduit l’élimination de CO2 du sang.
En résumé : en variant le pouvoir de l’hémoglobine à s’unir au CO2 et aux ions H+, la venue d’O2 à l’intérieur du sang provoque l’élimination du CO2 sanguin.
Ce phénomène est appelé effet Haldane.
Les agitations respiratoires sont cycliques, leur répétition incessante est à peu près 12 agitations par minute au sein d’un adulte au repos. Ils sont capables de s'accroître exponentiellement pendant une activité physique, la fièvre ou tout autre état pathologique. Par contre, ils s’affaiblissent au cours du sommeil.
Leur maîtrise se fait sans le consentement de la volonté et sollicite l’intervention d’un mécanisme nerveux automatique.
Lors d’exercices de parole ou de chant, notre volonté est capable de maîtriser nos agitations respiratoires, dès lors cette maîtrise ne peut avoir lieu si le CO2 du sang est trop grand.
Le noyau respiratoire bulbaire se trouvant à l’intérieur du bulbe rachidien produit des influx nerveux transportés par des nerfs vers les muscles inspiratoires.
Ils incitent leur resserrement afin que l’inspiration se réalise. Quand les influx nerveux ne viennent plus vers les muscles inspiratoires, ces derniers s’abandonnent et l’expiration se réalise.
Ensuite le nouvel influx nerveux trouve la possibilité d’aller jusqu’aux muscles inspiratoires et par suite un nouveau cycle respiratoire commence. Ce foyer respiratoire assure la fréquence principale de la respiration qui est gouvernée au repos par une inspiration à peu près 2 secondes et d’une expiration qui oscille autour de 3 secondes.
Le foyer respiratoire est scindé en centre inspiratoire et en centre expiratoire.
Il fixe le la fréquence principale de la respiration. Cette tâche découle de l’influence propre de ses neurones qui ont le pouvoir de se mettre en marche d’une manière naturelle suivant un rythme.
Il ne suscite pas de manière active l’expiration pendant une respiration parfaite au repos, cela signifie que ce dernier ne projette pas l’influx nerveux pour resserrer les muscles expiratoires.
Par contre, pendant des expirations sous contrainte, il projette des influx qui provoquent le resserrement des muscles expiratoires (abdominaux et intercostaux internes).
La respiration involontaire dans le cas courant peut toutefois subir un changement bien maîtrisé. Dans ces circonstances, des influx nerveux quittent du cortex cérébral et rejoignent tout droit les muscles respiratoires sans prendre par le foyer respiratoire bulbaire.
Dès lors, le pouvoir de couper la respiration est restreint par l’engorgement de CO2 et d’h+ à l’intérieur du sang, car du moment où ces substances s’accumulent à un moment, elles excitent avec force le foyer inspiratoire, et la respiration redémarre involontairement.
Le réflexe de Hering Breuer (ou réflexe de distension pulmonaire) Au sein de la paroi des bronches se localisent des récepteurs répondant rapidement à l’allongement des poumons.
Lorsque ces récepteurs sont allongés grâce à la prise du volume des poumons, ils transmettent des potentiels d’action ralentisseurs au centre de contrôle dans le système nerveux qui gère la ventilation pulmonaire, le phénomène d’entré d’air dans les poumons est stoppé entraînant la sortie de l’air des poumons. Ce mécanisme signale l’élargissement des poumons.
a) Les chimiorécepteurs On distingue 2 sortes de récepteurs chimiques répondant rapidement aux modifications de valeur de facteurs chimiques.
récepteurs sont plus sensibles à la concentration d’ions H+ contenus dans le fluide de la partie externe de la cellule de l’encéphale.
l’aorte et des carotides, ces récepteurs sont sensibles à la modification de la PCO2, de la PO2 et du pH dans le sang artériel de la grande circulation b) Les facteurs chimiques On note 3 facteurs chimiques qui actionnent ces récepteurs chimiques :
Lorsque la PO2 artérielle systémique est < à 60 mm Hg (maladie pulmonaire, altitude élevée, hypo ventilation) les récepteurs périphériques sont activés, ils agissent en actionnant le foyer respiratoire du bulbe rachidien. Il en découle une intensification de la ventilation, la quantité d’O2 entrant dans les alvéoles devient importante et par ricochet, conduit également à une élévation du PO2 artérielle.
Autant la PCO2 artérielle accentue, autant elle conduit à l’intensification de la ventilation et vice versa. Les chimiorécepteurs périphériques se font remarquer aisément aux changements successifs de la PCO2 artérielle. En réalité, ce sont les modifications relatives à la concentration en ions H+ qui conduiront à des modifications de la ventilation (cf. équilibre entre CO2, H+ et HCO3-).
extracellulaire de l’encéphale Les oscillations de concentration des ions H+ ne sont pas exclusivement subsidiaires aux changements de la PCO2, d’autres facteurs sont capables de s’interférer.
c) Applications cliniques Au cours d’un exercice physique intense, les muscles renvoient dans le sang une grande quantité d’acide lactique par conséquent une multitude d’ions H+, le pH est réduit. Pour le réinitialiser, la ventilation s'accroît. Dans ces circonstances, beaucoup de CO2 sortent entraînant le rétablissement du pH (cf. équilibre entre CO2, H+et HCO3-).
De ce fait, pendant que la concentration en ions H+ à l’intérieur le sang devient grand, la ventilation s’intensifie.
Lors de vomissements importants, l’acide chlorhydrique fournisseur d’ions H+ disparaît. Ainsi le pH dans le sang s'accroît. Pour le restituer à une valeur idéale, l’une des méthodes est de réduire la ventilation.
De ce fait, la quantité de CO2 sortant des poumons est réduite, la PCO2 s'accroît encore plus, de nombreux ions H+ sont évacués dans le sang, ainsi le pH commence à se rétablir (cf. équilibre entre CO2, H+ et HCO3-). De ce fait, lorsque la teneur en ions H+ au sein du sang artériel est réduite, la ventilation s’abaisse.
Les conduits aériens ont au sein de leurs parois des récepteurs capables de répondre à d’innombrables produits révulsifs.
Lorsque ces récepteurs sont stimulés grâce au mucus amassé, de la poussière, de la fumée de cigarette ou des vapeurs nuisibles, ils actionnent au niveau du centre respiratoire du bulbe rachidien.
Selon le niveau impliqué, le résultat est la constriction (bronchioles), de la toux (trachée) ou de l’éternuement (cavités nasales).
Il s’agit des réponses réflexes sécuritaires qui rendent aisé le rejet des produits révulsifs, loin des conduits respiratoires.
Une amertume subite et vive est capable de conduire à une apnée. Une amertume à longue durée, l’anxiété, la phobie rend la respiration plus rapide
Une élévation de la température du corps accroît la répétition incessante et régulière des agitations respiratoires, et vice versa. Une baisse de température subite entraîne une apnée.
Les propriocepteurs localisés au sein des muscles, les articulations et les tendons sont excités suite à l’agitation. Ils transfèrent donc des potentiels d’action excitateurs dirigés vers le centre inspiratoire du bulbe rachidien. Conclusion : pendant les travaux physiques, la respiration s'accroît bien avant que des déclinaisons de PO2, de PCO2 ou de pH artériel ne se réalisent.
Lorsque la pression de l’atmosphère s’abaisse en même temps que la hauteur est importante, la PO2 alvéolaire et de la PO2 artérielle de la grande circulation diminue.
La majorité des sujets qui atteignent très vite des hauteurs surpassant 3 000 m ont le mal des montagnes, crise liée à l’hypoxie.
4 mécanismes d’équilibres se déploient dans le but de fournir des volumes parfaits et satisfaisants d’O2 aux tissus :
l’organisme installe comme résultat à la grande hauteur.
L’érythropoïétine, issue des reins, est une hormone commandant le déclenchement de la production des hématies.
Lorsque la PO2 artérielle de la grande circulation est réduite, l’hypoxie sur les reins déclenche la production de cette hormone à l’origine de l’accroissement de la synthèse des hématies.
Ce mécanisme prend fin approximativement 3 semaines après.
l’élargissement de l’aire de propagation de l’O2 dans l’espace délimité par le sang et les cellules.
Il s’agit d’un mécanisme acquis à longue durée (plusieurs mois).
l’origine de l’accroissement du taux d’O2 solubilisé dans le sang et réciproquement, accessible aux tissus Cette acclimatation n’est pas sans conséquence.
Par illustration, l’accroissement du taux hématie accroît l’épaississement du sang, cautionnant à l’endroit de certaines personnes la mise en place de thrombose (caillot) et principalement provoque dans la zone du cœur une activité qui s’ajoute épuisant pour l’organe.
Au cours de l’activité physique, les muscles fonctionnels utilisent un fort taux d’O2 et fabriquent assez de CO2.
La respiration se conforme en tendant vers une intensité plus grande et plus ou moins accélérée.
Cela ne se rattache ni à la PO2 artérielle, ni à la PCO2 artérielle, ni à la teneur des ions H+.
Observations :
s’accroît strictement de manière convenable à l’utilisation d’O2 par les cellules.
alvéolaire assure la suppression de CO2 produit dans les brefs délais
muscles est moins assez afin de changer le pH et par conséquent rendre plus clair l’accroissement de la ventilation.
Sur ceux-ci, la ventilation s'accroît soudainement en un laps de temps déjà au commencement de l’activité physique et réduit aussi soudainement quand l’activité a pris fin.
Ces modifications sont assez précipitées afin d’être rendues plus claires suite à des changements des éléments chimiques du sang.
Hypothèses habituellement admises :
respiratoires par le cortex
aldostérone. L’aldostérone intervient à l’équilibre hydroélectrolytique en opérant sur les teneurs en Na+ et en K+ dans le sang.
minuscules caillots du sang synthétisés à l’intérieur de la grande circulation. Module 3 L’alimentation outil de santé
L’alimentation comme outil de santé : nourrir le terrain, individualiser, accompagner.
Bio Nutrition
En naturopathie, on considère que la santé est associée à l'état de notre terrain. Cette dernière repose en grande partie sur notre régime alimentaire et notre milieu. Ce que nous absorbons et qui risque de détruire nos terres menace forcément notre santé.
Aussi, plus importantes, nombreuses et répétées sont les causes de dégradation, plus grand est le risque d'être "malade". D'où l'intérêt de bien connaître ces causes pour éviter de multiples maladies.
De nos jours, la plupart des causes de maladies, qui sont directement liées à l'alimentation, sont les suivantes : oubli des grands principes de l'alimentation humaine spécifique, suralimentation, fermentation intestinale et putréfaction, auto-intoxication, accumulation de surcharge d'organes d'élimination déficients. Ce cours permet de mieux connaître et mieux comprendre les principes de base de la nutrition et les principes d'une saine alimentation. Ce savoir est essentiel pour appréhender et rendre à la nutrition son rôle essentiel dans la protection, le mode de vie et la santé.
Etat des lieux Tous les travaux épidémiologiques tendent aujourd'hui à souligner la forte augmentation des "maladies de civilisation" depuis une cinquantaine d'années. Obésité et surpoids : L'obésité est aujourd'hui considérée par l'OMS comme une réelle et véritable épidémie internationale (1,6 milliard de personnes en surpoids dans le monde, dont 400 millions de personnes obèses).
La France compte en 2009 près d'un tiers de la population adulte en surpoids, dont 14,5 % d'obèses (IMC > 30, chiffre x 2 en 10 ans, IMC > 35, a plus que doublé en 10 ans). Par ailleurs, 25 % des 25-34 ans sont en surpoids, dont 10 % sont obèses.
Les enfants sont les plus touchés, puisque 16 à 17% d'entre eux sont en surpoids, contre seulement 5% en 1980.
Diabètes: Le diabète : Le diabète du type 2, qui est une conséquence immédiate du surpoids, est en progression constante (il touche 2 millions de Français) et affecte de plus en plus les jeunes.
Maladies cardio-vasculaires : Les maladies cardiovasculaires : En partie une conséquence du surpoids. 1ère source de mortalité dans les pays européens (170 000 décès/an en France).
Cancers : Les cancers : On traite de plus en plus de cancers et, dans le même temps, le plus grand nombre de nouveaux cancers est en hausse. Les statistiques prévoient qu'une personne sur deux souffrira d'un cancer au cours de sa vie. On sait aujourd'hui que 40 % des cancers peuvent être évités par l'alimentation et 30 % par la mastication.
Maladies inflammatoires : Les maladies inflammatoires : Elles sont de plus en plus fréquentes et affectent divers organes et tissus (estomac, intestins, poumons, reins, vessie, articulations : arthrite, polyarthrite). Maladies digestives : Les maladies digestives : Dyspepsie, ballonnements, diarrhée, constipation, maladie de Crohn, rectocolite hémorragique sont aussi en augmentation ; Allergies : Allergies alimentaires, allergies aux additifs alimentaires. Maladies auto-immunes et maladies neuro-dégénératives : Sont de plus en plus fréquentes, parfois pour des raisons inconnues, comme par exemple la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson, la sclérose en plaques ... Comment en est-on arrivé là ?
Les principaux facteurs sont :
industriels
céréales complètes
acides gras mono- ou polyinsaturés, pauvres en acides gras oméga 3 et oméga 9 au profit des huiles et margarines raffinées chargées en acides gras trans.
Sans oublier la hausse de la sédentarité et du stress.
En somme, nos comportements alimentaires ont plus changé au cours des 50 dernières années qu'en 5000 ans ! Et notre organisme n'a pas eu le temps de se préparer aux évolutions rapides de la nourriture contemporaine : raffinage, additifs, modes de cuisson, perte des références culinaires ancestrales, manque de temps.
Conséquences Ces changements sont propices à la croissance :
De la glycémie et donc de la production d’insuline.
Des acides gras saturés, des acides gras trans (graisses hydrogénées) et des oméga 6 dans le sang et les organes.
De l’intoxication chimique (pesticides, herbicides, additifs, métaux lourds) et a pour conséquence :
-La production et le stockage des matières grasses et donc le surpoids et l'obésité.
-Augmentation de l'acidité du sol naturel et donc l'inflammation, la prolifération des cellules pré ou cancéreuses, la douleur.
La pollution de l'organisme par une accumulation de toxines et donc la dégénérescence, la fatigue, le stress, la dépression.
Les solutions Elle ne peut provenir que d'une sensibilisation et d'une transformation de nos comportements alimentaires et de nos modes de vie inappropriés, puisque la santé repose sur les cinq piliers d'Hippocrate.
A- Qu'est-ce que la nutrition ?
Selon le dictionnaire Larousse:
“Ensemble des processus d’assimilation et de dégradation des aliments qui ont lieu dans un organisme, lui permettant d’assurer ses fonctions essentielles et de croître.” La nutrition est devenue une discipline qui étudie les aliments et leur utilisation par l’organisme.
B- À quoi cela sert de se nourrir ?
Dans un premier temps, la cellule fécondée est alimentée par le sang de la mère, qui lui apporte les éléments nutritifs indispensables à son épanouissement et à son bon fonctionnement. Ensuite, l'adulte a aussi besoin de se nourrir pour substituer à la matière usée une matière riche en énergie essentielle. Ces matières sont composées d'éléments organiques (carbone, oxygène, azote, hydrogène) et de nombreux éléments minéraux.
Chaque organisme vivant a donc besoin de se nourrir (carburant) pour vivre et apporter des éléments nutritifs qui vont nourrir les organes, les tissus, les cellules et leur permettront de fonctionner de manière optimale.
Chaque individu a en effet besoin de nourrir son corps et son cerveau pour pouvoir bouger, pour pouvoir agir, pour pouvoir avoir une activité cérébrale et intellectuelle.
C-Comment se nourrir ?
Il existe différentes façons de s'alimenter en tenant compte de sa culture, de son environnement et de ses choix philosophiques. Ainsi, de nombreux Indiens ne consomment pas d'animaux et vivent très bien.
D- Les nutriments Les nutriments sont les ingrédients de base de la nourriture. Nous avons :
Caractéristiques
sucres), fructose (sucre des fruits), lévulose (miel).Qui sont directement assimilables, sans digestion enzymatique
saccharose (glucose + fructose), le maltose (2 molécules de glucose), le lactose (sucre du lait composé de glucose + galactose)
(jusqu’à 150 molécules de glucose).
b) Rôle et besoins
* La calorie correspond à l’unité de chaleur et d’énergie d’un aliment. La valeur énergétique d’un aliment est exprimée en Kcal. 1 Kcal = 1000 calories.
L’unité d’énergie s’exprime aussi en joule : 1 calorie = 4,18 joules. c) Les principales sources
d) Recommandations Favoriser les sucres non raffinés et les cultures céréalières Prendre en compte le taux de glycémie, surtout lorsqu'il y a un problème de surpoids ou de diabète.
Il faut éviter les sucres raffinés et les céréales qui :
(Augmentation du taux de sucre et d'insuline dans le sang)
e) Notion d’index glycémique (IG) L'IG est la capacité plus ou moins élevée d'un aliment à faire augmenter la glycémie (teneur en glucose du sang) et donc l'insuline.
L'insuline est l'hormone qui fait baisser le taux de sucre dans le sang et qui facilite le maintien des graisses.
Nous avons :
Les aliments à IG élevé : >70 Les aliments à IG moyen: entre 55 et 70 Les aliments à IG faible : < 55 Un aliment à IG élevé fera augmenter davantage le taux de sucre dans le sang qu’un aliment à IG faible.
Aliments à IG élevé à éviter Le glucose, le pain blanc, le riz blanc, les pâtes blanches, les céréales du petit déjeuner, les fécules de pommes de terre, l’amidon de maïs, les frites, les chips, les colas, sodas, biscuits, viennoiseries, confiseries, sucre blanc, confitures, pizzas, hamburgers … Aliments à IG modéré à privilégier Le pain complet ou semi complet, céréales complètes ou semi complètes (riz, pâtes : inconvénient, la cuisson), les légumineuses (lentilles, haricots : inconvénient, la cuisson), les fruits et légumes entiers.
a) caractéristiques Les éléments de la construction sont :
-Les protéines sont constituées de centaines, voire de milliers d'acides aminés, dont 9 sont essentiels, autrement dit, ils sont fournis par l'alimentation parce qu'ils ne peuvent pas être synthétisés par l'organisme. -Le tryptophane, par exemple, un pionnier de la sérotonine, est un AA indispensable dont la carence peut être responsable de troubles de l'humeur et de dépression.
Acides aminés indispensables et non indispensables
aspartique
Méthionine*
glutamique * acides aminés indispensables. Source : lanutrition.fr b) Rôles et besoins Les protéines se révèlent indispensables pour la fabrication des tissus (muscles, os, organes, etc.), la régénération des cellules, le bon fonctionnement des organes, la production d'enzymes, d'hormones.
Les protéines fournissent 4 Kcal/g Besoins : 15 à 20 % de la consommation énergétique quotidienne c) Les principales sources
*Ces céréales et légumineuses sont déficitaires en plusieurs acides aminés essentiels, d'où le besoin de les associer pour les personnes végétariennes et les végétaliens afin de prévenir les carences. Les céréales ont une teneur limitée en lysine, les légumineuses en méthionine.
d) Recommandations
sachant qu'il y a environ 20g de protéines dans 100g de viande.
Phénylalanine* 13 - Thréonine*
(* chez le nourrisson) 4 - Leucine*
Asparagine
5 - Isoleucine* 10 - Tryptophane* 15 - Glutamine
oléagineuses pour prévenir les carences en acides aminés essentiels.
a) caractéristiques Sont les graisses composées d’acides gras.
2 catégories d’acides gras existent :
animales mais aussi dans quelques graisses végétales (huile de palme, huile de coprah)
graisses végétales mais aussi dans certaines graisses animales :
d’olive)
doubles liaisons) et dérivés
3 doubles liaisons) et dérivés (EPA acide eicosapentaénoïque et DHA acide docosahexaénoïque, que l’on trouve dans les poissons gras, algues et plancton, utiles à l’organisme et particulièrement au fonctionnement du cerveau).
raffinées et les margarines.
b) rôles et besoins
cellules
9 Kcal/g
chaque jour
système nerveux c) Les principales sources
d) Recommandations Favorisez:
la consommation d'huiles riches en acides gras mono et poly-insaturés : oméga 9, oméga 6 et oméga 3, idéalement huiles vierges, obtenues par première pression à froid.
Huile d’olive (oméga 9), huile de colza, de noix (bon rapport oméga 6/oméga 3) Poissons gras : sardine, maquereau, rouget, saumon, thon.
Evitez :
L’huile de tournesol, de soja, les viandes, les laitages et fromages d’origine industrielle (leur rapport oméga 6/ oméga 3 varie de 15 à 30, voire plus alors qu’il ne devrait pas dépasser 5 ou 6) favorise l’inflammation, la multiplication cellulaire et le stockage des graisses.
Évitez également les margarines. Elles sont très riches en acides gras saturés, en acides gras hydrogénés (acides gras trans) et en oméga 6. Tableau de la composition des huiles les plus courantes
a) Qu’est ce que c’est ? A quoi ça sert ? Où les trouve-t-on ? Huiles et autres matières grasses.
(en g/ 100g) A G Saturés (AGS) AG mono insatu rés (AGMI ) AG poly insaturés Oméga 6 (OM6) AG poly insaturés Oméga 3 (OM3) Rap port omé ga 6 / omé ga 3 Huile de tournesol 13 22 65 0 Huile d'arachide 21 54 25 0 Huile de maïs 17 29 53 1 53 Huile de soja 16 20 58 6 9,6 Huile d'olive 15 75 9 1 9 Huile de colza 9 60 22 9 2, 4 Huile de noix 11 18 58 13 4,4 Beurre 51 29 2 1 Graisse d'oie 28 59 10 1 10 Ref.
Manuel pratique de nutrition de Jacques Médart, Ed de Boeck Il s'agit de substances que le corps ne peut pas synthétiser et qui sont pourtant nécessaires à la croissance et au bon fonctionnement de l'être humain. Il y a 13 vitamines répertoriées, 9 hydrosolubles (vitamines des groupes B, C) et 4 liposolubles (A, D, E, K).
pourquoi il est important d'avoir une alimentation diversifiée et adéquate pour répondre à tous les besoins de notre corps.
liposolubles et les vitamines hydrosolubles.
Vitamines liposolubles Vit A (rétinol) et carotène
favorise la fabrication d'hormones et de membranes cellulaires. Elle participe au processus de désintoxication hépatique.
sèche, hyperkératose), des muqueuses (ulcérations bronchiques, digestives, oculaires), des troubles de l'ossification et une diminution de la résistance aux infections.
fruits et légumes colorés (carottes, abricots...).
Vit D
l'os. Elle participe au mélange phosphate-calcium, à la croissance et à la maturation osseuse. Régularise les contractions musculaires.
La vitamine D est synthétisée par la peau sous l'effet du soleil, qui est donc son fournisseur principal.
Vit E
membranes cellulaires en bloquant leur liporéoxydation. Il prévient le vieillissement des cellules et des tissus.
amandes, noisettes, noix, pistaches, arachides, beurre, mangue, pêche, épinards, brocolis, tomate, poivre, céréales, beurre, fromage, oeufs. Vit K
coagulation.
Synthèse endogène majeure par la flore intestinale du grêle terminal - Pas de déficit chez l'adulte. Chez les nouveau-nés, la carence peut exister en raison de la flore immature.
Vitamines hydrosolubles Vit C
le système immunitaire. Protection contre les maladies cardiovasculaires, certains cancers (de l'estomac) et combat le vieillissement de la peau.
Il est détruit par la chaleur.
Vit B
par leur composition et leur fonctionnement.
Vit B1 Il participe au fonctionnement du système nerveux et des mécanismes de la mémoire. Il joue un rôle dans l'activité musculaire et myocardique. poids, des signes cardiaques ou neurologiques.
Se produit dans la viande, le foie, les reins, les fruits secs, le pain complet, les œufs, les pommes de terre, le riz complet.
Vit B2 Agit sur les réactions d'oxydation-réduction de l'organisme. Les carences se manifestent par des lésions de la peau et des muqueuses : lèvres luisantes, rouges et sèches, cataractes, séborrhée.
Se trouve dans le foie, le fromage, les œufs, la viande, le lait, le yaourt, le pain complet, les asperges, les brocolis, les choux de Bruxelles. Vit B3 Participe également aux réactions d'oxydation-réduction de l'organisme. Les déficiences se traduisent par des troubles généraux :
(asthénie, anorexie), cutanés (érythème douloureux), digestifs (stomatite, glossite, diarrhée, gastrite) et neurologiques (douleur, dépression, anxiété). Les insuffisances se manifestent par des troubles généraux (asthénie, anorexie), cutanés (érythème douloureux), digestifs (stomatite, glossite, diarrhée, gastrite) et neurologiques (douleur, dépression, anxiété). Source endogène (synthèse intestinale à partir du tryptophane) et alimentaire (thon, sardine, viande, poisson, champignon, pain complet, fromage, yaourt, légumes verts).
Vit B5 Favorable à la croissance et à la solidité de la peau et des muqueuses. Elle est indispensable au métabolisme des glucides, des lipides et des protéines et elle participe à la synthèse de certaines hormones. La vitamine B5 est éliminée par la chaleur en solution aqueuse.
Le déficit en verre B5 est exceptionnel.
Origine : particulièrement dans le foie, le jaune d'œuf, les reins, les arachides, les champignons, le fromage, la viande, le poisson, les produits laitiers, mais on la retrouve dans la plupart des denrées alimentaires.
Vit B6 Intervient dans le processus de métabolisme des acides aminés et dans la synthèse de la sérotonine à partir du tryptophane. On pense qu'il a un rôle de prévention dans le déclenchement des maladies cardiovasculaires. La carence conduit à des manifestations neurologiques (fatigue, insomnie, dépression et troubles thymiques), dermatologiques (inflammation des commissures des lèvres, gloss, stomatite) et métaboliques (maladies cardiovasculaires). Il existe des déficits chez les alcooliques chroniques et lors de la prise de contraceptifs oraux (augmentation du métabolisme du tryptophane).
Origine : foie, reins, viande, poisson, haricots, lentilles, bananes, avocat, pomme de terre.
Vit B8 Intervient dans le métabolisme des glucides, des lipides et des protéines. Carence rarissime.
Origine : largement répandue dans les aliments et en partie synthétisée par la flore intestinale.
Vit B9 (acide folique) Les Folates participent à la synthèse de la purine, des bases pyrimidines, les composantes de l'ADN. Ils jouent un rôle primordial lors de la croissance cellulaire, en particulier lors de l'hématopoïèse.
Les exigences en la matière peuvent être accrues lors de la prise de contraceptifs oraux, du tabagisme ou d'une forte consommation de boissons alcoolisées. Carences : se manifestent chez les personnes âgées, les patients gastrectomisés, les femmes enceintes.
Elle peut se manifester par une anémie, des troubles neurologiques non spécifiques, des troubles digestifs et pendant la grossesse par un avortement ou une malformation du tube neural chez le fœtus.
Source : foie, épinards, cresson, mâche, melon, légumes secs, céréales complètes, pain complet, fromage, fruits, viande, œufs, carottes, concombre, asperges Vit B12 Elle intervient dans le métabolisme des acides aminés, des acides nucléiques, des neuromédiateurs et intervient dans la division cellulaire (érythrocytes).
Carence : possible, quand apports insuffisants (végétalisme) ou déficit d’absorption ou troubles digestifs. Peut se manifester par une anémie mégaloblastique. Les végétaux ne contenant pas de vit B12, les végétaliens courent un risque important de carence.
Source : foie de veau, de génisse, rognons, huître, foie de volaille, moule, poissons gras, lapin, viandes, autres poissons, fromages. Les vitamines présentes dans l'alimentation sont en quantités variables. D'où la nécessité d'avoir une alimentation variée et suffisamment riche pour couvrir tous les besoins de notre corps.
a) Caractéristiques Les minéraux ne constituent pas une source d'énergie, mais ils sont indispensables à la vie et au bon fonctionnement de l'organisme. On trouve parmi eux des minéraux aux exigences élevées, des macro-éléments tels que le sodium, le potassium, le calcium, le magnésium et le fer et ceux aux caractéristiques plus faibles, des oligo-éléments tels que l'iode, le fluor, le zinc, le sélénium, le lithium, le cuivre, le cobalt.
b) Rôles et besoins Les minéraux ont non seulement un rôle plastique dans la formation du squelette et des dents, mais aussi un rôle à jouer dans les différents métabolismes où ils agissent comme catalyseurs (c'est-à-dire comme facilitateurs) de nombreuses réactions enzymatiques et du métabolisme hormonal.
c) Principales sources Les minéraux et oligo-éléments se trouvent en quantité variée dans les aliments : lait, œufs, fruits et légumes (non pelés), céréales complètes, oléagineux, cacao. Il est donc important d'avoir une alimentation diversifiée et suffisante pour couvrir tous les besoins de notre corps.
a) Caractéristiques et rôle L'eau est une boisson essentielle à la vie. Elle constitue près de 70 % du poids du corps humain. Elle est très présente dans la plupart des aliments, jusqu'à 90 % du poids des fruits et légumes.
L'eau du robinet est qualifiée de potable si elle est conforme aux règles en vigueur. Mais elle est susceptible de contenir de nombreuses substances à éviter: nitrates, chlore, sels d'aluminium, cuivre, plomb, fibres d'amiante rejetées par les tuyaux en amiante-ciment.
Les eaux minérales renferment des sels minéraux en quantités variables. Boire constamment de l'eau minéralisée alourdit les reins et évite à l'organisme de se nettoyer, en prenant les déchets métaboliques des cellules et en les évacuant par l'urine.
En fait, une eau qui est trop riche en minéraux réduit son effet osmotique et exerce une surcharge sur l'organisme. Ce sont les aliments qui nous minéralisent, et non l'eau. L'eau est conçue pour se laver et faciliter les changements.
Les eaux minérales ne sont utilisables qu'en cure, à des fins thérapeutiques, pour une durée limitée (1 ou 2 semaines, en cure ou à domicile). Les eaux de source sont pauvres en minéraux, elles apportent les minéraux nécessaires (calcium, magnésium) en une quantité raisonnable et se boivent chaque jour. Elles aident l'organisme à mieux évacuer les toxines et à lutter contre la surcharge minérale, source de fatigue rénale.
Parmi les eaux qui répondent à ces critères, citons Mont Roucous, Queen's Dew, Volcania, Crossroads Mountain Water, Montcalm.
L'eau est utilisée pour hydrater (tissus, organes, cellules), pour le transport des denrées alimentaires et des nutriments vers les tissus et pour évacuer les toxines et les résidus de l'organisme sous la forme de vapeur d'eau par l'expiration, l'urine, les matières fécales et la transpiration.
Carences : quand le cerveau manque d'eau, il montre des signes de fatigue. Quand une cellule manque d'eau, elle vieillit et meurt. Le manque croissant d'eau dans les cellules est un signe de vieillissement.
b) Besoins et principales sources Les boissons : généralement de 0,5l à 1,5l / jour en fonction de l’alimentation, l’exercice physique, le climat,…
Les aliments : entre 0,5 et 1 litre / jour (eau vitale) L’eau métabolique : entre 200 et 300 ml / jour, provenant de l’oxydation des glucides, des lipides et des protéines L'eau est l’unique consommation essentielle de notre corps. Attention: les boissons sucrées (toniques, sodas, colas, limonades, etc.) renferment une quantité importante de sucres simples. Elles ne remplacent pas l'eau de boisson.
D’ALIMENTS Le choix d'aliments particulièrement riches en déchets métaboliques facilite l'apparition de maladies. Il est donc préférable de choisir des aliments les moins encrassants et une charge vitale maximale.
A- Parmi les Glucides
Les meilleurs sont ceux qui ne renferment que du glucose ou lévulose: ils ne nécessitent pas d'énergie pour être digérés mais ne procurent pas de chaleur : pomme, poire, cerise. Miel = 50% de glucose / 50% de lévulose. Les fruits à saccharose apportent un peu de chaleur grâce à la transformation du saccharose en glucose (raisins, dattes). Les fruits cuits qui sont moins acides peuvent être consommés en plus grande quantité.
On distingue parmi les fruits :
Des fruits aqueux : riches en eau, sucre (fructose), vitamines, antioxydants, minéraux, enzymes et fibres. Ils sont faibles en calories. Plus ou moins acidifiants.
Il faut éviter de combiner les fruits et les féculents dans un même repas (les consommer bien loin de la fin du repas). En règle générale, il est recommandé de manger des fruits en dehors des repas, idéalement vers 17 heures. Exemples : pomme, poire, orange, melon, pastèque, pêche, abricot, fraise, ananas, mangue, kiwi ...
Les fruits Amylacés : contiennent essentiellement des glucides. Ils sont très nourrissants. Exemples : bananes, châtaignes. À déguster très mûrs. Il faut éviter de les combiner avec un repas riche en féculents.
Les fruits secs : riches en sucres (75% pour les dattes ), en minéraux et en fibres. Élevé en calories. Étant riches en sucres simples, il est recommandé d'éviter de les associer à des féculents, qui contiennent des sucres complexes très longs à digérer. Exemples : raisins, dattes, pruneaux, figues, abricots, bananes.
Fraîche (verte ou colorée) : riche en eau, vitamines, antioxydants, minéraux, enzymes, fibres. Sont alcalinisants. Exemples : haricots, épinards, salades, tomates, ail, oignons, concombres, courgettes, aubergines, poivrons, carottes, navets, salsifis, asperges, choux-fleurs, brocolis, choux, choux de Bruxelles, fenouil, bettes à carde, herbes aromatiques.
Les racines ou tiges sucrées : betterave, céleri-rave, carotte, salade, petits pois, artichaut : elles contiennent des sucres directement dégradables (6 à 7% de sucre).
Fécule : pommes de terre, patates douces, châtaignes, topinambours. Ils sont riches en glucides (amidon), fibres, minéraux, vitamines (groupe B).
Sans gluten : riches en glucides (amidon), protéines, fibres, minéraux, vitamines (groupe B) lorsqu'ils sont complets.
Exemples : riz, sarrasin, maïs, quinoa, millet, fonio. Les céréales contenant de l'amidon apportent de la chaleur en raison de la lenteur de la digestion, elles doivent être mangées cuites.
Avec gluten : riches en glucides (amidon), fibres, minéraux, vitamines (groupe B) lorsqu'ils sont complets.
Exemples : blé, orge, avoine, seigle, épeautre, petit épeautre. À ne pas utiliser pour des raisons d'intolérance au gluten et d'inflammation. Les céréales germées sont sans gluten.
Riches en hydrates de carbone (amidon), en protéines (jusqu’à 20 ou 30%), en fibres, en minéraux, en vitamines (groupe B).
Par exemple : lentilles, pois chiches, haricots, soja.
Ils n’ont aucune valeur nutritive.
(sucre blanc ou caramélisé).
Sont composées d’un mélange d’amidon, de glucose, de graisse, d’œufs et de lait sont très indigestes.
B- Parmi les protides Les protides ou protéines sont les nutriments qui apportent l’azote indispensable à l’organisme.
Ils sont très riches en protéines (~20%) et en lipides (jusqu'à 54% pour la pistache), en minéraux, en enzymes, en vitamines et en fibres. Ils sont donc très riches en calories. Se mélangent très bien avec les farines. Exemples : amandes, noisettes, noix, pistaches, noix de cajou, noix du Brésil, cacahuètes mais également olives et avocats.
Ce sont des aliments riches en protéines, faciles à digérer. Exemples : huîtres, praires, Saint Jacques
a) Le lait / le caillé Constitue un aliment complet, normal, nutritif et indispensable à la croissance des jeunes enfants. Apporte environ 50 g de lactose (sucre du lait), 35 g de protéines, environ 40 g de graisses et 10 g de sels minéraux par litre de lait. Le lait est parfois "toxique" chez l'adulte, en cas de déficit ou d'absence de lactase. La consommation de lait caillé est préférable car plus digeste. b) Les laitages Le yaourt occupe une place importante, il a une assez bonne réputation dans le grand public et dans toutes les tranches d'âge, sauf pour les nourrissons, car il est trop acide. C'est une source importante de glucides, de protéines, de lipides, de minéraux et de vitamines (A, D). Sa consommation a explosé au cours des 20 dernières années pour atteindre actuellement une moyenne de 8 kg/personne/an. La plupart des naturopathes le considèrent comme un décalcifiant. a) Les fromages Ils sont produits à partir du lait, sont riches en protéines (20 à 28%), en lipides (> 25%) et en minéraux. Leur teneur en calories est très élevée (200 à 400 Kcal/ 100g). Mieux tolérées que le lait. Le fromage est d'autant plus digeste qu'il est frais et contient moins d'acide urique.
Ils constituent une bonne source de protéines (de haute qualité) et des acides gras de qualité. Les acides aminés sont réunis et en bonne quantité. Pour obtenir une bonne digestibilité et une assimilation optimale, faites-les cuire le moins possible, le jaune doit être liquuide et le blanc cuit. (mous ou en coquille).
Ils sont une bonne source de protéines :
15 à 30g de protéines/100g. Elles sont très riches en iode, en vitamines B et E, et en acides gras polyinsaturés (oméga 3).
Poissons gras : riches en oméga 3 : Le thon et le saumon sont des poissons très riches en oméga 3 mais ils sont de gros poissons en bout de chaîne alimentaire et qui concentrent de nombreuses molécules toxiques (métaux lourds) dans leur chair. A manger avec modération. Les poissons de taille plus modeste (sardines, maquereaux, rougets, anchois) sont les plus riches en oméga 3 et beaucoup moins pollués.
Poissons maigres : chair blanche, teneur élevée en protéines, faible en calories On peut manger du poisson gras ou maigre cru. Toutefois, la digestion est plus aisée lorsque le poisson est associé à du citron. Il est donc préférable de consommer du poisson maigre et cuit.
Le poulet, dinde, lapin, veau ont 2 à 10g de graisses /100g de viande. Apportent 15 à 20g de protéines / 100g. Il est à souligner que le lapin est principalement riche en purines.
Riches en protéines et également en purines, surtout le soja. Exemples : lentilles, fèves, pois, soja.
Plus une viande est rouge, plus sa teneur en acide urique est élevée. Les Viandes rouges telles que le bœuf renferment 15 à 20g de protéines et 10 à 20g de graisses/100g de viande. Les viandes riches en graisses comme le porc et le mouton, qui renferment 20 à 30 g de graisses pour 100 g de viande, sont également à limiter.
Ils sont riches en purines. Exemples : cœur, foie, rognons, cervelles, tripes
Ils sont très riches en purines qui se changent en acide urique, en particulier le homard. Avec modération.
Pour un même poids de matière, ils renferment 50 fois plus de purines que la viande rouge. La levure et les champignons appartiennent à la même famille, mais le champignon est beaucoup moins riche en protéines (3 à 5 % contre la levure).
Les charcuteries sont des produits de viandes transformées et sont à supprimer. Ces produits sont considérés comme dangereux pour notre santé par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ainsi que la viande rouge. C- Parmi les lipides
Comme les avocats, les olives noires
Favorisez les huiles biologiques, issues d'une première pression à froid. Préférez les huiles riches en acides gras insaturés. Se référer à l'ouvrage de Catherine Kousmine sur le sujet .
Doit être mangé cru et frais. Il devient toxique (acroléine) s’il est cuit .
Produite à partir d’huiles, c'est à partir d’un procédé chimique de transformation. Elle est également peu riche en acides gras saturés que le beurre. Riches en graisses hydrogénées ou AG trans, toxiques
En effet, les poissons gras sont très riches en acides gras insaturés (oméga 3). Ces graisses sont avantageuses si le poisson est consommé cru. Si le poisson est préparé, les graisses sont moins digestes. En principe, le saumon cru se déguste en 2 heures, le saumon poché, rose avec l'arête en 4 heures et le saumon rôti en 8 heures.
Pour être en bonne santé, il est donc souvent nécessaire de revoir nos habitudes alimentaires en donnant la priorité aux aliments les plus sains, ceux qui sont les plus appropriés à nos besoins physiologiques.
A- Notion d’équilibre acido-basique
Pour bien fonctionner, notre corps a besoin de se trouver dans une zone de pH équilibrée, ni trop faible - c'est-à-dire acide - ni trop forte - c'est-à-dire basique. En état physiologique, le corps épure régulièrement les acides produits par le métabolisme, de manière à maintenir l'équilibre nécessaire à son bon fonctionnement et à la bonne santé de l'organisme De nos jours, une alimentation qui favorise les céréales raffinées, les protéines animales et les sucres raffinés, ainsi qu'un style de vie plutôt axé sur la sédentarité et le stress, constituent un apport quotidien important d'acides, que nos systèmes d'élimination ne parviennent plus à gérer, favorisant l'acidose et la déminéralisation des tissus.
Ainsi, cette acidité de l'organisme peut entraîner des troubles tels que : fatigue, nervosité, dépression, douleurs, sensibilité aux infections, acidité gastrique, calculs rénaux et vésicaux, sécheresse et irritations cutanées, mycoses, cheveux et ongles dévitalisés, troubles musculaires (crampes), troubles osseux (ostéoporose), inflammations articulaires, intestinales et génito-urinaires. Mesure de l’acidité du milieu intérieur Le pH constitue l'unité de mesure de l'acidité ; sur une échelle de 0 à 14, 7 correspond à la neutralité, c'est-à-dire à un équilibre entre les acides et les bases. Le sang est généralement légèrement basique, avec un pH compris entre 7,35 et 7,45. Lorsque le pH est inférieur à 7 (0-7), il est acide, lorsqu'il est supérieur à 7, il est basique (7-14).
pH= 0 Acide pH=7 Basique pH= 14 pH = 7,35 Pour apprécier l'acidose, on peut surveiller le pH de l'urine à l'aide de bandes de papier réactif (papier pH, disponible en pharmacie). Effectuez la mesure plusieurs fois par jour pendant 15 jours consécutifs ; si le pH reste régulièrement inférieur à 7, cela montre que l'urine est trop chargée en déchets métaboliques acides. Un milieu trop acide conduit à un déséquilibre appelé acidose chronique.
Pour rappel, l'indice PRAL (Potential Renal Acid Load) permet de mesurer la charge acide ou basique d'un aliment. La teneur en PRAL dépend de la quantité de minéraux acides (chlore, soufre, phosphore) et de minéraux basiques (calcium, magnésium, sodium, potassium) fournie par 100 g d'un aliment, en tenant compte de son coefficient d'absorption intestinale. Si la teneur en PRAL est supérieure à 0, l'aliment est acidifiant, si elle est inférieure à 0, l'aliment est alcalinisant. Pour les aliments neutres, le PRAL est égal à 0.
Cependant, ne prenez pas cette mesure à la lettre et ne vous basez pas simplement sur une logique numérique : le niveau d'acidité dépendra de l'association de cet aliment avec d'autres, du moment de la journée de consommation, du tempérament de la personne et de la qualité de la digestion (facteur primaire).
Le milieu acidifié peut être corrigé par une modification de l’alimentation a) En réduisant les aliments acidifiants (générateurs d’acides),
b) En augmentant les aliments alcalinisants Fruits, légumes, noix, graines, épices, aromates qui sont riches en potassium, pourvoyeurs de bases nécessaires (bicarbonate de potassium) à la neutralisation des acides.
c) En améliorant la digestion (facteur le plus important) La mauvaise digestion est une cause majeure d’acidification du corps.
En effet, la digestion débute dans la bouche avec les enzymes salivaires, dont la ptyaline, qui assure une digestion partielle des amidons, d'où la nécessité d'une bonne mastication.
La ptyaline fonctionne à un pH légèrement basique.
Le processus se poursuit dans l'estomac avec l'acidification et le brassage des aliments (pepsine) et dans l'intestin grêle avec les enzymes pancréatiques (amylase, lipase, trypsine, chymotrypsine, etc.) et les sels biliaires. Elle se conclut dans le gros intestin par l'élimination des déchets. La digestion des aliments apporte, d'une part, les matériaux nécessaires à la construction, à la maintenance et au bon fonctionnement de l'organisme, et par ailleurs, l'énergie indispensable à la vie : l'énergie physico-chimique (ATP) indispensable à de nombreuses fonctions physiologiques, l'énergie vitale, qui est emmagasinée dans le système neuro-glandulaire.
Toutefois, il ne faut pas négliger que l'essentiel de l'énergie se trouve dans le sommeil.
L’intestin grêle est le site principal de la digestion des aliments et de leur assimilation.
L'intestin grêle est aussi le lieu où les éléments nutritifs sont dissociés des déchets, qui passent dans le gros intestin.
Le gros intestin est l'organe chargé de l'élimination des déchets. Il faut aussi savoir que la muqueuse intestinale est souvent abîmée par une alimentation trop forte ou inadaptée. Elle peut alors devenir poreuse et laisser passer des molécules responsables d'allergies, de maladies auto-immunes ou de toxines agressives pour les tissus et les organes les plus faciles. De ce fait, l'intestin est de plus en plus souvent considéré comme un véritable carrefour de la santé ou de la maladie. Prendre soin de sa santé, c'est d'abord prendre soin de ses intestins.
Par conséquent, la santé dépend de :
également fonction de la qualité de notre alimentation.
système immunitaire Nous ignorons souvent que l'intestin joue aussi un rôle essentiel dans le système nerveux et immunitaire.
En effet, l'intestin, qui accueille de nombreuses terminaisons nerveuses (plus de 100 millions de neurones), est ainsi considéré comme le deuxième cerveau. L'intestin est aussi très riche en cellules immunitaires et joue un rôle majeur dans les allergies, les maladies inflammatoires et les maladies auto-immunes. L'intestin fabrique des hormones intestinales et influence la sécrétion d'hormones endocrines telles que l'insuline, le cortisol, l'adrénaline.
A- La nutrition officielle (PNNS)
Pour faire face aux enjeux de la flambée des maladies liées à la nutrition (obésité, diabète, maladies cardiovasculaires, cancers, etc.) et essayer d'en maîtriser les coûts, la France a élaboré un premier programme national nutrition santé (PNNS I) en 2001 et un second programme (PNNS II) en 2006 pour continuer sa politique de nutrition santé.
Le premier PNNS (2001-06) a permis de définir un ensemble de repères nutritionnels qui forment la référence officielle française. Conformément à la culture alimentaire française, ils associent l'objectif de santé publique aux notions de goût, de plaisir et de convivialité. Validés scientifiquement, ils sont aujourd'hui largement reconnus par le corps médical et les institutions. Ces références ont été diffusées dans les médias et par le biais de guides largement distribués.
Mangez au moins 5 fruits et légumes chaque jour : crus ou préparé, frais, mais aussi surgelés ou en conserve, choisissez ceux que vous aimez, et mangez-les où et quand cela vous fait plaisir.
3 produits laitiers chaque jour : sous forme de lait, de yaourts ou de fromages.
Viandes, poissons, produits de la pêche ou œufs : une à deux fois chaque jour ; doivent être un composant du plat principal associés aux légumes et féculents, et non l’aliment dominant.
Mangez des féculents, (pain, pâtes, riz, pommes de terre ou légumes secs) à chaque repas, en fonction de votre appétit. Préférez du pain à base de farine complète, bise, ou aux céréales.
Mangez avec modération : les aliments gras, les charcuteries, les cacahuètes, chips, biscuits salés, boissons sucrées, les aliments sucrés. "Bougez pour vous dépenser".
a) Ce qu’il y a de positif dans le PNNS
b) ce qu’il y a de critiquable Le PNNS fournit des conseils généraux et standardisés pour le grand public. Toutefois, ces conseils ne sont pas appropriés pour tous et certains points sont même contestables, au vu des études scientifiques les plus récentes. Comme exemples, le fait de penser que l'on peut perdre du poids en mangeant moins de graisses et en les remplaçant par des glucides (principalement des céréales et des pommes de terre) est contesté par de nombreuses études scientifiques et par l'expérience américaine.
De même, la recommandation d’augmenter la consommation de produits laitiers (pour leur soi-disant source de calcium) n'est pas justifiée par des données scientifiques sérieuses. Quelques études démontrent même une corrélation entre la consommation accrue de produits laitiers et une augmentation de l'incidence de l'ostéoporose, du cancer du sein ou de la prostate.
La consommation excessive de sucres lents, tels que les pommes de terre et les céréales, pourrait être associée à un facteur de risque de surpoids et d'obésité, si leur index glycémique est élevé (céréales raffinées et la plupart des préparations à base de pommes de terre). Aussi, les céréales participent à l'acidose chronique caractéristique du régime occidental, qui accroît le risque d'ostéoporose.
Réduire les graisses : ce conseil est positif mais il n'insiste pas assez sur la qualité des graisses.
Les pays qui ont diminué leur alimentation en graisses et l'ont substituée par des hydrates de carbone (céréales raffinées) ont même connu une hausse de l'obésité. Cela est dû au fait que les glucides raffinés ont un effet sur la sécrétion d'insuline et le stockage des graisses.
En outre, le PNNS est muet sur de nombreux concepts qui pourraient aider les consommateurs à faire de meilleurs choix alimentaires, tels que :
d'herbicides, de différents additifs chimiques.
Les conseils manquent de précision, notamment d'un point de vue qualitatif. Comme exemple, sur le choix des matières grasses, du pain, des fruits et légumes.
B- La nouvelle nutrition scientifique Fournit des éléments scientifiques et médicaux prouvant la justesse de nombreuses recommandations nutritionnelles de la médecine traditionnelle et en particulier de la naturopathie.
Dans cet esprit, le Dr Jacques Médart, nutritionniste belge, résume les préceptes qui sont à la base d'une alimentation optimale en 5 points essentiels :
Accroître la quantité de fruits et légumes frais, qui sont une riche source de vitamines, d'antioxydants, de minéraux et de fibres.
oméga6/oméga3 < 6, non raffinées, et obtenues par première pression à froid et d'origine biologique.
Il faut tenir compte de l’index glycémique des glucides et favoriser les aliments à IG bas ou modéré. Les aliments à IG élevé sont évités.
aliments à IG élevé
rapides et de produits céréaliers raffinés.
hyperinsulinémie, elle-même responsable de nombreux troubles physiologiques (surpoids, obésité, diabète etc...).
Allergie, intolérance alimentaire, insuffisance digestive, déséquilibre de la flore intestinale, et parfois accompagné par une malabsorption ou des troubles de la perméabilité intestinale provoquent des troubles systémiques.
C- La nutrition dans les médecines traditionnelles
Ayurveda est un nom sanskrit qui veut dire science de la vie, de "ayur", vie ou force vitale et "veda", science ou connaissance.
Il s'agit de la médecine traditionnelle indienne, vieille d'au moins 6000 ans, mais aussi d'un art de vivre, d'une philosophie, qui prend en compte la personne dans sa globalité. La guérison, la santé, la prévention et le bien-être sont les fondements de l'Ayurveda.
Comme dans tous les systèmes et traditions de guérison naturelle, la nutrition joue un rôle central. Conformément à l'Ayurveda, un nombre important de maladies sont en effet la conséquence d'une alimentation inadéquate entraînant un déséquilibre des humeurs (ou doshas), qui correspondent aux 3 typologies (vata, pitta, kapha).
Parmi les meilleurs remèdes pour rétablir l'équilibre de l'organisme, le choix d'une alimentation saine, appropriée à sa typologie. La diététique ayurvédique transmet la connaissance des différentes typologies, la maîtrise des bienfaits pour la santé de chaque type d'aliment, la science et l'alchimie de la fabrication des aliments, la tolérance des aliments entre eux, l'utilisation de l'eau et de l'énergie. La science et l'alchimie de la fabrication des aliments, la compatibilité des aliments entre eux, le choix des aliments en fonction de la typologie, l'étude des épices, des herbes et des plantes, et les contributions de la diététique en cas de troubles de la santé.
La cuisine ayurvédique, traditionnellement en Inde, permet de définir des règles subtiles de la qualité vibratoire, énergétique, gustative et nutritionnelle, combinées aux vertus des épices, au sens du respect des 5 éléments, à l'harmonie des couleurs et à l'attitude envers la nourriture.
Dans la philosophie chinoise, la balance est le résultat d'un mouvement constant entre le Yin et le Yang. C'est le Qi (énergie) qui permet aux êtres vivants de grandir, de se propager, de se mouvoir et de réfléchir. Le Qi est distribué dans le corps humain le long des méridiens, sur lesquels se situent les points d'acupuncture.
Lorsque la santé est présente, le Qi traverse de façon harmonieuse les méridiens. Quand l'énergie ne coule plus librement dans le système des méridiens, elle peut faire défaut ou être bloquée dans certains organes et la maladie apparaît.
Cette médecine utilise des techniques différentes pour rééquilibrer la circulation énergétique : l’acupuncture, les moxas, la diététique, la phytothérapie, les massages ou encore la méditation et les exercices physiques.
La diététique a une place importante comme celui des médecines ayurvédique et hippocratique, aussi bien dans les deux approche : préventive que curative.
Encore une fois, il y a différents types de tempéraments.
La philosophie chinoise affirme que l'univers est constitué de 5 éléments : le bois, le feu, la terre, le métal et l'eau, qui se contrebalancent et se maîtrisent mutuellement.
A chaque élément correspond un caractère, une odeur, une couleur et une structure qui lui sont propres. C'est au médecin que revient la tâche d'adapter un traitement à son malade et de mettre en œuvre les moyens adéquats.
La diététique est quasiment toujours au rendez-vous et le cuisinier avisé joue un rôle primordial dans le bien-être et la santé de ses clients. La diététique chinoise a des points communs avec les diététiques hippocratique et ayurvédique : c'est une diététique de prévention qui tient compte des différentes saisons.
Les aliments sont classés par catégories (Yin et Yang) et il est conseillé de les consommer en fonction de son tempérament, afin d'atteindre l'équilibre et la santé.
C- La médecine hippocratique et la naturopathie Hippocrate (5e siècle avant J.-C.) fut l'un des premiers à insister sur la nécessité d'une saine alimentation pour rester en bonne santé : "Que ta nourriture soit ton premier remède".
Entre le 9 e et le 13e siècle, des médecins philosophes arabes, juifs et persans ont examiné les textes anciens, les ont confrontés au savoir indien, ont élaboré leurs propres études et les ont publiées en Perse, à Bagdad et en Andalousie. Le régime alimentaire fait partie intégrante des outils thérapeutiques de la médecine arabe. Ainsi, un de leurs livres sur la diététique, qui a été transmis à l'Occident, a été traduit en latin à la cour de Sicile au XIIIe siècle, au moment de la restructuration de la formation médicale à l'école de Salerne. Les médecins chrétiens reprirent et approfondirent à leur tour les savoirs diététiques d'Hippocrate, de Galien et de leurs héritiers arabes, juifs ou persans. L'école de Salerne se donne alors pour mission de vulgariser et de diffuser ces connaissances dans tout l'Occident chrétien.
A l'Andalousie arabe du 13e siècle et aussi à l'occident chrétien entre le 14e et le 16e siècle, les cuisiniers des élites, qui savent bien la valeur des aliments, contrôlés par les médecins des rois et des princes, se sont efforcés de cuisiner des repas "équilibrés", conformes à la diététique médiévale, adaptant les menus à la saison et au tempérament de leur maître. Les livres de cuisine de cette période rendent témoignage du savoir de ces principes diététiques par les cuisiniers.
D- Les théories empiriques Sont nombreuses et fondées sur les traditions, ça veut dire que chaque peuple a adopté des pratiques alimentaires qui sont en relation avec leur environnement et de leurs conditions de vie.
D’autres modes d’alimentation sont connus chez les peuples pour leur longévité, mais le problème était les quantités consommées chaque jour. Nous avons deux exemples de régimes présents réputés pour leurs bienfaits sur la santé en général, avec une réduction significative du risque de maladies cardiovasculaires et du cancer et la plus grande longévité de leurs population : le régime crétois ou méditerranéen et le régime d’Okinawa. a) Les grands principes du régime méditerranéen C’est un régime qui a de grands atouts. Il associe modération alimentaire et une grande variété d'aliments (et donc de nutriments) avec une vie active quotidiennement. Il a des principes de base faciles à comprendre et à suivre.
chèvre ou de brebis.
rouge.
jour).
b) Le régime d’Okinawa Ceux qui vivent à Okinawa – les anciennes générations tout du moins – ont su préserver une nourriture conforme à leur mode de vie et activité, et en sachant tirer dans les richesses de la nature.
Il est basé sur 12 principes :
80% de ses capacités.
minéraux, céréales et féculents : riz, pâtes, semoule, maïs doux, patate douce, pomme de terre (vapeur ou à l’eau).
cheval, steak haché à 5% de matière grasse.
fromage très frais.
spéciale pour le concombre. Fruits : tous, sauf des fruits séchés (raisin, abricot, figue, datte…) et aussi des fruits oléagineux (noix, noisette, pistache, pignon, cacahuète…)
2 plats à base de soja. Beaucoup d’épices, d’herbes et d’algues.
laitiers).
Les Esséniens, sont reconnus pour leur grande intelligence et leur très bon état de santé, considère qu’il ne faut pas consommer plus de 1000 gr. par jour.
Cornaro, à la suite de graves problèmes de santé, il a réduit son alimentation à 340 gr par jour, ce qui lui a permis de retrouver la santé et de vivre centenaire.
Thomson détermine, lui, que sa nourriture idéale doit correspondre à 10 gr d’aliment par Kg de poids de corps.
OraceFlechter avait préconisé une très longue mastication des nourritures, qui selon lui, rend la digestion facile, permet une absorption maximum des nutriments, tout en limitant le volume alimentaire.
Toutes ces théories démontrent que l’homme peut vivre avec peu d’aliment et que la restriction alimentaire permet de maintenir la santé et même d’apporter la guérison.
Rancoul prêchait une alimentation crue : il a constaté qu’elle permet une meilleure santé et plus de vigueur.
Les Instinctivores (Travaux de Burger), qui ont refait ces travaux, se fondent sur leur instinct pour connaître les aliments qui sont nécessaires à chacun ; ils effacent d’office les aliments cuits, le lait et ses dérivés ; par rapport cette théorie, plus le sujet est saine et plus l’instinct est conforme. Les aliments crus aident à retrouver la santé car ils sont pleins de force vitale et s’absorbent mieux. Les aliments qui sont cuits sont plus fatals car en préparant de nouvelles molécules se forment les molécules de Maillard, qui sont inexploitables par le corps. Ils finissent par traverser la paroi intestinale et se retrouvent dans les tissus et là deviennent toxiques. Les Fruitariens disent que les fruits (gras, secs et juteux) sont les seuls aliments qui sont bons pour l’homme : ils montrent tous les éléments dont le corps a besoin et qui sont compatibles avec le système digestif de l’homme.
Concernant les végétariens et végétaliens, la balance alimentaire peut être obtenue sans manger de protéines animales. Les viandes et poissons sont écartés de la consommation végétarienne. Pour les végétaliens sont également écartés tous les produits d'origine animale : oeufs, laitages et miel.
Pour une bonne nourriture équilibrée, les végétariens et végétaliens compensent le manque de produits d'origine animale par une alimentation accrue de végétaux apportant des protéines végétales : soja, lentilles, quinoa, algues...
Le fait de refuser de manger des aliments d'origine animale peut avoir plusieurs raisons.
a- Raisons religieuses :
Inde : l’observation de toute vie et l'idée de clarté alimentaire sont à la base du végétarisme hindou. Les aliments d'origine végétale sont examinés comme sattvic (aliments des sages qui donnent de l'énergie), alors que les aliments d'origine animale sont tamasic (difficiles à digérer et qui favorisent le pessimisme), sauf le lait qui est sattvic.
Les occidentaux chrétiens font preuve d’une position plus mitigée concernant la consommation de viande :
Valorisation du jeûne et de l'abstinence de viande (jours maigres), Certains ordres monastiques ont une alimentation quasi végétarienne.
40 % des Adventistes du septième jour ne mangent pas de viande aux USA.
b- Raisons éthiques :
En raison des conditions actuelles d'élevage et d'abattage industriel responsables d’atroces souffrances animales.
c- Raisons environnementales:
La fabrication industrielle de viande et de lait, la pêche intensive, la chasse est préjudiciable à l'environnement et à la biodiversité. La fabrication de protéines animales demande de grandes dépenses d'énergie fossile (pétrole, pesticides, engrais, nécessaires au bon fonctionnement de l'agriculture et de l'élevage industriel). Pour défendre l'environnement, certains écologistes choisissent donc d'être végétariens. d- Raisons de santé :
Selon les végétariens, un régime végétarien réduit les menaces de certaines maladies (cancer, ostéoporose, arthrite) et la consommation des viandes libèrent des substances toxiques dangereuses à la santé. Un régime végétarien permettrait de vivre plus longtemps que la moyenne. Ces affirmations sont contredites par la diététique certifiée qui estime qu'une alimentation végétarienne est non équilibrée et que les protéines végétales ne substituent pas assez les protéines animales. Ainsi donc si le régime végétarien diversifié et modéré est tout à fait acceptable.
e- Raisons biologiques Pour d’autres, l'homme ne serait pas omnivore mais fructidorien, comme les singes. La manière dont est formé ses dents et la longueur de son intestin seraient une preuve d'un régime végétarien originel. Ces déclarations sont rejetées par certains chercheurs qui ont trouvé beaucoup de singes omnivores.
Les Carnivores (Théorie de Franc) jugent que les amidons sont très dangereux et causent des impuretés, épaississement du sang et inflammations. Ainsi ils pensent que les viandes sont plus comestibles et meilleurs.
espèce.
a) Les animaux carnivores Les chats, comme les chiens, possèdent un intestin de taille très courte pour empêcher la putréfaction de la viande. En effet, les sucs digestifs de l'estomac sont très performants et autorisent une pré-digestion des protéines, digestion qui est complétée par des enzymes pancréatiques (trypsine et chymotrypsine). Les reins procèdent ensuite à l'élimination directe de l'ammoniac, même s'il y a un excès d'urée.
Pour l'homme, la prise de viande peut être plus délicate pour deux raisons : les intestins étant plus longs que ceux des carnivores, la viande a alors tendance à se décomposer.
Quant à l'élimination des déchets, comme l'ammoniac, elle est réalisée aux dépens des reins, moins puissants.
b) Les animaux granivores comme les oiseaux ont un appareil digestif constitué d'un jabot germoir permettant la germination des graines avec de l'eau, ainsi qu'un gésier sorte de meule qui broie les graines germées. Leur pancréas permet de transformer l'amidon en glucose : on assiste à une hydrolyse de l'amidon due à la température corporelle de 40°. Leur appareil digestif très court (1 à 1,5 m.) empêche la fermentation de l'amidon et leur permet une élimination rapide, et l'urine est éliminée en même temps que les selles.
Chez les humains, les amidons sont néfastes pour l'intestin et le foie parce qu'ils fermentent dans l'intestin, dont la longueur est supérieure à celle des granivores, ils obstruent le foie et sont responsables de l'épaississement du sang et de la lymphe.
c) Les animaux herbivores tels que la vache, possèdent un très long tube digestif (environ 30 m). En effet, la cellulose est un sucre très complexe qui est transformé en passant par les quatre poches du rumen, le rumen, la feuille de rumen et la coupe de rumen.
La bouillie qui en résulte permet le bon développement des bactéries en grande quantité, qui vont mourir dans l'intestin et fournir ainsi des protéines utilisables par l'organisme.
L'homme ne possède pas les enzymes nécessaires pour digérer la cellulose de l'herbe, qui est trop dure et irritante pour ses intestins, qui sont plus courts que ceux des herbivores.
d) Les animaux anthropoïdes comme les singes, possèdent un tube digestif semblable à celui de l'homme avec le même type de poche et de sécrétions. Pour leur part, les anthropoïdes se nourrissent principalement de fruits et de pousses (crus), et peu de viande (quelques œufs d'oiseaux, insectes, termites en complément) et pas d'amidon, soit environ 80% de protéines végétales et 20% de protéines animales.
Il est donc possible de conclure que le régime alimentaire le plus adapté à l'homme est celui que l'on trouve dans le milieu naturel du singe. Remarque : lorsqu'un singe est nourri comme un être humain, il produit les mêmes maladies : constipation, rhinite, problèmes de peau (eczéma, alopécie, etc.).
Pour ces 4 types de régime, l'alimentation crue constitue la règle absolue. Cela veut dire que la nourriture ne subit aucune dénaturation par la cuisson et conserve intacts et vivants ses nutriments indispensables tels que les vitamines, les antioxydants, les minéraux et les oligo-éléments.
Conformément à cette théorie, l'homme est capable de manger n'importe quoi. De par sa dentition, qui comprend des incisives, des canines et des molaires, l'homme est en effet omnivore. Cette thèse ne résiste pas à l'analyse, puisque le gorille, qui a des canines, est un herbivore, et que les oiseaux granivores ne possèdent pas de dents... De même le tube digestif humain lui permet de digérer et absorber tous les types d'aliments, en doses modérées, selon sa nature, en prenant soin de réaliser les bonnes combinaisons.
Ces théories se démentent toutes, tout en ayant chacune de bons arguments à faire valoir.
Elles sont toutes relatives dans l'espace et le temps.
L'empirisme, bien que contestable, a fait ses preuves.
En effet, la science nous apporte des savoirs sur la matière mais a depuis longtemps oublié la vie. La récente nutrition scientifique fournit désormais des preuves scientifiques des avantages des médecines traditionnelles et de quelques théories empiriques.
Les hypothèses des auteurs restent souvent liées à leur état de santé, leur typologie, au groupe sur lequel ils ont fait leurs expériences, au climat où se sont effectuées les recherches et ne sont pas toujours généralisables. Toute démarche se veut aussi holistique que possible et prend en compte les facteurs biologiques, philosophiques, scientifiques et environnementaux. Toute espèce animale ou végétale possède sa propre nutrition : les végétaux ne sont pas adaptés à tous les sols, de même qu'il est impossible de trouver des animaux omnivores.
À chaque espèce animale correspond un régime alimentaire prépondérant qui représente 80 à 90% de sa consommation. C'est ainsi que le carnivore consomme surtout de la viande, l'herbivore de son côté de l'herbe, le granivore des semences et le singe des fruits. Ainsi, aucun de ces régimes alimentaires n'est entièrement basé sur les protéines, les glucides ou les lipides. Les différentes espèces consomment toujours des aliments aux nutriments complémentaires.
Bien se nourrir est la clé pour rester en bonne santé.
La " bonne nourriture " sera celle qui sera la mieux digérée, qui produira le moins de déchets et qui nous permettra de remplir toutes nos autres fonctions, spécifiquement humaines : être capable de penser, d'entretenir sa conscience et sa spiritualité.
E- la dénaturation et l’appauvrissement des aliments Les facteurs principaux sont les suivants :
Le plus haut la température, le plus grand la destruction des nutriments :
d'enzymes - 60°C : La destruction des vitamines hydrosolubles et des hormones.
assimilables par l'organisme et l'aliment perdra sa charge vitale.
destruction des protéines, des lipides et des glucides entraîne la formation de goudrons (protéines) et la réaction de Maillard (sucre + protéines). En définitive, à partir de 45°C, les aliments vont perdre leur charge vitale, ne gardant que le squelette chimique de l'aliment.
L’agriculture industrielle produit des aliments qui deviennent de plus en plus dénaturés, et pauvre en nutriments. Engrais, fongicides, pesticides, hormones et d’autres produits toxiques détruisent la qualité des aliments. Carencés ils deviennent toxiques par la concentration des produits chimiques, qui s’accumulent principalement dans les tissus conjonctifs. En outre, l’irradiation, qui se propage par la suppression des moisissures et garantit une conservation plus longue, détruira partiellement les cellules.
Pendant longtemps, les nourritures ont été gardées grâce au sel, au sucre, au vinaigre, par la fumée ou encore à l'alcool.
À l’avenir, les procédés de surgélation, congélation, lyophilisation ou appertisation vont permettre de garder les aliments, mais toutefois il y aura une perte progressive de leurs qualités nutritives.
L'appertisation est un moyen de stérilisation en chauffant les aliments jusqu'à 110°C. Arrivé à cette température, la vitalité est détruite. Conservez par le froid paraît être le meilleur procédé, spécialement lorsque la congélation est faite vite et avec une température très basse (azote liquide).
Conservez avec le sucre nécessite du sucre blanc puisque le sucre roux (ou complet) renferme beaucoup de particules qui peuvent causer le croissance des moisissures.
La fumigation des nourritures doit se faire à température basse pour permettre de limiter la toxicité ( la formation de goudrons quand les graisses fondent et en brûlant se fixent sur les aliments).
Le raffinage permet d’éliminer les substances diastasiques, vitaminiques, minérales et vitales de nourritures complètes, pour conserver un produit purifié, qui n’ont plus les éléments principaux pour l’organisme, comme dans le sucre blanc ou caramélisé, la farine blanche, les graisses purifiées ou les fromages pasteurisés.
En plus, pendant le raffinage, ces substances sont soumises à des traitements chimiques et/ou physiques habituellement préjudiciables à la qualité des aliments (résidus chimiques, pH modifié).
Comme exemple, la farine blanche a enduré 28 traitements chimiques depuis la graine mise en terre jusqu'à livraison chez le boulanger. Dans les années 1940, abondantes huiles ne sont plus filtrées à froid par simple pression, mais sont filtrées à chaud avec l’usage de produits chimiques afin d’avoir de grands rendements d’extraction.
Ce traitement détruit la qualité biochimique des huiles, qui sont chauffées d’abord à 160-200°C et ajoutées d’hexane, un produit du pétrole. Après l’huile est traitée par l’acide phosphorique, neutralisée à l’acide caustique, délavée au charbon et à la terre activée par l’acide phosphorique, désodorisée à la vapeur chauffée à 220 et 300°C, ensuite colorée avec des colorants synthétiques.
Ces huiles raffinées deviennent des aliments dévitalisés, morts, qui n’ont plus les éléments indispensables au bon fonctionnement de notre organisme et de notre cerveau et sont pourtant le plus fréquemment consommés. Ces huiles raffinées et leurs dérivés, sont pauvres en vitamines et assez riches en acides gras trans favorisant l’accumulation de cholestérol et des maladies cardio-vasculaires.
F- Les faux aliments Les additifs alimentaires suivants café, thé, alcool, chocolat, tabac et coca sont utilisés par l’homme, pour stimuler ses aptitudes physiques, organiques ou psychiques.
Ces substances sont excitantes parce que toxiques. C’est la réaction de rejet l’organisme à leurs composants (théobromine, théine, caféine) qui crée l’effet trompeur d’une dynamisation (effet « coup de fouet » masquant le véritable niveau de vitalité). En outre, ces produits arrêtent la digestion et favorisent les fermentations.
Naturopathie A- Alimentation, encrassement et hygiène de vie globale L’alimentation est un facteur important dans la croissance des êtres humains et l’état de santé ne peut qu’être que le résultat d’un corps bien nourri. Alors que, dans nos villes d’abondance, l’homme ne mange plus par instinct mais par « pulsion », régulièrement sollicité par l’abondance, la publicité et beaucoup messages nutritionnels, parfois contradictoires. Si aujourd’hui on connaît, ses exigences nutritionnelles de l’homme chaque jour, les scientifiques ne sont pas régulièrement d’accord sur les bons choix alimentaires La naturopathie partage des avertissements plus transparents, quant aux nourritures les plus comestibles et les moins encrassées, qui sont les aliments biologiques humains.
B- L’approche de la naturopathie, comparée à celle de l’allopathie Nous avons l’habitude d’associer la nourriture à la notion d’énergie, mais en réalité il y a confusion entre énergie vitale et énergie nutritive.
Selon l’approche allopathique, le résultat d’une transformation chimique digestive ou cellulaire est l’énergie. Ainsi donc la combustion du glycogène dans le muscle va produire de la chaleur et de l’énergie (énergie motrice = contraction du muscle) ou bien un surplus d’acide aminé sera désaminé par le foie, la partie azotée sera évacuée par les reins alors que la partie hydro carbonée sera détruite en CO2 et H2O avec fabrication de chaleur et d’énergie, énergie équivalente à l’activité métabolique de certaines cellules. Les calories concordent à la chaleur que donnent les aliments.
En naturopathie, quand nous parlons d’une nourriture calorique, nous comprenons l'énergie vitale contenue dans la nourriture.
Donc il ne s’agit pas dans ce cas de la composition chimique de la nourriture mais plutôt de sa charge vitalogène, ce qui signifie sa richesse en éléments vivants, qui peut amener de la vie au corps.
Alors, si le corps nécessite d’ajout alimentaire pour son bon fonctionnement, ses nourritures doivent amener de la substance mais aussi de l’énergie vitale.
Cette énergie se trouve surtout dans la matière vivante : la nourriture a une charge vitale maximale, quand elle est mangée fraîchement cueillie. Cette énergie aura aussi une action plus longue dans l’organisme dont les besoins seront mineurs.
En revanche, les aliments cuits manquent de cette énergie vitale. Pour la compenser, l’organisme doit chercher l’énergie dans ses réserves nerveuses et glandulaires, ce qui diminuera sa longévité.
Tableau de synthèse Approche allopathique Approche naturopathique C- Recommandations
avec un l’estomac plein à 80% uniquement.
principalement crus (plus vitalisants)
huiles pressées à froid, sel gris de Guérande, sucre complet), les graines germées, connues bonnes pour la revitalisation, les jus de légumes et de fruits
(purines) et graisses saturées
celles à gluten, tous les laits animaux)
La nourriture est source d’énergie :
importance de la valeur énergétique dégagée par les réactions physico- chimique de l’aliment dans nos tissus = unité de chaleur (calorie) sans faire de différence entre molécule organique – non organique La nourriture est une matière première qu’il va falloir m o d i f i e r e t a s s i m i l e r correctement pour avoir de l’énergie.
Une des sources de notre énergie, quand la digestion s’effectue bien.
La digestion consomme de l’énergie.
L’essentiel de notre énergie vient du système nerveux et glandulaire, rechargé par le sommeil, le contact avec la nature, un bon mental.
D- Le régime dissocié et les combinaisons alimentaires de Shelton Le régime Shelton est historiquement le premier régime séparé. Shelton (1895-1985) est un naturopathe hygiéniste américain qui a créé l’hypothèse des compositions alimentaires. Il a créé le concept d'Hygiène Naturelle, en regardant des travaux du Dr Isaac Jennings (1788- 1874), qui lui refusait l'utilisation des médicaments et conseillait le jeûne thérapeutique. Selon Shelton :
Combinaisons alimentaires. Les protéines se consomment avec les légumes mais pas avec les féculents et les féculents se consomment avec les légumes. Les matières grasses rendent la digestion lente. Les fruits se consomment seuls ou en association avec d'autres fruits.
Temps. Patienter pendant 5h après un repas de protéines avant de consommer des féculents ou des fruits ; 4h après un met de féculents avant de consommer des protéines ou des fruits.
Fruits. Les fruits neutres se consomment avec des fruits acides ou avec des fruits sucrés. Les fruits acides et sucrés ne se séparent. Le melon doit être consommé seul. Le citron se s’associe avec les protéines. Les jus de fruits s’associent avec les fruits. Les jus de légumes s’associent avec les protéines, les légumes et les féculents.
Lait. Le lait se boit tout seul, mais les produits laitiers sont refusés. Boissons. Il faut s’hydrater dès que l’on a soif et autant que possible. Concrètement, la mise en application de ces règles veut dire que la viande doit se consommer seulement avec des légumes verts, sans ajoutez de céréales, de fruits ou de produits laitiers.
Le petit déjeuner qui est composé de céréales et de lait ou le fromage consommé avec du pain sont refusés. Les fruits se consomment en dehors des repas. Il est conseillé de consommer qu'un seul type de protéines par repas (viande ou poisson) et de substituer le plus souvent la viande par des fruits oléagineux (noix, noisette).
E- Les répartitions Le Dr Passebecq conseille de respecter la règle des « 60/20/20 » à savoir 60% de fruits et légumes, 20% de protéines et 20 % d’aliments énergétiques (15% de glucides et 5% de lipides).
Le Dr Grosgogeat, lui recommande la règle 1/3 d’aliments acidifiants (protéines, céréales, fromage, laitages) et 2/3 d’aliments alcalinisants ou neutres (fruits, légumes, légumineuses) pour neutraliser l’acidité corporelle. F- Pour conclure -Retourner à un régime biologique demanderait de changer notre rythme de vie.
-Une nourriture trop riche, contenant trop de mélanges d’aliments, généralement incompatibles, retarde et trouble la digestion. -Chaque espèce a une alimentation particulière en fonction de la construction anatomique de son tube digestif et de ses aptitudes émonctorielles. -Il faut s’adapter aux contraintes de notre environnement : travail, activité physique, climat.
-Il n’y a pas de règle générale formelle en alimentation mais des principes de bon sens à ajuster selon les tempéraments.
« Il n’y a que des objectifs vers lesquels il faut tendre… » (Alain Rousseaux) 2ème partie : La Biochimie Digestive La biochimie digestive explique la façon dont se digèrent les aliments.
L’eau Elle n’a pas de digestion, elle traverse à travers des tissus. C’est le vecteur pour toutes les molécules et les déchets.
Les vitamines, oligo éléments, enzymes, hormones végétales Ils n’ont pas de digestion.
Les protéines, les glucides, les lipides Ont chacun une digestion particulière en faisant participer d'autres organes de l’appareil digestifs et provoque différents types de sécrétions. Rappel synthétique (voir ci-après)
Les nourritures qu’on peut associer au cours d’un même repas contradictoire selon les auteurs. Alain Rousseaux, Robert Masson et Daniel Kieffer n’ont pas certainement la même approche…Cependant, on peut citer des grands principes.
A- Association avec les légumes (crus ou cuits) En générale, on gardera que les légumes peuvent être réunis avec tous les autres aliments.
Quoi ? Endroit de digestion et principales sécrétions Amidon Bouche (amylase salivaire) Duodénum (amylase et maltase) Autres sucres Lactose : duodénum (lactase) Glucose : assimilation directe par l’intestin Protéines Estomac (acide chlorhydrique et pepsine) et duodénum (enzymes protéolytiques) Lipides Estomac (lipase gastrique) et duodénum (sels biliaires et enzymes pancréatiques) Cellulose Colon (partiellement) Eau, oligo-éléments, vitamines, enzymes, fruits et légumes non amidonnés Duodénum, jéjunum, iléon et colon (directement assimilable) Les protéines Ils sont digérés dans l’estomac par la pepsine → dissociation en dipeptides qui circulent dans le duodénum → sécrétion pancréatique des enzymes protéolytiques → libération des acides aminés, absorbés au niveau du duodénum et jéjunum Les légumes Ils sont stables.
La cellulose aide l’avancée du bol alimentaire ce qui permettra de piéger les substances toxiques, dont la bile non réabsorbée par l’intestin.
L’amidon est un sucre complexe qui a besoins d’une digestion pour être modifié en glucose, d’où besoin d’enzymes et d’eau (hydrolyse des amidons à 40°) Les enzymes nécessaires sont :
La ptyaline dans la bouche → pré digestion L’amylase pancréatique dans le duodénum -glucose Après l’assimilation se fait au niveau de l’intestin grêle (duodénum et jéjunum) Le glucose en excès est changé par le foie en glycogène et emmagasiné.
Aucune digestion ni dans la bouche ni dans l’estomac.
Un commencement de digestion des lipides dans l’estomac avec la lipase gastrique.
La digestion se fait au niveau du duodénum avec l’action des sels biliaires et de la lipase pancréatique qui arrivent scinder l’acide gras du glycérol.
certains (neuro arthritiques) B- Association avec les lipides
ne retarde pas trop le lipide.
la lipase gastrique.
Ce groupement ne montre pas de problème de digestion car il n’y a pas de protéine sans présence de lipide. Pourtant, les graisses ont un rôle inhibiteur sur les sucs gastriques, d’où un retard de la digestion des protéines.
de la lipase gastrique sur les lipides.
(enzymes protéolytiques et lipase) et des sels biliaires.
C- Association avec les protéines
Les protéines s'adsorbent en milieu acide et les amidons en milieu alcalin → incompatibilité.
Au niveau de la bouche milieu alcalin : action de la ptyaline sur l’amidon, non gênant pour les protéines car période très court.
Au niveau l’estomac : sécrétion de pepsine + acide chlorhydrique → la protéine est s’observent dans l’estomac et l’amidon s’acidifie → nécessité de plus de pepsine pour agir sur les protéines.
Dans le duodénum :
enzymes → fermentation de l’amidon dans l’intestin.
nécessité de plus d’enzyme pancréatique pour absorber les molécules de protéines → fatigue du pancréas et putréfaction des protéines dans l’intestin, car non complètement digérées En résumé, la digestion n’est pas idéale avec ce type d’association. Il se traduit par le déficit d’une partie de la valeur nutritive des aliments ainsi qu’une production de métabolites et de molécules toxiques.
Le fruit fermente dans l’estomac (aérophagie) car les périodes de digestion des protéines et de l’amidon sont supérieurs à 30 minutes. Dans l’intestin, cela causera de l’aérocolie.
Protéine maigre + Fruit = Neutre (lait caillé, fromage blanc, yaourt) L’absorption de la protéine est > 30 minutes donc le fruit fermente, surtout si fruit doux.
Excepté pour couplage avec protéine maigre qui a une absorption rapide.
Protéine + citron = facilite la digestion, car le citron est acide.
Le miel se fermente vite, il est conseillé de l’utiliser tout seul. Il est bon d’associer lait + saccharose. Tout comme l’association pain + confiture sera meilleur à l’association pain + miel.
D- Tableau de synthèse La digestion se fait notamment dans la première partie de l’intestin grêle (duodénum) et l’assimilation s’effectue dès le duodénum et continue en grande partie dans le jéjunum.
L’iléon réabsorbe surtout l’eau, les sels biliaires et la vitamine B12. La digestion se fait par rapport à la nature des aliments …et des fusions type où Combien de temps pour digestion et assimilatio n devient Glucide simple :
monosaccharide : glucose fructose- galactose Ne nécessitent pas de digestion : directement assimilables dans duodénum et jéjunum
minutes glucos e Glucide un peu plus complexe :
disaccharide = union de deux monosaccharides = saccharose – lactose - maltose Doivent être scindés dans le duodénum par les enzymes pancréatiques et ré absorbés au niveau du duodénum et jéjunum Très court glucos e Les aliments de tolérance et les mélanges Les aliments de tolérance et les mauvaises associations alimentaires demandent davantage d’énergie pour être absorbés. Leur intérêt est de fabriquer de la chaleur, spécialement utile pour réchauffer l’organisme des habitants qui vivent dans les endroits tempérées en hiver et froides. Glucide complexe :
amidon 2 endroits :
*dans la bouche si bonne mastication : ptyaline *dans le duodénum :
amylase 6h glucos e Lipide Duodénum par les sucs pancréatiques et biliaires ~1,5h Acide gras + glycér ol Protéine Estomac : pepsine et acide chlorhydrique.
Transformées en di-peptide Duodénum : les enzymes pancréatiques (protéases) 2h 2h Acide aminé Type de mélange Problème ?
Protéine et lipide (exemple : fruit azoté)/ très concentré >viande Protéine et citron Protéine et fruit Protéine (viande ou poisson ou soja) et amidon Amidon et fruit Association protéines et féculents : le pour et le contre du mode d’alimentation dissocié
l’organisme est plus intelligent que ne le pensait Shelton (Eric Darche) Les recherches en alimentation de ces 20 dernières années ont permis de mieux comprendre la digestion d’un repas en fonction de sa nature biochimique : lorsqu’on ajoute dans un repas « crudités, féculent et protéines», la digestion se déroule comme ceci ainsi :
La digestion des farineux débute dans la bouche sous l’action de l’amylase salivaire et se continue ensuite dans l’estomac.
Quand les féculents sont transformés en maltose à peu près 2 heures plus tard, l’estomac ajoute de l’acide chlorhydrique et du pepsinogène, qui permettent la modification des protéines. Les sécrétions stomacales s’adapteront en fonction de la nature biochimique des aliments, ce qui garantit une bonne digestion de l’association protéine / féculent. Quand on mélange dans un repas « crudités, viande, légumes vert cuits » à l’exception de tout apport de féculent, la sécrétion d’acide chlorhydrique et de pepsinogène importantes à la digestion des protéines se produit 30 à 40 minutes approximativement après le début du repas et non pas plus 2 heures plus tard comme dans le premier exemple.
Miel et pain Protéine + amidon + sucre rapide Glucide + lipide (ex : pain et beurre) Glucide + lipide + protéine (ex : pain et fromage) Amidon + lipide + protéine (ex : châtaigne et lait) Fraise et chantilly Légumineuse (amidon 40% et protéine 20%)
Soulage assez vite ceux qui ont des maux digestifs et autres problèmes digestifs. Permet aux insuffisants digestifs de retrouver les énergies jusque- là gaspillées dans une digestion grande et pénible.
Permet un déficit de poids rapide, non fatigant, avec peu d’efforts sans frustration. Ce n’est pas rare de voir les malades perdent cinq à 15 kilos dans les trois à neuf mois qui accompagnent le début de la dissociation stricte.
fonte musculaire perte de libido affaiblissement du système immunitaire frilosité et irritabilité manque de sécrétion de sucs digestifs anémie aménorrhée dépression maigreur extrême.
La perte de poids résulte aussi d’une fonte musculaire, par malabsorption intestinale due à un transit accéléré
subordonnée au respect des règles suivantes garder à l’esprit son objectif : désintoxiquer l’organisme nature : dissociation par repas et non par jour durée : moins de 3 mois et dans le cadre d’une cure de désintoxication ne pas s’accompagner d’un végétarisme au niveau des protéines savoir dissocier protéines et féculents avec finesse Métabolisme des hydrates de carbone, protéines et lipides
Le docteur en médecine Jean Seignalet, ancien interne des hôpitaux de Montpellier, a été maître de conférences à la faculté de médecine de Montpellier et praticien hospitalier.
Il a conduit un laboratoire de recherche (histocompatibilité) pendant 30 ans et a été pionnier des greffes d’organes et tissus.
Il a aussi créé des examens biologiques qui accompagnent au diagnostic et à la prévention de certaines maladies.
C’est l’auteur de « L’alimentation ou la troisième médecine » dont la dernière édition a été publiée en 2004.
Dans ce livre, il démontre comment la nourriture moderne, associées à des facteurs génétiques et environnementaux, amène à certaines maladies (arthrite rhumatoïde, diabète de type II, asthme, cancer du sein…) et aussi la manière dont on peut y remédier, spécialement par l’alimentation. Par ses connaissances dans plusieurs domaines de la médecine, il offre un mécanisme physiologique pour plusieurs maladies. Les enzymes, l'intestin grêle et le stress jouent des rôles déterminants. Voici donc quelques points clés de sa théorie :
Alimentation moderne et enzymes La majorité des réactions chimiques dans notre organisme dépendent de 1500 enzymes dont nous avons.
Alors que nos enzymes ont été adaptées à une nourriture ancestrale, préhistorique, naturelle, crue, physiologique et pratiquée depuis des millions d'années.
Elles sont en partie non adaptées à l’alimentation moderne installée seulement depuis la civilisation, soit 5000 ans en France, et largement transformée par l'homme durant les 50 dernières années, avec l’ajout de nombreuses substances artificielles, non métabolisables, « incassables » par nos enzymes.
Les principes du régime hypotoxique, ancestral ou originel
ou de yaourts de soja.
coco. Réfléchissez aussi à la crème de sésame et à la crème d'amande.
non mutées
kamut, l'avoine, le seigle et l'orge et ce qui proviennent d’eux.
consommés. Le quinoa, le fonio et la châtaigne sont aussi bons. Les farines de sarrasin, de pois chiche, de riz, de quinoa, de châtaigne, la poudre d'amande ou de noisette, ainsi que la fécule de pomme de terre...pourront être utilisés positivement dans les pâtisseries. Le sirop de blé et l'amidon de maïs (pas de protéines) sont acceptés.
acceptées pour remplacer le pain, mais ne sont pas conseillés, puisque leur cuisson à trop grande température.
C’est la même chose pour le riz soufflé. Les "cracottes" au sarrasin ou "Pain de fleurs" sont un choix intéressant.
huiles vierges consommées crues.
soja, colza, onagre ou bourrache
110°C. La cuisson produit un grand nombre de molécules complexes (molécules de Maillard) qui n'existent pas à l'état naturel. La préparation à des températures inférieures à 110°C est acceptée, ce qui permet de consommer chaud et de cuisiner des soupes, des poissons, des purées, des flans et même des gâteaux... ainsi, la cuisson pochée, au bain marie ou au four très doux est acceptée.
Les viandes comme les poissons, devront être mangés crus sous forme de carpaccios, tartares ou de charcuteries crues (jambon cru, saucisson...). Elles peuvent être mélangées à des légumes chauds ou en petite quantité à des légumineuses. Pour les légumineuses, il est conseillé de les tremper une nuit, pour diminuer la période de cuisson au minimum. Elles peuvent être consommées, germées.
Nous avons de nombreuses cuissons pour les fruits et légumes (salades, à la vapeur) avec ou sans graines oléagineuses. Le citron ou le vinaigre peuvent être utiles pour la préparation sans chaleur » des poissons, des légumes ou des fruits.
(pesticides, herbicides …)
Cette diététique repose sur un choix qualitatif et non quantitatif. Il s'agit de prendre de nouvelles habitudes alimentaires. Cela amène à faire un certain effort initial et le suivi pédagogique et psychologique est nécessaire.
Catherine Kousmine (1904-1992), médecin d’origine russe, dont la famille s’est réfugiée en Suisse en 1916. Installée à Lausanne en 1934, elle a travaillé comme généraliste, puis pédiatre. La mort de 2 jeunes malades atteints d'un cancer a causé un choc psychologique qui a redirigé sa carrière. Catherine Kousmine devient un chercheur.
Son domaine de recherche était spécialement le cancer et quelques maladies chroniques comme la sclérose en plaques.
Ses études ont permis à mettre en valeur l'importance de la nourriture dans le développement des maladies et elle a cadré ses recherches sur la nourriture saine, comme "arme thérapeutique". Elle était en avance sur la recherche officielle dans ses études sur les acides gras insaturés. La méthode Kousmine est axée sur une nourriture saine, la désintoxication du foie grâce au nettoyage de l’intestin, le rééquilibrage du pH et un apport de vitamines pour soutenir l’organisme.
La méthode Kousmine conseille des compléments alimentaires à base de vitamines et oligo-éléments, pour ainsi rééquilibrer notre alimentation en déficit par les produits industriels.
L’une des bases de sa méthode est la consommation des nourritures qui favorisent l'équilibre acido basique : réduire viandes et sucre blanc, mastiquer bien en mangeant, manger des sucres lents et fibres végétales (céréales complètes peu riches en gluten, fruits et légumes), que repas du soit léger.
Catherine Kousmine, écrit plusieurs livres à succès, qui ont permis à le connaître, de de 1985 : ses livres sont : « Soyez bien dans votre assiette jusqu'à 80 ans et plus », « La sclérose en plaques peut être guéri» et « Sauvez votre corps »
Les principaux « piliers » de la méthode Kousmine
Un petit déjeuner de roi, composé par la fameuse crème Budwig. C’est un petit déjeuner vivant, complètement cru, qui donne le matin tous les substances principal et dont la composition est la suivante:
personnes intolérantes aux produits laitiers. C’est un aliment santé, mais qui ne suffit pas par lui-même à recouvrer la santé, si le régime est par ailleurs erroné.
A noter : le Budwig n’est pas conseillé pour les neuro-arthritiques a cause de ses nombreux mélanges.
Un déjeuner de prince, est constitué idéalement de :
de jus de citron,
à trois fois par semaine ou bien fromage maigre ou œuf à la coque pour les végétariens. - des céréales complètes, entières, concassées ou fraîchement moulues, quotidiennement.
Un dîner de pauvre
Vitamines et oligo-éléments, sont nécessaires pour rééquilibrer une alimentation carencée à cause d’une consommation exagérée de produits industriels et raffinés.
digestion des aliments renforcent l'acidité ou l'alcalinité. D’où l’importance de diversifier son alimentation afin d’atteindre cet équilibre du pH sanguin.
causent des putréfactions intestinales), sucre blanc, alcool, thé, café, chocolat, graisses saturées, farines raffinées et tout ceux qui en découlent (pain blanc, biscottes, pâtisseries, pâtes, semoule), légumes secs, d’autres légumes (choux de Bruxelles, artichauts, asperges).
lacto fermenté ou yaourts), la plupart des légumes (en particulier pomme de terre et châtaignes), les fruits.
verts et petits pois, céréales complètes, sucre intégral, beurre de qualité.
riches en gluten, fruits et légumes).
du soir qui doit être pris sans viande.
prise de citrates alcalins chaque jour.
éviter les confusions digestives permanentes (constipation, flatulences...). Le mauvais fonctionnement du transit intestinal peut entraîner des maladies cardiaques, des cancers, des rhumatismes graves, des dégénérescences du tissu nerveux. Alors l’intoxication du foie viendrait d’une fragilité de la muqueuse intestinale. Il est donc conseillé de faire des lavements.
Les crudivores se renvoient aux Esséniens (disciples de Jésus), qui auraient été crudivores et dont les adeptes pouvaient vivre jusqu'à 120 ans. Pourtant les premiers théoriciens du crudivorisme seraient, au XXe siècle sont Ann Wigmore et Viktoras Kulvinskas, les concepteurs de l’Institut de santé Hippocrate en Floride.
Ce principe de base et le concept d'alimentation vivante: consommer des aliments dont les bases nutritives ne sont pas détruites par la chaleur, comme les enzymes censées faciliter la digestion. Les substances ne sont jamais soumises à des chaleurs supérieures à 40°C. Les vitamines sont également mieux protégées dans les aliments crus.
Les fruits, les légumes, les graines germées sont des nourritures à composante alcaline, ils renferment une forte teneur en minéraux basiques (calcium, magnésium, sodium et potassium) et une teneur réduite en minéraux acides (chlore, soufre et phosphore).
Ils participent au bon équilibre acido-basique de l’être. Ils sont aussi riches en antioxydants. Les nourritures riches en fibres et en protéines causent facilement la satiété, voilà pourquoi les crudivores mangent peu et maigrissent.
Les manques alimentaires sont identiques à ceux des végétaliens. L’aliment cru est supposée prévenir certaines maladies, les guérir ou soulager les symptômes : cancers, arthrite, troubles de digestion, diabète, maladies cardiovasculaires. Le but est de vivre plus longtemps en bonne santé en permettant l’évacuation des déchets entassés dans l’organisme. Il est conseillé de ne pas associer certains groupes de d’aliments, par exemple les protéines avec les féculents, ou les fruits sucrés avec les fruits acides.
La diététique crudivoriste est en contradiction avec les diététiques hippocratique, ayurvédique et chinoise qui se méfient des aliments crus et favorisent la préparation des nourritures: la digestion étant une préparation, un aliment déjà préparé sera plus facile à absorber qu'un aliment cru.
La macrobiotique signifie en français, "l'art d’augmenter la vie par l'observance de règles de propreté strictes". La Macrobiotique est une méthode d’alimentation développée par Georges Ohsawa (1893 – 1966) au Japon, à partir de la deuxième moitié du XXe siècle.
Elle est plus présentée comme une philosophie de la vie que comme un simple régime alimentaire.
Elle est conçue sur le principe taoïste de la complémentarité entre le yin et le yang.
Les aliments divers se partagent sur cette échelle : les céréales sont observées comme équilibrées et situées à mi chemin alors que les fruits aqueux, les sucres et la majorité des laitages sont considérés comme trop déséquilibrés vers le yin.
La macrobiotique dit que les légumes augmentent alors que la viande démunie.
Les buts du régime macrobiotique sont de conserver la santé et favoriser la longévité, protéger l'environnement, garantir une nourriture suffisante pour tous les êtres humains, prévenir, voire guérir le cancer.
Le régime macrobiotique est subdivisé en 7 étapes successives, de la plus étendue à la plus rigoureuse. Dans les étapes supérieures, même les boissons sont restreintes.
La septième et dernière étape - où l'on atteint le régime macrobiotique parfait - propose de ne manger que du riz brun (l'aliment parfait selon Georges Ohsawa), en écartant progressivement puis totalement la viande, le sucre, les produits sucrés et limite drastiquement les fruits et les légumes. C’est une étape très difficile à suivre, suivie par les adeptes de la macrobiotique lors des temps de purification de 10 jours, ou lors des périodes de maladie.
Dans la pratique, le régime macrobiotique est basé sur une conception énergétique des nourritures. Une énergie que Georges Ohsawa a décomposée en 2 polarités inverses : le yin et le yang.
Le riz est très yang (tout comme les aliments qui poussent longtemps et qui ont des racines racines profondes, de saison hivernale ou automnale) or que le soja est très yin (tout comme les aliments qui poussent vite, assimilés à une force féminine).
Les aliments obscurs restent yin et ceux qui ont attrait au jaune au rouge sont yang. Parmi les nourritures yang, nous pouvons citer : la viande, la volaille, le poisson, les fruits de mer, les œufs, les fromages à pâte dure, le sel.
Parmi les aliments yin, nous pouvons citer : l'alcool, le thé, le café, le sucre, le lait, la crème, le yaourt, la plupart des herbes et épices. Par contre quelques aliments existent avec un équilibre entre yin et yang : haricots, céréales, fruits à écale, autres fruits et légumes. La diète comprend :
De petites unités de poissons blancs et de fruits peuvent être associées. La portion des aliments de source animale peut symboliser jusqu'à 20 % de la diète dans les phases de transition vers la diète idéale macrobiotique, très pauvre en viandes, volailles et leurs sous-produits.
Le régime « groupes sanguins » propagé par le Dr Peter d'Adamo (naturopathe), a continué les études commencées par son père à la fin des années 1950. Ces études appuient sur les caractéristiques des aliments et leurs impacts sur chaque personne en fonction de son groupe sanguin. La théorie de ce régime s’appuie sur la possession de chaque groupe sanguin d'une composition chimique particulier et d'antigènes différents.
D'autres aliments ont des composés chimiques, nommés lectines, qui sont incompatibles avec d’autres groupes sanguins et causeraient la fabrication d'anticorps par ces lectines, antigènes.
Le problème serait venu alors du fait que ces anticorps détruisent l'organisme. Partant de ce principe, le docteur Peter d'Adamo recommande la consommation des aliments adaptés à chaque profil sanguin.
Le régime « groupes sanguins » dégage 4 profils sanguins Groupe sanguin O : le plus ancien, présent 40000 ans av J.C. « les chasseurs/ cueilleurs »
une nourriture hyperprotéinée à une activité physique extrême.
grasses et infectées par l'usage des hormones et des antibiotiques) qui causent les maladies cardio-vasculaires et les cancers.
Favoriser les viandes issues de l'agriculture biologique et celles qui sont maigres.
leur appareil digestif n'est pas fait à ces "nouveaux aliments".
choux...
de courge, vin, haricots...
Groupe sanguin A : apparu 25000 ans av J.C. en Asie et Moyen Orient « les agriculteurs »
supportent pas l’alimentation hyperprotéinée riche en viande et en laitages (hypersécrétion des mucosités dans les sinus et voies respiratoires)
blé en excès - pommes de terre, tomates et aubergines - chou – bananes, pour les sécréteurs
première pression à froid, soja et dérivés, légumes, ananas. Groupe sanguin B : apparu 15000 ans av J.C. sur les haut plateaux de l’Himalaya « les nomades ou barbares »
plupart des maladies modernes.
cacahuètes
réglisse.
Groupe sanguin AB : le plus récent, le plus inhabituel, apparu au Xe siècle après J.C. (le caméléon ou modernité) Le groupe AB est d'une grande complexité biologique. Il a reçu à la fois des caractères du groupe A et celui du groupe B, il a un système immunitaire compétitif et prêt à fabriquer des anticorps spécial en cas d'attaque microbienne.
Les types de personnes de ce groupe sont au contraire apprêtés à certains cancers, car le groupe AB a considéré tout agent ou cellule ressemblant au A ou au B comme ami, si bien qu'il fabrique peu d'anticorps.
d'aliments.
– Les principaux nourriture réactifs : viande rouge, haricots rouges et haricots beurre, graines oléagineuses, maïs, sarrasin, blé.
verts, algues, ananas.
Cours de bio-diététique I – INTRODUCTION A- Ne pas confondre nutrition et diététique La nutrition est l’art de bien se nourrir, pour être en bonne santé et permettre à son organisme d’obtenir les conditions idéales pour son bon fonctionnement et en accumulant le moins possible de toxines.
La diététique, par contre, amène à réduire la consommation. En réduisant le seuil des besoins nutritifs journaliers afin de pousser l’organisme en pénurie alimentaire. L’organisme est ainsi contraint à vivre sur ses réserves selon le mécanisme de l’autolyse.
L’Autolyse Sous réserve d’une énergie vitale suffisante. L’autolyse est la capacité que possède un organisme vivant à vivre de ses propres réserves afin de se nettoyer lui même, se réparer et ré harmoniser les fonctions physiques, physiologiques et psychologiques. En d’autres termes, la diététique permet et procure une méthode naturelle pour laver l’organisme de toutes ces toxines c’est l’auto restauration, l’auto régénération, l'auto réparation.
Le corps humain puise d’abord dans ses réserves de sucre (en transformant le glycogène hépatique en glucose) et ensuite déstocke les graisses (en transformant les triglycérides en glucose). L’organisme puise ses réserves dans les tissus adipeux pour soulager les nécessités cellulaires et maintenir l’intégrité physiologique (l’organisme s'auto nourrit).
L'autolyse a pour but de permettre à l'organisme de réemployer les tissus graisseux, de les faire brûler par voie métabolique et d'éliminer les surcharges métaboliques. Le corps humain tire ensuite dans les résidus et dirige les composants non exploitables vers les émonctoires pour les éliminer. Cette purification par autolyse engendre des "maladies curatives" qui résultent de la mise en mouvement des résidus.
dans le sang.
dehors du système circulatoire, tels que les kystes, les tumeurs, les fibromes, la cellulite.
C- La technique de désintoxication doit toujours être insérée dans le cadre de cures
émonctoires.
Cette réduction est à la fois quantitative, qualitative et bien précise en ce qui concerne les complémentarités alimentaires. Elle doit impérativement engendrer une économie d'énergie nerveuse et glandulaire.
Le praticien de santé est tenu de s'adapter à l'énergie vitale et à l'état des émonctoires, au patrimoine génétique, aux pollutions endogènes et exogènes du sujet. Il devra donc négocier la restriction en tenant compte de ses habitudes alimentaires, de son mode de vie, et par-dessus tout de ce qu'il est prêt à accepter. Pour la mise en œuvre de la cure de désintoxication, on distingue trois solutions par ordre de croissance :
-Les régimes restrictifs -Les mono-diètes -Les jeûnes.
A- Les régimes restrictifs
Elle se détermine après analyse du mode alimentaire du sujet. Elle se détermine également en fonction de la ration alimentaire par jour qui doit être minimale à la ration alimentaire quotidienne.
Elle peut se définir par la limitation du mélange d'aliments incompatibles pour favoriser la digestion, et récupérer de l'énergie pour les émonctoires. Elle peut également changer le nombre de repas.
Restriction qualitative ALIMENTATION SOLIDE ET BOISSON Masse globale Masse sèche ADULTE INACTIF TRÈS ACTIF 1500 g 2400 g 500 g 800 g Elle considère la valeur nutritionnelle des aliments, en accordant la préférence aux aliments biologiques de qualité. L'objectif, en fonction de l'équilibre vital du sujet, est de faire le choix des aliments qui sont adaptés à l'état des organes du système digestif, tout en générant le moins de déchets possible. a / Suppression d’un ou plusieurs aliments Végétarisme : Suppression de la viande, consommation de sous-produits végétaux et animaux. Une meilleure digestibilité, élimination des purines de la viande.
Fruitarisme : La consommation de fruits uniquement. Avantage, ils sont directement assimilables (sucre simple, pas de digestion). Désavantage, difficile à concilier avec les rigueurs de l'hiver. Pas de génération de chaleur à la différence de l'amidon.
Le végétalisme : Élimination de tous les aliments d'origine animale. Attention à la quantité de protéines qui est essentielle. Cela demandera une approche fine de l'alimentation ainsi que des cures régulières de compléments alimentaires naturels de qualité et bio.
b / Suppression de la cuisson Crudivorisme : Il s’agit de changer les aliments cuits par des aliments crus pour une très bonne digestibilité.
c / Remplacer un aliment protéique, glucidique, ou lipidique par un autre de la même famille moins toxique :
d / Suppression des faux aliments :
La plupart des aliments qui renferment des poisons (thé, chocolat, café, vins, alcools, sodas) tels que les alcaloïdes, les goudrons. Ils troublent la digestion et sont de vrais poisons.
e / Suppression des associations alimentaires incompatibles :
vinaigre– pommes de terre – pâtes de céréales –yaourt, etc.)
De distinctes convenances sont à apprendre au cas par cas avec les fruits, le miel, les sucres industriels, le lait, les légumineuses.
f / Suppression des associations alimentaires incompatibles :
vinaigre– pommes de terre – pâtes de céréales –yaourt, etc.)
D’autres compatibilités sont à étudier au cas par cas avec les fruits, le miel, les sucres industriels, le lait, les légumineuses.
g / Avantages des régimes restrictifs
digestions. Une digestion plus brève peut permettre au système digestif et enzymatique de se recharger et de disposer de plus d’énergie pour repousser.
Les Monodiètes Encore plus restrictives, elles pourront être plus ou moins détoxifiantes selon la nature de la denrée choisie et leur durée : moins la denrée produit de déchets, plus elle sera détoxifiante pour l'organisme. La règle est de ne consommer qu'un seul aliment durant au moins 24 heures. Elles requièrent une plus grande quantité d'énergie vitale. Leur durée fluctue de 1 jour à plusieurs semaines. La durée réelle évolue en fonction de la vitalité disponible et de l'objectif que vous vous fixez en tant que thérapeute.
Si l'encrassement est colloïdal (rhumes, bronchites, acné...), on utilisera des aliments protéiques, cellulosiques ou riches en sucres directs : monodiètes à base de légumes cuits ou crus... Si l'engorgement est cristallin (rhumatisme, eczéma sec, arthrite...), on optera plutôt pour des aliments glucidiques ou lipidiques : En monodiète la quantité n'est pas limitée, le sujet peut consommer autant qu'il veut raisonnablement (par exemple, entre 1 et 3 kg de fruits). Le plus souvent, il consomme beaucoup au début, puis réduit peu à peu les quantités.
Les régimes restrictifs peuvent durer plus longtemps que les monodiètes, et les monodiètes peuvent durer plus longtemps que le jeûne.
Pourquoi les fruits sont souvent privilégiés dans le cadre des monodiètes ?
digestive en entraînant les substances à la surface), le confinement de la bile et l'augmentation du péristaltisme (en stimulant les palpeurs intestinaux).
préférable de ne pas mélanger un fruit sec et un fruit cru en même temps : la digestion du fruit sec sera accélérée par celle du fruit frais).
protéines).
(surtout pour les sanguins qui métabolisent bien les acides). Quelques exemples :
La cure de raisins Très utile pour effectuer sans difficulté majeure, une cure de désintoxication en automne. En effet, tous les émonctoires sont mobilisés. Le teint devient plus clair et la peau est assainie. Le nettoyage hépatique et rénal est profond sans être agressif. Les intestins déchargés de toute fermentation et putréfaction se sentent balayés par les fibres, ils se reconstituent. Spécialement digeste, détoxifiante et revitalisante, la cure de raisin conviendra parfaitement aux convalescents, aux anémiques et à tout individu quelle que soit sa composition. Elle devra cependant être évitée par les diabétiques insulinodépendants et certains neuro- arthritiques qui éprouvent des difficultés à digérer l'excès de sucre. Il est donc impératif de n'utiliser que des raisins biologiques, bien lavés et de manger également la peau et les pépins, riches en éléments nutritifs et protecteurs. Dans la pratique : Après un ou deux jours de régime hypotoxique, de préférence végétarien, ne manger que du raisin pendant toute la durée du régime, qui peut durer de 1 à 21 jours. Les quantités consommées dépendent de vos besoins (1,5 à 2 kg/jour), fractionnées en 3 à 6 prises. Par temps froid, le jus de raisin peut être légèrement chauffé (< 40°) ou être accompagné de tisanes chaudes, prises à distance du fruit.
La cure de bouillon de légumes Elle permet une détoxification très douce, elle est de même une étape précédant le jeûne. Elle réchauffe et facilite la suppression des excédents alimentaires ou des dépôts graisseux. Elle est aussi comparable à la cure de pommes au four. Une fois par semaine de ce type de monodiète peut être la bonne formule. Dans la pratique, plus les bouillons sont allégés, plus la cure se rapprochera du jeûne à l'eau. Plus la soupe est lourde et riche, plus on se rapprochera d'une monodiète nutritive, qui se détache du jeûne tout en garantissant un travail normal. La consistance peut être déterminée en fonction de la vitalité et de l'activité du sujet et la cure peut être suivie durant 1 à 3 jours.
La cure de céréales (riz, quinoa, sarrasin) Elle convient aux sujets neuro-arthritiques, à la condition que les céréales soient correctement digérées. Dans la pratique, consommez une céréale seule ou avec très peu de légumes cuits dans le contexte d'une monodiète ; employez du riz brun bio. Faire cuisiner lentement sans excès d'eau, voire à la vapeur pour le quinoa ou le sarrasin. Bien mastiquer. Épicez avec des herbes. Buvez des tisanes non sucrées.
La cure de pommes douces Elle est très intéressante pour ses propriétés antirhumatismales, diurétiques, laxatives douces, toniques et musculaires, mais également pour ses rôles hypocholestérolémiant, digestif, antiseptique intestinal et protecteur gastrique. Crue ou cuite, la monodiète met l'organisme à son calme sans l'acidifier et avec un minimum de crises curatives. Petits et grands pourront l'adopter régulièrement et ainsi soigner ou prévenir l'obésité, l'asthénie, les rhumatismes, les calculs (vésicule biliaire ou rein), les faiblesses hépatiques, la nervosité, les gastrites ou les affections bronchiques. À proscrire pour les personnes souffrant de colites aiguës, à cause de la cellulose. La pomme râpée, sans la peau, est anti- diarrhée. De manière pratique, consommez 1,5 à 3 kg de pommes biologiques douces par jour, sous forme crue et bien croquées et/ou de jus (à l'aide d'une centrifugeuse) et/ou de compotes. Évitez les pommes acides. Durée de la cure 1 à 10 jours.
Les jeûnes Le jeûne est le fait de s'abstenir de nourriture durant une courte période allant d'un jour à quelques dizaines de jours. Cependant, dans la perception habituelle du jeûne, une consommation quotidienne d'eau est maintenue (jeûne hydrique). Durant le jeûne, l'organisme se nourrit de ses mêmes cellules : c'est le principe de l'autolyse cellulaire. Son intérêt est que la lyse cellulaire (la destruction des cellules) s'effectue sur les tissus superflus, malades ou parfois dangereux. Ainsi, les stocks de graisse excédentaire seront exploités bien avant que la masse musculaire ne soit utilisée, et si le jeûne se poursuit, la masse musculaire pourra également être partiellement utilisée. En suivant ce principe, les excroissances inutiles ou dangereuses qui se sont manifestées au cours de la vie de l'organisme pourront être éliminées.
Il en est ainsi des kystes, polypes, fibromes et tumeurs diverses... Dans ce sens, certains acteurs ont comparé le jeûne à une chirurgie sans bistouri. Cependant, les organismes nobles tels que le cerveau, le tissu nerveux, les glandes et le cœur ne sont pas touchés par cette lyse. Le jeûne est en réalité un processus d'auto-nettoyage sélectif de l'organisme. Dans le même temps que cet AUTO- NETTOYAGE organique a lieu, il y a une évacuation accrue des toxines qui encombrent généralement le corps, même sans que nous le sachions. La diminution de la TOXÉMIE entraîne la fortification du terrain organique et le jeûne est une pratique de santé qui favorise notre immunité naturelle. Pour cette raison, le jeûne est pratiqué avec succès dans le cas de certaines formes de maladies infectieuses. Le jeûne est une fonction très importante de la régénération des organes et de l'assainissement du milieu intérieur. Ce dernier permet aux organes régénérés de se réajuster les uns aux autres et de contribuer au fonctionnement harmonieux de ses principales fonctions. Les perturbations des systèmes nerveux et glandulaire, des systèmes digestif, pulmonaire et circulatoire, etc. se terminent souvent sous l'effet du jeûne. Après plus de 35 ans de travaux de recherche, il est évident que la diminution de la ration alimentaire ne peut être laissée au seul choix conscient du sujet. Ce n'est pas parce que le sujet a choisi de jeûner qu'il est capable de le faire automatiquement, avec succès et sans risque. Un sujet hautement intoxiqué est en effet incapable d'évacuer lui-même ses toxines et souvent ses organes excréteurs : foie, reins, poumons, peau sont trop surchargés et risquent d'être entièrement submergés dans le processus de détoxification. Diminuer trop vite son alimentation risque de projeter une quantité importante de toxines sur ces mêmes organes excréteurs défectueux : il y a un risque certain de les traumatiser avec de potentielles séquelles. Le jeûne n'est pas une technique anodine : il exige une préparation ainsi qu'un suivi global tout au long de la période (voir conditions ci-dessous).
Le jeûne hydrique :
Il est donc indiqué pour toutes les pathologies présentant des cristaux (substances solubles). Cela revient à prendre 1 à 3 litres d'eau pure ou très peu minéralisée. Toutefois, l'eau peut être remplacée par des perfusions de plantes légèrement diurétiques (pissenlit, queue de cerise, poireau, bouleau...). Cela favorise une bonne évacuation circulatoire car elle attire vers les reins les résidus solubles, débarrassant le sang des sels et autres résidus cristalloïdes. Le jeûne sec :
Il permet de dessécher les résidus colloïdaux (substances non solubles) et de faire remonter dans le sang les déchets de la profondeur (sérum extracellulaire). Par conséquent, bien qu'il n'y ait plus d'eau qui soit apportée au système digestif, les éliminations continuent (la peau transpire, les reins continuent d'éliminer l'urine, le foie sécrète la bile) : l'eau ainsi évacuée est donc prélevée sur le volume sanguin, le corps faisant remonter l'eau de la lymphe vers le sang, ce qui permet de purifier la lymphe.
C'est le nettoyage le plus enraciné et le plus curatif.
Il n’y a pas de durée type ; tout découle de la vitalité et de l’hygiène de vie du jeûneur. La durée peut fluctuer d'une journée à de nombreuses semaines (voire plusieurs mois dans des cas exceptionnels).
Le jeûne ne s’improvise pas.
Conditions premières :
résidus générés par le jeûne.
Préparation du jeûne : à effectuer plusieurs jours avant le jeûne Le système digestif doit être débarrassé des nutriments et des résidus du métabolisme digestif :
afin de démarrer le jeûne avec un intestin totalement vidé. Par ailleurs, en cas d'insuffisance émonctorielle, il sera conseillé de stimuler l'émonctoire défaillant :
Pendant le jeûne Il faut surveiller les éliminations afin qu'elles ne deviennent ni trop brutales (en cas de crise curative), ni trop faibles ou inexistantes. En effet, cette dernière situation est fréquemment constatée chez les sujets qui sont entrés en jeûne sans que les conditions d'entrée aient été respectées. C'est seulement dans ces conditions que l'on peut espérer beaucoup du jeûne (dans certains cas jusqu'à l'autolyse des tumeurs et la régénération des organes).
La fin du jeûne Elle devrait avoir lieu à la fin de l'autolyse, au moment où les fonctions sont ré- harmonisées.
La faim qui a déjà disparu au cours des premiers jours de jeûne réapparaît et la langue devient rose, ce qui constitue un signe de réussite. Le patient peut ensuite reprendre son régime alimentaire normal, mais cette reprise devra être progressive :
d'un œuf et enfin de fruits frais (pas au même repas bien sûr !). Il faut éviter les aliments de tolérance le plus longtemps possible.
Quand la vitalité du patient est bonne, et que le jeûne est réalisé dans de bonnes conditions (environnement vital, tranquillité psychologique, repos physique), l'autolyse s'attaque à l'organisme :
Cette phase est bénéfique et elle correspond à la détoxification et au régénération organique. Par contre, comme expliqué plus haut, si le jeûne ne se termine pas à temps, l'organisme entre alors en phase grave de malnutrition, et le jeûne en devient dangereux. Un contre-exemple, à proscrire, serait d’entamer un jeûne de plus de 7 jours sans planification préalable, qui s'accompagne de grandes marches dès le premier jour et d'une répétition anarchique de l'alimentation. Cela serait contre-productif et pourrait être grave ou au moins toxique.
A- Deux grands types d’autolyse a) Involontaire : en cas d’une forte vitalité :
Quand la vitalité est élevée, elle est déclenchée par le corps lui-même : ainsi en est-il des maladies infantiles avec fièvre et éruption cutanée. En laissant l'organisme se guérir lui-même, sans lui fournir de matière, le germe ne trouve plus de quoi se nourrir et devient du coup moins virulent ; le système immunitaire peut ainsi l’éliminer plus aisément. Par contre, si on administre à l'enfant un antipyrétique, l'épuration ne se fait pas et l'enfant retombe malade plus tard. Les maladies infantiles permettent :
guérison.
réaction à une infection, intoxication, etc.)
chaleur.
combustion du glucose.
b) Volontaire en réduisant la quantité d’aliments ingérés. La diminution de l'apport alimentaire permet à l'organisme de vivre en utilisant ses réserves et donc d'entrer en autolyse. L'organisme se libère de ses résidus pour se nourrir bien avant de recourir à ses propres tissus. B- Comment s’explique le phénomène d’autolyse ?
Elle est une fonction vitale de l'organisme dont la gestion est assurée par l'hypothalamus, qui génère une réaction neuro-glandulaire. Deux organes sont impliqués dans l'autolyse :
le foie.
il transforme les graisses en corps cétoniques. Au-delà, il peut déstocker les protéines et les transformer en sucre. Quand le niveau de glucose sanguin descend en dessous de 0,5 g/l, le cerveau et le cœur ne sont plus correctement approvisionnés. Ils utilisent alors les corps cétoniques à la place du glucose et des triglycérides.
Il y a trois façons possibles d'entrer en autolyse :
a) L'épuisement des réserves de glucides, de protéines et de lipides dans le sang : L'autolyse commence quand le système digestif est vide, c'est-à-dire quand rien ne passe plus dans le sang. L'organisme puise alors dans les réserves du sang, du sérum, de la lymphe et dans les réserves de glycogène des tissus. Il faut compter en moyenne 48 heures avant que l'organisme n'entre en autolyse, en fonction du rythme de l'individu.
b) L'apport alimentaire quotidien est inférieur aux besoins de l'organisme : Le passage à l'autolyse se fait plus lentement. Il faut plusieurs jours. c) Augmenter la dépense énergétique sans réduire l'apport alimentaire : Par la pratique d'exercices physiques et l'application de froid pour intensifier la perte de calories. Diminuer la nourriture et augmenter la dépense énergétique en même temps peut être assez difficile à supporter pour l'organisme. A adopter en fonction de la vitalité disponible.
déchets.
mêmes quantités de nourriture tout en réduisant les dépenses énergétiques et émonctorielles.
C- Accompagnement de l’autolyse en privilégiant certains aliments pour économiser son énergie digestive
En effet, l'organisme consomme essentiellement du glucose. Il convient donc d'apporter des fruits glucidiques qui ne demandent pas de digestion. Les molécules de glucose, telles que fabriquées par la nature, sont aisément recyclées par le foie, à la différence de l'amidon.
être cuit.
transformation.
Plus les graisses sont insaturées et n'ont pas été traitées, plus elles sont facilement assimilables (par exemple les amandes).
consommées crues.
Le soja est quelquefois difficile à digérer pour les Européens qui n'ont pas les enzymes pour le digérer. Par conséquent, il faut toujours le consommer sous forme filmée et cuite, ou mieux encore, le consommer fermenter (tempeh)
Amidon/protéines - Fruit/amidon - Fruit/autres aliments non végétaux
Ce qui permettra une bonne digestion Un apport maximal en vitamines, minéraux et oligo-éléments, vecteur d'énergie vital : recharge les plexus digestifs qui permettent au système digestif d'être autonome en énergie.
Un apport en enzymes alimentaires qui participent à la digestion, ce qui permet d'économiser le capital enzymatique du pancréas.
Évitez de gaspiller de l'énergie pour évacuer les substances toxiques incluses dans les aliments (pesticides, insecticides, colorants, conservateurs, etc.) À noter :
molécules toxiques qui sont dans le café avant de digérer les autres molécules, ce qui retarde la digestion de 2 heures et entraîne des ballonnements et flatulences.
par la consommation de glucides à index glycémique élevé, ou par une défaillance hépatique et non par le fait d’avoir trop mangé. ▪ Nos provisions peuvent aider à sauter un repas sans difficulté si le corps est en parfaite santé et que les réserves d'énergie sont suffisantes car le foie libère systématiquement son glycogène qui est transformé en glucose. ▪ La chute de la glycémie est donc expliquée par l'incapacité du foie à éliminer son glycogène une fois celui-ci encombré par trop de résidus en circulation ou trop mobilisé par une digestion difficile.
D- Autres facteurs à prendre en compte
Diminuer la dépense des muscles.
Épargner au mieux les dépenses sensitives : audition, vue, olfaction, lumière artificielle.
Diminuer la dépense sexuelle.
Il faut éviter les aliments sans valeur nutritive mais qui puisent de l'énergie pour être évacué : café, thé, chocolat, alcool, tabac.
Avoir un sommeil suffisant.
Il faut éviter que le cerveau dérange les systèmes organiques : conserver les pensées positives. Il faut privilégier la prise de contact avec les éléments vitalisants.
Le manque de vitalité La crainte du jeûne La consommation de médicaments anti-émotionnels E- Le déroulement des étapes de l'Autolyse L'autolyse se caractérise par un processus de :
Ils sont évacués avant tout.
Ils sont contenus dans les liquides : sang, lymphe, sérum.
Ils sont présents dans les cellules, comme l'acide lactique.
Les kystes et les fibromes sont coincés dans les tissus situés en dehors des voies de circulation. L'organisme va également détruire tous les tissus conjonctifs : adipocytes, capillaires... qui ne servent plus à rien une fois la graisse autolysée.
Ce sont des molécules très toxiques qui sont évacuées en dernier car elles ne sont pas transformables comme les médicaments. Cette masse de molécules est quelquefois si importante que l'organisme peut se retrouver intoxiqué : on parlera alors d'empoisonnement.
Les cellules cancéreuses sont éliminées en dernier lorsque le patient a assez de vitalité. Mais bien souvent, les sujets atteints de cancer n'ont pas suffisamment de vitalité pour jeûner. Seulement les tumeurs cancéreuses petites et localisées pourront être autolysées.
Durant l'autolyse :
Tissus autolysés :
En effet, le corps humain se nourrit avant tout de graisses et de tissus conjonctifs.
Dans le cas d'un jeûne exécuté jusqu'à la fin, le chercheur YEO a constaté au début du siècle dernier sur les animaux les pertes qui suivent :
L'autolyse est terminée lorsque :
F- Facteurs clés d’une autolyse réussie
La quantité d'énergie disponible L'état et les réserves des tissus : on peut les apprécier par la palpation et les manifestations lors du déstockage.
La quantité des résidus dans l'organisme Les réactions émonctorielles aux résidus.
Le déficit que l'on veut atteindre.
l'accompagnement du jeûne doit être éducatif.
A- les questions fréquemment posées lors d’un jeûne a/ Pourquoi doit-on jeûner ?
" Le jeûne est pour les organes du corps ce que la nuit complète de repos est pour le travailleur fatigué. " Avec les dépôts de toxines éliminés, le corps nettoyé, le sang rajeuni, les organes renouvelés, les sensations perfectionnées, la digestion et l'assimilation accrues, les cellules et les tissus redevenus jeunes, les infiltrations, les maladies et les excroissances dissoutes, les tissus morts et mourants débarrassés et substitués par de nouvelles, la chimie du corps normalisée, le corps est dans le même état, pour ainsi dire, que le matelas rénové et refait. " (Dr SHELTON) b) Le jeûne est-il souhaitable pour toute personne malade ou bien-portante ? En effet, le corps humain a souvent besoin d'une récréation pour pouvoir faire son ménage. Que vous soyez malade ou en bonne santé, le jeûne est désirable à condition que l'énergie vitale soit adéquate ( et toutes les conditions du jeûne soient réunies).
La plupart des symptômes sont provoqués par un excès de toxines inacceptable par le corps. Cette surcharge de toxines peut être issue du champ alimentaire, c'est la toxémie exogène, mais elle trouve plus généralement son origine dans un mode de vie inadapté (toxémie endogène et exogène). Elle concerne aussi bien les personnes malades que les personnes bien portantes.
Les agressions de la vie moderne suffisent ainsi à produire une toxémie trop élevée pour l'organisme. Si les troubles ne proviennent pas directement des différents équilibres alimentaires, la réabsorption de la toxémie qui les engendre ne peut se faire efficacement que par une abstention alimentaire et un jeûne qui, accélérant l'élimination, conduira à un retour à la santé. Même si l'alimentation n'est pas la cause immédiate des troubles, elle est en général liée à une mauvaise qualité des aliments industriels, nécessairement non biologiques, et à leur regroupement dans de mauvaises associations, de même qu'à de mauvaises digestions. Seulement l'abstention de toute alimentation durant un certain temps permettra une évacuation de l'arriéré toxique qui demeure en permanence dans l'organisme.
Une diminution, même très importante, de l'alimentation, si elle peut augmenter l'élimination des toxines, ne peut généralement pas permettre aux émonctoires (organes excréteurs = reins - foie - poumons - peau) de se renouveler. Donc quelle que soit la nature des troubles présentés par la personne reçue en consultation, à condition que celle-ci soit en bonne santé et ne rentre pas dans le cadre des rares contre-indications, le médecin de santé proposera invariablement, après avoir effectué une phase de revitalisation, d'entreprendre un jeûne pour réformer l'état de santé.
Dans certains cas, les troubles sont manifestement exclus. Mais il convient d'être honnête, bien que le jeûne constitue un moyen simple, voire trop simple car de nombreux docteurs allopathes ou praticiens de la santé holistique ne lui accordent aucune attention pour soulager, résorber et rendre la santé ; le jeûne ne peut cependant pas être perçu comme une panacée pouvant tout régénérer. Dans certains cas, la situation est irréversible, et le jeûne ne peut pas être considéré comme une technique qui empêcherait totalement la réapparition des troubles supprimés. Dans ce cas, la naturopathie ne peut plus être appliquée (voir cours n°1).
Par ailleurs, si le malade persiste après le jeûne à adopter un mode de vie incompatible avec nos exigences biologiques, autrement dit s'il revient à un mode de vie peu hygiénique, les mêmes causes peuvent reproduire les mêmes effets, les symptômes passés de la maladie, ou d’autre symptômes relais feront certainement leur éruption.
c/ Par rapport à quels critères pouvez-vous déterminer la meilleure époque pour jeûner ?
Cette réponse est invariable, tous les livres de référence sur le jeûne et en particulier l'ouvrage de Désiré MÉRIEN « JEÛNE et SANTÉ » affirment : « Il faut jeûner quand on en ressent réellement le besoin, et seul le candidat au jeûne peut, en ce qui le concerne, ressentir au plus profond de son être cet appel au jeûne »
Lorsque le demandeur a des obligations professionnelles, familiales, etc., il ne pourra pas toujours se libérer au moment où il ressentira une envie de jeûner. Il devra alors jeûner dès que son emploi du temps lui en donnera la possibilité. Pour conclure, il convient de jeûner quelle qu'en soit la saison, quand cette nécessité est impérative. Cependant, il est souhaitable de jeûner au moment du printemps.
d/ Les maigres peuvent-ils jeûner ? Quels résultats peuvent-ils escompter ? La plupart des personnes acceptent que les personnes obèses et celles ayant tout au plus un poids normal puissent jeûner, mais on admet généralement que les personnes "maigres" doivent beaucoup manger pour gagner du poids. Par conséquent, proposer le jeûne aux personnes maigres paraît une aberration. Toutefois, le régime alimentaire de la plupart des personnes "maigres", et même des personnes très maigres, ne permet pas de conclure qu'elles sont sous- alimentées, car la quantité de nourriture consommée est si importante. Le principal problème de fond est habituellement causé par une mauvaise digestion et une malabsorption intestinale qu'il est important de traiter par une alimentation conforme.
e/ Peut-on faire jeûner les enfants, les personnes âgées ? Quelles précautions faut-il adopter ?
Le jeûne chez les enfants Une autre idée reçue qui persiste est que les enfants, en particulier les très jeunes, ne doivent pas jeûner. Tout comme les situations antérieures d'obésité et de maigreur, cette conception est erronée.
En effet, les enfants ont en général des réactions très fortes quand une situation toxique est implantée chez eux. Cela s'explique par leur grande vitalité. Leur réaction somatique est très souvent excellente. ils ne supportent pas la situation toxique.
Dans le cas de troubles aigus, leur organisme rejette la nourriture, et il est délicat de les faire manger dans de telles circonstances.
Ne pas faire jeûner les enfants, mais ne pas les forcer à manger si leur corps ressent le besoin de s’en abstenir en cas de fièvre par exemple. Les crises aiguës engendrées par les enfants, et en particulier par les nourrissons, répondent à la première phase de rénovation vitale, autrement dit, celle qui précède la phase des états chroniques de la maladie. Le plus souvent, les enfants ne connaissent qu'un premier (court) jeûne de désintoxication, leurs organismes et encore moins leurs fonctions ne sont pas, vu leur âge, encore très détériorés. Mais c'est la suralimentation, qui provoque souvent des indigestions, qui entraîne le plus fréquemment des problèmes de santé.
Le jeûne des personnes âgées ?
Tout comme pour les enfants, le jeûne est peu apprécié par les personnes âgées. Si on admet généralement qu'un adulte, sous réserve qu'il ne soit pas obèse ou maigre, peut jeûner, on estime que la personne âgée perdra le peu de force lui restant, ce qui est très préjudiciable pour son équilibre précaire. Dans la réalité, cela n'est pas le cas, et les personnes âgées sont capables de supporter des jeûnes suffisamment longs avec de bons résultats, à condition de disposer d'une vitalité suffisante. Chez les personnes âgées, les effets rajeunissants du jeûne peuvent être spectaculaires.
Toutefois, les personnes âgées en question devront respecter avec précision le déroulement des étapes alimentaires, outre les exigences habituelles, pour ne pas générer de crises violentes.
Condition supplémentaire : Comme pour le jeune enfant, le suivi par le thérapeute (et/ou les parents pour le jeune enfant) doit être continu. f) le jeune a-t-il des carences ?
L'alimentation contemporaine nous met en carence : Soit parce que la plupart des aliments consommés sont " vides ", soit parce que les aliments sont non digérés et non assimilés → ce n’est pas une coïncidence si la consommation de compléments alimentaires augmente.
sortie une meilleure digestion et une plus grande assimilation. g) Perte de poids ?
personnes ; c'est un prétexte souvent utilisé pour déconseiller le jeûne aux personnes minces (voir ci-dessous) ; et dans l'inconscient collectif, une perte de poids est associée à une maladie.
elle peut arriver à 10% de son poids de départ) Mais :
elle ne correspond pas à une perte de muscle mais à une perte de déchets : en effet, les premiers kilos perdus sont liés à une élimination du sel ; son abstinence totale peut faire perdre plusieurs kilos en quelques jours : le sodium oblige l'organisme à retenir beaucoup d'eau, ce qui contribue à épuiser le système cardiovasculaire ; Toutefois, la perte de poids importante dans les premiers jours tend à se régulariser au fil de la journée ; une reprise de poids après le jeûne peut être aussi rapide et même entraîner une hausse du poids après le jeûne en fonction d'une assimilation accrue. h) Ne faut-il pas faire d'activité physique pendant le jeûne ? On peut logiquement penser que :
jeûne peut paraître paradoxale car le jeune est censé provoquer une importante fatigue du fait de l'absence d'apports nutritionnels ;
permettra de se concentrer sur les diverses fonctions du jeune ; Trois raisons peuvent cependant expliquer ce paradoxe :
digestion, 45% pour les fonctions motrices et le mécanisme de base et 20% pour les travaux intellectuels :
Le repos des fonctions digestives permet alors de transférer l'énergie qui lui était consacrée jusqu'alors sur les autres fonctions ;
par le biais du travail du muscle, qui va renforcer le déstockage des réserves de graisses et évacuer encore plus les déchets vers les portes de sortie du corps ; ce phénomène est moindre dans le cas d'une absence d'activité physique.
vitalisants.
Condition : il faut que ce soit des activités physiques lentes, douces et continues (ce n'est pas un parcours commando !).
i) Tout le monde peut-il jeûner ? Non ▪ Les sujets qui n'ont pas d'énergie.
▪ Les sujets qui ont des lésions aux émonctoires.
▪ Les personnes qui sont déjà très maigres.
▪ Les personnes qui prennent beaucoup de médicaments : si elles poursuivent la prise de leurs médicaments, ces derniers seront encore plus concentrés et intoxicants pour l'organisme.
▪ Les personnes dont le milieu n'est pas favorable aux jeunes : entourage familial peu propice, pas de soutien moral, mauvaise influence sur l'esprit. Les personnes seules ▪ Les personnes ayant une activité professionnelle intense ou des horaires décalés : dans ce cas, préférez les périodes de vacances.
B- Le Jeûne selon différents Auteurs L'orateur, après avoir lu tous ces auteurs et d'autres sur le jeûne, récapitule les expériences de chacun de ces spécialistes du jeûne. Chacune de ces expériences se rapporte à une période où les personnes en général avaient plus de vitalité et un mode de vie différent.
Ces principes sont donc à "actualiser" en fonction de nos conditions de vie. Les auteurs américains :
Les auteurs français :
de fruits.
Les thèses et arguments de ces différents auteurs sont résumés ci-dessous. Il convient de noter que les arguments présentés ci-dessous doivent être compris en tenant compte du contexte de leur époque.
A l'âge de 30 ans, il était très malade et jugé perdu par la médecine. Il se guérit par le jeûne. Il faisait jeûner des personnes et observait les phénomènes qui se produisaient.
Selon lui, la maladie provient de l'obstruction des tissus. Et la première obstruction se situe au niveau des intestins. Il a remarqué que chez les sujets morts, on pouvait trouver environ 2,5 kg de résidus dans les intestins. EHRET considère :
des périodes d'alimentation sans mucus (fruits crus et cuits + légumes sans amidon) ou des périodes de jeûne courtes et longues.
génétique.
Il a aussi constaté que les résidus que le corps accumule contiennent : -des molécules provenant de certains médicaments et vaccins -des métaux épais Il a prouvé que les vaccins étaient effectivement toxiques en provoquant des abcès de fixation dans la cuisse . En 24 heures, il a découvert dans ces abcès les différentes toxines que contenait le vaccin.
•Les Manifestations durant le jeûne :
Toutes ses diverses manifestations correspondent à des crises curatives. Selon ce dernier, "toutes les maladies sont des initiatives de la nature pour la guérison".
•Les Éliminations durant le jeûne :
Pour savoir si le sujet évacue bien, EHRET recommande de vérifier la couleur des urines, qui doivent être bien colorées. Un sujet qui n'a pas de manifestation et / ou dont les urines demeurent limpides est un sujet qui n'entre pas en autolyse.
Les résidus en circulation créent des réactions douloureuses. Lorsque le jeûne est exécuté convenablement, toutes les maladies ressenties par le sujet avant le jeûne sont ravivées dans l'ordre chronologique inverse. Ces manifestations peuvent persister de quelques minutes à 2 ou 3 jours. Plus les manifestations sont grandes, plus le taux d'intoxication est important. La source des maladies est attribuable à l'encrassement du terrain ; il lui paraît indispensable de faire le point sur les résidus entassés dans le corps en se basant sur différents facteurs :
déchets.
•La Formule de EHRET :
V = F – O Vitalité = Force Vitale – Obstruction Ainsi, si O > F Le sujet ne peut être soigné.
•La Méthode de EHRET :
Il contient 4 quinzaines de préparation au jeûne avec un régime sans mucus.
Déjeuner : Légumes crus et cuisinés. + huile et citron + 1 ou 2 PdT au four si faim.
Dîner : Compote de fruits + fromage frais ou crème fraîche. Ou Banane + miel.
Déjeuner : Fruits préparés + 15 mn après légumes crus.
Dîner : Fruits cuits + 15 mn après légumes cuits.
Déjeuner : Fruits frais ou secs + quelques noix Dîner : Légumes crus ou préparés.
Déjeuner : Fruits Dîner : Fruits et légumes préparés Le jeûne peut commencer.
EHRET sait que les intestins emmagasinent de la matière. C'est pourquoi il suggère un lavage tous les deux jours pour libérer l'intestin. De plus, en cas de forte crise de guérison, un lavage limitera les effets de la crise. •Les Règles préconisées par EHRET pendant le jeûne :
chlorure de magnésium, du sulfate de sodium ou des sels de sulfate de magnésium.
pleine forme.
tous les bouquins sur le jeûne.
pour ne pas faire de malaise.
Buvez de l'eau, et quelquefois si l'énergie est très basse incorporez du jus de fruit ou du jus de citron.
comme les légumes verts cuits, ce qui favorise l'élimination des substances restées dans l'intestin.
son capital génétique.
Par ailleurs, il découvre que les résidus accumulés dans l'organisme contiennent:
Il a démontré que les vaccins étaient toxiques en faisant des abcès de fixation dans la cuisse. Au bout de 24 heures, il a découvert dans ces abcès toutes les toxines du vaccin. Les manifestations pendant le jeûne :
Tous ces symptômes répondent à des crises curatives.
Selon lui, "toutes les maladies représentent des efforts de la nature en vue de la guérison".
Les évacuations pendant le jeûne :
Pour contrôler que le sujet élimine bien, EHRET conseille de vérifier la couleur de l'urine et celle-ci doit être bien colorée. Un patient qui ne présente aucune manifestation et/ou dont l'urine demeure claire est un patient qui ne subit pas d'autolyse.
Les résidus en mouvement créent des phénomènes douloureux. Pendant un jeûne bien conduit, toutes les pathologies vécues par un sujet avant le jeûne sont revécues dans un ordre inverse de la chronologie. Ces phénomènes durent de quelques minutes à 2 ou 3 jours. Plus ces manifestations sont abondantes, plus le niveau d'intoxication augmente. Les maladies sont expliquées à leur origine par l'encrassement du terrain ; il lui paraît essentiel de faire la part des choses entre les résidus accumulés dans l'organisme en tenant compte de différents facteurs :
nauséabonde, plus les déchets sont nombreux.
V = F – O Vitalité = Force Vitale – Obstruction Ainsi, si O > F le sujet n’est pas guérissable.
Elle comporte 4 quinzaines de préparations au jeûne avec une alimentation sans mucus.
Déjeuner : Légumes crus et cuits + huile et citron + 1 ou 2 PoT cuits au four si faim.
Dîner : Compote de fruits + fromage frais ou crème fraîche. Ou Banane + miel.
Déjeuner : Fruits cuits + 15 min après légumes crus.
Dîner : Fruit cuit + 15 min après les légumes cuits.
Déjeuner : Fruits frais ou secs + quelques noix.
Dîner : Légumes crus ou cuits.
Déjeuner : Fruits crus Dîner : fruits et légumes cuits.
Et ensuite, le jeûne peut débuter.
EHRET a compris que les intestins accumulent des matières. Pour cette raison, il préconise un lavement tous les 2 jours pour vidanger l'intestin. De même, dans le cas d'une forte crise curative, le lavement permettra de limiter au maximum les conséquences de la crise.
Les règles préconisées par EHRET pendant le jeûne :
chlorure de magnésium, de sulfate de sodium ou de sels de sulfate de magnésium.
forme.
crises, consultez tous les livres sur le jeûne.
façon à éviter les douleurs.
jus de fruit ou du jus de citron.
comme les légumes verts cuits, ce qui permettra une élimination des matières restées dans l'intestin.
DEWEY était un médecin américain du début du 19ème siècle qui, au moment de ses études, considérait que la médecine allopathique ne fournissait pas toutes les solutions.
Il se pencha sur le jeûne en supprimant un repas par jour, et en particulier le petit déjeuner, surtout pour ceux :
Il fait donc l'expérience de la suppression du petit déjeuner et il est très contredit par ses collaborateurs. Il a constaté 2 phénomènes :
En général, quel que soit la personne, il remarque une amélioration : plus grande énergie, plus de concentration et une meilleure santé.
Cette amélioration est expliquée par le fait que la soirée comprend 3 phases : Assimilation = Digestion Désassimilation = Nettoyage cellulaire : Les métabolites des cellules sont mis en circulation pour être transformés par le foie et les reins, ce qui entraîne un gonflement de l'organisme.
Réparation et renouvellement cellulaire : les vieilles cellules meurent et sont évacuées dans tous les tissus.
Chez les individus de type surrénalien :
L'énergie est maximale le matin (se réveille tôt), le métabolisme est en diminution tout au long de la journée. Ces individus ont besoin de prendre un petit déjeuner copieux, puis un déjeuner plus léger et un dîner très léger. Cette situation correspond souvent à des personnes qui effectuent un travail physique. Les sujets sont plutôt du matin que du soir.
Chez les sujets de type thyroïdien :
Des sujets qui ont peu d'énergie le matin, le métabolisme augmente au long de la journée.
Il est conseillé de ne pas donner de petit déjeuner à ces sujets puisque leur organisme n'est pas encore prêt. Sujets qui sont plus du soir que du matin. Chez les enfants :
Chez les enfants qui n'ont pas faim le matin, il est conseillé ainsi de ne pas prendre de petit déjeuner, pour une meilleure concentration et une plus grande énergie. En effet, ce sont souvent les enfants qui déjeunent qui ont le coup de grâce.
Le petit déjeuner ne se digère pas car les cellules n'en ont pas besoin. Il est ensuite digéré plus tard (lorsque l'estomac se vide dans le duodénum) mais les denrées ont fermenté et produisent des toxines qui doivent être éliminées par le foie et le pancréas.
Cette élimination nécessite beaucoup d'énergie, durant laquelle le foie ne pourra plus faire son travail de glycogénèse (voir explication déjà donnée plus haut), par conséquent la chute de la glycémie et le crash énergétique. Cette force est- elle suffisante si on ne mange pas le matin ?
DEWEY a réalisé des expériences avec des dockers : les individus qui n'avaient pas mangé avaient encore plus de force le matin et cette force diminuait pendant la journée.
Toutefois, au fil des jours, ils sont devenus plus efficaces. DEWEY a aussi noté que la suppression du petit déjeuner n'est pas facile, il faut de 8 jours à 1 an pour ne plus avoir de symptômes.
Les symptômes sont :
éliminer les maux de tête, parce qu'ils bloquent les sécrétions digestives pour que les molécules en question ne passent pas dans le sang. - Vertiges, sensation de malaise.
Plus le sujet est malade (intoxiqué) et plus les désagréments sont importants le matin en l'absence de petit déjeuner.
"La faim du matin n'est que la maladie qui couve" (c'est-à-dire la fausse faim). "Le fait d'avoir faim le matin est la conséquence de nuits trop courtes, l'organisme n'a pas assez de temps pour les phases d'assimilation et de nettoyage".
DEWEY continue sa théorie et élimine un autre repas, pour aboutir à un seul repas par jour. Il remarque alors une nette amélioration de sa santé. DEWEY découvre le jeûne et se rend compte que parfois il est nécessaire de supprimer tous les repas. Par contre, il ne procède à aucune réduction sur le type d'aliments à consommer.
Il a lancé un mouvement hygiéniste américain. Selon lui, le corps connaît ses besoins, il faut éviter d'intervenir pour ne pas bouleverser les mécanismes de la nature.
C'est une pensée extrêmement puriste basée sur le non-interventionnisme. SHELTON a mené plus de 25000 jeûnes et a publié de nombreux ouvrages sur ce sujet.
Il a commencé à s'intéresser au jeûne et à la dissociation alimentaire à la suite des travaux de HAY. Il a remarqué qu'il faut environ 20 à 40 jours de jeûne pour guérir, et que certains jeûnes durent jusqu'à 70 jours.
Il faut donc jeûner jusqu'à la guérison autant que l'énergie le permet. Les jeûnes devront souvent se succéder, puisque le 1er jeûne ne guérit pas toujours.
Chez les enfants, on obtient des résultats plus rapides car l'énergie est maximale.
Les tissus nocifs sont éliminés comme les kystes, les tissus conjonctifs, voire les cellules cancéreuses. Dans un premier temps, le corps stocke dans les tissus conjonctifs. Quand il ne le peut plus, il réserve ensuite dans les organes vitaux (utérus, reins, prostate).
Ainsi un sujet maigre disposera d'une moindre capacité à développer les tissus conjonctifs et sera donc plus tôt malade.
Toutes les lésions, même les fractures, guérissent plus vite pendant un jeûne. Il n'y a pas de convalescence après une guérison obtenue par un jeûne. Ex : un enfant repart avec beaucoup d'énergie.
La croissance est favorisée par le jeûne chez les enfants. Les organes sensoriels deviennent plus forts pendant le jeûne. Le cerveau devient propre et la démence disparaît.
Les sécrétions biliaires augmentent.
Il n'est pas nécessaire de se purger avant de commencer un jeûne ou de pratiquer des lavements durant le jeûne. Il souligne les points suivants : Plus les selles stagnent dans l'intestin, plus elles se déshydratent, alors les échanges avec l'extérieur diminuent puisqu'il n'y a plus d'eau. Ainsi les selles deviennent de moins en moins toxiques.
La capacité d'absorption de l'intestin diminue.
Les selles se retrouvent entourées de mucus sécrété par les cellules intestinales, ce qui prévient la propagation des toxines contenues dans les selles. La purge demande de l'énergie à l'organisme.
Troubles intestinaux soignés pendant le jeûne, même pour ceux qui n'ont pas de selles pendant le jeûne.
Affaiblissement de la fonction sexuelle pendant le jeûne, récupéré après le jeûne.
Pendant le jeûne, le sujet a une sensation de faiblesse mais est capable de faire un effort musculaire même si on observe une perte de sa force musculaire due à la perte de masse.
En ce qui concerne la perte de poids :
Celle-ci est davantage importante en semaine, parce qu'elle correspond à une perte d'eau importante pouvant aller jusqu'à 1 Kg par jour. La perte d'eau se révèle importante en raison des métabolites cristalloïdes qui sont solubles dans l'eau (sels et cristaux) et qui conservent cette eau dans l'organisme. Lorsque le corps les évacue, il élimine l'eau avec eux. Par la suite, la perte de poids est de moins en moins conséquente : après 30 jours de jeûne, la perte est d'environ 200 g par jour.
Symptômes nécessitant l'arrêt du jeûne :
Les cas où le jeune doit être arrêté :
jeûne peut se poursuivre tant que l'autolyse se poursuit, sinon le sujet se retrouve faible et déficient.
diffusent encore plus rapidement.
ne peut en éliminer : engorgement des émonctoires hépatiques, rénaux, pulmonaires.
les molécules toxiques n'ont pas été éliminées par l'organisme.
Le recours au jeûne en fonction des maladies :
Il est hygiéniste formé à l’école américaine. Il a développé une méthodologie très stricte et contrôlée.
Les 3 types de jeûne de MERIEN :
Le jeûne primaire :
Sa durée est de 1 semaine, et il peut être suivi par toute personne. Il permet :
Il ne s'improvise pas, il est obligatoirement précédé par une diminution de la prise alimentaire par étapes, chaque étape permettant de diminuer la valeur nutritionnelle des aliments.
De la même manière, la reprise des aliments après le jeûne se fait en étapes dans le sens inverse, pour augmenter l'apport nutritionnel.
Le jeûne secondaire :
Le déroulement est le même, à la différence que la durée est plus longue = 21 jours.
Ce jeûne est plus délicat à supporter parce que les crises curatives sont plus fréquentes.
La durée de la réduction alimentaire est de 7 à 12 jours, et la période de récupération alimentaire est sensiblement de la même durée. Le jeûne tertiaire :
Il débute au-delà des 21 jours de jeûne secondaire et est sans limite de durée. Les paliers de rétablissement alimentaire sont plus difficiles à atteindre puisqu'ils sont plus longs.
Du 21ème jour au 30ème jour = 1 jour de reprise alimentaire pour 2 jours de jeûne.
Au-delà du 30ème jour = 1 jour de reprise alimentaire en supplément pour chaque journée de jeûne. MERIEN remarque que les phénomènes corporels s'accompagnent de phénomènes psychologiques.
C- Essai de synthèse : les grands principes Toujours prévoir une méthode restrictive avant de parvenir au jeûne (qualitatif et quantitatif) Toujours débuter par un jeûne court, le jeûne long est le point d'orgue : respecter une progression Les manifestations du jeûne sont variables (en diversité et en intensité) en rapport avec la quantité de résidus en circulation mais elles sont toujours bénéfiques.
Pour soulager les crises curatives, faire un lavement.
Les façons d'envisager la restriction :
en réduisant les aliments toxiques et producteurs de déchets ; en supprimant les aliments de tolérance ; en privilégiant les fruits/légumes + crus ; peu de mélanges et toujours une base végétale en supprimant parfois un repas But de la restriction : faire des économies d'énergie afin de renforcer l'organisme pour bénéficier au maximum des avantages du jeûne et réduire les crises curatives.
Vérifier les évacuations pendant le jeûne et la langue de jeûne (" miroir magique ") Les selles durant le jeûne reflètent le rejet de la muqueuse. Perte de poids très importante au début devenant de plus en plus faible au fur et à mesure Le jeûne renforce : à la sortie, sera renforcé :
le péristaltisme ; les enzymes digestives ; les systèmes nerveux et glandulaire la croissance les sens et les capacités cérébrales Avant le jeûne : vider l'intestin.
Pendant le jeûne : le plus de contact possible avec les éléments vitaux et limiter les dépenses énergétiques à la sortie : reprise très progressive de l'alimentation.
Le jeûne actuellement dans le cadre des cures : il se pratique moins aujourd'hui car les personnes reçues en consultation ont de moins en moins d'énergie. Il ne pourrait être considéré qu'après une cure de revitalisation. Les principes donnés par les différents intervenants suite à leurs expériences se réfèrent à une période où les individus en général avaient plus de vitalité ; Les durées mentionnées sont difficilement applicables aujourd'hui ; les principes sont donc à remettre en perspective selon nos conditions de vie actuelles. Module 4 Remèdes naturels
Les plantes médicinales, de leur histoire à leur usage raisonné au service du terrain.
Phytologie
Depuis les temps les plus anciens les êtres humains ont trouvé chez les végétaux leur nourriture et leurs remèdes.
La phytothérapie moderne est fondée sur de nombreuses expériences et connaissances dont les origines remontent à plusieurs milliers d’années. L’Égypte ancienne, Grecs et Romains se sont transmis cette connaissance et nous avons hérité ce savoir grâce aux écrits des arabes et aux jardins des abbayes médiévales européennes.
L’Égypte Attribue ses connaissances médicales au dieu du savoir et de l’écriture : THOT 2800 av JC, prêtre, architecte, médecin.
Les sources nous renseignant sur la médecine Egyptienne proviennent d’auteurs antiques : Homère, et d’autre part par les Hiéroglyphes, le papyrus Ebers. Il contient jusqu’à 800 recettes de décoction, lotions, mélanges. Grèce Hippocrate : 460 av JC dans don île natale de Cos il dissocie la médecine du pouvoir magique des dieux et va substituer un mode de pensée scientifique et des observations médicales systématiques. Sa méthode était globale, et pour lui la santé résultait d’un équilibre permanent, et outre ses remèdes végétaux, (250 à 400 plantes) il associait le régime et l’hygiène de vie. Il établit un système de diagnostic et d’analyse.
Aristote : 4ème siècle av JC rédige des études botaniques et son élève Théophraste va rédiger l’histoire des plantes tel un botaniste dans « historia plantarum » ou il classifia près de 500 plantes. Dioscoride : médecin grec du 1er siècle, il va illustrer un herbier de 600 plantes dans son œuvre « De materia medica ».
Rome Pline l’ancien : né à Côme 23 après JC rédige l’histoire naturelle Galien : c’est un médecin grec né en 131 après JC, père de la pharmacie, médecin des empereurs romains.
Les arabes vont hériter des connaissances gréco-romaines et vont distinguer le médecin de l’apothicaire, les premières pharmacies vont naître à Bagdad au 8ème siècle et les nouvelles formules à base de sucre vont apparaître : sirop, dragées. Les arabes vont avoir le monopole de la distillation à la vapeur d’eau. Avicenne : né en 980 médecin Arabe d’origine Iranienne, philosophe, auteur du « Canon de la médecine »
Ensuite les Abbayes vont présider aux soins médicaux en Europe du VIIIe au XIIe siècle, le capitulare de villis de Charlemagne (812) va instituer la présence de jardins dans les domaines royaux. (73 plantes, 16 arbres, plantes textiles et tinctoriales).
Les moines vont copier les remèdes, s’inspirer de Dioscoride et de son œuvre De materia medica. Ils vont restituer le savoir de l’antiquité. Le point de départ de la médecine académique fut celle des Abbayes.
Il fallut attendre la peste noire en 1346 pour modifier le regard porté sur la médecine. 1/3 de la population européenne fut décimée et la médecine de Galien fut vivement critiquée.
Paracelse : (1493 – 1541) critique la théorie de Galien et d’Avicenne. Il signale le rôle de facteurs externes, et adhère à la théorie des signatures : la structure d’une plante contient une indication sur son effet thérapeutique. Le XVIe siècle marque la renaissance de la botanique et de la médecine par les plantes.
Linné met en place une classification botanique (1707 – 1778). faculté de médecine puis Montpellier et Padoue Le 18ème siècle apporte à la phytothérapie toute la rigueur scientifique du siècle des lumières.
Bernard de JUSSIEU (1699 – 1777) publie l’histoire des plantes des environs de Paris et dirige la plantation du jardin du Trianon.
En 1778 le premier diplôme d’herboriste est décerné par la faculté de médecine de Paris.
En 1803 création de l’école nationale de pharmacie avec une loi cadre sur la santé. Les herboristes vont alors passer sous la tutelle des pharmaciens. En 1810 naît le premier Codex français En 1941 le diplôme est supprimé sous Vichy et ce sont les pharmaciens qui vont pratiquer l’herboristerie.
Vers 1960 la phytothérapie redémarre avec les travaux du Dr. Henri Leclerc et du Docteur Jean Valnet qui vont donner à l’herboristerie ses bases scientifiques. Avec le temps et l’expérience, on constate qu’une seule substance active est souvent insuffisante et que l’on doit en combiner plusieurs. Les drogues sont plus efficaces dans leur globalité. Le développement des substances isolées privilégie le développement de la biologie moléculaire.
En 1975, 34 plantes sont libérées pour la vente libre.
En 2008, 148 plantes sont libérées à la vente.
Aujourd’hui « les herboristes ont seuls le droit de vendre les plantes ou parties de plantes médicinales, indigènes ou acclimatées, inscrites dans le décret n° 2008-841 du 22 août 2008 relatif à la vente au public des plantes médicinales inscrites à la Pharmacopée. »
Aussi nous cherchons à réhabiliter le métier pour :
-Répondre à la demande de santé publique (prévention, éducation) -Avoir une reconnaissance officielle -La préservation de la ressource -Le développement des productions locales.
A. A quel moment cueillir les plantes ?
Il est toujours préférable de procéder à la récolte par un temps sec et chaud. Les plantes mouillées de pluie ou de rosée s’altèrent, moisissent, fermentent et perdent de toute façon toute valeur thérapeutique. Le matin est le moment le plus favorable, mais on peut toutefois cueillir aussi le soir, avant la fraîcheur. B. Comment procéder à la cueillette ?
Il vaut mieux cueillir les plantes sauvages, dans la mesure du possible, dans un lieu peu fréquenté : les plantes destinées à être séchées ne doivent en aucun cas être lavées, et il faut donc éviter de cueillir les plantes poussiéreuses des bords des chemins fréquentés ou celles situées en bordure de champs cultivés, qui ont pu être souillées par les engrais chimiques fraîchement répandus. C’est peut-être uniquement pour ces simples raisons que les sorciers de jadis affectionnaient les clairières solitaires, les endroits inaccessibles, les mares cachées au plus profond des bois pour y effectuer leurs cueillettes. Il faut choisir uniquement des plantes saines et éliminer impitoyablement les plantes flétries, tachées, décolorées, mangées par les insectes ou poussant à proximité des champignons.
Tout en effectuant la cueillette, il est très simple d’éliminer les débris divers (mousses, feuilles, brindilles) afin de ne conserver que les plantes qui intéressent : le tri serait plus difficile à effectuer par la suite. On vérifie avec soin que d’autres plantes ne soient pas mêlées à celles qu’on désire cueillir (la présence d’une plante dangereuse peut avoir des conséquences graves). En règle générale, il ne faut d’ailleurs pas mélanger les plantes de différentes espèces pendant la cueillette.
Pendant tout le temps que dure la cueillette, il est très simple de prendre garde à ne pas écraser ni comprimer les plantes : entassées sans soin, celles-ci risquent de se faner ou de subir un début de fermentation.
L’idéal reste le grand panier de vannerie légère.
Les racines sont les seules parties de la plante qui peuvent, mais doivent être lavées. Les passer à l’eau claire courante très méticuleusement, afin d’éliminer toute trace de terre.
C. Comment sécher les plantes ?
En dehors des plantes qui s’utilisent fraîches, il est nécessaire de faire sécher très soigneusement celles qu’on désire conserver. Il est très important que ce séchage se fasse rapidement, afin d’éviter l’altération des plantes, leur fermentation et la perte de leurs principes actifs. Les plantes seront mises à sécher sur les claies de façon que l’air circule librement. On peut encore les suspendre en guirlandes, à l’aide de fils. L’idéal serait de faire sécher les plantes à l’ombre par temps chaud, dans un endroit vaste et bien ventilé : grenier, grange, hangar. Dans les régions pluvieuses, on peut commencer le séchage à four très doux, puis laisser les plantes achever leur dessiccation complète sur les claies dans un grenier sec et bien aéré. De même, les organes charnus d’une plante seront de préférence séchés par ce procédé. Bien vérifier que la température du four ne dépasse pas 20 à 40 ° C, afin de ne pas les altérer ou même les cuire.
L’opération du séchage a pour but d’enlever aux plantes l’eau qu’elles renferment : il est évident que le mode de dessiccation sera variable selon les parties de la plante à conserver, l’eau n’étant pas répartie de la même façon ni dans les mêmes proportions dans les divers organes de la plante. Les racines et les rhizomes, débarrassés de leurs parties abîmées, lavés avec un soin méticuleux, seront épongés, puis coupés en tranches, en lanières ou fendus suivant leur dimension. Ils seront mis à sécher au soleil ou au four. Les tiges, les écorces et le bois sécheront au soleil, à l’air libre et sec, ou encore au four doux.
Les feuilles et les plantes entières seront disposées sur des chaises, à l’ombre, dans un endroit chaud et très bien ventilé. Les feuilles doivent être mondées. Cette opération peut s’effectuer avant ou après le séchage. Les fleurs et les sommités fleuries sont assez difficiles à traiter. Il est important de conserver leur couleur, ce qui est assez délicat. Le mieux est de la déposer à l’ombre sur des claies à 20-25° C et en prenant la précaution de les recouvrir de papier gris, afin de préserver leur couleur. Les fruits charnus (airelles, baies de genévrier) seront séchés au soleil ou au four chaud.
Les semences : bien les étaler sur une feuille de papier et les faire sécher à l’air libre en remuant souvent.
D. Comment garder les plantes séchées ?
Les vieilles prescriptions d’une des œuvres anonymes de l’école de médecine de Salerne, « l’Antidotaire », sont toujours valables :
« Veillez que les racines, semences et herbes soient cueillies au bon moment et serrées en un lieu convenable pour que ni la fumée ni l’humidité ne les corrompent ».
Les plantes séchées, lorsqu’il ne reste plus aucune trace d’humidité, se rangent soigneusement et séparément dans des récipients portant le nom de la plante et la date. Il faut choisir des boites ou des bocaux propres, n’ayant pas contenu précédemment un produit dont il aurait gardé l’odeur, et fermer hermétiquement. Les plantes achetées en vrac chez l’herboriste, ou dont l’emballage est un simple carton, doivent être rangées de la même façon dans les récipients hermétiques.
Bien cueillie, bien séchée, conservée, la plante assumera au mieux sa fonction de remède. Les « simples » sont aujourd’hui de nouveau reconnus par un grand nombre de citoyens.
Le terme « simple » signifiant autrefois le remède végétal (graines, feuilles, racines), mais aussi la substance animale et minérale. Au XVIème siècle, « simple » qualifiera la plante médicinale devenue un « simple ».
Les principes actifs Les principes actifs produits par les végétaux provoquent des réactions organiques favorisant la destruction et l’élimination des déchets.
Extrait du végétal ou synthétisé artificiellement dosé, il permet l’expérimentation. C’est une molécule standard.
Le prix de revient est bas, et sa durée de vie est plus longue que celle d’une molécule naturelle.
Il cible une pathologie donnée.
Difficile à isoler. L’extraction peut se faire à des hautes températures ou à de très basses températures ce qui tend à le dénaturer et à éliminer son principe vital.
Il est synthétisé, et n’est qu’une partie de la plante, et est rarement identique. Il est un fait : une grande utilisation de ces molécules crée dépendance et effets secondaires.
De plus, ces molécules s’éliminent mal.
Il est inférieur à la plante.
La plante totale
Les molécules naturelles sont biodégradables.
Synergie des molécules dans la plante.
L’action du principe actif est ici majorée par les autres constituants de la plante. Importance du totum sur la problématique globale.
La plante totale demande une connaissance. - identification botanique
-Exiger une plante de qualité : culture biologique, cueillette sauvage, séchage correct.
décoction, teinture.
A. Constituants :
Les Composés du métabolisme primaire I – GLUCIDES a. sucres simples et dérivés 1° / Oses simples Le glucose est présent dans beaucoup d’espèces végétales → fruit et miel Le fructose (lévulose) est présent dans tous les fruits ainsi que dans le miel. C’est un sucre intéressant pour le diabétique et le sportif. Il a une résorption intestinale lente et ne déclenche pas de sécrétion d’insuline. 2°/ dérivés des oses simples Sorbitol - dans Rosacées → Sorbus aucuparia L. laxatif, stimulant du péristaltisme Mannitol extrait du frêne à manne → Fraxinus ornus L. – Oléacées Xylitol (rafles de maïs, bois de bouleau, sciures, pailles) faible pouvoir cariogène.
3°/ dérivés des sucres : acide ascorbique, vitamine C naturelle On la trouve dans :
Fruits de l’argousier (argouse), de l’églantier (cynorrhodons), kiwi, acérola, karkadé (hibiscus sabdarifa), fruits rouges : cassis, myrtilles, fraises et framboises b. les oligosaccharides Disaccharides :
Maltose : 2 glucoses Lactose = galactose + glucose Saccharose = fructose + glucose (betterave sucrière, canne à sucre) c. les polysaccharides 1°/ des végétaux inférieurs -Bactéries et champignons Dextranes = genre Lactobacillus Streptococcus Gomme xanthane Xanthomonas campestris est une bactérie qui se développe sur certaines brassicacées et fabrique un exsudat gommeux stabilisant, gélifiant. Lentinane (glucose) Extrait de lentinus edodes (shiitake) renforce l’activité des anti- tumoraux. -Des algues -Alginates Dans laminaires et fucus Mucilage = protection de muqueuses et action laxatives -Carraghénanes → chondrus crispus Gélifiant, laxatif, reminéralisant -Agar-agar Extrait des Rhodophyceae : gelidium – gracilaria.
2°/ des végétaux supérieurs -Amidon :
Substance végétale de réserve glucidique Source énergétique : -Cellulose :
Céréales : blé, orge, avoine, seigle Sarrasin, millet, quinoa, riz Oléagineux : noix, noisettes, amandes Tubercules : pomme de terre, manioc, igname, arrow-root Constituant de la paroi cellulaire des végétaux, structure carbonée qui forme les fibres. La plante y stocke ses minéraux.
Les fibres de cellulose servent de lest dans les intestins (action sur le transit), elles permettent de piéger les molécules indésirables présentes dans la bile, ainsi que les graisses alimentaires (action hypocholestérolémiante)
Action sur le transit, hypocholestérolémiante, cellulose, hémi cellulose.
Polymères du fructose – inuline dans la famille des Astéracées : racines, bulbes, tubercules : chicorée, pissenlit, bardane, scorsonère.
-Autres Polysaccharides hétérogènes Gommes : arabique (Acacia) Sterculia, karaya Mucilages neutres : guar, caroubier, fenugrec Mucilages acides ; Ispaghul, psyllium, plantain, mauve, guimauve. II – LIPIDES VÉGÉTAUX Substances naturelles, constituant des structures cellulaires, de réserve, et source d’énergie. Éléments de revêtement comme les cires (Carnauba Jojoba) ou les cutines.
On les trouve dans les graines oléagineuses (noix, tournesol, amande douce, lin, sésame etc.) Mais aussi dans le péricarpe de certains fruits comme l’olive, l’avocat.
Ces lipides végétaux sont constitués de différents acides gras essentiels : oméga3, oméga6, oméga9 ... l’équilibre entre ces acides gras déterminera la qualité de l’huile végétale.
HUILES III – PROTIDES Dérivés des acides aminés a – hétérosides cyanogènes : laurier cerise (graines toxiques) Abricotier (noyau) b – composés soufrés :

Glucosinolates :
Dans la famille des Brassicacées :
Chou, moutarde, raifort, radis noir, Erysimum oDans la famille des Tropæloacées : capucine Autres composés soufrés Famille des Liliacées : ail, oignon, échalote, aloé c – Bétalaines : bétacyanines d – Fabacées :
Famille des légumes secs : soja, lentilles, pois chiche, pois cassés, haricots rouges.
e – Céréales complètes :
famille des graminées : blé, orge, avoine famille des polygonacées : sarrasin f - Oléagineux :
noix, noisettes, amandes, lin g – Enzymes :
Protéine pouvant accélérer les réactions chimiques du métabolisme dans le milieu cellulaire ou extracellulaire.
Elles agissent à faible concentration et se retrouvent intactes en fin de réaction. Ce sont des catalyseurs biochimiques.
Une enzyme est synthétisée par les cellules vivantes à partir des informations codées dans l’ADN.
Les enzymes sont les éléments déclenchant les fonctions naturelles de tout ce qui vit.
Exemple d’enzymes protéolytiques :
Aliments fermentés ayant une action stimulante sur la S.O.D. : → papaïne dans papaye → bromelaïne dans l’ananas Graines germées ayant une action stimulante sur le coenzyme Q10 → luzerne (médicago sativa) → fenugrec Autre exemple :
→ protéase, amylase, lipase dans Aspergillus.
Il existe trois sortes d’enzymes :
enzymes digestives enzymes métaboliques, présentes dans les cellules enzymes alimentaires fournies par les aliments crus (car détruits si T° ≥ à 50°) Les aliments cuits ralentissent le métabolisme digestif, ainsi que le temps de passage, avec pour corollaire l’émergence de fermentations putricides et de toxines, de déchets qui affectent la perméabilité de l’intestin. L’alimentation riche en enzymes préserve notre force vitale et évite de fatiguer le pancréas. Graines germées et aliments lacto-fermentés sont riches en enzymes.
Noix, graines, céréales ne contiennent plus d’enzymes. Les faire tremper 6 à 12 h avant consommation, ou avant cuisson, pour réactiver les enzymes. Dans l’obésité :
Tissus manquent de lipase → consommer « cru »
Préférer les enzymes de souche végétale, car elles sont plus résistantes aux différents PH.
Différents PH :
-PH acide → estomac -PH basique → intestin De nombreuses plantes aromatiques et médicinales ont une véritable action sur la sécrétion de nos enzymes digestives : angélique, romarin, anis vert.

IV –MINÉRAUX :
Ils ont trois fonctions :
Action plastique : donnent de la résistance à la structure des cellules Action catalytique : ils sont nécessaires aux échanges et aux réactions enzymatiques, ils suivent le circuit de la sève montante puis sont transformés par la photosynthèse et deviennent ainsi catalyseurs.
Action tampon : sur les acides, permettent de rétablir l’équilibre acido-basique. Où les trouver :
a – Calcium :
oléagineux, légumes secs, céréales complètes, légumes : choux, pissenlit, amarante ...
b – Magnésium oléagineux : amandes, noisettes banane, cacao algues : lithothamme c – fer :
ortie, dattes, figues, mélasse d – silice : ortie, prêle, pulmonaire , millet V – VITAMINES :
Catalyseurs biochimiques indispensables à notre organisme. Les plantes nous fournissent ces éléments indispensables :
Vitamines hydrosolubles, solubles dans l’eau -Vitamines B1 à B12 -Vitamines C très sensible à la chaleur, ne se stocke pas d’où la nécessité d’absorber chaque jour des aliments crus et frais :
-Salade verte, persil, poivron -Fruits rouges : cassis, fraise, framboise -Agrumes : orange, citron, pamplemousse, kiwi Vitamines liposolubles, solubles dans les graisses -provitamine A : caroténoïdes -vitamine D (stérols des végétaux précurseurs de vitamine D) -vitamine E : germe de blé, noisette, sésame -vitamine K : famille des crucifères B. Constituants :
Les Composés du métabolisme secondaire
a. Hétérosides phénoliques :
Ericacées : Busserole Callune Bruyère cendrée
Dérivés de l’acide caféique : artichaut, romarin, orthosiphon oDérivés de l’acide salicylique : reine des prés, saule blanc, bouleau.
b. Les coumarines Plantes à action vitaminique P, veinoprotectrices, antispasmodique : marronnier d’Inde, mélilot, piloselle, angélique, aspérule odorante, bergamote, fève tonka c. Flavonoïdes Pigments universels des végétaux, hydrosolubles,ont une action diurétique, antispasmodique, anti azotémique, antioxydante : citron, sarrasin, ginkgo biloba, passiflore, camomille, achillée millefeuille, thé rouge, thé vert, vigne, thym.
Dans ce groupe on distingue les iso flavonoïdes : soja, trèfle rouge, luzerne d. Anthocyanosides Anthocyanes : terme désignant la coloration bleue, violette, pourpre, rose, des végétaux. Ces pigments existent sous la forme d’anthocyanosides (environ 400) : myrtille, cassis, sureau, bleuet, raisin noir, vigne rouge, canneberge à gros fruits, framboise, chou rouge, aubergine, oignon rosé.
e. Tanins Hydrolysables ont une activité antioxydante : tanins gallique, tanins ellagiques (grenade) Condensés : proanthocyanidols f. Quinones Hamamélis, marronnier d’inde, cannellier de Chine, cyprès, théier, alchémille, fraisier, ronce, salicaire, tormentille.
Sont issues de l’oxydation des phénols, ont :
-des propriétés tinctoriales : garance, orcanette, henné, noyer -des propriétés laxatives : séné, bourdaine, casse, aloès, rhubarbe de Chine. Elles peuvent être allergisantes.
II – TERPENOÏDES ET STEROÏDES C’est le plus vaste ensemble de métabolites secondaires.
a.Produits aromatiques
ce sont des produits complexes contenant les principes volatils des végétaux. Ces principes volatils sont extraits par entraînement à la vapeur d’eau (distillation) ou par expression à froid.
L’huile essentielle est un produit aromatique de composition complexe obtenu à partir de végétaux botaniquement définis.
Elles proviennent des grandes familles de plantes aromatiques :
romarin, sarriette, sauge, thym.
giroflier, eucalyptus, arbre à thé, niaouli, cajeput. • Rutaceae : citron, mandarine, pamplemousse, oranges.
Oléorésines -encens ou oliban recueilli par incision du tronc de l’arbre de Boswellia carteri (burseraceae) -Opopanax (voisin de l’encens) extrait de Boswellia erythraea (Somalie) Fixateur de parfum -Myrrhe extrait de Commiphora molmol, gomme durcie à l’air Antiseptique, anti inflammatoire, désinfectant, cicatrisant -Galbanum extrait de Ferula F gummosa : fixateur •Ase fétide extrait de Ferula asafoetida Autres produits -Huile essentielle de térébenthine obtenue par distillation à la vapeur d’eau de Pinus pinaster -Huile de cade extraite du bois du genévrier cadier : Juniperus oxycedrus -Huile essentielle de Cupressus sempervirens -Baies de genièvre, fruit de Juniperus communis b.Iridoïdes Le groupe contient majoritairement des hétérosides d’iridoïdes. Les iridoïdes tirent leur nom de celui de fourmis à partir desquelles furent isolés des principes actifs de défense propre à cet insecte.
Ils peuvent avoir une action anti-inflammatoire, antibactérienne, antivirale, insecticide et parfois antioxydante.
De nombreuses plantes contiennent ces iridoïdes dont : valériane, harpagophytum, olivier, gentiane, petite centaurée, verveine officinale, lamier blanc et divers gaillets.
c.Lactones sesquiterpéniques Décrits dans les traités anciens sous le nom de principe amer Présents majoritairement chez les Asteraceae : armoise, absinthe, aunée, arnica, la grande camomille Elles ont de nombreuses propriétés: vermifuge, stimulant enzymatique, anti- inflammatoire mais elles peuvent être responsables de réactions allergiques. d.Saponosides Vaste groupe d’hétérosides, caractérisé par leurs propriétés tension actives. Molécules solubles dans l’eau et forment des solutions moussantes. Elles ont des propriétés diurétiques, veinotropes, anti-inflammatoire, stimulantes cellulaire, fluidifiantes, dépuratives, mais elles ont aussi une toxicité : elles sont Les grandes plantes à saponosides : réglisse, marronnier d’inde, fragon, mélilot, ginseng, calendula, lierre grimpant, primevère, saponaire. Mais aussi quelques aliments : ail, igname, fenugrec, asperge.
e.Cardiotoniques Les hétérosides cardiotoniques exercent leur activité sur le cœur à plusieurs niveaux : la force et vitesse de contraction, la fréquence cardiaque, la conduction. Les grandes plantes cardiotoniques : digitales, laurier rose, muguet, hellébores. Ce sont des plantes très toxiques et réservées à la pharmacie. f.Phytostérols La plupart des végétaux supérieurs élaborent des stérols aux propriétés hypocholestérolémiantes et stimulent des fonctions stéroïdiennes. Les plantes à stérols : orties, graines de courge, extraits de pollen, actée à grappes, bouleau.
g. Caroténoïdes C’est un groupe qui comprend plusieurs centaines de molécules de coloration jaune à orangée et très sensibles à l’oxydation. Ces molécules ont une action préventive sur le vieillissement et sur les affections cardiovasculaires. Elles ont un rôle antioxydant.
Béta carotène Provitame A Stimule la fonction immunitaire Stimule la fonction de reproduction photo protecteur.
Lycopène Pigment rouge Efficacité supérieure au béta-carotène Meilleur neutralisant des radicaux libres propriétés antimutagènes réduit le risque d’apparition du cancer de la prostate. Protecteur des U.V.
Tomate, pastèque, pamplemousse rosé, safran, piments.
Lutéine Concentrée avec la zéaxanthine dans la région maculaire de la rétine (tâche jaune) Capteur des RL au niveau du tissu rétinien prévenant la dégénérescence maculaire (cause de cécité) Intérêt en cas de photosensibilisation médicamenteuse et urticaire solaire III – ALCALOÏDES Ce sont des substances organiques azotées et basiques douées de propriétés physiologiques puissantes voir toxiques. Agissant sur le système nerveux central, sur le système nerveux autonome et pouvant être anesthésiant. -Cocaïne :
extrait du Cocaïer – Erythroxylum coca Anesthésiant, bloque la transmission de l’influx sensitif, excitant du système nerveux central, stupéfiant, fait disparaître fatigue et faim. Risque : stupéfiant, dépendance.
-Opium, morphine, Codéine, papavérine, héroïne : extrait du Papaver somniferum Stupéfiants provoquent toxicomanie et dépendance avec risque de dépression respiratoire.
-Atropine : extrait Atropa belladona Antispasmodique, anti douleur -Scopolamine : extrait de Datura stramonium -Strychnine : extraite de la noix vomique : Strychnos nux vomica tonique nerveux, stimulant digestif, mortel à forte dose.
-Quinine : extrait du quinquina rouge : Cinchona succirubra Agit sur le plasmodium du paludisme et sur les fortes fièvres.
Catharanthus roseus L.
Utilisée en chimiothérapie.
-Vincamine : extrait de la petite pervenche : Vinca minor Prévention des AVC.
Conseillé dans l’hypotension -Autres alcaloïdes Pipéridiniques :
lobélie, grenadier, poivrier commun Grande cigüe : mortelle Dérivés de l’acide nicotinique : tabac : Nicotiana ssp (Solanaceae) Aréquier : Areca catechu L (palmier d’Inde), la graine ou noix d’Arec entre dans la composition de la chique de Betel (cancérogène) Alcaloïdes pyrrolizidiniques: dans les familles: Asteracées: tussilage (feuilles) Boraginaceae : bourrache, consoude Bases puriques : caféine, théine, stimulant du système nerveux central, diminuent la sensation de fatigue. (Noix de cola, guarana, maté) Théophylline : traitement symptomatique de l’asthme Théobromine : dans le cacao.
Elles sont extraites par distillation à la vapeur d’eau des plantes ou arbres aromatiques. Ce procédé utilise l’entraînement des substances aromatiques grâce à la vapeur. Pour obtenir 1kg d’H.E. il faut :
lavande vraie
S’il est couramment admis de parler sans distinction d’essence et d’huile essentielle, il convient de savoir qu’il s’agit en fait de deux substances différentes.
L’essence est une sécrétion naturelle élaborée par l’organisme végétal. Elle est contenue dans divers types d’organes sécréteurs, variables selon la partie de la plante considérée.
Pour les zestes d’agrumes, l’essence est directement extraite par expression et non par distillation. Ainsi parle-t-on d’essence de citron et non d’huile essentielle de citron.
L’huile essentielle est un extrait naturel de plantes ou arbres aromatiques obtenu par distillation à la vapeur d’eau. Autrement dit, l'huile essentielle est l’essence distillée.
La nature et la composition de ces deux substances ne sont pas identiques car des phénomènes d’oxydoréduction lors de la distillation modifient la composition biochimique de l’essence. Fréquemment, l’essence est accompagnée de résine au sein des organes sécréteurs : les molécules aromatiques composant la résine, trop lourdes pour pouvoir être entraînées par la vapeur d’eau, ne sont pas extraites.
Le processus doit être conduit de façon appropriée, selon la plante ou la partie de la plante distillée afin que l’huile essentielle soit une image aromatique la plus représentative possible de l’essence. Une huile essentielle est constituée exclusivement de molécules aromatiques volatiles à condition que sa pureté soit totale et qu’elle ait été distillée convenablement.
L’éventuelle présence d’huiles végétales ou minérales, de solvants organiques, de résidus ou substances parfois indéfinies indique généralement une falsification du produit. Afin de déterminer si une huile essentielle est de qualité, il existe un test facile à réaliser.
Déposer 1 goutte d’HE sur un buvard. Si une auréole plus claire se forme autour de l’HE, vous êtes en présence d’une HE coupée avec une huile végétale ou minérale.
Les huiles essentielles ont de nombreuses vertus :
-Emonctorielles : stimulent l’élimination des déchets vers les émonctoires après les avoir détruits (action de lyse) -Antiseptiques, antivirales, anti mycosiques.
-Immunostimulantes L’hydrolat aromatique provient de la distillation à la vapeur d’eau des plantes aromatiques. Il s’agit de l’eau distillée qui contient, en faible proportion (<1 %) les composants les plus hydrosolubles de l’huile essentielle. Voir livre de Dominique Baudoux, L’aromathérapie, se soigner par les plantes ;
Ce sont les formes sous lesquelles se présente la matière première végétale. La mise en forme de cette matière s’appelle la galénique, du nom de Galien – médecin grec né en 131 après JC, qui le premier en établit les règles. Elle consiste à présenter la matière sous forme :
-Liquide → Tisane → Teinture → Macérât -Solide : → poudre Il est nécessaire de préserver les usages traditionnels, populaires appuyés sur des siècles d’expérimentation et confortés par les données scientifiques. A. Extraits aqueux :
Tisane :
rien ne remplace la tisane lorsqu’il faut drainer l’organisme. La tisane au quotidien est un gage de bonne santé. L’eau pure est un excellent vecteur des principes actifs des plantes et elle permet d’en extraire le totum. La plante séchée dans les règles reste un concentré pour tous les principes actifs et devra être issue de l’agriculture biologique.
Infusion :
c’est le mode de préparation de la plupart des tisanes. La plante est déposée en quantité convenable dans un récipient (5 à 20 g par litre suivant la plante). On arrose d’eau frémissante, on couvre, on laisse infuser environ 15 mn. L’infusion est surtout utilisée pour les feuilles, fleurs et les boutons. Pour certaines parties de plantes, il est conseillé de les mettre dans de l’eau froide, de chauffer à feu doux puis d’infuser 15 mn.
Décoction : une partie de plante est mise dans de l’eau froide et ensuite portée à ébullition. On laisse bouillir 5 à 25 mn. La décoction permet d’extraire au maximum les principes actifs des plantes (racines, fruits, tiges). Macération : la plante est mise en contact avec de l’eau à température ambiante pendant un temps pouvant aller de 6 h à 1 journée. Avec l’eau il existe un risque de fermentation. Pour la macération on pourra donc utiliser d’autres liquides comme l’huile, l’alcool ou le vin.
Percolation : la plante réduite en poudre est épuisée par l’eau qui entraîne avec elle tout ce qui est soluble : ex. : le café.
B. Extraits alcooliques : préparations dans lesquelles l’alcool est utilisé comme véhicule d’extraction et de conservation.
Teintures off : les teintures alcooliques sont des préparations qui résultent de l’action de l’alcool sur des produits végétaux ou animaux. Elles peuvent être simples ou composées. Les plantes médicinales utilisées sont desséchées puis coupées menu pour faciliter l’action dissolvante de l’alcool. Pour une teinture le degré d’alcool utilisé est approprié à la nature des principes à dissoudre : Exemple une teinture d’Arnica ou Calendula : se prépare avec une partie de plantes pour cinq parties d’alcool de 60 à 80 °.
Alcoolature : liquide coloré, produit de la macération de plantes fraîches dans de l’alcool. La concentration en principes actifs est inférieure aux teintures et la conservation est moins bonne.
Teintures mères: Codex 1965 «les teintures mères sont des préparations liquides résultant de l’action dissolvante d’un véhicule alcoolique sur les drogues d’origine végétale ou animale. Les teintures mères d’origine végétale sont obtenues par macération dans de l’alcool à différents titres de plantes fraîches stabilisées. Elles correspondent au 1/10 de leurs poids en drogue déshydratée, à l’exception de la teinture de Calendula qui correspond au 1/20ème. Le titre alcoolique des teintures mères est généralement de 40 à 50 °. Le Codex donne également des directives pour la récolte des plantes utilisées :
fleurs avant l’épanouissement total
La teinture mère est prévue pour réaliser les médicaments homéopathiques et de ce fait la plante utilisée doit être de qualité parfaite.
C. Poudre de plante :
1°) plante pulvérisée Les plantes séchées sont pulvérisées à l’état de poudre et commercialisées sous forme de gélules. Elles correspondent au totum de la plante. Du fait de l’éclatement des cellules végétales, les HE peuvent se volatiliser rapidement. L’oxydation est facilitée par l’exposition à l’air et certains laboratoires utilisent la stérilisation à haute température ou l’ionisation pour permettre la conservation et la stabilisation du produit, ce qui peut nuire à l’efficacité de la plante.
2°) les extraits secs Sous forme de gélules, voir comprimés, ne pas confondre avec les gélules de poudre. -Extraction des principes actifs par macération ou lixiviation de la plante broyée dans de l’eau ou de l’alcool. -Filtration et concentration → extrait liquide -Elimination du solvant par séchage pour obtenir l’extrait sec. Le rapport est de 5/1 par rapport à la plante pulvérisée 1/1. Exemple : harpagophytum et millepertuis.
D. Préparations liquides réalisées à partir de plantes fraîches 1°) SIPF = suspension intégrale de plantes fraîches.
Elle conserve la totalité des principes actifs, plante fraîche, cryobroyée, puis mise en suspension dans de l’alcool à 30°, ce qui limite les dégradations enzymatiques.
1 c à café dans un grand verre d’eau matin et soir 21 jours Exemple SIFT de prêle.
2°) EPS = autrefois appelée phytostandard.
C’est un extrait de plante fraîche cryobroyée, plante d’origine sauvage, il est réalisé par :
-Macération de la plante dans un mélange eau/alcool à des concentrations différentes ce qui permet d’obtenir l’ensemble des P.A.
-Évaporation de l’alcool sous vide -Extrait mis en suspension dans glycérol 85 % + eau 15 % pour la conservation. bardane – camomille Chardon marie – desmodium – radis noir, Houblon (humulus lupulus) : conseillé dans l’insomnie liée à des troubles de l’humeur de la ménopause : 5 ml d’EPS une fois par jour soit 1 c à c dans une tisane E. Macérât huileux Toute plante contenant des principes actifs liposolubles peut être mise à macérer dans de l’huile végétale afin d’extraire :
-L’huile essentielle -Les cires -Les caroténoïdes -Les vitamines A, D , E, K, -Les stérols -Les phyto hormones Des fleurs peuvent être mises à macérer dans de l’huile d’olive : -100 g de fleurs pour 100 g d’huile -Exposition au soleil de 15 jours à 1 mois
On peut alors obtenir :
-Huile d’arnica : anti douleurs, anti inflammatoire -Huile de millepertuis : antiseptique, cicatrisante, calmante -Huile de rose gallique : astringente, antiseptique -Huile de camomille : antispasmodique Pour éviter leur oxydation, les conserver dans des petits flacons teintés entre 10° et 16°. Pour la conservation ajouter dans un flacon de 30 ml d’huile florale 10 gouttes d’ H.E. lavande ou géranium rosat.
F.Macération dans vins et vinaigre
•50 g de plantes fraîches •1 l de vinaigre de cidre •Macération 20 jours •Filtration •Obtention du vinaigre de plante
Vin de fleurs de pissenlit 4 litres de fleurs de pissenlit 4 litres d’eau bouillante 4 citrons tranchés en rondelles 3 oranges tranchées en rondelles 3 ou 4 centimètres de racine de gingembre frais râpé 1,5 kg de sucre roux ou blond 1 sachet de levure boulangère déshydratée ou un cube 150 g de raisins secs Déposer les fleurs dans une marmite et verser dessus l’eau bouillante Laisser infuser 3 jours puis filtrer et mettre les fleurs au compost Ajouter tous les autres ingrédients à l’eau de pissenlit, bien mélanger, mettre dans un grand bocal en verre ou en grès Fermer avec une gaze maintenue par un élastique dans un endroit tiède à chaud Laisser fermenter pendant 20 jours Brasser le mélange une fois par jour Filtrer le liquide la 20ème journée et le laisser reposer pendant 5 autres jours Verser dans des bouteilles stérilisées Laisser vieillir un peu dans un endroit froid.
Vin de racines de pissenlit :
100 g de racines sèches 130 g de sucre roux 1 litre de vin blanc Nettoyer les racines, bien les brosser et les couper en petits morceaux Faire sécher Mettre dans un bocal propre et hermétique, couvrir avec le vin blanc et le sucre Laisser macérer 1 semaine puis filtrer Prendre 1 verre à liqueur avant chaque repas pendant 10 jours Indications : fatigue, acide urique, cholestérol, lithiase biliaire et rhumatismes. G. Macérât glycériné La gemmothérapie est une branche de la phytothérapie qui utilise les bourgeons, les jeunes pousses d’arbres et d’arbustes à l’état frais.
La matière première est constituée par les tissus embryonnaires végétaux : bourgeons, radicelles.
Le macérât consiste à mettre les jeunes pousses ou bourgeons dans une solution eau, alcool, glycérine. On obtient alors une macération mère. La préparation obtenue a une grande valeur énergétique et contient toute la puissance de la future plante avec :
Posologie pour l’ensemble des macéras :
Les mesures 1 petit verre (bordeaux) 1 verre ordinaire = tasse 1 bol 1 gramme de liquide aqueux = 20 gouttes 1 gramme de liquide alcoolique = 40 gouttes (environ) 1 gramme de liquide huileux = 50 gouttes (environ) 1 pincée de plante sèche = 2 à 3 grammes 1 poignée de plante sèche = 45 à 50 grammes 1 grosse poignée = 70 grammes
La naturopathie utilise de nombreuses techniques pour optimiser ses résultats. La phytologie y tient une grande place, elle inclut l’aromathérapie et les préparations de plantes sous différentes formes.
Les plantes vont être utilisées pour drainer un émonctoire. Le drainage revêt une importance fondamentale en médecine de terrain. C’est un renfort pour l’organisme. Son but est de détoxiquer pour permettre une amélioration de l’état général. Le drainage accélère l’élimination de déchets du métabolisme mais aussi des molécules chimiques issues de l’alimentation, de l’environnement ou de certains traitements.
Ces plantes vont permettre aussi de relancer l’énergie d’un organe et d’équilibrer un système.
Foie par la normalisation des sécrétions biliaires Rein par la régulation de la diurèse Peau en équilibrant la sudation et la sécrétion du sébum Colon par l’augmentation du transit intestinal Poumon par la respiration. La phytologie est une science vaste, précise utilisant la plante dans son totum entrainant une action efficace tant du point de vue énergétique que du drainage, entrainant bien être et diminution de la fatigue.
A. Le foie C’est la plus grosse des glandes de l’organisme, il peut atteindre 2 kg. C’est un filtre entre l’intestin et le cœur.

Il exerce plus de 500 fonctions.
Il filtre 2,5 litres de sang par jour et il gère une filtration 4 fois plus importante que les reins. Il sécrète 500 à 1000 cc de bile. La bile a une fonction digestive sur les graisses.
Le foie neutralise les substances toxiques et les rejette avec la bile dans l’intestin.
Il est associé au drainage de printemps, saison associée à l’élément bois et à la couleur verte parce qu’elle est celle de la remontée de la sève qui fait renaître la végétation.
Le printemps est aussi pour l’organisme la saison de l’élaboration énergétique, celle où l’activité du foie et de la vésicule biliaire est la plus importante. C’est au sortir de l’hiver que se fait ressentir le besoin d’une cure dépurative et la nature recèle d’excellents remèdes pour stimuler le drainage de cet organe. Le foie a une fonction antitoxique, il transforme les molécules toxiques, les neutralise et permet leur élimination par la voie biliaire ou la voie rénale. La voie biliaire va éliminer les déchets insolubles dans l’eau : graisses, cholestérol, hormones de synthèse.
La voie rénale va éliminer les déchets solubles dans l’eau : acides, alcaloïdes, cristaux, sels.
Pour drainer le foie de nombreuses plantes ont un intérêt sur la cellule hépatique. Elles peuvent être :
-Cholérétique (action hépatique sur la sécrétion de la bile) -Cholagogue (l’action se situe au niveau biliaire, les plantes vont faciliter l’évacuation stockée dans la vésicule biliaire.
Plantes hépatiques :
-Artichaut, Cynara scolymus : draineur hépatique, stimulant enzymatique -Pissenlit, Taraxacum officinalis : anticholestérol, diurétique, draineur hépatique, général.
-Romarin, Rosmarinus officinalis : tonique, anticholestérol, draineur hépatique, antioxydant.
-Chardon marie, silybum marianum : protecteur et restructurant hépatique, -Curcuma longa : tonique hépatique, anticholestérol, antioxydant. -Desmodium ascendens : stimulant hépatique, protecteur et restructurant. Plantes biliaires :
-Fumaria officinalis (plante fleurie) : draineur biliaire, dépuratif, laxatif. -Fenouil, Foeniculum vulgare (fruits) : draineur biliaire, diurétique, apéritif, stimulant digestif.
-Radis noir, Raphanus niger : légume râpé ou en suc frais, diurétique, apéritif, béchique, draineur de la vésicule biliaire.
-Absinthe, Artemisia absinthium ( feuilles ) : digestif, apéritif, stimulant enzymatique, draineur biliaire, vermifuge.
B. Le rein Organe de sécrétion de l’urine (1 à 2 litres par 24 h) Il joue un rôle important dans l’équilibre des électrolytes et celui de la tension artérielle dans l’élimination de l’urée, l’acide urique, créatinine. Le sang chargé de déchets est amené au rein par les deux artères rénales et une fois purifié il sort par les veines rénales.
Les déchets filtrés sont dilués dans de l’eau et excrétés sous forme d’urine. Le rein a une fonction d’élimination des cristaux solubles dans l’eau d’où l’importance d’utiliser les aliments et plantes ayant une action sur la diurèse. Aliments :
-Fraises : diurétique, draineur des acides uriques, draineur biliaire → laxatif doux.
-Asperges : draineur des déchets stockés dans les tissus articulaires. -Poireaux, oignons : en bouillon ou soupe -Algues, fucus vesiculosus : diurétique, draineur biliaire, activateur du métabolisme.
-Eaux douces : wattwiller, plancoët, Mont Roucous, Fontaine de Jouvence -Attention au sel et aux excitants.
Plantes rénales et diurétiques :
-Solidage, verge d’or : anti inflammatoire, anti cholestérol, digestive. -Bouleau (feuilles, sève) : draineur général -Orthosiphon, thé de Java (feuilles) : cholagogue, diurétique -Piloselle : antiseptique et diurétique -Aubier de tilleul (2ème écorce de tilleul) : draineur hépatique et rénal, rétablit l’équilibre acido basique.
-Queues de cerises : très diurétique.
-Reine des prés : anti-inflammatoire, diurétique, anti œdémateuse, -Cassis : anti-inflammatoire, draineur général.

-Chiendent (rhizome) : augmente la pression osmotique au niveau du glomérule rénal en exerçant un effet diurétique de drainage et d’élimination de l’eau.
C. L’intestin L’alimentation est fondamentale en ce qui concerne les troubles de la sphère gastro-intestinale. Le drainage intestinal est de première importance pour lutter contre ces différents troubles :
-Mal absorption -Colopathie fonctionnelle -Prévention du cancer Il vise à vider les intestins de tout leur contenu pour favoriser l’élimination des toxines et de rétablir le transit intestinal.
Dans le colon, il n’y a plus d’enzymes digestives, ce sont les bactéries qui vont achever la digestion. D’où l’intérêt de rééquilibrer la flore intestinale. De nombreuses plantes aromatiques et médicinales vont permettre l’amélioration des fonctions de cet émonctoire qu’est l’intestin. a. Plantes laxatives Elles favorisent le péristaltisme.
1°) Action drastique Ecorce de bourdaine : entre dans la composition des dragées « fuca » Cascara : écorce sacrée, sèche à dose faible : laxative, à dose forte : purgative Epine vinette 2°) Action douce :
Par les plantes émollientes, riches en mucilages, principe actif faisant un gel avec l’eau et augmentant le volume des selles :
mauve, hibiscus, guimauve, rose, fleurs de pêchers, graines de lin b. Plantes astringentes Elles ont une action anti-diarrhéique, elles piègent les bactéries, les virus. Myrtilles ,feuilles Ronce : antidiabétique, détersive, diurétique Tormentille (racines, tiges) cicatrisante, hémostatique Alchémille : anti-inflammatoire, sédative Salicaire (sommités fleuries) : hémostatique et astringente c. Plantes antispasmodiques Camomille, fleurs, sommités fleuries Matricaire : anti-inflammatoire, spasmolytique, cholérétique, bactéricide, anxiolytique Camomille romaine ou noble : anti migraineuse, antispasmodique, antiseptique, sédative, anti dépresseur, équilibrante de la flore Basilic, occimum basilicum : antispasmodique, stimulant enzymatique, antibactérien Estragon, feuilles : antispasmodique, antiseptique D. Le poumon Organe de la respiration où se font les échanges gazeux entre l’air et le sang : élimination du gaz carbonique.
Malgré la pollution, les déchets qui pénètrent dans les voies respiratoires ne représentent qu’une quantité minime.
Le gros des déchets solides que nous rejetons par les poumons est issu de la pollution interne. Ce sont les colles qui proviennent avant tout d’une alimentation mal adaptée.
Le poumon et le système digestif étant issus du même tissu embryonnaire il importe de considérer l’intérêt d’une alimentation variée, équilibrée et non inductrice de déchets de type « colles ».

Les colles s’accumulent dans l’organisme et entrainent glaires, crachats, inflammation, entraînant des pathologies colloïdales sans douleur : bronchite, sinusite, rhinite, catarrhes.
-Les bléshybridés
-Le lait de vache stérilisé
-Les épices : gingembre, poivre, moutarde
lacto fermentés
Exemple de menu :
Plantes aromatiques et médicinales ayant une action sur les pathologies pulmonaires.
Il s’agit des plantes pectorales c'est-à-dire des plantes ayant une action bénéfique sur l’appareil respiratoire :
principes actifs volatils :
-Eucalyptus globulus (feuilles), antiseptique, expectorant, fluidifiant o Pin sylvestre, antiseptique, diurétique, stimulant, énergétique oCyprès (cônes) antibactérien, toux sèche -Bourgeons de sapin, balsamique, antibiotique, sédatif -Thym (feuilles) antiseptique ORL et intestinal, tonique -Lavande : antiseptique, antioxydante, calmante -Hysope (sommités fleuries) antiseptique, mucolytique, expectorante, anti- inflammatoire, antispasmodique.
-Plantes expectorantes : elles permettent l’expulsion des sécrétions bronchiques et pharyngées :
-Bouillonblanc (fleursjaunes) émollient, sédatif, antioxydant -Tussilage (fleurs) antiseptique pulmonaire, toux sèche -Mauve : (fleurs) antioxydante, laxative -Guimauve (fleurs, feuilles, racines) : antitussive, immunostimulante -Violette (fleurs et racines) antioxydant, béchique -Coquelicot (pétales) utilisés dans la toux spasmodique du nerveux –Pied de chat (capitules) émollientes, antitussives Ces plantes auront une action sur l’élimination des colles, insolubles dans l’eau. Ces colles sont responsables des encombrements bronchiques. Si l’encombrement bronchique est trop important, penser à aider l’organisme à réduire les mucosités en associant un drainage hépatique et biliaire. -Plantes sudorifiques Ces plantes provoquent la transpiration et sont à utiliser lorsqu’il y a de la fièvre.
-Reine des prés : anti inflammatoire, anti douleur, anti cellulitique -Buis : dépuratif, antiseptique, fébrifuge.
-Bourrache (feuilles) dépurative, diurétique, conseillée dans la cure de printemps, dans l’œdème.
-Sureau (fleurs) : dépuratif, laxatif, antiviral, cure de printemps. -Hysope : dépurative, stimulante, apéritive, antiseptique pulmonaire. Tisane pectorale :
Mauve (fleurs) Guimauve (feuilles, fleurs, racines) Bouillon blanc (fleurs) 10 g 30 g 10 g Violette (fleurs) Coquelicot (pétales) Hysope (sommités fleuries) Recettes de sirops Bourgeons de pin Ingrédients :
-Eau 1⁄2l
10 g 10 g 30 g Prendre 1 cuillerée à soupe du mélange, le mettre à macérer dans 250 ml d’eau froide pendant 4 à 5 h.
Chauffer à feu doux pendant 5 à 10 mn. Filtrer.
Boire 2 à 3 tasses par jour Préparation pour 1⁄2 litre :
Faire une macération de bourgeons + alcool pendant 12 heures Ajouter 1⁄2 litre d’eau bouillante Macérer 6 h Filtrer Faire un sirop avec 500 g de sucre.
Guimauve
d’eau - Laisser macérer pendant 6 heures
sirop pectoral.
Pour les adultes : prendre 1 c à s matin, midi et soir Pour les enfants : prendre 1 c à c matin, midi et soir.
E. La peau Organe sensoriel le plus important du corps, la peau représente 18 % du poids du corps et une surface de 1,8 m2.
Organe vital de première importance, la peau remplit une double fonction : fonction de protection, barrière séparant l’organisme du monde extérieur, fonction psycho-sociale, relationnelle : c’est par la peau que nous entrons en contact avec les autres.
La peau reflète le fonctionnement de l’organisme, elle renseigne sur l’état de santé, la vitalité et l’élimination.
La peau se nourrit de l’intérieur, une alimentation diversifiée avec des produits frais, de saison, non raffinés, permettra d’apporter les éléments essentiels à la vitalité de cet organe.

De plus des plantes spécifiques permettront de drainer cet organe et rééquilibrer le film hydro lipidique.
Les molécules indésirables sont rejetées vers l’extérieur, les glandes sudoripares excrètent la sueur avec les molécules solubles dans l’eau. Les glandes sébacées celles solubles dans le sébum.
Les plantes sudorifiques agiront s’il y a chaleur et fièvre.
A. Plantes médicinales -Bardane Arctium lappa (racines): dépuratif diurétique, antiseptique, antiinflammatoire -Pensée sauvage Viola tricolor (sommités fleuries) : dépurative, diurétique, décongestionnant, antioxydant/ -Prêle Equisetum arvense (tiges stériles) : restructurant tissulaire, diurétique -Fumeterre Fumaria (sommités fleuries) : draineur, antiallergique -Tilleul Tilia cordata (fleurs et bractées) : calmant, antiprurigineux -Lavande Lavandula officinalis (fleurs) : calmante, antiseptique, restructurante, cicatrisante Infusion de drainage cutané Viola tricolore Tilleul lavande 30 g 30 g 30 g Prendre 2 pincées du mélange pour une tasse Chauffer à feu doux jusqu’au frémissement Couvrir, infuser 10 à 15 mn Filtrer Boire 2 à 3 tasses par jour sur une durée de 3 semaines B. Autres plantes De nombreuses plantes aromatiques et médicinales auront des actions sur les différentes problématiques de santé.
Elles apportent enzymes, hormones, H.E., minéraux, vitamines et permettent de relancer le métabolisme a. Plantes aromatiques et médicinales Romarin : cholagogue, cholérétique, antioxydant, stimulant du SNC Orties : plante reminéralisante, antifatigue, diurétique, riche en fer et vitamine C, en chlorophylle, acides aminés, silice Fenugrec : revitalisant, antidiabétique, stimulant enzymatique Sarriette : tonique général, immunostimulant, Ginseng de Sibérie : tonique, antifatigue, déconseillé dans l’hyper T.A. b. Graines germées :
Le germe concentre en lui toute l’énergie de la plante, les forces de croissance, et tous les éléments nécessaires à sa maturation.
Exemple de graines germées :
c – Gemmothérapie Consiste à utiliser les jeunes pousses, bourgeons des arbres et arbustes (voir macérât glycérinés p.22) d – Jus de légumes crus carottes, radis, betteraves, chou
Lavande : calmante, relaxante, antiseptique Mélisse : calmante, relaxante, antispasmodique, digestive Marjolaine : anti stress Aubépine : équilibrante du muscle cardiaque et des dystonies neuro végétatives, fleurs sédatives, hypotensives, feuilles toniques, les fruits (cenelles) ont les mêmes propriétés que les sommités fleuries.
Tilleul (fleurs et bractées) sédatif doux, antidépresseur, diaphorétique. Passiflore (parties aériennes, fleurs) : calmante anxiolytique réactions immédiates Camomille : antispasmodique Houblon (cônes) : calmant, hypnotique Fleurs d’oranger : calmante, s’utilise en eau florale : 1 c à c dans tisane du soir. Coquelicot : sédatif du système nerveux.
Valériane (racine) : anxiolytique, antidépressive, hypnotique à action retardée, synergie avec mélisse et aubépine Lotier cornicule (fleurs) : antispasmodique, plante des réveils nocturnes. Eschscholtzia : plante hypnotique par excellence, elle est aussi antispasmodique, sédative, et convient bien aux anxieux.
Angélique ( racines ): stimulant digestif mais aussi antispasmodique, tranquillisante, anti dépressive.
Livèche (racines) : proche de l’angélique, anti-stress, antispasmodique. Mélilot (sommités fleuries) tranquillisant mineur indiqué en ménopause, dans les réveils nocturnes associé au lotier cornicule.
Mélange de plantes pour le sommeil :
Faire un mélange de plantes sèches :
Mettre 2 c à c du mélange pour une tasse à thé Chauffer à feu doux Infuser 10 à 15 mn Filtrer.
Possibilité d’ajouter dans cette tisane du soir 1 c à c d’eau de fleur d’oranger. Boire l’infusion avant le coucher.
Absinthe, sarriette, origan, Clous de girofle, cannelle, cumin, graines de courge. Vermifuger en pleine lune 2 jours durant (2 verres de tisane par jour)
-Eschscholtzia (sommités fleuries) -Mélisse (feuilles ) Mélanges mixtes vermifuges : Midi et soir, 2 jours durant. Puis reprendre la tisane « vermifuge » 14 jours après le premier.
Angélique (graines) : digestive, stimulant enzymatique, calmante des spasmes gastriques et intestinaux, sédative Aneth, carvi, cumin: graines carminatives ayant une action sur ballonnements et gaz intestinaux Menthe (feuilles) : tonique digestive, stimulant du SN central, antimigraineuse ♣Camomille (fleurs) : calmante, antispasmodique Gentiane (racines) : stimulant des différents sucs digestifs Mélisse (feuilles) : calmante, relaxante, cholagogue, cholérétique Réglisse (racines) : stimulant des sucs gastriques, antiulcéreux. Infusion digestive pour 1 litre d’eau Mélisse 2 pincées Camomille 6 fleurs Menthe 2 pincées Angélique 2 c à c de graines Plantes adaptogènes permettent de s’adapter au stress et de réduire les fatigues chroniques.
Ginseng Eleuthérocoque Grande berce Echinacée Ginkgo biloba Plantes riches en vitamine C : cynorhodon, acérola, argousier. ♣ Lapacho Cassis en jeunes pousses
Vigne rouge (feuilles) : anti-oxydante, action fluidifiante Hamamélis (feuilles) : régulateur den la circulation sanguine Noisetier (feuilles) : antioxydant, protecteur veineux Marron d’inde (jeunes pousses) : veinoprotecteur, activateur de la circulation sanguine Mélilot (sommités fleuries) : fluidifiant sanguin, antioxydant Ginkgo biloba (feuilles): antioxydant, protecteur vasculaire, activateur de la circulation cérébrale.
Plante Fruits Constituants Propriétés Arbousier Arbutus undo L.
Arbre à fraises Arbouse Tanins Arbutoside Vitamines Diurétique Antiseptique Astringent Busserolle Arctostaphylos uva-ursi L.
Spreng Raisin d’ours Glucides Príncipes antiseptiques Astringent Diurétique Canneberge Vaccinium macrocarpon Baie rouge d’Amérique Cranberry Vitamine C T anins Flavonoïdes Antiseptique urinaire Anti-inflammatoire Anti hypertenseur CONCLUSION Importance du bon usage des plantes.
Les plantes aromatiques et médicinales contiennent de nombreux principes actifs.
Elles peuvent stimuler un émonctoire.
Foie et reins peuvent être sollicités à tout moment.
Peau, poumon, intestin seront sollicités dans le cadre d’une maladie. Une plante donnée pourra agir sur plusieurs organes et c’est de la qualité et de la vitalité de la plante que dépendra l’efficacité de la préparation. Il est préférable d’utiliser les plantes cultivées près de chez soi et de les utiliser par cure.
Exemple :
Cure de printemps de fin février au 21 mars Avec les plantes dépuratives de printemps :
Cure d’automne : 20 jours en octobre - Racines de bardane,
Myrtille Vaccinium myrtillus Baies bleues Vitamines A, C, Anthocyanes Acides organiques Antiseptique urinaire Astringente Hypoglycémiante Anti diarrhéique Airelle Vaccinium vitis –idaea L.
Airell e rouge Acides organiques Vitamine C Provitamine A Tanins Antiseptique Dépurative Hypoglycémiante Bruyère Calluna vulgaris Fleurs Tanins Acides organiques Antiseptique urinaire Antioxydante Diurétique Les plantes auront une action globale sur l’organisme.
-Pour une action de détoxication, les principes actifs sont non assimilables et entraînent avec eux les déchets du métabolisme.
-Pour une action énergétique les principes actifs seront assimilés et permettront de relancer les échanges et le métabolisme Privilégier les plantes proches de l’aliment, bien tolérées par l’organisme :
Utiliser la plante totale à bon escient.
De nombreuses études scientifiques démontrent aujourd’hui l’intérêt des tisanes : extrait aqueux ayant solubilisé les substances hydrosolubles. Exemple : une infusion (en moyenne 10 g de plante / litre d’eau) durant 10 à 15 mn. Qualité, quantité de plante et temps d’infusion étant essentiels à L’efficacité de la tisane.
Une tasse de tisane équivaut à 3 à 4 gélules de poudre de plantes. Chaque individu étant unique, il est nécessaire d’adapter la dose qui sera tolérée par l’organisme. Commencer par une dose minimum et augmenter progressivement.
Le but étant de faire réagir l’organe et de lui permettre de fonctionner par lui- même.
L’utilisation des plantes aromatiques et médicinales aujourd’hui, méritent toute leur place dans un système d’autonomie et de prévention de sa santé. Module 5 Iridologie
Lire dans l’iris les signes de terrain pour affiner le bilan de vitalité.
L’iridologie est l’étude de l’iris. Depuis l’aube de notre civilisation, elle est étudiée, analysée, ses couleurs, ses spécificités. Chaque iris est unique et représente une véritable carte d’identité de notre santé et de notre héritage génétique.
Pour lire l’iris une carte indique avec précision l’emplacement des différentes correspondances des organes de notre corps.
L’iris peut révéler des dysfonctionnements d’organes, une digestion difficile, des fragilités passées, présentes ou futures.
L’iridologie correspond à la philosophie naturopathique puisqu’elle est causaliste (cherche l’origine de la maladie) et holistique (qui considère l’ensemble de l’individu) l’iris étant le révélateur de la totalité, la globalité de la santé de l’individu.
Elle est un outil qui permet au naturopathe d’affiner et de préciser l’état de la force vitale neuro-glandulaire ainsi que le tempérament, du terrain de l’individu. L’iridologie complète le bilan de vitalité. Elle permet également de dépister des dysfonctionnements futurs avant que les symptômes soient ressentis. L’iridologie révèle de nombreux facteurs qui permettront d’apprécier la vitalité, le stade de la maladie, les organes ou émonctoires à solliciter, la cause de la maladie.
L’iris gauche correspond à la moitié gauche du corps et l’iris droit à la moitié droite du corps.
Des zones sont associées à l’accumulation des toxines, comme le foie, la peau et les reins.
Structure de l’iris :
Diamètre : 11 à12 millimètres Épaisseur : 3 à 6 microns 3. 5 couches La densité de la fibre et son relief indiquent l’état de la vitalité, le relâchement ou perte de densité.
Types d'iris:
Iris bleu : très facile de voir la densité́ il suffit d'éclairer la face de l'iris iris marron : on regarde le relief en éclairant de profil La densité de la trame et l'épaisseur vont de pair mais l'épaisseur permettra d'affiner l'analyse de la vitalité.
Comment pratiquer l’examen A l’aide d’un matériel dédié à cet effet.
Il existe des loupes nomades et également un matériel fixe plus encombrant. Plus les possibilités de grossissement et d’éclairages sont performantes et plus l’examen sera meilleur. Il existe des appareils qui permettent la prise de clichés, cela a l’avantage de pouvoir conserver les données et d’observer les évolutions. Que faut-il regarder pendant l’examen ?
-Vérifier les surcharges et le terrain général.
-Couleur :
Clair (acide) / sombre (alcalin) Prudence et humilité :
Tous les signes ne s’inscrivent pas dans l’iris, n'avancez aucune certitude, la pratique de l’iridologie n’est qu’un complément d’analyse des autres éléments du bilan.
L’iridologie est parfois critiquée par l’allopathie car la disparition des symptômes ne se voit pas dans l’iris et certains signes ne correspondent pas encore à une pathologie déjà existante.
Épaisseur de l’iris, représenté par l’angle de Fuchs (réserve d’énergie neuro- glandulaire) Selon l’angle :
Droit (90°) : excellente récupération Aigu (≤ 90°) : indice d’irritabilité́ et de surmenage ≥ 90° : fatigabilité́ , réserve nerveuse faible, pouvoir de récupération limité Plat (180°) : asthénie, dépression, fatigue globale Collerette surélevée : inflammation du côlon Lymphatique fibrillaire : œil bleu Coloration de base bleu clair mais qui peut varier vers des tons verts ou gris. On observe un anneau clair blanc, jeune ou jaune oranger sur la périphérie de la collerette.
L’acidité́ apparait en blanc et les dépôts jaune/orangé.
Tendances à l’hypersensibilité du SN sympathique, des glandes et des muqueuses. Concentration de l’acidose qui se manifestent par des micro- cristallisations d'acides Tendances à l’hyper endocrinien et plus particulièrement à l’hyper thyroïdie (augmentation du rythme cardiaque, troubles nerveux, angoisse et hyper émotivité́) Tendances pathologiques :
Court terme : respiratoire (rhino-pharyngite, etc....) A moyen terme : allergie (en raison des accumulations d’acides.) A terme : pathologies arthritiques et rhumatismale du fait de l’accumulation dans les tissus de déchets acides ( pigments jaunes) Sous-constitution : hydrogénoïde : yeux verts Terrain très sensible à l'humidité, au froid, aux variations climatiques. Propice aux rétentions d’acide urique (augmentation des flocons, nuages et plaques blanches et relâchement de la trame jusqu’à former des « pâquerettes ». Déminéralisation de l’organisme du fait de la mobilisation de la réserve minérale au profit de l’acide urique en vue de la neutraliser (déstructuration de la trame) Tendances allergiques, rhumatismales, à la retentions d’eau (peau boursouflée) Hématogène pigmentaire : œil marron Pigment, arcs nerveux noir (fréquents) Les signes d’inflammation se reconnaissent par des couleurs plus claires. Tendance à l’alcalose sanguine et à la une sur oxydation du sang. Sang plus épais et hypertrophie du foie.
Digestion lente et accompagnée de ballonnement et/ou de constipation. Tendances aux pathologies cardio-vasculaires, hypertension, trouble du métabolisme (cholestérol, diabète, obésité), ralentissement circulatoire. Mixte biliaire : œil noisette Coloration vert brun, brun jaune.
Faiblesse du tractus biliaire : foie et conduits biliaires Potentiel digestif faible qui se traduit par un anneau foncé dans la zone digestive centrale.
Prédisposé́ aux nausées, dysfonctionnement et maladies hépatiques Une flore intestinale à tendance déséquilibrée.
Tendances à la production et à la rétention d’acides ce qui entraîne une augmentation des toxines microbiennes et donc des perturbations du métabolisme.
Sous constitution commune aux trois constitutions : iris « pâquerette » Plus fréquente dans l’iris bleu on peut la retrouver cependant dans tous les autres iris.
Elle se reconnaît par une structure de pétales d’une fleur telle une pâquerette. Elle se caractérise par des rétentions d’eau, des troubles glandulaires comme par exemple du pancréas (avec symptômes de maux de tête, vertige, envie de sucre...) Et aussi une faiblesse des tissus conjonctifs et une tendance de déminéralisation, une prédisposition aux blessures, fractures, foulures, entorses, contusions, lombalgie Faire attention aux choix de sports qui exercerait une tension sur l’appareil ostéo-musculaire.
Secteur hépatique et la zone pancréatique à contrôler.
Module 6 La pratique
Mener une consultation, établir un bilan de vitalité et exercer dans un cadre déontologique clair.
Livre de référence :
Le livre blanc de la naturopathie, Fédération de Naturopathie sous la direction de Daniel Kieffer.
Comment mener une consultation Bilan de vitalité Le praticien naturopathe n’effectue pas de diagnostic, il établit un bilan de vitalité.
Le bilan de vitalité est l’analyse et la compréhension de la constitution et du terrain de l’individu, ses réserves d’énergies vitales, ses surcharges, ses points forts et ses faiblesses organiques et psychiques selon son tempérament. Le bilan s’effectue par des observations morphologiques, caractérologiques et iridologiques.
Le naturopathe utilise les diagnostics préalablement posés par un médecin pour orienter sa recherche.
Cependant même si nous nous efforçons de soulager le malade, le naturopathe ne traite pas les symptômes qui sont seulement des signaux d’alarmes émis par le corps, mais il recherchera la cause et l’origine de la maladie ou du disfonctionnement.
Ainsi médecine conventionnelle et naturopathie sont complémentaires. L’évaluation du bilan naturopathique permettra au praticien de déterminer les cures à mettre en place.
Le naturopathe pourra établir des conseils pour renforcer les faiblesses et exploiter les points forts de l’individu en utilisant le réglage alimentaire, les techniques naturopathiques, les plantes et autres moyens naturels. L’anamnèse Mener une bonne anamnèse est un exercice primordial qui définit la relation entre le thérapeute et son client, qui permettra d’établir une confiance mutuelle et une dynamique de soin.
Les données recueillies sont essentielles pour que le praticien puisse mener à bien ses recherches mais le bon déroulement de l’anamnèse permettra surtout l’acceptation des recommandations du naturopathe, le bon suivi des cures, des conseils alimentaires, d’hygiènes de vie, du suivi assidus de toutes les indications de soin qui est la seule voie vers la réussite du protocole. L’accueil, le vocabulaire, la posture, les expressions non verbales, l’environnement, le ton, l’écoute, la bienveillance, le non-jugement, l’ouverture, l’attention sont essentielles pour mener l’anamnèse.
Un questionnaire sera utilisé pour mener votre entretien de façon professionnelle et efficace.
Le vocabulaires et précautions d’usage Certains termes sont exclusivement réservés à la médecine conventionnelle. Il est très important d’en tenir compte pour éviter toute poursuite judiciaire à l’encontre de votre exercice professionnel de naturopathe. Termes à proscrire (liste non exhaustive) :
Patient (dire client ou consultant) Massage (dire massage bien-être) Diagnostic Ausculter / auscultation Guérir / guérison Médecine (même « douce »/ »naturelle ») Médication Ordonnance Pathologie (dire maladie) Prescrire / Prescription (nous faisons du conseil) Pronostic Santé Soigner / soin Traiter / Traitement Questionnaire Bilan de vitalité
Nom et prénom, adresse, téléphone, email, date de naissance, situation familiale (en couple, enfants etc…), profession, comment m’avez-vous connu.
Si besoin, analyse médicale récente et tout document médical concernant l’objet de la visite.
naturopathie.
(Recherche de la source de la maladie ou réorganisation de l’hygiène de vie pour préserver la santé)
Stature, dos, recherche des dominances respiratoire ou digestif, longiligne ou bréviligne.
Palpation des zones digestives, estomac, intestins, foie.
Observation des jambes et des épaules.
Mains et ongles (stries, taches blanches pour les ongles, longueur et forme, touché froid, chaud, mou, dur, sec ou humide pour les mains) Forme du crâne, oreille (tonicité) Forme du visage (cadre, petit, grand, ouvertures, étages dominants, yeux, bouche.
Et tous autres signes observables, pilosité, haleine, voix, regard, teint, nervosité…
Type d’iris :
Lymphatique fibrillaire Hématogène pigmentaire Mixte Hydrogénoide État du terrain Vitalité (densité de 1 à 6) Terrain plutôt acide ou alcalin Les différentes fonctions de l’organisme :
Digestive Système nerveux Émonctoires (reins, peau, poumons, foie)
Alimentation, activité physique, sommeil, digestion.
Tempérament Observations Cures recommandées et autres techniques.
La FENA (Fédération des écoles de Naturopathie) a élaboré une charte et un code de déontologie que doivent respecter dans l’exercice de ses fonctions, chaque Praticien de Santé-Naturopathe.
Déontologie du praticien naturopathe PRÉAMBULE CONSIDÉRANT les avancées incontestables des connaissances médicales et techniques en relation avec les plus récentes découvertes scientifiques, CONSIDÉRANT la diminution de la mortalité infantile et l’augmentation de la longévité moyenne, conséquences directes des énormes progrès de l’hygiène et de la sociologie, CONSIDÉRANT la tendance générale à privilégier la prophylaxie artificielle et à négliger l’aspect important de la prévention individuelle par l’enseignement des lois de la vie saine et par l’autogestion de la santé, CONSIDÉRANT qu’en regard de la régression des maladies épidémiques, on assiste à une recrudescence inquiétante des maladies chroniques et métaboliques dites de civilisation (troubles cardio-vasculaires, auto-immuns, allergiques, viraux, neuropsychiques, S.I.D.A. , diabète, obésité ...) devant lesquelles la médecine moderne reste souvent impuissante, CONSIDERANT la volonté d’un nombre grandissant d’individus de prendre en main leur santé, de ne plus dépendre d’un seul système médical, et d’être responsabilisé, CONSIDÉRANT que le maintien en bonne santé de l’individu ne saurait être dévolu uniquement au corps médical stricto sensu défini par le Code de la santé publique, CONSIDÉRANT la prise en compte par la Communauté Européenne des médecines non-conventionnelles en vue de leur harmonisation, CONSIDÉRANT l’adoption par le Parlement Européen de la résolution sur le statut des médecines non conventionnelles en date du 29 mai 1997 (rapport Colins / ex. Lannoye), CONSIDÉRANT la possibilité juridique, pour les praticiens de santé non médecins, d’exercer dans de nombreux États membres de l’Union Européenne, CONSIDÉRANT le rapport français du Conseil Économique et Social de 1982 insistant sur la nécessité d’une véritable prévention sanitaire, CONSIDÉRANT le rapport Béraud de 1992 dénonçant l’usure du système de soin ainsi que sa " non qualité médicale et économique ",
Cette annexe rassemble les planches d’illustration. Elles complètent le Module 5 Iridologie.































Annexe · DéontologieCollectif FENAHMAN — Fédération Française des Écoles de Naturopathie · © 2015
Le praticien naturopathe exerce dans le cadre déontologique défini par la profession. La Charte et le Code de déontologie de la FENAHMAN en posent les principes : respect de la personne et de son libre-arbitre, champ d’action centré sur l’éducation à la santé, la prévention et la promotion de la vitalité, et fidélité aux principes fondateurs de la naturopathie — Vitalisme, Hygiénisme, Humorisme, Causalisme et Holisme.
Ce cadre se conclut par la Prestation de serment, par laquelle le praticien certifié s’engage à exercer avec probité, sans jugement ni discrimination, dans le respect du secret professionnel et des institutions médicales du pays où il exerce.
Cette partie sera ajoutée dans une prochaine version du manuel. Elle accompagnera l’élève dans l’installation, la structuration de son activité, la visibilité, la facturation et le développement professionnel.
